Tchad : le ministère de l’Administration du territoire rappelle les partis politiques à leurs obligations légales

Dans un communiqué signé le 20 août 2026 à N’Djamena, le ministère de l’Administration du territoire et de la Décentralisation rappelle aux partis politiques légalement autorisés au Tchad l’obligation de respecter les dispositions de la loi portant Charte des partis politiques.

Le ministère précise notamment que la mesure de clémence accordée par le chef de l’État dans le cadre de ses prérogatives constitutionnelles ne constitue pas un pardon légal effaçant automatiquement une condamnation.

Selon le communiqué, certaines incapacités consécutives aux condamnations demeurent applicables conformément à la législation en vigueur.

Le ministère s’appuie notamment sur l’article 11 de la loi n°032/PR/2019 du 22 juillet 2019, qui fixe les conditions requises pour diriger un parti politique, parmi lesquelles figure la jouissance des droits civiques et politiques.

Les formations politiques sont ainsi invitées à se conformer strictement aux dispositions légales en vigueur.

Traque transfrontalière : une suspecte ramenée au Tchad

Une ressortissante tchadienne soupçonnée d’être impliquée dans le meurtre de Nazik Mahamat Saleh a été ramenée au Tchad après avoir fui vers le Nigeria, selon les éléments communiqués par les autorités judiciaires.

Le 24 juillet 2026, le parquet général près la Cour d’appel de N’Djamena avait émis un mandat d’arrêt international à son encontre. Cette mesure a permis aux services compétents de localiser et d’interpeller la suspecte, avant son retour sur le territoire tchadien.

Déférée à la Maison d’arrêt de Klessoum, elle reste désormais à la disposition de la justice. Les autorités judiciaires devront établir les circonstances des faits, déterminer les éventuelles responsabilités et donner les suites appropriées à la procédure, dans le respect de la présomption d’innocence.

Société : le Centre culturel Koulsy Lamko lance un appel pour soutenir la jeunesse tchadienne

Depuis le 10 août 2026, le Centre culturel Koulsy Lamko accueille la sixième édition de sa colonie de vacances, une initiative portée par la Compagnie théâtrale Hadre Dounia. Entièrement gratuite, cette activité vise à offrir aux jeunes Tchadiens un cadre d’apprentissage, de créativité et d’épanouissement pendant les vacances scolaires.

À la tête de cette initiative, Jean Kevin Ngangnodji, alias Hadre Dounia Wittack, et son équipe de bénévoles misent sur l’éducation informelle pour occuper utilement les jeunes durant la période des vacances. Au-delà des loisirs, la colonie entend favoriser l’autonomie, la créativité et le vivre-ensemble.

Des vacances placées sous le signe de l’apprentissage

Au Centre culturel Koulsy Lamko, les jeunes participants découvrent plusieurs activités destinées à développer leurs compétences et leur confiance en eux. L’apprentissage de petits métiers doit notamment leur permettre de mieux appréhender les réalités économiques et de préparer progressivement leur autonomie financière.

Le programme accorde également une place importante aux arts et à la culture. Théâtre, expression corporelle et activités artistiques offrent aux jeunes des espaces d’expression et de créativité, tout en contribuant au développement de leur confiance en eux.

À travers cette initiative, les organisateurs veulent ainsi faire des vacances scolaires une période d’apprentissage et de socialisation, plutôt qu’un simple temps d’inactivité.

Un appel au soutien des pouvoirs publics et du secteur privé

Malgré l’intérêt suscité par cette initiative, le Centre culturel Koulsy Lamko fait face à d’importantes contraintes financières et matérielles. Le manque de moyens complique l’organisation des activités et pèse sur les encadrants, qui assurent le fonctionnement de la colonie avec des ressources limitées.

Face à cette situation, Jean Kevin Ngangnodji appelle les pouvoirs publics, notamment le ministère de la Jeunesse et des Sports et le ministère de la Culture, à renforcer leur accompagnement.

« Il y va de notre responsabilité collective », estime-t-il, appelant également les personnalités publiques, les entreprises et les opérateurs économiques à apporter leur contribution.

