Tchad–Cameroun : Les administrations douanières renforcent leur coopération à Yaoundé

Une délégation tchadienne conduite par le Directeur général des Douanes et Droits indirects, le Général de Division Ousman Brahim Djouma, prend part à Yaoundé à une réunion de travail avec les autorités douanières camerounaises dans le cadre du renforcement de la coopération bilatérale entre les deux pays.

Organisée au titre de l’accord d’assistance mutuelle liant les administrations douanières du Tchad et du Cameroun, cette rencontre vise à examiner plusieurs questions liées à la facilitation des échanges commerciaux et à l’amélioration de la gestion du corridor Cameroun–Tchad, principal axe d’approvisionnement de l’économie tchadienne.

Les discussions portent notamment sur l’interconnexion des systèmes d’information douaniers, la gestion du transit des marchandises, les difficultés observées dans les échanges transfrontaliers entre Kousseri et N’Djamena, ainsi que le traitement des conteneurs à destination du Tchad dans les ports de Douala et de Kribi.

À l’issue des travaux, les deux parties ont réaffirmé leur engagement à renforcer la lutte contre la fraude et les trafics illicites, à fluidifier le commerce transfrontalier et à consolider la sécurisation de cette voie stratégique, essentielle à l’intégration économique sous-régionale et au développement des échanges entre les deux États.

Sénégal: La non-participation de PASTEF au gouvernement

La décision de PASTEF-Les Patriotes de ne pas intégrer le nouveau gouvernement constitue un signal politique fort dans le paysage institutionnel sénégalais. Ce choix, officialisé à l’issue de concertations avec les autorités exécutives, met en lumière des divergences de fond sur l’architecture de l’action gouvernementale et les modalités de partage du pouvoir.

Un désaccord sur la configuration de l’exécutif
Selon les éléments communiqués par la direction du parti, les échanges avec la présidence ont mis en évidence des points de convergence, mais aussi des divergences substantielles concernant la composition et le fonctionnement de l’équipe gouvernementale. Ces désaccords portent notamment sur la représentation politique au sein de l’exécutif et sur l’équilibre des responsabilités institutionnelles.

Dans ce contexte, PASTEF estime que les conditions nécessaires à une participation cohérente et efficace n’étaient pas réunies, justifiant ainsi son retrait du processus de formation du gouvernement.

Une posture politique de cohérence assumée
Le parti justifie sa position par une exigence de cohérence avec son projet politique et ses engagements programmatiques. En refusant d’intégrer le gouvernement dans les conditions proposées, PASTEF cherche à préserver son identité politique et sa lisibilité auprès de son électorat.

Cette stratégie traduit une volonté de se positionner non pas dans une logique de participation systématique au pouvoir, mais dans une approche conditionnée par l’adéquation entre les orientations gouvernementales et les lignes politiques du parti.

Une lecture politique des rapports de force
Au-delà de l’aspect organisationnel, cette décision révèle des tensions plus profondes sur la conduite de l’action publique et la répartition de l’autorité politique. Elle intervient dans un contexte de recomposition des équilibres institutionnels, où les alliances et les rapports de force demeurent en construction.

Cette situation met en évidence les défis liés à la consolidation d’une gouvernance stable dans un contexte de forte attente sociale et de transformation politique.

Un choix aux implications institutionnelles
La non-participation de PASTEF au gouvernement pourrait avoir des répercussions sur la dynamique de l’exécutif, notamment en matière de coordination politique et de mise en œuvre des réformes. Elle pose également la question de l’articulation entre majorité politique et action gouvernementale dans un système en phase de redéfinition.

Conclusion

En s’abstenant d’intégrer le gouvernement, PASTEF adopte une posture de vigilance politique fondée sur la cohérence programmatique et la préservation de son identité. Ce choix ouvre une nouvelle phase dans les relations entre les acteurs de l’exécutif, marquée par des ajustements institutionnels et une redéfinition des équilibres politiques au sommet de l’État.

إنجمينا: رئيس بلدية الدائرة الثانية يقود حملة توعوية للحفاظ على الفضاءات العامة

قاد رئيس بلدية الدائرة الثانية بمدينة إنجمينا، كريم حاجي كريم، يوم الإثنين 1 يونيو 2026، حملة توعوية استهدفت التجار في حيي كليمات وبولولو، وذلك في إطار الجهود الرامية إلى الحد من الاستغلال العشوائي للفضاءات العامة والحفاظ على النظام العمراني.

