Le Tchad et la CEEAC s’accordent pour le siège du Centre Régional de la Santé Animale en Afrique Centrale (CRSA-AC)

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Le Tchad et la Communauté Economique des Etats de l’Afrique centrale (CEEAC) signe un accord de siège en vue d l’opérationnalisation du Centre Régional de la Santé Animale de l’Afrique Centrale (CRSA-AC). La cérémonie de la signature de cet accord est présidée cet après-midi 24 janvier 2019 par le Secrétaire d’Etat aux affaires Etrangères, à l’Intégration Africaine, de la Coopération internationale et de la Diaspora, Ndordji Nazaire en présence du ministre de l’Elevage et de la production animale ainsi que des directeurs généraux et des partenaires techniques et financiers.

Le Centre régional de santé Animale de l’Afrique Centrale est une nouvelle institution de la CEEAC. La signature de l’accord va  permettre aux deux parties de rendre opérationnel ledit centre pour pallier aux besoins de la problématique de la santé animale.

Pour le Secrétaire d’Etat  au ministère des Affaires Etrangères, le choix pour abriter ce centre est fait lors de la 15ème session ordinaire de la conférence des chefs d’Etats et de Gouvernement tenue le 25 mai 2015 à N’Djamena. Cela fait suite à la position stratégique du Tchad et d’autre part par ses riches potentialités diversifiées en matière d’élevage, a-t-il déclaré.

La naissance de ce centre va contribuer à l’amélioration des mouvements frontaliers des animaux, de la circulation des médicaments vétérinaires et des denrées animales dans la sous-région et réduire les risques de l’émergence des maladies animales transfrontalières.

Le secrétaire général de la CEEAC, Allam-mi Ahmad  a quant à lui souligné les intérêts qu’offre ce centre aux pays membres de la sous-région. A part le processus de la mise en œuvre  du programme détaillé du développement de l’Agriculture en Afrique (PDDAA), le CRSA-AC se veut un cadre de plaidoyer pour attirer l’intérêt des investisseurs afin de créer des emplois. « Le centre régional de la santé animale en Afrique Centrale, dont nous complétons les bases des fondements juridiques aujourd’hui, nous donnerons tous les moyens nécessaires pour qu’il puisse être une plateforme d’expertise, de formation et d’information dans le but de coordonner la mise en œuvre des politiques de santé animale, à l’instar des structures éponymes qui existent dans les autres régions de l’Afrique » Confirme le secrétaire général de la CEEAC.

L’Afrique étant un vaste territoire à vocation pastorale se confronte à des difficultés liées aux problèmes d’amélioration génétique, d’alimentation, d’abreuvement et les autres contingences liées au vol du bétail et du défi sécuritaire, la santé animale reste le principal handicap pour le développement des ressources animales dans la sous-région. C’est dans cette optique que, les Chefs d’Etats et de Gouvernement ont pris cette initiative afin d’améliorer la surveillance épidémiologique des maladies transfrontalières, sécuriser le plan sanitaire les couloirs de transit, les marchés à bestiaux à dimension régionale, les zones de transhumance à caractère international, harmoniser les calendriers de vaccination et les autres plan de lutte contre les maladies animales transfrontalières et prioritaires ; mettre en place un dispositif d’alerte rapide, de rapportage régulier et de prise en charge de foyers de maladie à déclaration obligatoire.

 

 

 

 

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