Ennedi Ouest : Le député Abbas Khamis Oumar honore l’engagement du sous-préfet d’Eliché Bahr Guettï

Le Délégué général du Gouvernement auprès de la province de l’Ennedi Ouest, le Contrôleur général de Police Goukouni Allatchi Tchougoubou, a présidé, ce mardi 1er septembre 2026, une cérémonie de remise d’une attestation de reconnaissance au sous-préfet d’Eliché Bahr Guettï.

À l’initiative du député du département de Tebi, Abbas Khamis Oumar, cette distinction vise à saluer les efforts, l’engagement et la contribution du sous-préfet à la réussite du Troisième Recensement Général de la Population et de l’Habitat (RGPH-3).

L’attestation, offerte par le député Abbas Khamis Oumar, a été remise au bénéficiaire par l’entremise du Délégué général du Gouvernement auprès de la province de l’Ennedi Ouest, le Contrôleur général de Police Goukouni Allatchi Tchougoubou.

Par cette initiative, le député Abbas Khamis Oumar met en avant l’importance de l’implication des autorités locales et des acteurs de terrain dans la réussite des opérations d’envergure nationale, notamment le RGPH-3.

Chari-Baguirmi : les organisations de jeunes demandent un audit de la gestion du Conseil provincial

Le Collectif des Organisations des Jeunes du Chari-Baguirmi a exprimé, lors d’un point de presse, de vives préoccupations concernant la gestion administrative, financière et institutionnelle du Conseil provincial. Les jeunes dénoncent notamment un manque de transparence et demandent des vérifications sur plusieurs dépenses ainsi que sur la récente nomination du Secrétaire général.

Deux ans après l’installation du Conseil provincial du Chari-Baguirmi, le Collectif estime que les attentes des populations restent largement insatisfaites. Dans une déclaration rendue publique devant les professionnels des médias, il fait état de « graves inquiétudes » liées à la gouvernance de l’institution.

Selon le Collectif, la gestion du Conseil provincial serait marquée par un manque de transparence, des interrogations sur certaines dépenses et une utilisation des ressources publiques qui mérite, selon lui, d’être clarifiée. Il critique également le manque de collaboration entre le président du Conseil provincial et une partie des conseillers provinciaux.

Les organisations de jeunes s’interrogent par ailleurs sur l’influence présumée de certains anciens responsables du Comité de gestion des 5 % des revenus pétroliers dans les affaires du Conseil provincial. Elles estiment que les ressources publiques doivent prioritairement répondre aux besoins des populations, notamment dans les domaines de l’éducation, de la santé, de l’accès à l’eau potable, des routes et de l’emploi des jeunes.

Plusieurs lignes budgétaires sont également mises en cause par le Collectif. Il cite notamment une enveloppe de 20 millions de FCFA destinée aux frais d’installation des conseillers, reconduite en 2026, ainsi que des dépenses d’installation de l’exécutif et du receveur évaluées respectivement à 16 millions et 2 millions de FCFA. Une dotation de 7,35 millions de FCFA pour le carburant de l’exécutif fait également l’objet d’interrogations, alors qu’une autre ligne de 26 millions de FCFA serait consacrée aux frais de mission sur le terrain.

Face à ces interrogations, le Collectif demande que chaque dépense soit justifiée par des documents administratifs et financiers accessibles aux conseillers provinciaux et à la population. Il réclame également un audit indépendant de la gestion financière du Conseil provincial afin d’établir l’utilisation réelle des ressources publiques.

La nomination du Secrétaire général du Conseil provincial constitue un autre point de désaccord. Le Collectif conteste cette nomination et demande aux autorités compétentes d’en vérifier la conformité avec la Loi N°14/CNT/2024 du 30 juillet 2024 portant Statut des Collectivités Autonomes, notamment son article 25. Il demande, si les conditions légales ne sont pas réunies, l’annulation de l’arrêté portant nomination.

Le Collectif évoque également le passé administratif du nouveau Secrétaire général, présenté comme ayant précédemment occupé des fonctions au sein du Comité de gestion des 5 % des revenus pétroliers. Il appelle les institutions compétentes à examiner les différentes interrogations soulevées sur la gestion de cette structure.
Au terme de son point de presse, le Collectif formule plusieurs revendications : la clarification des dépenses contestées, la réalisation d’un audit indépendant, le respect des textes régissant les collectivités autonomes, la vérification de la nomination du Secrétaire général et, lorsque des irrégularités sont établies, la restitution des sommes concernées.

