Abéché : 61 nouveaux médecins diplômés, un record historique à l’Université Adam Barka

L’Université Adam Barka d’Abéché a connu une étape mémorable avec la tenue des soutenances de thèse de la troisième promotion de doctorat en médecine, du 2 au 3 juin 2025.

Pendant deux jours, 61 thésards ont défendu avec brio leurs travaux de recherche devant un jury international composé de professeurs tchadiens et de spécialistes venus de plusieurs pays de la sous région africaine. À l’issue des évaluations, l’ensemble des candidats a été déclaré admis, un résultat inédit dans les annales de l’établissement.

La session s’est distinguée non seulement par le taux de réussite exceptionnel (100 %), mais aussi par le nombre élevé de mentions honorables, de félicitations du jury et d’attributions de prix de thèse, confirmant la qualité des formations dispensées par la faculté.

En hommage à cette performance remarquable, la promotion a été baptisée au nom du Maréchal du Tchad, Mahamat Idriss Deby Itno, devenu Président de la République après sa prestation de serment le 4 juin 2025, en présence de représentants de l’Ordre National des Médecins.

Lors de la cérémonie, Imran Abdallah Herendji, représentant des lauréats, a exprimé sa reconnaissance envers les enseignants et encadreurs, tout en soulignant l’engagement de la nouvelle génération de médecins à servir avec rigueur et humanisme.

Par cet événement, l’Université Adam Barka d’Abéché affirme sa vocation à former des cadres médicaux de haut niveau, capables de répondre aux défis sanitaires du Tchad et de la région.

Les agents du Ministère de la Jeunesse et des Sports tirent la sonnette d’alarme

Les agents du Ministère de la Jeunesse et des Sports, réunis au sein du syndicat de la sous-section des services centraux, ont tenu un point de presse ce mercredi pour dénoncer les conditions de travail qu’ils jugent de plus en plus précaires, ainsi que plusieurs dysfonctionnements internes qu’ils qualifient de graves.

Des violations répétées des textes réglementaires

Parmi les griefs soulevés, les syndicalistes pointent la violation flagrante du décret n°158/PR/96 portant institution de la Fête Nationale de la Jeunesse, ainsi que de l’arrêté n°021 encadrant son organisation. Selon eux, les techniciens du ministère sont systématiquement écartés au profit de « groupes d’amis et de copains d’associations », dans toutes les activités menées par le département ministériel, y compris les préparatifs de la 26e édition prévue en 2025.

Une irrégularité administrative persistante

Les agents dénoncent également l’usage continu, par la Directrice Générale Adjointe de la Jeunesse, d’un cachet administratif caduc, en contradiction avec la décision officielle n°001/PR/PM/MJS/SG/DGJ/025. Ils y voient une grave atteinte à la régularité des actes administratifs émis par cette autorité.

Demandes d’annulations d’arrêtés jugés non conformes

Le point de presse a aussi été l’occasion pour les agents de réclamer l’annulation de deux arrêtés récents. Le premier, relatif à l’organisation de la Fête Nationale de la Jeunesse, est jugé non conforme à l’esprit des textes fondateurs. Le second, n°028/PR/PM/MJS/SG/DGPF/DRHFC/2025, concerne la mise en place d’un comité de gestion du stade de Madjafa. Là encore, les agents dénoncent une gestion opaque, assurée sans implication des techniciens compétents du ministère.

Un bureau privé d’électricité depuis des mois

Sur le plan matériel, la situation n’est guère meilleure. Les agents alertent sur l’absence prolongée d’électricité dans le Bureau Annexe, paralysant ainsi plusieurs directions essentielles telles que le Volontariat et l’Entrepreneuriat, les Sports, la Planification et les Ressources Humaines. Cela nuit gravement à la gestion administrative, au traitement des dossiers et à la qualité des services offerts au public.

Ultimatum lancé à la hiérarchie

Face à ces dysfonctionnements, les agents exigent des mesures correctives immédiates. Faute de quoi, ils menacent de passer à des actions de protestation. « Le Ministre de la Jeunesse et des Sports devra en assumer l’entière responsabilité », ont-ils averti.