وخلال هذه الجولة الميدانية، ذكّر رئيس البلدية التجار بضرورة احترام الأملاك العامة والأرصفة والطرق المخصصة لحركة المرور، مؤكداً أن الحفاظ على هذه المرافق مسؤولية جماعية تسهم في تحسين ظروف العيش وتعزيز السلامة المرورية.

كما دعا التجار إلى المساهمة في جهود النظافة والتجميل الحضري من خلال تجنب إقامة الأكشاك أو عرض البضائع بشكل غير قانوني في الأماكن العامة، بما يضمن انسيابية حركة المشاة والمركبات ويحافظ على المظهر الحضاري للمدينة.

وتأتي هذه المبادرة في إطار برنامج البلدية الهادف إلى تعزيز النظام العمراني، وتحسين مستوى النظافة العامة، وتوفير بيئة حضرية أكثر تنظيماً وأمناً لسكان الدائرة الثانية.

Iriba : les agents recenseurs suspendent leurs activités pour protester contre leurs conditions de travail

Dans le département d’Iriba Iriba, les opérations de recensement de la population connaissent une perturbation majeure depuis ce lundi, à la suite d’un mouvement de grève déclenché par les agents recenseurs déployés sur le terrain.

Selon des informations recueillies auprès de plusieurs participants, les agents dénoncent des conditions de travail qu’ils jugent particulièrement difficiles. Après avoir suivi les formations requises et été déployés dans différentes localités, ils affirment n’avoir bénéficié d’aucune prise en charge pour leurs déplacements ni pour leur restauration durant la mission.

Les grévistes expliquent également que la rémunération annoncée, estimée à environ 200 000 francs CFA pour plusieurs semaines voire plusieurs mois de travail, est largement insuffisante au regard des charges engagées et des réalités du terrain.

Face à cette situation, ils réclament une révision urgente de leurs conditions de travail, notamment une meilleure prise en charge logistique ainsi qu’une revalorisation de leurs indemnités.

En attendant une réaction des autorités compétentes, les activités de recensement restent fortement ralenties dans plusieurs zones du département, compromettant le bon déroulement de cette opération statistique essentielle.

Abéché : Suspension de la formation des agents recenseurs après une contestation sur les indemnités

La formation des agents recenseurs a été suspendue ce lundi 01 juin à Abéché, à la suite d’un mouvement de contestation lié au montant de l’indemnité journalière fixée à 2 000 FCFA.

Les participants jugent cette rémunération insuffisante et réclament une revalorisation avant la poursuite des activités. Des échanges sont attendus entre les parties concernées afin de trouver un compromis et permettre la reprise du processus de recensement.

BEF 2026 : Le 2ᵉ arrondissement de N’Djamena mobilisé pour la réussite des candidats

Le coup d’envoi des épreuves du Brevet d’Études Fondamentales (BEF), session 2026, a été donné ce lundi 1er juin dans les quatre centres d’examen du 2ᵉ arrondissement de N’Djamena. Plus de 1 000 candidats y prennent part, marquant une étape importante de leur parcours académique.

La cérémonie officielle de lancement s’est tenue au Lycée de la Paix sous la présidence du maire de la commune, Karim Hadji Karim, entouré de l’Inspectrice départementale de l’Éducation, Fota Abdou Alhabo, du Secrétaire général de la commune, Barkai Youssouf Alhadj Saleh, ainsi que de plusieurs responsables éducatifs.

Dans leurs différentes interventions, les autorités ont appelé les candidats à faire preuve de concentration, de détermination et de confiance afin d’aborder les épreuves dans les meilleures conditions. Elles ont également insisté sur les valeurs de mérite, d’effort et de persévérance qui doivent guider chaque élève tout au long de cet examen.

Le maire Karim Hadji Karim a, pour sa part, salué l’engagement des acteurs du système éducatif, notamment les enseignants, les encadreurs et les parents d’élèves, dont les efforts ont contribué à la préparation des candidats. Il a enfin adressé ses encouragements et ses vœux de pleine réussite à l’ensemble des élèves engagés dans cette session du BEF.

Tchad : Des enfants vivant avec un handicap formés à l’art culinaire tchadien au CESSER de Paris-Congo

Le Centre d’Éducation Spécialisée, de Soutien, d’Enseignement et de Rééducation (CESSER) de Paris-Congo a accueilli une formation en art culinaire destinée aux enfants vivant avec un handicap.

