Tibesti : au-delà de l’incident de Tourkou, l’urgence du dialogue et de la paix

L’incident survenu à Tourkou, dans le département de Wour, au Tibesti, rappelle une réalité que le Tchad ne peut ignorer : la paix demeure un chantier permanent qui exige de la vigilance, du dialogue et une responsabilité collective. Dans cette région stratégique du nord du pays, chaque situation de tension appelle une réponse mesurée, fondée sur l’écoute, la justice et la recherche de solutions durables.

L’arrivée à Bardaï, le 7 octobre 2026, d’une mission de haut niveau conduite par le vice-Premier ministre, Limane Mahamat, accompagné notamment du ministre chargé de la Sécurité, Ali Aghabach, de députés à l’Assemblée nationale et de plusieurs autres personnalités, traduit la volonté des autorités de s’imprégner de la situation et d’échanger avec les responsables locaux ainsi qu’avec les parties concernées.

Cette démarche constitue une étape importante. Toutefois, au-delà des déplacements officiels et des consultations, l’enjeu essentiel reste la capacité à établir les faits, à écouter toutes les parties et à prévenir toute nouvelle escalade. La gestion d’un incident ne saurait se limiter à l’apaisement immédiat ; elle doit également s’attaquer aux causes profondes des tensions afin d’éviter leur répétition.

Le Tibesti, comme les autres provinces du Tchad, a besoin de stabilité, de confiance et de perspectives. Ses populations aspirent à vivre en sécurité, à préserver leurs activités et à participer pleinement au développement national. Elles ne doivent pas être les premières victimes des incompréhensions, des rivalités ou des défaillances dans les mécanismes de prévention des conflits.

Dans ce contexte, le dialogue ne doit pas être une simple formalité. Il doit se traduire par des engagements concrets, un suivi rigoureux des décisions prises et une implication réelle des autorités traditionnelles, des responsables administratifs, des représentants des communautés et de toutes les parties concernées. La recherche de la vérité et le respect des procédures légales doivent également demeurer au cœur de toute démarche de résolution.

Il convient, par ailleurs, d’éviter les conclusions hâtives et les discours susceptibles d’exacerber les tensions. En l’absence d’informations pleinement établies, la responsabilité des autorités, des acteurs locaux et des médias est de privilégier la prudence, de vérifier les faits et de contribuer à l’apaisement plutôt qu’à la confrontation.

La mission dépêchée à Bardaï ne sera véritablement porteuse d’espoir que si elle débouche sur des mesures concrètes et durables. Le retour au calme est indispensable, mais il ne suffit pas : il faut aussi consolider la confiance, prévenir de nouveaux incidents et garantir que les différends soient réglés par des voies pacifiques et légales.

Au Tibesti, comme partout ailleurs au Tchad, la paix ne peut reposer uniquement sur les interventions ponctuelles de l’État. Elle exige une volonté politique constante, une justice équitable et une responsabilité partagée. L’incident de Tourkou doit ainsi être considéré non seulement comme une situation à gérer, mais aussi comme une occasion de renforcer les mécanismes de dialogue et de prévention des conflits.

Car la véritable victoire ne sera pas simplement le retour au calme à Tourkou ou à Bardaï. Elle sera la capacité de faire en sorte que de tels événements ne se reproduisent plus, et que les populations du Tibesti puissent envisager leur avenir dans la sécurité, la dignité et la confiance.

Mangalmé : cinq morts dans des affrontements entre agriculteurs et éleveurs

Des affrontements entre agriculteurs et éleveurs ont fait cinq morts et plusieurs blessés ce samedi 10 octobre 2026, dans le village de Fadjé-Gnamanda, situé dans la sous-préfecture de Bitchotchi, département de Mangalmé.

Selon les premières informations disponibles, ce conflit intercommunautaire a éclaté dans la matinée. Les circonstances à l’origine des violences ne sont pas encore établies.