Environnement : l’AHEC mobilise les citoyens à l’occasion de la Journée mondiale de l’environnement

À l’occasion de la Journée mondiale de l’environnement célébrée chaque 5 juin, l’Association des Hommes Engagés pour l’Environnement et le Climat (AHEC) a lancé un appel à l’action citoyenne et gouvernementale pour faire face à la dégradation accélérée de l’environnement au Tchad.

Dans un communiqué publié pour marquer cette journée, l’AHEC déplore les effets néfastes de certaines pratiques humaines telles que la déforestation, la pollution et l’aggravation du changement climatique. Selon l’organisation, ces phénomènes fragilisent l’écosystème national et mettent en danger la santé et le bien-être des populations.

« La protection de l’environnement est une responsabilité collective », souligne l’association. « Chaque citoyen doit prendre conscience de son rôle et agir. »

Des gestes simples, un impact durable

L’AHEC encourage ainsi les citoyens à adopter des gestes simples mais essentiels :

Recycler les déchets,

Réduire la consommation d’énergie,

Participer activement aux efforts de reboisement local.

L’association insiste sur l’importance de ces comportements pour limiter l’empreinte carbone et restaurer les écosystèmes dégradés.

L’État appelé à renforcer ses engagements

Outre l’implication individuelle, l’AHEC appelle le gouvernement tchadien à renforcer ses engagements en faveur de la protection de l’environnement. Elle recommande notamment :

D’accroître les investissements dans les énergies renouvelables,

D’intégrer l’éducation environnementale dans les programmes scolaires,

De mettre en place une politique nationale de reboisement massif,

Et de garantir la conservation des ressources naturelles.

Pour l’association, un véritable changement ne peut s’opérer sans une volonté politique forte et des politiques publiques orientées vers la durabilité.

Un engagement pour les générations futures

Placée sous le thème « Protéger – Sauvegarder – Planter », cette journée mondiale est l’occasion, pour l’AHEC, de rappeler que la protection de l’environnement conditionne l’avenir des générations futures. Elle appelle donc à une mobilisation générale pour un Tchad plus vert et résilient face aux défis climatiques.

« Tous engagés pour un développement durable », conclut l’association dans son message.

Le Comité Olympique et Sportif Tchadien rappelle sa légitimité

N’Djamena, 4 juin 2025 – Le Comité Olympique et Sportif Tchadien (COST) a tenu à réaffirmer, ce mercredi, la légitimité de son Bureau Exécutif présidé par le Général Idriss Dokony Adiker. Dans un communiqué officiel, l’instance précise que ce bureau demeure le seul reconnu par les principales autorités sportives, tant nationales qu’internationales.

Le COST indique qu’il bénéficie du soutien et de la reconnaissance du Comité International Olympique (CIO), de l’Association des Comités Nationaux Olympiques d’Afrique (ACNOA), ainsi que du Gouvernement tchadien. Une précision qui s’adresse notamment aux fédérations et associations nationales sportives non signataires du mémorandum évoqué dans le document.

Malgré les remous observés dans le paysage sportif tchadien ces derniers mois, le COST assure rester « pleinement fonctionnel » et continuer à remplir ses missions dans le strict respect des principes de la Charte Olympique.

Le comité se veut rassurant et appelle à la collaboration. « Le Bureau Exécutif reste à la disposition de tous pour fournir les informations et les services nécessaires au bon fonctionnement du mouvement sportif national », peut-on lire dans le communiqué.

Le siège du COST, situé à Moursal, en face du stade de Paris-Congo, est ouvert au public du lundi au vendredi, de 7h30 à 15h30. Toute personne intéressée est invitée à contacter le Secrétariat général pour tout renseignement complémentaire.

Succès Masra interrogé à huis clos par le juge d’instruction

Le président du parti les Transformateurs, Dr Succès Masra, a été entendu ce mardi pendant quatre heures par un juge d’instruction dans le cadre d’une procédure judiciaire en cours. L’interrogatoire, qui s’est tenu de 11h à 15h dans les locaux de la Coordination générale de la Police Judiciaire, s’est déroulé à huis clos, en présence de ses avocats.

Aucune information n’a filtré sur le contenu de l’audition. Le Collectif des avocats de Dr Masra, par la voix de son coordonnateur Me Kadjilembaye Francis, a rappelé que l’affaire est couverte par le secret de l’instruction, interdisant toute divulgation d’éléments liés à l’enquête.