Les organisations de jeunes appellent enfin les plus hautes autorités de l’État à prendre la mesure de la situation et à procéder aux vérifications nécessaires. Elles invitent également les conseillers provinciaux à exercer pleinement leurs prérogatives et à défendre l’intérêt général.
« Le peuple du Chari-Baguirmi vous regarde », conclut le Collectif, qui affirme vouloir rester mobilisé en faveur de la transparence, de la bonne gouvernance et du développement de la province.

🇹🇩 Tchad : 926 médecins non intégrés interpellent les autorités

Le Collectif des Médecins Non Intégrés du Tchad appelle les autorités compétentes à donner une suite concrète à la situation de 926 médecins tchadiens en attente d’intégration dans la fonction publique.

Lors d’une déclaration à la presse, Sinyabe Sindeu Dama, secrétaire général du Collectif des Médecins Non Intégrés du Tchad, a présenté la situation de ces médecins formés au Tchad et à l’étranger, qui se disent disponibles et prêts à mettre leurs compétences au service du système de santé national.

Selon les données communiquées par le collectif, les 926 médecins concernés sont issus de plusieurs facultés de médecine. La Faculté des Sciences de la Santé de l’Université de N’Djaména compte 367 médecins, répartis sur huit promotions, allant de la 22ᵉ à la 30ᵉ promotion, à l’exception de la 23ᵉ promotion, qui a été entièrement intégrée.

La Faculté des Sciences de la Santé de l’Université Adam Barka d’Abéché compte, quant à elle, 245 médecins, issus des 2ᵉ, 3ᵉ et 4ᵉ promotions. À ces effectifs s’ajoutent 14 médecins de la Faculté de Médecine du Bon Samaritain et 300 médecins formés à l’étranger, dans 40 facultés réparties dans 16 pays. Le plus ancien diplômé parmi ces derniers date de 2019.

Pour le Collectif des Médecins Non Intégrés du Tchad, la démarche repose principalement sur deux revendications : l’intégration complète et effective des médecins tchadiens dans la fonction publique et le respect de l’ordre des promotions dans le processus d’intégration.

Le collectif considère ces 926 médecins comme une importante ressource humaine disponible pour le système de santé. Leur intégration pourrait, selon lui, contribuer au renforcement des effectifs médicaux et à l’amélioration de l’accès aux soins dans plusieurs régions du pays.

Afin de privilégier le dialogue et les voies institutionnelles, le collectif affirme avoir rencontré plusieurs responsables, notamment le ministre de la Santé publique, le secrétaire général et le directeur général du ministère de la Fonction publique, ainsi que des responsables de la Primature et du Secrétariat général du Gouvernement.

Ces différentes rencontres ont permis, selon le secrétaire général du collectif, de présenter la situation des médecins concernés et de rechercher une solution par la voie institutionnelle.

Toutefois, le collectif déplore l’absence, à ce jour, de mesures concrètes permettant de mettre fin à cette attente. 926 médecins continuent ainsi de patienter, après plusieurs années de formation et de disponibilité à servir leur pays.

Le collectif estime que cette situation mérite une attention particulière, notamment au regard des besoins en personnel médical dans plusieurs structures sanitaires du Tchad.

Au-delà de l’aspect professionnel, le Collectif des Médecins Non Intégrés du Tchad considère l’intégration de ces médecins comme un enjeu lié au renforcement du système national de santé et à l’amélioration de la prise en charge des populations.

Le collectif salue par ailleurs les efforts du Maréchal Mahamat Idriss Déby Itno, Président de la République, Chef de l’État, en faveur du secteur de la santé. Il lui adresse un appel afin que la volonté affichée de faire de la santé une priorité puisse se traduire par des mesures concrètes en faveur de l’intégration des médecins concernés.

« Investir dans leur intégration, c’est investir dans la santé des populations tchadiennes », soutient le collectif.

Le Collectif des Médecins Non Intégrés du Tchad remercie également la Primature et le ministère de la Santé publique pour leur ouverture au dialogue, ainsi que le Secrétariat général du Gouvernement pour l’écoute accordée à ses représentants.

Tout en réaffirmant son attachement au dialogue, à la concertation et aux voies institutionnelles et légales, le collectif assure qu’il restera mobilisé jusqu’à l’aboutissement de sa démarche.

Pour Sinyabe Sindeu Dama, secrétaire général du Collectif des Médecins Non Intégrés du Tchad, l’objectif demeure clair : permettre à ces médecins tchadiens qualifiés et disponibles de rejoindre effectivement le service public de santé et de contribuer à la prise en charge des populations.

🇹🇩 #Ville_de_N’djamena Bololo : La municipalité passe à l’action pour libérer les emprises publiques

Le maire du 2ᵉ arrondissement de N’Djamena, Karim Hadji Karim, accompagné de son équipe, s’est rendu au quartier Bololo pour superviser le lancement de l’opération de dégagement des voies et emprises publiques.

