Dr Sitack Yombatina Béni : Carrière ou calcul politique ?

Quelques mois après avoir quitté Les Transformateurs de Dr Succès Masra, Dr Sitack Yombatina Béni est nommé ministre de l’Enseignement supérieur. Un coup qui interroge autant qu’il intrigue.

Est-ce une récompense pour sa sortie du parti ou le fruit d’un choix stratégique du gouvernement ? Les faits parlent : plusieurs anciens cadres dissidents ont vu leur carrière propulsée au sein des institutions publiques. Le message est clair : le pouvoir sait transformer la dissidence en opportunité.

Pour certains, cette nomination reflète l’expertise de Dr Sitack dans le secteur académique. Pour d’autres, elle est symbole d’un système où loyauté et carrière se négocient plus que les idées.

Quoi qu’il en soit, cette décision met en lumière la mécanique du pouvoir au Tchad : des alliances calculées, des promotions stratégiques et des messages politiques codés. Dans ce jeu, chaque nomination raconte une histoire bien plus grande que le simple curriculum d’un ministre.

11ᵉ Sommet de l’OEACP : le Maroc réaffirme son engagement pour une coopération Sud-Sud active

Le Maroc a réaffirmé samedi, à Malabo, son attachement à une coopération Sud-Sud fondée sur le partenariat et la solidarité concrète, lors du 11ᵉ Sommet de l’Organisation des États d’Afrique, des Caraïbes et du Pacifique (OEACP).

Intervenant devant les Chefs d’État et de Gouvernement, M. Nasser Bourita, ministre des Affaires étrangères, de la Coopération africaine et des Marocains résidant à l’étranger, a souligné que le Royaume, sous la conduite de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, a choisi un ancrage stratégique, cohérent et irréversible à l’Afrique. « Ce choix n’est pas un slogan, mais une doctrine qui privilégie le partenariat à l’assistanat et érige le partenariat économique en levier de souveraineté », a-t-il précisé.

Le ministre a dressé le bilan de la coopération marocaine avec les pays membres de l’OEACP : depuis 1999, plus de 1 607 accords de coopération ont été conclus, dont beaucoup lors des 52 Visites Royales en Afrique. En matière de formation, près de 19 400 étudiants bénéficient actuellement de bourses d’études au Maroc, tandis que 40 220 lauréats ont déjà été formés.
Concernant la sécurité alimentaire, le Maroc fournit chaque année des fertilisants aux pays des Caraïbes et aux nations africaines, avec 200 000 tonnes offertes et 364 000 tonnes livrées à tarif préférentiel en 2022.

M. Bourita a également mis en avant les initiatives structurantes du Royaume, telles que le Gazoduc Africain Atlantique, reliant treize pays pour créer un espace de prospérité partagée, et l’Initiative Royale pour l’accès des pays du Sahel à l’Océan Atlantique, transformant les contraintes géographiques en opportunités économiques.

Le ministre a appelé l’OEACP à devenir « la voix collective pour un nouvel ordre économique sécurisé, une gouvernance climatique équilibrée et une paix fondée sur le respect mutuel ». Il a insisté sur la mise en œuvre de l’Accord de Samoa comme un cadre stratégique permettant à l’organisation de négocier d’égal à égal avec ses partenaires.

La cérémonie d’ouverture a été marquée par la passation de la présidence de l’Angola à la Guinée Équatoriale, en présence de Chefs d’État, de représentants d’organisations internationales et de partenaires stratégiques de l’OEACP.

Société : L’association E-Salam sensibilise les lycéens à un usage responsable des réseaux sociaux

L’association E-Salam a animé, ce samedi, une session de sensibilisation au Lycée de l’Amitié soudano-tchadienne autour du thème : « Le numérique, outil de division ou de cohésion ? ».

Les échanges, menés avec des élèves attentifs, ont porté sur les enjeux liés à l’usage d’internet, qui peut constituer un véritable levier de cohésion sociale à condition d’en faire un usage responsable, respectueux et inclusif.