Organisée par l’association « Espoir », présidée par Dr Djigotchong Batoumaï Hortense, en partenariat avec l’association « Les Saveurs », dirigée par Lopiamadji Mbaïwoji Priscille, cette initiative a permis aux participants de découvrir et de s’initier à plusieurs spécialités de la cuisine tchadienne.

Au-delà de l’apprentissage des techniques culinaires, cette formation visait à renforcer l’autonomie des bénéficiaires et à favoriser leur inclusion sociale à travers le développement de compétences pratiques.

À l’issue de l’atelier, les responsables des deux associations ont réaffirmé leur engagement en faveur de l’accompagnement et de l’insertion des personnes vivant avec un handicap. La cérémonie s’est achevée par la remise d’attestations aux participants, en reconnaissance de leur implication et des connaissances acquises durant la formation.

Tchad : sécurité, libertés publiques et droits sociaux au cœur des préoccupations

À la suite de l’attaque d’Oregomel, les autorités tchadiennes ont annoncé l’arrestation d’une vingtaine de suspects et le renforcement des dispositifs sécuritaires sur l’ensemble du territoire, dans l’attente de l’ouverture des procédures judiciaires. Malgré ces mesures, la question de l’impunité reste posée, notamment dans plusieurs affrontements meurtriers survenus en 2023 et 2024 entre éleveurs et agriculteurs.

Libertés publiques sous surveillance
Le climat des libertés d’expression et d’association a été marqué par plusieurs tensions. Le 14 juin, le procureur de la République de N’Djamena a mis en garde les journalistes et membres de la société civile contre toute tentative d’enquête indépendante sur le massacre de Mandakao, évoquant des risques de poursuites pour « enquêtes parallèles ». Une position vivement critiquée par des organisations de défense de la presse, qui y voient une entrave au droit à l’information.

Dans la même dynamique, la Haute Autorité des médias et de l’audiovisuel a appelé, le 25 juin, à la responsabilité des médias en période de crise. Quelques semaines plus tard, des organisations internationales ont signalé des cas de surveillance, d’intimidation et d’autocensure touchant des journalistes.

Sur le plan politique et associatif, plusieurs organisations ont été dissoutes ou interdites, dont l’Association des jeunes pour l’animation et le développement rural, la Coordination nationale des jeunes pour la paix et le développement, ainsi que certaines structures liées à des mouvements citoyens et de la société civile.

Les autorités invoquent des motifs d’ordre public et de non-conformité au cadre juridique en vigueur.

Une crise éducative persistante
Dans le secteur de l’éducation, la situation demeure préoccupante. Selon l’UNICEF, plus de 849 000 enfants restent non scolarisés dans l’est du pays, dont une majorité issue de communautés d’accueil et de populations réfugiées ou retournées. Le déficit en infrastructures scolaires est estimé à environ 2 900 salles de classe, tandis que le financement disponible ne couvrirait qu’une faible partie des besoins urgents.

Violences basées sur le genre : des avancées encore limitées

Sur le plan des droits des femmes et des filles, le Comité des Nations unies pour l’élimination de la discrimination à l’égard des femmes s’est félicité de l’adoption d’une nouvelle loi visant à prévenir les violences basées sur le genre.

Toutefois, l’institution onusienne souligne la persistance de violences sexuelles et domestiques, ainsi que la faiblesse des réponses judiciaires.

Le Comité déplore notamment le faible nombre de poursuites et de condamnations, ainsi que la légèreté des sanctions. Il alerte également sur la stigmatisation des victimes et le recours fréquent à des mécanismes de médiation traditionnelle qui limiteraient l’accès à la justice.

Les recommandations formulées insistent sur le renforcement de l’accès à l’aide juridique, la mise en place de structures d’accueil adaptées, l’amélioration des soins médicaux et psychosociaux, ainsi que la formation des acteurs judiciaires et sécuritaires à la prise en charge des violences de genre.

Enquête journalistique : La lutte contre le tabac au Tchad, des efforts encore insuffisants

À l’occasion de la Journée mondiale sans tabac célébrée chaque année le 31 mai, la communauté internationale attire l’attention sur les dangers du tabagisme et la nécessité de renforcer les actions de prévention. Instituée en 1987 par l’Organisation mondiale de la Santé, cette journée vise à mieux faire connaître les conséquences sanitaires, sociales et économiques du tabac.