Cette opération intervient après l’expiration du délai de deux mois accordé aux occupants concernés pour libérer les espaces publics, à la suite d’une campagne de sensibilisation menée par les services municipaux.

Sur le terrain, le maire a suivi le déroulement des opérations, destinées à restituer les espaces publics aux usagers, faciliter la circulation et améliorer l’organisation urbaine dans le secteur.

À travers cette initiative, la municipalité entend renforcer le respect du domaine public et poursuivre ses efforts en faveur de l’assainissement, de l’aménagement urbain et de l’amélioration du cadre de vie des populations.

🇹🇩 Tchad : Mahamat Idriss Déby itno désigné champion pour la vaccination et l’éradication de la poliomyélite

Le président de la république du tchad, mahamat idriss déby itno, a été désigné champion pour la vaccination de routine et l’éradication de la poliomyélite, à l’issue d’une visite de haut niveau consacrée au renforcement de la vaccination et à la lutte contre la poliomyélite.

Une délégation composée de représentants de la fondation gates, de la fondation aliko dangote, de l’organisation mondiale de la santé (oms), de l’unicef ainsi que de plusieurs partenaires de l’initiative mondiale pour l’éradication de la poliomyélite, a été reçue par le chef de l’état.

Cette reconnaissance souligne le rôle stratégique du tchad dans la mobilisation régionale en faveur de l’éradication de la poliomyélite. les échanges ont notamment porté sur les progrès réalisés, les défis liés aux mouvements de population, à l’insécurité et à l’accès aux enfants dans certaines zones.

La délégation a également rencontré le ministre de la santé publique et de la prévention, dr abdelmadjid abderahim, ainsi que le ministre des finances, du budget, de l’économie, du plan et de la coopération internationale, tahir hamid nguilin. une revue de haut niveau sur la poliomyélite et la vaccination de routine a également réuni les autorités tchadiennes et les partenaires.

Les participants ont insisté sur la nécessité de maintenir la vaccination parmi les priorités nationales, de garantir des financements durables et de renforcer la coopération régionale afin d’atteindre notamment les enfants « zéro dose » et insuffisamment vaccinés.

Les partenaires internationaux ont réaffirmé leur engagement à accompagner le tchad et les pays du bassin du lac tchad pour accélérer les efforts en faveur d’un avenir sans poliomyélite.

🇹🇩 #PISCES10 :La Police nationale renforce son dispositif numérique aux frontières

La Direction générale de la Police nationale a présenté, ce lundi 31 août 2026, la nouvelle version du système PISCES 10, en présence du Directeur général de la Police nationale, le Contrôleur général Tougoud Digo Maïdé.

Cette évolution technologique vise à renforcer la sécurité, la rapidité et l’efficacité dans le traitement des données des voyageurs et la gestion des frontières. PISCES 10 offre notamment une surveillance en temps réel, une meilleure visualisation des données et des outils de rapport plus performants.

Les responsables ont insisté sur l’importance d’une utilisation rigoureuse et responsable du système, afin de protéger les données sensibles et de contribuer au renforcement de la sécurité nationale.

🇹🇩🇨🇲 Mayo-Kebbi Ouest :Une délégation du Lamido de Rey-Bouba reçue à Pala

Le Délégué général du Gouvernement auprès de la province du Mayo-Kebbi Ouest, le général Abdelmanane Khatab, a reçu ce lundi une délégation dépêchée par Sa Majesté Aboubakary Abdoulaye, Lamido de Rey-Bouba, au Cameroun, par l’intermédiaire du président du Sénat de la République sœur du Cameroun.

Cette visite traduit la reconnaissance des autorités camerounaises envers les forces de défense et de sécurité tchadiennes, à la suite de la libération de deux jeunes ressortissants camerounais enlevés le 14 août dernier dans le parc national de Sena-Oura.

Les deux otages ont été libérés sains et saufs le 19 août 2026, à l’issue d’une opération menée par les forces armées tchadiennes contre leurs ravisseurs. Le lendemain, à Pala, le général Abdelmanane Khatab avait officiellement pris en charge les ex-otages afin de faciliter leur retour auprès de leurs familles.

Dans son mot de bienvenue, le général Khatab a salué la bravoure et le professionnalisme des forces de défense et de sécurité tchadiennes, soulignant qu’elles ont poursuivi les ravisseurs jusque dans les zones difficiles d’accès du parc de Sena-Oura.

Il a également rappelé que l’opération s’est soldée par la libération des otages sans versement de rançon, conformément aux orientations sécuritaires des plus hautes autorités du pays, notamment le président de la République, le Maréchal Mahamat Idriss Déby Itno.

