Kélo : Lancement officiel de la 4e édition du festiclac par le cenalpac

Le directeur du centre national de lecture publique et d’animation culturelle ( CENALPAC), m. dadjé moïse, a procédé ce jeudi à kelo au lancement officiel de la 4e édition du festival itinérant des centres de lecture et d’animation culturelle ( FESTICLAC), à l’occasion d’un point de presse.

devant les autorités administratives et municipales, les partenaires techniques, les responsables des centres de lecture et d’animation culturelle (clac) ainsi que les professionnels des médias, le responsable du cenalpac a mis en avant le rôle stratégique des clac dans la promotion de la lecture, de la culture et de l’éducation populaire en milieu communautaire.

il a rappelé que ces structures, implantées dans plusieurs localités du pays, constituent des espaces d’accès au livre, d’apprentissage et d’animation socio-éducative destinés principalement aux jeunes et aux adolescents. inscrits dans le cadre des programmes de l’organisation internationale de la francophonie ( OIF), les clac fonctionnent selon un modèle de gestion participatif associant l’oif, le ministère en charge de la culture et les collectivités locales.
le directeur du cenalpac a indiqué que le réseau compte actuellement 320 clac répartis dans 22 pays d’afrique, de l’océan indien et des caraïbes, opérant dans une dynamique de coopération et de décentralisation.

s’agissant du festiclac, il a rappelé que ce festival, après les éditions organisées à n’djamena en 2010, à bongor en 2013 et à mongo en 2014, se tiendra du 14 au 16 mai 2026 à kelo.

placée sous le thème « construire la cohésion sociale et la paix par le livre et la lecture », cette 4e édition vise à renforcer l’accès des jeunes à la lecture et à l’information, tout en promouvant des actions de sensibilisation sur des enjeux sociaux majeurs, notamment la santé, la citoyenneté, la résilience climatique et la prévention des violences basées sur le genre.

en clôture, le directeur du cenalpac a invité les acteurs culturels, éducatifs et les partenaires à s’approprier pleinement cette initiative afin d’en assurer le succès et de renforcer son impact au niveau national.

COST : Lancement officiel de l’édition 2026 de la Journée internationale du sport pour le développement et la paix

Le Secrétaire général du Comité Olympique et Sportif Tchadien (COST), Colombe NGUELET, a procédé au lancement officiel des activités de l’édition 2026 de la Journée internationale du sport au service du développement et de la paix.

Dans son allocution, il a souhaité la bienvenue aux invités, partenaires et jeunes sportifs, mettant en avant le rôle stratégique du sport comme instrument d’éducation, d’intégration sociale et de consolidation de la paix. Il a rappelé que le sport constitue un langage universel capable de transcender les différences et de renforcer la cohésion entre les communautés.

Le responsable du COST a également insisté sur l’importance de la jeunesse, présentée comme un atout majeur du développement national, qu’il convient d’accompagner à travers des initiatives sportives structurées et inclusives.

La journée est marquée par des échanges axés sur la contribution du sport à la prévention des conflits, à l’inclusion sociale et à la promotion du vivre-ensemble, ainsi qu’un match de football symbolisant l’unité et la fraternité entre les participants.

🇹🇩 Province du Lac : le projet RÉSA officiellement lancé à Bol

Le Projet Résilience au Sahel (RÉSA) a été officiellement lancé ce jeudi 9 avril 2026 à Bol, lors d’une cérémonie présidée par le Secrétaire général de la province du Lac, Ndjilema Mitterand.
Financé par le gouvernement fédéral allemand via le BMZ et exécuté par World Vision, ce projet vise à répondre aux défis multidimensionnels auxquels font face les populations de la province, notamment l’insécurité alimentaire, les crises sécuritaires et les effets du changement climatique.

Prenant la parole, le chef de projet, Beradji Ngartoloum, a indiqué que le RÉSA adopte une approche intégrée, combinant renforcement des moyens d’existence, cohésion sociale, gestion des crises et amélioration de l’accès aux services sociaux de base, en particulier la santé et la nutrition.

Dans son discours de lancement, le Secrétaire général de la province du Lac a salué l’appui des partenaires techniques et financiers, tout en soulignant la nécessité de renforcer la coordination des interventions sur le terrain. Il a également appelé les communautés bénéficiaires à s’approprier pleinement le projet afin d’en garantir l’efficacité et la pérennité.