Au Tchad, malgré quelques initiatives de sensibilisation menées par les autorités sanitaires et les organisations de la société civile, le combat contre le tabagisme demeure confronté à de nombreux défis. Selon le Réseau des journalistes pour la lutte contre le tabac au Tchad, beaucoup d’efforts restent encore à fournir pour réduire efficacement la consommation du tabac, notamment chez les jeunes.

Un manque de politique nationale forte

Les acteurs engagés dans la lutte antitabac dénoncent l’absence d’une politique nationale suffisamment ambitieuse pour encadrer la vente, la publicité et la consommation des produits du tabac. Plusieurs observateurs estiment que les textes existants sont peu appliqués et que les contrôles demeurent insuffisants.

Une sensibilisation encore limitée

Dans les établissements scolaires, les universités et les espaces publics, les campagnes de sensibilisation restent sporadiques. De nombreux jeunes ignorent encore les risques liés au tabagisme, notamment les maladies cardiovasculaires, les cancers et les affections respiratoires.

Les spécialistes de la santé publique

recommandent une multiplication des campagnes d’information à travers les médias, les réseaux sociaux et les structures éducatives afin de mieux informer la population sur les conséquences du tabac.

Des conséquences sanitaires préoccupantes
Le tabagisme constitue l’une des principales causes évitables de décès dans le monde. Il est responsable de nombreuses maladies chroniques qui pèsent lourdement sur les systèmes de santé et sur les familles. Les professionnels de santé rappellent que l’exposition à la fumée passive représente également un danger pour les non-fumeurs, notamment les femmes et les enfants.

Un appel à l’action

À l’occasion de cette Journée mondiale sans tabac, le Réseau des journalistes pour la lutte contre le tabac au Tchad appelle les autorités publiques, les organisations de la société civile, les professionnels des médias et les partenaires techniques et financiers à renforcer les actions de prévention et de sensibilisation.
Pour les membres du réseau, la lutte contre le tabac doit devenir une priorité de santé publique afin de protéger les générations présentes et futures contre les conséquences dévastatrices du tabagisme.

« Un Tchad sans tabac est possible, mais cela exige un engagement collectif, des politiques efficaces et une sensibilisation permanente de la population », concluent les responsables du réseau.

Mayo-Kebbi Ouest : Des avancées significatives dans la lutte contre les enlèvements sous l’impulsion du Général Abdelmanane Khatab

Longtemps confrontée au phénomène des enlèvements contre rançon, la province du Mayo-Kebbi Ouest semble aujourd’hui enregistrer des progrès notables sur le plan sécuritaire. Pendant près de vingt-cinq ans, ce fléau a affecté de nombreuses familles et constitué l’un des principaux défis pour les autorités locales.

Depuis sa nomination en qualité de Délégué Général du Gouvernement auprès de la Province du Mayo-Kebbi Ouest, le Général Abdelmanane Khatab a fait de la restauration de la sécurité une priorité de son action administrative. En étroite collaboration avec les forces de défense et de sécurité, plusieurs opérations ont été engagées afin de démanteler les réseaux criminels impliqués dans les enlèvements et autres actes de grand banditisme.

Les actions menées sur le terrain ont permis l’interpellation de plusieurs présumés malfaiteurs et la libération de nombreux otages. Selon des sources concordantes, aucun cas d’enlèvement avec otage ne serait actuellement signalé dans la province, traduisant une amélioration sensible de la situation sécuritaire.

Ces résultats sont le fruit d’une stratégie combinant présence renforcée des forces de sécurité, coordination des interventions et suivi rigoureux des opérations. Ils témoignent également de l’engagement constant des autorités provinciales à garantir la protection des personnes et de leurs biens.

Si les avancées enregistrées sont largement saluées par les populations, les autorités restent conscientes des défis à relever pour consolider durablement les acquis. Le maintien de la vigilance, le renforcement des moyens opérationnels ainsi qu’une meilleure synergie entre les services de sécurité et les autorités judiciaires demeurent des facteurs essentiels pour prévenir toute résurgence du phénomène.

Grâce aux efforts engagés sous la conduite du Général Abdelmanane Khatab, le Mayo-Kebbi Ouest retrouve progressivement un climat de stabilité, offrant ainsi de meilleures perspectives de développement et de cohésion sociale pour l’ensemble de ses habitants.