Cette démarche du Lamido de Rey-Bouba est perçue comme un geste de fraternité et de reconnaissance, mais aussi comme un signal en faveur du renforcement de la coopération sécuritaire entre le Tchad et le Cameroun face aux enlèvements transfrontaliers.

🇹🇩 Taekwondo : 180 athlètes à l’assaut des médailles au championnat national

Le Palais des sports de Diguel accueille, depuis ce samedi 29 août 2026, le championnat national de taekwondo. La compétition, organisée par la Fédération tchadienne de taekwondo, a été officiellement lancée par son président, Me Djimadoum Nodjina.

Cette édition rassemble 180 athlètes seniors, représentant neuf délégations venues de différentes provinces du Tchad et de la commune de N’Djamena. Les représentants du Ouaddaï, du Moyen-Chari, du Logone Oriental, du Logone Occidental, de la Tandjilé, du Mayo-Kebbi Est, du Mayo-Kebbi Ouest, du Chari-Baguirmi et de N’Djamena se disputent les différentes médailles mises en jeu.

Sur les tatamis, les combattants enchaînent les affrontements dans leurs catégories respectives, avec pour ambition de décrocher le titre national et de confirmer leur niveau.

Prévue sur deux jours, la compétition prendra fin le 30 août 2026. La cérémonie d’ouverture a réuni plusieurs personnalités, parmi lesquelles les anciens ministres Mahamat Adoumbeye et Abakar Djermah Aumi, des présidents de fédérations sportives ainsi que plusieurs autres invités.

Au-delà de la compétition, ce rendez-vous constitue une occasion pour la Fédération tchadienne de taekwondo de promouvoir la discipline, détecter de nouveaux talents et renforcer la pratique du taekwondo à travers le pays.

Les derniers combats et la course aux médailles sont attendus ce dimanche au Palais des sports de Diguel.

🇳🇪 Niger : Niamey secouée par des tirs, les autorités appellent à la vigilance

Des tirs et de fortes détonations ont été rapportés dans la nuit à Niamey, notamment dans les secteurs proches du palais présidentiel et de l’aéroport. Des perturbations de la diffusion de la radio et de la télévision publiques ont également été signalées par plusieurs sources.

Alors que les informations restent encore parcellaires, la Présidence nigérienne appelle la population à garder son calme et à faire preuve de vigilance. Les autorités invitent également les citoyens à ne pas diffuser ni partager des informations dont l’authenticité n’a pas été établie.

Sur les réseaux sociaux, différentes versions circulent déjà pour expliquer les événements. Certaines publications font état d’une implication présumée de « mercenaires à la solde de la France ». Cette thèse, notamment attribuée à Ibrahima Maïga, ne repose toutefois pas, à ce stade, sur des preuves publiques permettant de la confirmer.

Dans cette atmosphère de tension, les médias et les internautes sont donc appelés à faire preuve de responsabilité. Si les tirs signalés constituent un événement à suivre, leurs causes, leurs auteurs et leurs motivations demeurent encore incertains.

Les autorités privilégient pour l’heure le calme et la vigilance, en attendant des informations officielles permettant d’établir précisément les faits.

Timor-Leste : l’éducation à la paix s’institutionnalise progressivement

Depuis 25 mois, le Timor-Leste renforce l’intégration de l’éducation à la paix dans son système éducatif, à travers une coopération avec l’organisation HWPL et les ministères chargés de l’éducation.

La dynamique a été lancée en mai 2023 à Dili, lors de la Marche pour la paix du 525, à laquelle le ministre de l’Éducation avait participé comme orateur principal. Face à la mobilisation des citoyens et des étudiants, les autorités ont décidé de transformer cette initiative en une démarche durable.

En septembre 2023, le ministre José Honório da Costa Pereira et plusieurs responsables universitaires ont participé au 9e Sommet mondial de la paix de HWPL. À leur retour, le ministère de l’Enseignement supérieur, des Sciences et de la Culture a encouragé les universités à organiser des formations destinées aux éducateurs à la paix ainsi que des séances de sensibilisation.

La coopération s’est ensuite renforcée avec la signature d’un Accord de coopération (MOA) entre HWPL et le ministère de l’Enseignement supérieur, des Sciences et de la Culture, le 16 juillet 2024.

Une nouvelle étape a été franchie le 28 août 2025 avec la signature d’un protocole d’accord (MOU) entre HWPL et le ministère de l’Éducation. Celui-ci a élargi la collaboration aux niveaux primaire et secondaire ainsi qu’à l’enseignement public général.

Ces différentes initiatives marquent ainsi une volonté des autorités du Timor-Leste d’intégrer progressivement l’éducation à la paix dans l’ensemble du système éducatif national, afin de promouvoir la coexistence, le dialogue et la stabilité auprès des nouvelles générations.