Pour les responsables du Centre, soutenir cette colonie ne revient pas uniquement à financer des activités de vacances. Il s’agit aussi d’investir dans la jeunesse, la culture et l’éducation, en donnant à de nombreux jeunes un accès gratuit à des activités susceptibles de renforcer leurs compétences et leur confiance en l’avenir.

تشاد: جلسة جديدة مرتقبة في قضية الجنرال عبد الله مسكين

تعود قضية الجنرال من إفريقيا الوسطى عبد الله مسكين إلى واجهة القضاء التشادي، حيث من المقرر أن يمثل أمام الغرفة الجنائية الأولى بمحكمة استئناف نجامينا يوم 24 أغسطس 2026، وذلك بعد نحو سبع سنوات من احتجازه في سجن كلسوم.

وكان عبد الله مسكين قد أوقف في نوفمبر 2019 ووُضع رهن الحبس الاحتياطي، وفق ما أفاد به محاموه. ومنذ ذلك الحين، لم يصدر في حقه حكم قضائي نهائي. ويحمل ملف القضية الرقم 093/22، وقد شهد عدة تأجيلات وإعادة برمجة، كان آخرها جلسة مقررة في 25 مايو 2026.

كما أعرب فريق الدفاع عن قلقه بشأن الوضع الصحي للمعتقل، مشيراً إلى معاناته من مشكلات في الكلى وارتفاع ضغط الدم واضطرابات في الرؤية، مع المطالبة منذ سنوات بتوفير الرعاية الطبية اللازمة والنظر في ملفه أمام القضاء.

وتحظى جلسة 24 أغسطس باهتمام خاص من جانب الدفاع، الذي يأمل في وضع حد لمسار قضائي طال أمده بسبب تعدد التأجيلات، وتمكين المحكمة من البت في القضية.

وبعد سنوات من الانتظار، قد تشكل هذه الجلسة محطة مهمة في مسار قضية عبد الله مسكين، في حال انعقادها فعلياً وبدء النظر في الملف.

FTFA : entre tensions, procédures et résultats, le mandat de Tahir Oloy sous pression

Depuis son arrivée à la tête de la Fédération tchadienne de football association (FTFA), Tahir Oloy fait face à une succession de controverses qui alimentent le débat sur la gouvernance du football tchadien.

Des tensions avec certains internationaux aux différends avec des dirigeants de clubs, en passant par la récente procédure visant le sénateur et président de Foullah Édifice FC, Foullah Ibrahim Wang Laouna, la gestion de la Fédération suscite de nombreuses interrogations.
Le dernier épisode concerne l’intervention du sénateur au Parlement, le 29 juin 2026, lors d’un débat au cours duquel il avait interpellé le ministre chargé des Sports.

La décision de la FTFA d’engager une procédure disciplinaire contre lui soulève une question centrale : jusqu’où s’étend le pouvoir disciplinaire d’une fédération sportive lorsqu’un de ses membres s’exprime dans le cadre de ses fonctions parlementaires ?

La question est d’autant plus sensible que la Constitution tchadienne prévoit des garanties pour les parlementaires concernant les opinions exprimées dans l’exercice de leur mandat. La FTFA est donc appelée à préciser le fondement juridique de sa démarche et la nature exacte des faits reprochés.

La notification adressée au sénateur appelle également des éclaircissements sur la procédure suivie. Les accusations de propos « désobligeants et diffamatoires » doivent notamment être accompagnées d’éléments précis permettant à la personne concernée de préparer sa défense. Des interrogations ont également été soulevées sur la présentation du document, notamment concernant la qualité du signataire et le cachet apposé sur la correspondance.

Cette affaire intervient dans un contexte déjà marqué par des tensions entre la Fédération et certains joueurs de la sélection nationale. Après l’élimination du Tchad face au Burundi, plusieurs internationaux, dont Marius Mouandilmadji, Amine Hiver, Gabin Allambatnan, Charles Tchouplaou et Ahmat Moussa Youssouf, avaient été publiquement mis en cause. Des accusations particulièrement graves avaient alors suscité des réactions et nécessité une médiation du ministère de la Jeunesse et des Sports.