Le bilan demeure provisoire, tandis que de nouvelles informations sont attendues sur la situation.

Les Douanes lancent la réhabilitation de l’école primaire Chagoua 1

La Direction générale des Douanes et Droits indirects a lancé, ce vendredi 9 octobre 2026, les travaux de réhabilitation de l’école primaire Chagoua 1, située au quartier Moursal, dans le 6ᵉ arrondissement de N’Djaména, en réponse à l’appel citoyen du président de la République, Mahamat Idriss Déby Itno. La cérémonie a été présidée par le ministre d’État chargé des Finances, du Budget, de l’Économie et du Plan, Tahir Hamid Nguilin, en présence du directeur général des Douanes, le général de division Ousman Brahim Djouma, et de plusieurs personnalités. À cette occasion, des kits scolaires comprenant des sacs, des cahiers, des stylos et d’autres fournitures ont été remis aux élèves. À travers cette initiative, les Douanes tchadiennes entendent contribuer à l’amélioration des conditions d’apprentissage et soutenir les efforts nationaux en faveur de l’éducation.

Oum Hadjer : Des enfants talibés victimes d’attaques de hyènes

Des enfants talibés auraient été attaqués par des hyènes dans les environs d’Oum Hadjer, selon des images qui nous ont été transmises. Des informations complémentaires sont attendues afin de préciser les circonstances de ces attaques et le bilan des victimes.

Au regard de la gravité apparente des blessures, une prise en charge médicale urgente, notamment chirurgicale, ainsi qu’un accompagnement psychosocial des enfants concernés, sont vivement souhaités. Des interventions spécialisées en chirurgie faciale et ophtalmologique pourraient notamment être nécessaires, selon l’évaluation des équipes médicales.

La situation appelle une mobilisation rapide des autorités sanitaires et des acteurs humanitaires afin de garantir aux enfants les soins appropriés.

Nanaye : la population de Koimbi rétablit la circulation grâce à une initiative communautaire

Face à la dégradation du pont sur l’axe Gagal-Koimbi, la population de Koimbi a pris l’initiative de rétablir le passage en utilisant des matériaux traditionnels, notamment du bois. L’ouvrage, endommagé depuis plusieurs années par la pression des eaux, a été remis en service avec l’appui des autorités locales.

La cérémonie d’ouverture s’est tenue ce vendredi en présence du préfet de Nanaye, Kalmaïbé Maye Romkeuh, du sous-préfet de Gagal rural, Lundi Waboutou Gaston, du maire adjoint de Gagal, Tognoudji Taobaye, ainsi que des représentants des autorités traditionnelles et des forces de défense et de sécurité.

Cette mobilisation communautaire met fin, au moins temporairement, aux difficultés de déplacement rencontrées par les habitants de Koimbi et des localités voisines, notamment pour leurs échanges commerciaux avec Gagal.

Malgré cette avancée, la nécessité de construire un pont moderne et durable demeure une priorité. La réparation actuelle, à caractère provisoire, ne garantit pas une sécurité suffisante aux usagers, particulièrement en période de fortes pluies.

Tchad : le ministre des Télécommunications échange avec les partenaires européens sur la transformation numérique

Le ministre des Télécommunications, de l’Économie numérique et de la Digitalisation, Haliki Choua Mahamat, a rencontré, ce vendredi 9 octobre 2026, les représentants de l’Allemagne, de l’Union européenne et de la Coopération allemande (GIZ), afin d’échanger sur les perspectives de coopération dans le secteur du numérique.

Les discussions ont porté notamment sur le développement des infrastructures numériques, l’intelligence artificielle, la gouvernance des données et le renforcement des capacités nationales. À cette occasion, le ministre a rappelé que la transformation numérique figure parmi les priorités des plus hautes autorités du Tchad.