Cette initiative vise à encourager des pratiques numériques plus conscientes chez les jeunes. À l’issue du débat, les organisateurs ont salué l’enthousiasme des participants ainsi que l’engagement de l’équipe mobilisée.

#Tchad #Soudan :Entre guerre et incertitude, quel avenir pour les relations bilatérales ?

Depuis le déclenchement du conflit armé au Soudan en avril 2023, les relations avec le Tchad évoluent dans un climat de tension mêlé d’interdépendance. Entre impératifs sécuritaires, pressions humanitaires et enjeux diplomatiques, l’avenir des deux voisins reste incertain.

Pays frontalier directement exposé, le Tchad subit de plein fouet les conséquences de la guerre opposant l’armée régulière aux Forces de soutien rapide. Des centaines de milliers de réfugiés ont afflué vers l’est tchadien, mettant à rude épreuve les capacités d’accueil et les ressources locales.

Sur le plan sécuritaire, N’Djamena redoute une extension du conflit sur son territoire. Les risques d’infiltration de groupes armés, de trafic d’armes et de déstabilisation des zones frontalières demeurent élevés, dans un contexte régional déjà fragile.

Malgré ces tensions, le Tchad maintient une position diplomatique prudente, privilégiant la neutralité et les appels à un règlement pacifique. Les autorités tchadiennes multiplient les initiatives en faveur du dialogue, tout en renforçant la surveillance à la frontière.

Cependant, les relations entre les deux pays restent fragilisées par des accusations récurrentes de soutien implicite à certains acteurs du conflit, alimentant la méfiance entre N’Djamena et les différentes factions soudanaises.

L’avenir des relations tchado-soudanaises dépendra en grande partie de l’évolution de la situation sécuritaire au Soudan. Une stabilisation progressive pourrait ouvrir la voie à une coopération renforcée, notamment dans les domaines économique et sécuritaire.

À l’inverse, une prolongation du conflit risquerait d’accentuer les tensions et d’aggraver la crise humanitaire.

Entre solidarité de voisinage et impératifs de sécurité nationale, le Tchad avance ainsi sur une ligne de crête, dans l’attente d’une issue encore incertaine au conflit soudanais.

#Médias | N’Djamena accueille la première édition du FESTMED

Le Festival tchadien des Médias (FESTMED) a été officiellement lancé à travers un point de presse tenu ce samedi 28 mars 2026 à la Maison de la Presse du Tchad. À cette occasion, son directeur, Ahmamat Mahamat Ahmat, a annoncé le début des préparatifs de cette toute première édition.

Prévu du 1er au 3 mai 2026 à N’Djamena, le festival se déroulera sous le thème : « Les médias au service de la paix ». Cette initiative inédite vise à promouvoir le rôle des médias dans la consolidation de la paix, le renforcement de la cohésion sociale et le développement national.

L’événement réunira des professionnels des médias, des institutions, des étudiants ainsi que plusieurs partenaires autour d’activités diversifiées, notamment des panels, ateliers, conférences et expositions. Un « Village des Médias » sera également mis en place pour favoriser les échanges et la visibilité des acteurs du secteur.

Le promoteur du festival a, par ailleurs, lancé un appel aux médias et aux partenaires pour accompagner cette initiative, appelée à devenir un rendez-vous incontournable du paysage médiatique tchadien.

COMMUNIQUÉ DE PRESSEAffaire opposant la Société Soluxe Best Steel Company SARL aux sieurs Lin Xiaoming et Lin Xiangren

Les associés de la Société Soluxe Best Steel Company SARL portent à la connaissance de l’opinion nationale et internationale une situation préoccupante caractérisée par la violation manifeste d’un accord transactionnel dûment signé et homologué par la justice tchadienne, ainsi qu’une tentative d’accaparement illégal d’une entreprise de droit tchadien par des ressortissants étrangers.