Pour certains observateurs, cette succession de différends traduit une difficulté de la FTFA à maintenir un dialogue serein avec les différents acteurs du football. Pour d’autres, l’instance fédérale ne fait qu’exercer ses prérogatives disciplinaires face à des comportements qu’elle juge contraires à ses règlements.

Au-delà des controverses, le principal enjeu reste toutefois sportif. Les performances des Sao demeurent insuffisantes au regard des attentes du public tchadien. Le développement du football local, la formation des jeunes, l’accompagnement des clubs et l’amélioration des infrastructures constituent également des critères essentiels pour mesurer l’efficacité d’une équipe dirigeante.

L’élection de Tahir Oloy à la présidence de la FTFA, en mars 2025, avait elle-même été précédée de contestations et de plusieurs rebondissements judiciaires. Élu avec 58 voix sur 59 comme candidat unique, il dispose désormais d’un mandat de quatre ans pour conduire la Fédération.

À mi-parcours, les débats portent donc moins sur sa seule élection que sur sa capacité à produire des résultats et à instaurer un climat de confiance.
Pour la FTFA, le défi est désormais double : restaurer le dialogue avec les acteurs du football et démontrer, par des résultats concrets, l’efficacité de sa gouvernance. Car au-delà des procédures disciplinaires et des querelles institutionnelles, les attentes des supporters restent les mêmes : voir le football tchadien progresser et les Sao retrouver une place plus compétitive sur la scène africaine.

Tchad : l’affaire Abdoulaye Miskine de nouveau devant la Cour d’appel

L’affaire du Général centrafricain Abdoulaye Miskine revient devant la justice tchadienne. Détenu depuis novembre 2019 à la maison d’arrêt de Kléssoum, il doit comparaître le 24 août 2026 devant la première chambre criminelle de la Cour d’appel de N’Djamena.

Inscrit au rôle sous le numéro 093/22, le dossier a déjà fait l’objet de plusieurs reports et déprogrammations. La dernière audience, initialement fixée au 25 mai 2026, n’avait finalement pas permis de trancher l’affaire.

La défense dénonce une détention qui se prolonge sans décision judiciaire définitive et attire également l’attention sur l’état de santé du détenu. Ses avocats font notamment état de problèmes rénaux, d’hypertension et de troubles de la vision, tout en demandant une prise en charge médicale appropriée.

L’audience du 24 août est ainsi très attendue par la défense, qui espère voir la procédure avancer après plusieurs années de reports. Son déroulement pourrait permettre à la justice tchadienne de clarifier la suite à donner à ce dossier.

Lac Tchad : Maï Mala Buni échange avec les réfugiés nigérians à Kaya

Le Gouverneur de l’État de Yobe, Maï Mala Buni, a effectué une visite au site de Kaya, dans la province du Lac, où sont installés des réfugiés nigérians ayant fui les violences dans le nord-est du Nigeria.

Au cours de cette rencontre, le président du Forum des gouverneurs du bassin du Lac Tchad s’est entretenu avec les réfugiés sur leurs conditions d’accueil, leurs difficultés quotidiennes et leurs besoins essentiels.

Accompagné de responsables tchadiens, militaires et humanitaires, Maï Mala Buni a salué les efforts du Tchad en faveur des populations réfugiées et remercié les autorités pour leur hospitalité.

La visite a également permis de mettre en avant la nécessité de renforcer la coopération entre Yobe et la province du Lac, notamment dans les domaines de la sécurité, de l’aide humanitaire et du développement.

France : Emmanuel Macron promulgue la loi instaurant un droit à l’aide à mourir

Le président français Emmanuel Macron a promulgué, ce mercredi 19 août 2026, la loi instituant un droit à l’aide à mourir en France. Le texte, définitivement adopté par le Parlement en juillet et validé pour l’essentiel par le Conseil constitutionnel, a été publié au Journal officiel.

Cette nouvelle législation permet, sous des conditions strictes, à certains patients atteints d’une affection grave et incurable engageant leur pronostic vital de demander une aide à mourir. Pour être éligible, le patient doit notamment être majeur, être français ou résider de manière stable et régulière en France, souffrir d’une maladie grave et incurable en phase avancée ou terminale et être capable d’exprimer une volonté libre et éclairée.