« Le Collectif informera l’opinion nationale et internationale au moment opportun, de toute évolution relative à cette procédure », a précisé Me Kadjilembaye dans une déclaration transmise aux médias.

Pour l’heure, ni la nature exacte des faits reprochés ni les suites immédiates de l’interrogatoire n’ont été communiquées. Ce silence alimente les spéculations dans un contexte politique sensible, alors que Dr Succès Masra est en fonction à la tête du pays depuis les élections du 6 mai dernier.

L’affaire suscite l’attention tant au niveau national qu’international, plusieurs observateurs appelant au respect de l’indépendance de la justice et à la transparence dans le traitement du dossier.

N’Djaména : Capitale sacrifiée, mairies dépassée

Quand les maires détruisent plus qu’ils ne construisent, la ville s’enlise dans le désordre.

N’Djaména, capitale du Tchad, cœur battant du pays, est-elle devenue un terrain d’improvisation municipale ? C’est la question que se posent de plus en plus d’habitants, las de voir leur ville changée à coups de pelles mécaniques… mais jamais reconstruite avec sérieux.

Derrière les discours, les promesses de réorganisation urbaine et les opérations médiatisées de « déguerpissement », se cache une réalité brutale : les mairies semblent agir sans planification, sans concertation, et surtout sans vision d’avenir. On casse, on détruit, on déracine. Et après ? Rien. Ni routes aménagées, ni marchés réhabilités, ni véritables alternatives pour les sinistrés.

La formule est désormais sur toutes les lèvres : « Ils cassent les œufs sans jamais faire d’omelette ». Elle résume le ras-le-bol des citoyens, qui subissent des décisions brutales sans bénéficier d’aucune amélioration durable. Le chaos gagne du terrain, tandis que l’autorité municipale se contente d’actions ponctuelles, souvent plus symboliques que structurelles.

Les différents maires y compris à la mairie centrale n’ont pas su répondre à l’urgence d’une capitale en pleine croissance. Embouteillages monstres, inondations récurrentes, insalubrité chronique, insécurité dans les quartiers : les priorités sont connues de tous, mais rarement traitées de manière efficace.

Le problème ne vient pas uniquement des moyens, mais surtout du manque de leadership éclairé. Ce qu’il faut à N’Djaména, ce n’est pas un pouvoir de démolition, mais un projet de reconstruction, pensé avec et pour la population. Gouverner une ville ne se résume pas à réprimer, mais à proposer, planifier, et construire.

Tant que la mairie fonctionnera dans l’urgence, tant qu’elle préférera les bulldozers au dialogue, la capitale restera piégée entre stagnation et frustration.

Mahamat Idriss Déby, médecin après la mort. Gouverner, c’est anticiper, prévenir les risques, agir en amont.

Mais à l’image du régime de son défunt père, le président Mahamat préfère la mise en scène à l’action. Les visites inopinées, comme celle qu’il vient d’effectuer dans les zones inondées, relèvent plus de la propagande que d’une véritable volonté politique.

Ces inondations étaient évitables. Il suffisait de dégager les moyens à temps, de mettre en place un dispositif de prévention efficace. Cette visite, loin d’être une surprise, s’inscrit dans la continuité d’un système aux abois, celui du MPS, qui nous dirige depuis bientôt 40 ans.

Le peuple tchadien est pris en otage par une classe dirigeante incapable d’anticiper les urgences. La visite de « Kaka » est un non-événement : personne n’est dupe. Pendant que N’Djamena est sous l’eau, on nous sert des images de compassion pour masquer l’inaction et l’imprévoyance.

Souvenons-nous, Idriss Déby avait donné 72 heures aux maires pour résoudre le problème des inondations. Six ans plus tard, la situation n’a fait qu’empirer. On ne peut plus se contenter de poudre aux yeux. Il est temps de rompre avec ce cycle d’échecs. Pour que le Tchad change vraiment, Mahamat Idriss Déby doit démissionner.

Zakaria Adoum Zakaria Coordonnateur Wakit-Tamma Section Politique

Moov Money : simple panne ou tentative de vol ?