La cérémonie s’est tenue en présence de plusieurs acteurs institutionnels et humanitaires, avec la participation à distance de partenaires tels que World Vision Allemagne et Save the Children, témoignant de l’engagement collectif en faveur de la stabilisation et du développement de la province du Lac.

#Tchad 🇹🇩 :Wakit Tama appelle à la mobilisation pour la marche du 2 mai

Le mouvement Wakit Tama, section politique, a annoncé son adhésion à la marche d’indignation nationale prévue le 2 mai prochain, à l’initiative du Groupe de Concertation des Acteurs Politiques (GCAP).

Dans un communiqué signé par son coordonnateur national, Zakaria Adam Zakaria, l’organisation appelle ses militants, membres et sympathisants à se mobiliser massivement pour prendre part à cette manifestation.

Les coordinations provinciales à travers le Tchad sont invitées à s’impliquer activement, tandis que les sections de la diaspora, notamment en France, au Canada et aux États-Unis, sont encouragées à organiser des actions de soutien.

Toutefois, le mouvement recommande à ses militants basés aux Émirats arabes unis de faire preuve de prudence, en raison du contexte sécuritaire jugé préoccupant au Moyen-Orient.

À travers cet appel, Wakit Tama exhorte l’ensemble du peuple tchadien à descendre dans la rue de manière pacifique afin de « rétablir la dignité » nationale. Par ailleurs, la coordination nationale indique que la date d’une prochaine réunion sera communiquée ultérieurement.

Validation du PAST 2026-2028 : le MAEP-Tchad en conclave à N’Djamena

La capitale tchadienne accueille, depuis ce 7 avril 2026, une réunion technique consacrée à la validation du Plan d’Action Stratégique Triennal (PAST 2026-2028) du MAEP-Tchad. Les travaux ont été ouverts par le Président de la Commission nationale de gouvernance, Idriss Dokony Adiker, à l’hôtel Radisson Blu Hotel N’Djamena.

Devant les parties prenantes, il a insisté sur l’importance de finaliser un document stratégique capable de répondre efficacement aux enjeux de gouvernance et de développement du pays. Il a également salué l’implication des acteurs engagés dans le processus.

Membre du Mécanisme Africain d’Évaluation par les Pairs depuis 2013, le Tchad poursuit ses efforts pour renforcer la transparence et améliorer la gestion publique. Le Général Adiker est revenu sur les principales étapes franchies, notamment l’évaluation nationale de 2017 et le Plan d’Action lancé en 2018.

Alors que le MAEP-Tchad a célébré une décennie d’existence en 2023, cette nouvelle phase stratégique vise à consolider les acquis et à relever les défis persistants. Les échanges en cours devraient permettre d’aboutir à un plan consensuel, orienté vers des résultats concrets au bénéfice des populations.

Ngoura : Une suspension du maire en dehors du cadre légal ?

La suspension du maire de Ngoura, Adoum Mahamat Adoum, décidée le 3 avril 2026 par le préfet Dr Ley-Ngardigal Djimadoum, soulève de sérieuses inquiétudes quant au respect des lois de la République.

Si les accusations portées contre l’édile — gestion opaque, tensions avec les conseillers municipaux, soupçons de mauvaise gestion financière — peuvent relever des fautes prévues par la législation, la procédure utilisée, elle, semble poser problème.

Car la loi est sans équivoque. L’article 122 dispose clairement que seul le ministre en charge des Collectivités autonomes est habilité à prononcer la suspension d’un maire, et ce, sur proposition du représentant de l’État. En d’autres termes, le préfet ne peut qu’initier la procédure, et non la conclure.
Plus grave encore, aucune preuve n’indique que le maire ait été invité à fournir des explications écrites, comme l’exige pourtant la loi. Une étape pourtant essentielle, censée garantir les droits de la défense et prévenir les abus d’autorité.

Dès lors, une question s’impose : s’agit-il d’une mesure administrative régulière ou d’un précédent dangereux ?

En contournant les dispositions légales, cette décision fragilise non seulement la légitimité de la sanction, mais ouvre aussi la porte à des dérives où l’autorité administrative pourrait, à sa guise, écarter des élus locaux.

Au-delà du cas de Ngoura, c’est le respect de l’État de droit qui est en jeu. Car une mauvaise gestion, aussi grave soit-elle, ne saurait justifier une violation de la loi.