La Société Soluxe Best Steel Company SARL, unité industrielle spécialisée dans la production de fers à acier, implantée à Djarmawa, est détenue par les sieurs Liu Chun et Amir Djouma Nassour. En 2023, un contrat de coopération a été conclu avec les sieurs Lin Xiaoming et Lin Xiangren, chargés de la gestion technique, tandis que les associés tchadiens assuraient la gestion administrative, commerciale et comptable.

Toutefois, dès l’exécution dudit contrat, les partenaires techniques ont adopté des pratiques contraires aux clauses contractuelles, notamment des ventes non autorisées et une immixtion illégale dans la gestion de la société. Cette situation a donné lieu à plusieurs procédures judiciaires devant les juridictions compétentes de N’Djaména.

Suite à la saisine des plus hautes autorités de l’État, un comité de facilitation, mis en place par le Ministère de la Justice, a permis d’aboutir à la signature d’un accord transactionnel en date du 04 août 2025, en présence de toutes les parties et des autorités judiciaires compétentes. Cet accord a été par la suite homologué conformément à la loi.

Cependant, depuis cette date, les sieurs Lin Xiaoming et Lin Xiangren refusent de manière systématique d’exécuter les engagements contenus dans cet accord, en violation flagrante d’une décision de justice. Plusieurs faits illustrent cette attitude, notamment le rejet répété et injustifié de plusieurs experts-comptables proposés dans le cadre de l’audit convenu, laissant présumer une volonté de dissimulation financière.
Par ailleurs, diverses démarches ont été entreprises par ces derniers auprès de certaines institutions, notamment des saisines basées sur des allégations infondées, dans le but manifeste d’entraver l’exécution de l’accord et de perturber les procédures légales en cours.

Plus grave encore, les associés ont constaté récemment une prise de contrôle du site de la société par les sieurs Lin, avec l’appui d’éléments des forces de sécurité, entraînant l’expulsion des agents en poste. Une situation jugée inacceptable et contraire aux principes de l’État de droit.
Les associés dénoncent avec la plus grande fermeté ces agissements qu’ils qualifient de tentative d’accaparement illégal d’une entreprise tchadienne, en violation des lois nationales et des décisions judiciaires en vigueur.

Ils rappellent que toute personne, nationale ou étrangère, exerçant des activités économiques au Tchad est tenue de respecter scrupuleusement les lois de la République ainsi que les décisions de justice.
En conséquence, les associés de la Société Soluxe Best Steel Company SARL lancent un appel solennel aux plus hautes autorités de la République, en particulier au Président de la République, garant du respect des institutions, afin que toutes les dispositions nécessaires soient prises pour faire appliquer la loi, restaurer les droits légitimes des associés et préserver la souveraineté judiciaire du Tchad.
Ils réaffirment leur attachement indéfectible à la justice, à la vérité et à l’État de droit, et se réservent le droit d’engager toute action nécessaire pour la défense de leurs intérêts légitimes.

Fait à N’Djaména, le 27 /03/__ 2025
Les Associés
Société Soluxe Best Steel Company SARL

Société :60 ans après, la CNPS face aux attentes des assurés

À l’occasion de son 60ᵉ anniversaire, la Caisse Nationale de Prévoyance Sociale (CNPS) a organisé, le 25 mars 2026 au CEFOD, une série d’activités marquées par des échanges francs sur les limites du système de protection sociale.

Lors de la cérémonie officielle, le président du Conseil d’administration, Bichara Doudoua, a reconnu les défis persistants auxquels l’institution est confrontée, tandis que la directrice générale, Rozy Mamaï, a appelé à une réforme en profondeur pour étendre la couverture sociale, notamment aux travailleurs du secteur informel.

Au cœur des discussions, plusieurs insuffisances ont été relevées par les participants, notamment les lenteurs administratives, l’accès difficile aux cartes d’assurés et la faiblesse des prestations sociales. Les allocations familiales, jugées en décalage avec le coût de la vie, ont suscité de nombreuses réactions.