Depuis plus de 24 heures, les clients de Moov Africa ne peuvent plus accéder à leurs comptes Mobile Money. L’absence totale de communication de l’opérateur alimente la colère, les soupçons et les rumeurs.

Depuis hier, le service Moov Money est totalement hors service. Impossible pour les utilisateurs d’envoyer ou de recevoir de l’argent, de consulter leur solde, ou même de faire un retrait. Ce blocage brutal, sans avertissement ni explication, plonge les usagers dans une incertitude totale.

Des témoignages affluent de toutes parts. Commerçants, fonctionnaires, étudiants, chauffeurs ou vendeurs à la sauvette : tous dépendent de Moov Money pour leurs transactions quotidiennes.

« Mon compte était bien crédité hier. Aujourd’hui, je n’ai plus accès à rien. Je me sens volé », s’indigne un commerçant de N’Djaména.

« Personne ne nous dit ce qui se passe. Ce silence est très suspect », déclare une utilisatrice visiblement inquiète.

L’absence de réaction officielle de Moov Africa depuis le début de la panne fait monter la tension. Sur les réseaux sociaux, des messages de colère et d’alerte se multiplient. Certains soupçonnent une panne technique grave, d’autres parlent carrément de tentative de détournement volontaire de fonds.

Jusqu’à présent, aucune explication n’a été donnée sur l’origine du dysfonctionnement, ni sur la durée estimée de la panne. Ce flou total renforce la méfiance des clients, dont certains réclament déjà des poursuites judiciaires ou la mobilisation des autorités de régulation.

Face à cette crise de confiance, les usagers exigent des réponses claires, le retour rapide à la normale, et surtout des garanties sur la sécurité de leur argent.

Fait divers:Quartier Am-Riguebé, (N’Djaména)

Un jeune diplômé sans emploi, résidant au quartier Am-Riguebé à N’Djaména, a récemment attiré l’attention de ses voisins. Passant ses journées à observer le voisinage depuis le seuil de sa maison, il aurait, selon des rumeurs, développé des sentiments pour l’épouse de son voisin.

L’affaire a pris une tournure plus sérieuse lorsqu’une voisine, à la suite d’une altercation, a accusé la femme en question d’entretenir une relation ambiguë avec le jeune homme. Le mari, déjà alerté par des murmures persistants, a exprimé son inquiétude.

Désireux de préserver sa réputation, le jeune homme s’est présenté devant le voisinage pour démentir fermement les accusations. L’incident a semé le trouble dans la cour commune et alimente depuis les conversations du quartier.

Mahamat Hissene Mbodou

Tchad : Les ministres Tom Erdimi et Assidick Choroma lancent les épreuves du baccalauréat 2025

Ce lundi 2 juin 2025, le Tchad a officiellement donné le coup d’envoi des épreuves du baccalauréat, session de juin 2025. La cérémonie de lancement s’est tenue au Lycée Technique Commercial de N’Djaména, en présence du ministre d’État, ministre de l’Enseignement supérieur, Tom Erdimi, et du ministre de l’Éducation nationale et de la Promotion civique, Dr Aboubakar Assidick Choroma.

Devant les élèves, encadreurs et responsables du système éducatif, les deux membres du gouvernement ont salué l’engagement des candidats et des acteurs impliqués dans l’organisation des examens. Le ministre Tom Erdimi a rappelé que le baccalauréat constitue une étape décisive dans le parcours académique des jeunes tchadiens, ouvrant les portes de l’enseignement supérieur et des opportunités professionnelles.

Son collègue, le Dr Choroma, a pour sa part insisté sur la nécessité d’un processus d’évaluation équitable, transparent et conforme aux standards nationaux. Il a également exprimé sa confiance dans le travail de l’Office national des examens et concours du supérieur (ONECS), chargé de l’organisation technique du baccalauréat.

Des milliers de candidats sont concernés cette année par cette session, qui se déroule dans un climat de sérénité, malgré les défis logistiques et climatiques que connaît le pays en cette saison des pluies.

Les ministres ont exhorté les élèves à garder leur calme, à faire preuve de rigueur et de concentration. « Vous êtes l’avenir de ce pays », a déclaré Tom Erdimi à l’issue de son intervention.