La procédure prévoit que la personne puisse, lorsqu’elle en est physiquement capable, procéder elle-même à l’administration de la substance létale, avec l’accompagnement et la surveillance d’un professionnel de santé. Dans certaines situations, l’administration peut être réalisée par ce professionnel lorsque le patient n’est pas en mesure de le faire lui-même.

Cette réforme marque une évolution majeure du cadre français de la fin de vie, après plusieurs années de débats politiques, médicaux, éthiques et citoyens. Son entrée en application nécessitera toutefois la publication de textes réglementaires, les premières procédures étant annoncées pour 2027.

N’Djamena : deux enfants périssent par noyade dans une carrière, deux autres secourus

Deux enfants ont trouvé la mort par noyade dans une carrière d’extraction de sable située à Ngonba Sara, dans le 9ᵉ arrondissement de N’Djamena. Deux autres enfants, qui se trouvaient avec eux, ont été secourus de justesse.

Le drame s’est produit alors que les quatre enfants, âgés d’environ 10 ans, se seraient rendus dans cette carrière pour jouer. Le site, actuellement rempli d’eau en raison des pluies, présente des conditions particulièrement dangereuses pour les personnes qui s’y aventurent.

Selon des témoignages recueillis sur place, une baignade aurait rapidement tourné au drame. Deux enfants auraient été entraînés sous l’eau avant que les personnes présentes ne puissent leur porter secours. Les deux autres ont, quant à eux, été repêchés à temps.

Alertés, les éléments de la gendarmerie se sont rendus sur les lieux afin d’effectuer les constatations nécessaires. Les corps des deux victimes ont ensuite été remis à leurs familles, dans un contexte de profonde émotion.

Ce nouvel accident met en lumière les dangers liés aux carrières abandonnées ou exploitées, particulièrement lorsqu’elles sont remplies d’eau pendant la saison des pluies. Sans surveillance ni dispositif de protection, ces sites peuvent rapidement devenir des pièges pour les enfants.

La vigilance des parents et la sensibilisation des enfants aux risques liés aux baignades dans les carrières, mares et autres points d’eau non aménagés restent plus que jamais nécessaires.

Santé publique : le Tchad adapte la formation de ses équipes médicales d’urgence

Le coordonnateur adjoint du Centre des opérations d’urgence de santé publique (COUSP), Ali Abderaman Abdoulaye, a ouvert ce mercredi matin à Baraka un atelier consacré à l’adaptation des modules de formation des équipes médicales d’urgence nationales. Les travaux, prévus pour quatre jours, visent à renforcer les capacités du Tchad en matière de préparation et de riposte face aux urgences sanitaires.

Cette initiative entend adapter les modules de formation au contexte du système de santé tchadien, afin de permettre aux équipes médicales d’urgence de disposer d’outils et de procédures adaptés aux réalités nationales.

À l’ouverture des travaux, Ali Abderaman Abdoulaye a souligné que les urgences de santé publique constituent aujourd’hui un défi majeur pour le ministère de la Santé. Les épidémies, catastrophes naturelles, crises humanitaires et autres événements sanitaires exceptionnels peuvent survenir à tout moment et nécessitent, selon lui, des capacités solides de préparation, de coordination, de mobilisation et de réponse rapide et efficace.

Le coordonnateur adjoint du COUSP a également insisté sur la nécessité d’une approche commune au sein des équipes d’intervention. « Disposer d’équipes ne suffit pas », a-t-il relevé, estimant qu’il est indispensable que leurs membres partagent une même compréhension des procédures, des responsabilités, des méthodes de travail et des mécanismes de coordination.

Il a précisé que l’objectif de l’atelier ne consiste pas simplement à traduire ou à reproduire des contenus existants, mais à les examiner, les adapter et les harmoniser afin de les rendre véritablement opérationnels dans le contexte tchadien.

Ali Abderaman Abdoulaye a salué l’appui de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) à ce processus et exprimé sa reconnaissance aux différentes directions, institutions, établissements hospitaliers et facilitateurs engagés dans cette initiative.

Il a enfin invité les participants à faire de ces quatre jours un véritable espace de partage d’expériences et de construction collective, afin de parvenir à des modules de formation pertinents et adaptés aux besoins du système national de santé.