Tchad : l’envoi de policiers en Haïti suscite une vive polémique

Alors que le pays fait face à une insécurité persistante et aux kidnappings, le régime de Mahamat Kaka a dépêché des policiers tchadiens en mission à l’étranger, cette fois en Haïti. Cette décision provoque une forte contestation au sein de la population et des forces de sécurité.

Analystes et observateurs dénoncent une continuité avec la politique de son père, qui avait envoyé des Tchadiens au Yémen et en RDC. Selon eux, ces opérations à l’étranger, perçues comme du mercenariat, profiteraient surtout à quelques généraux du clan au pouvoir, au détriment de la sécurité intérieure.

Des voix s’élèvent pour appeler les forces de police et l’armée à résister à ces ordres, estimant que leur mission première est la protection des Tchadiens et non l’enrichissement d’un cercle restreint au pouvoir.

Tchad : Limane Mahamat officiellement installé comme Vice-Premier ministre chargé de la Décentralisation

Le Premier ministre du Tchad, Allah Maye Halina, a procédé, ce vendredi 3 avril 2026, à l’installation officielle de Limane Mahamat dans ses fonctions de Vice-Premier ministre chargé de l’Administration du territoire et de la Décentralisation.

Cette nomination, issue du récent remaniement gouvernemental, s’inscrit dans la dynamique de renforcement du processus de décentralisation et d’amélioration de la gouvernance de proximité, conformément aux orientations définies par la Constitution révisée.

Au cours de la cérémonie, le Chef du Gouvernement a mis en exergue le rôle stratégique de ce département ministériel, appelé à piloter des réformes territoriales majeures. Il a, à cet effet, exhorté le nouveau responsable à faire preuve de rigueur, d’engagement et de sens de responsabilité dans l’exercice de ses fonctions.

Prenant la parole, le Vice-Premier ministre a exprimé sa détermination à traduire les priorités gouvernementales en actions concrètes, avec un accent particulier sur la proximité administrative, la cohésion territoriale et le renforcement de l’efficacité de l’action publique au niveau local.

#Éducation : Les droits humains au cœur des Khaloua

Ce jeudi 2 avril 2026, à Sarh, la Délégation provinciale chargée des droits humains, en partenariat avec l’OJBT, a réuni les responsables des centres d’apprentissage du Coran, communément appelés Khaloua, pour une séance de sensibilisation.

L’objectif : rappeler l’importance du respect des droits fondamentaux dans ces espaces éducatifs, souvent au centre de préoccupations sociales. Les organisateurs ont insisté sur la nécessité de protéger la dignité et le bien-être des apprenants, tout en renforçant la responsabilité des encadreurs.

Cette initiative illustre la volonté des autorités de replacer les droits humains au cœur de l’enseignement coranique à Sarh.

N’Djaména : Ouverture de la revue annuelle de la DPSP, des insuffisances relevées dans les districts sanitaires

La Déléguée générale du Gouvernement auprès de la commune de N’Djaména, Amina Kodjana, a présidé, mercredi 1er avril 2026, au CEFOD, l’ouverture des assises de la revue annuelle de la Délégation Provinciale de la Santé et de la Prévention (DPSP).

La cérémonie a enregistré la participation des représentants des communes, des directeurs d’hôpitaux ainsi que des partenaires techniques et financiers.

Dans son allocution, le délégué provincial à la santé et à la prévention a mis en lumière les défis persistants du système sanitaire local. Il a notamment révélé que seuls 5 districts sanitaires sur 10 fonctionnent pleinement dans la capitale. Les districts des 2ᵉ, 4ᵉ, 5ᵉ, 7ᵉ et 10ᵉ arrondissements restent non opérationnels, contribuant à la saturation des centres hospitaliers et à la limitation de l’accès aux soins de proximité.

Face à cette situation, il a appelé les autorités compétentes à prendre des mesures urgentes pour rendre ces structures fonctionnelles.
Prévue du 1er au 2 avril, cette rencontre doit permettre aux équipes cadres d’évaluer les performances de l’année 2025, d’identifier les contraintes majeures et de définir les priorités pour 2026. Les discussions porteront notamment sur l’amélioration de la qualité des soins, l’accès équitable aux services de santé, ainsi que le renforcement de la couverture vaccinale, en particulier chez les femmes, les enfants et les personnes âgées.