Le pays dispose actuellement d’environ 6 000 kilomètres de fibre optique et ambitionne de porter ce réseau à 14 000 kilomètres. Pour atteindre cet objectif, plusieurs projets ont été évoqués, notamment la Dorsale transsaharienne à fibre optique, l’interconnexion avec la Libye et les perspectives de connexion avec le Nigeria.

La couverture des zones blanches, grâce à un projet financé par la Banque mondiale, ainsi que la mise en place d’un centre national de données figurent également parmi les priorités présentées par le ministre. Les échanges ont par ailleurs souligné l’importance de développer des données fiables et adaptées au contexte national, afin de permettre au Tchad de devenir un acteur de la transformation numérique plutôt qu’un simple consommateur de technologies.

Sur le plan juridique, Haliki Choua Mahamat a relevé la nécessité d’actualiser les textes encadrant le secteur, devenus inadaptés aux évolutions technologiques, et de poursuivre l’élaboration d’un Code du numérique.

Le renforcement du capital humain a également été abordé. Le ministre a plaidé pour l’équipement de laboratoires au profit de l’École nationale supérieure des technologies de l’information et de la communication (ENASTIC) et de l’Université numérique du Tchad (UNT), afin d’améliorer les conditions de formation et de développer les compétences locales.

Enfin, la modernisation du secteur postal a été évoquée, notamment à travers la réorganisation des services de la Société tchadienne des postes et de l’épargne (STPE), avec un accent particulier sur la banque postale.

À l’issue des échanges, les partenaires ont salué les efforts engagés par le Tchad et ont exprimé leur volonté d’examiner les préoccupations soulevées pour accompagner le pays dans sa transition numérique.

Tchad : le Musée national des Armées renforce les échanges avec la DGRS

Le Directeur général du Musée national des Armées (MNDA), le général de brigade Chanane Issackha Acheikh, accompagné de son adjoint, le colonel Remadji Alina Djadingar, a effectué, le 6 octobre 2026, une visite institutionnelle au siège de la Direction générale de la Réserve stratégique (DGRS).

La délégation a été accueillie par le directeur général de la DGRS, le général d’armée Oumar Déby Itno, entouré de son adjoint, le général de corps d’armée Baradine Hissein, et des quatre directeurs techniques.

Cette rencontre a permis aux responsables des deux institutions d’échanger sur leurs missions respectives et les perspectives de collaboration en matière de préservation, de valorisation et de transmission du patrimoine militaire tchadien aux générations futures.

Journée mondiale de la Poste : Haliki Choua Mahamat appelle à accélérer la modernisation du secteur postal

À l’occasion de la Journée mondiale de la Poste, célébrée ce 9 octobre 2026, le ministre des Télécommunications, de l’Économie numérique et de la Digitalisation, Haliki Choua Mahamat, a réaffirmé l’engagement du gouvernement à moderniser le secteur postal tchadien et à renforcer son rôle dans le développement économique et social.

Dans sa déclaration, le ministre a souligné la transformation engagée par la Société tchadienne des Postes et de l’Épargne (STPE), appelée à dépasser sa mission traditionnelle d’acheminement du courrier pour devenir un acteur de l’inclusion financière et de la transformation numérique.

Cette évolution prévoit notamment la modernisation des services financiers, la mise en place d’une plateforme sécurisée de paiement, le développement du commerce électronique et l’élargissement de l’accès aux télécommunications.

Haliki Choua Mahamat a également annoncé plusieurs axes de réforme, dont la restructuration du Centre de chèques postaux, avec l’ambition de créer à moyen terme une banque postale et de proposer des produits d’assurance. Il a aussi insisté sur la nécessité de renforcer les infrastructures logistiques et l’adressage afin de faciliter la livraison à domicile et le développement du commerce en ligne.

Placée sous le thème « Un seul réseau postal, des possibilités infinies », cette journée met en avant la volonté de faire des bureaux de poste de véritables guichets uniques, accessibles et proches des citoyens.

Le ministre a enfin salué les efforts des dirigeants et du personnel de la STPE, ainsi que l’accompagnement de l’Union postale universelle et des partenaires techniques et financiers.