Par ailleurs, la question du financement du système demeure préoccupante. Les experts pointent du doigt le travail non déclaré et la sous-déclaration des salaires, appelant à des mesures urgentes pour renforcer les contrôles, moderniser les outils de gestion et restaurer la confiance des usagers.

Créée en 1966, la CNPS, pilier de la protection sociale au Tchad, se trouve aujourd’hui à un tournant. Entre bilan et perspectives, l’institution est appelée à se réinventer pour répondre efficacement aux réalités socio-économiques du pays.

Guéra : Les fils du canton Dadjo Sud tournent la page des tensions et scellent la réconciliation

Une réconciliation jugée historique a été actée ce mercredi 25 mars 2026 à N’Djamena entre les fils du canton Dadjo Sud, dans la province du Guéra, mettant fin à plusieurs années de tensions liées à la désignation du chef de canton de Bardangal en 2019.

Le différend, qui avait opposé le colonel Annour Saad au général Abdoulaye Issakha Sarwal, avait profondément divisé la communauté, fragilisant la cohésion sociale et freinant les dynamiques de développement local.

La médiation conduite par le ministre des Armées, le général Issakha Maloua Djamous, et le PCA de la STE, Abdel-Nasser Garboa, a permis de rapprocher les positions des deux camps.

La rencontre, tenue au domicile de M. Garboa après la prière de 18 heures, a été marquée par des gestes de pardon mutuel et d’engagement en faveur de la paix.

Les différentes parties ont reconnu la nécessité de préserver l’unité et de privilégier le vivre-ensemble. Le chef de canton, le général Abdoulaye Issakha Sarwal, a réaffirmé sa volonté d’exercer ses fonctions dans un esprit d’équité et de rassemblement.

Cette réconciliation ouvre désormais une nouvelle ère pour le canton Dadjo Sud, fondée sur la stabilité, la cohésion sociale et les perspectives de développement.

Incendie à Dadjilé : des centaines de sinistrés lancent un appel à la solidarité

Un incendie d’une grande intensité a ravagé le village de Dadjilé, dans le département de Guéni, causant d’importants dégâts matériels et humains. Le bilan fait état de 55 familles touchées, 160 habitations détruites et plus de 560 personnes désormais sans abri.

Le sinistre a également entraîné des blessés ainsi que des pertes en vies humaines, plongeant les habitants dans une profonde détresse.

Face à cette situation critique, le comité de crise de l’Association des Jeunes pour le Développement de Guéni a lancé un appel pressant à la solidarité. Son coordinateur, MBAINDIGUIM Simon-Pierre, décrit une population démunie, confrontée à un manque de vivres, d’abris et de biens essentiels.

Malgré une première réponse humanitaire, les besoins restent importants et nécessitent une mobilisation accrue des autorités, des partenaires et des citoyens.

Une collecte de dons est prévue le samedi 28 mars 2026 à la Maison du quartier de Chagoua, près du marché Mbademta, afin de venir en aide aux victimes.

N’Djaména : Les habitants de Sadjere Boula lancent un appel aux autorités

Dans le quartier Sadjere Boula Ma Harouna, situé au carré 18 du 10ᵉ arrondissement de N’Djaména, les populations font face à de sérieuses difficultés, notamment en saison des pluies.

Les voies d’accès, devenues impraticables, compliquent le déplacement des habitants, des élèves et perturbent les activités quotidiennes. Une situation qui impacte directement les conditions de vie dans cette zone.

Face à ces contraintes, les riverains appellent à l’intervention des autorités communales, en particulier du maire du 10ᵉ arrondissement. Ils sollicitent le remblayage des routes avec du sable ainsi que l’installation d’un éclairage solaire afin d’améliorer la sécurité et la mobilité dans le quartier.

Les habitants espèrent une réponse rapide pour atténuer leurs difficultés au quotidien.