Police de proximité : une immersion au marché de Dembé

La sécurité ne se limite pas à l’intervention après la commission d’une infraction. Elle se construit également au quotidien, au plus près des populations, à travers l’écoute, le dialogue et la prévention.

Ce mercredi 7 octobre 2026, des agents de la Police de proximité ont participé à une séance pratique au marché de Dembé, dans le 7ᵉ arrondissement de N’Djaména, avec l’appui de la coopération de l’Ambassade de France au Tchad.

Réunis avant le départ sur le terrain, les agents ont reçu les orientations de leur encadrement sur les principes fondamentaux de la police de proximité : connaître son environnement, aller à la rencontre des citoyens, écouter leurs préoccupations et privilégier la prévention.

Dans son intervention, le Commissaire principal Mounne Eugène Dezoumbé a rappelé que la sécurité se construit également dans les marchés, aux abords des écoles et dans les quartiers, au contact direct des populations.

Répartis en plusieurs équipes, les agents ont ensuite investi les différents espaces du marché de Dembé. Ils ont échangé avec les commerçants, les clients, les transporteurs et les autres usagers afin de recueillir leurs préoccupations et de leur expliquer le rôle de la Police de proximité.

Aux côtés des équipes, le Sous-directeur de la Police de proximité, le Commissaire divisionnaire Oumar Abdoulaye Yacoub, a suivi le déroulement de cette pratique de terrain.

Pour le Commissaire principal Mounne Eugène Dezoumbé, cette approche repose notamment sur trois principes : la confiance, le dialogue et la prévention.

Cette formation, facilitée avec l’appui de la coopération de l’Ambassade de France au Tchad, vise à renforcer les capacités des agents et à améliorer leur proximité avec les citoyens.

Après plusieurs heures d’immersion au marché de Dembé, les équipes ont regagné leur direction. Cette expérience de terrain a permis de mettre en pratique les enseignements reçus et de souligner l’importance du dialogue avec les populations dans la prévention et la construction d’une sécurité durable.

Prix d’Excellence Nationale de la Jeunesse : 12 jeunes récompensés pour leur mérite

Le Premier ministre, l’ambassadeur Allah-Maye Halina, représentant le président de la République, chef de l’État, le maréchal Mahamat Idriss Déby Itno, a présidé, samedi 3 octobre 2026 à N’Djaména, la cérémonie de remise des Prix d’Excellence Nationale de la Jeunesse (PENJ), dans leur deuxième édition.

Organisée au ministère des Affaires étrangères, cette cérémonie vise à mettre en lumière les talents, le mérite et les parcours remarquables de la jeunesse tchadienne dans plusieurs domaines.

Elle a réuni des présidents des grandes institutions de la République, des membres du gouvernement ainsi que plusieurs personnalités.

Dans son message à la jeunesse, le Premier ministre a insisté sur l’importance du travail et de l’effort à l’ère du numérique et de l’intelligence artificielle. « Le clic ne remplacera jamais le travail ; le rêve ne remplacera jamais l’effort ; et le diplôme ne remplacera jamais le mérite », a-t-il déclaré.

Sur les 32 candidats retenus pour cette édition, 12 jeunes ont été distingués dans différentes catégories. Chaque lauréat a reçu un chèque de 10 millions de FCFA ainsi qu’un trophée.

Les lauréats sont notamment distingués dans les domaines de la recherche scientifique, de la technologie et du numérique, de l’agrobusiness, de la culture, des arts, de l’environnement, de la persévérance, de la jeunesse, du sport et du baccalauréat scientifique.

La cérémonie a également été marquée par des prestations musicales et humoristiques, ainsi que par les interventions du président du Haut Comité de pilotage du PENJ, Moustapha Mahamat Masri, et du président du Conseil national de la jeunesse.

La soirée s’est achevée par une photo de famille réunissant les lauréats et les hauts responsables présents.