Baguirmi : la légitimité coutumière ne se décrète pas

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Dans la tradition dynastique du Baguirmi, l’autorité ne se conquiert pas par l’autoproclamation. Elle se transmet selon des règles, une filiation et un ordre coutumier dont nul ne peut s’affranchir tout en prétendant incarner la tradition.

C’est dans ce cadre que se situe la légitimité de Mbang Hadji Woli Mahamat, dont les soutiens revendiquent la continuité avec l’ordre dynastique et les principes coutumiers qui régissent l’autorité traditionnelle du Baguirmi.

Le titre de Mbang n’est pas une distinction que l’on s’attribue selon sa volonté. Il renvoie à une histoire, à une lignée et à un ensemble de règles coutumières. Dès lors, toute contestation de l’autorité du Mbang doit nécessairement être confrontée aux mêmes règles qui fondent la légitimité coutumière.

Une opinion personnelle peut être exprimée. Une revendication peut être formulée. Mais ni l’une ni l’autre ne suffit, à elle seule, à créer un droit coutumier ou à établir une nouvelle légitimité dynastique.

La véritable question n’est donc pas de savoir qui revendique le pouvoir traditionnel, mais qui peut légitimement s’en prévaloir au regard de l’histoire, de la filiation et des règles coutumières du Baguirmi.

À cet égard, les partisans de Mbang Hadji Woli Mahamat défendent une conception de l’autorité fondée sur la continuité dynastique et le respect des mécanismes traditionnels. Pour eux, remettre en cause cette autorité exige davantage qu’une déclaration : il faut démontrer, sur le terrain des règles coutumières, le fondement d’une telle contestation.

La tradition ne se réécrit pas au gré des ambitions. La légitimité coutumière ne s’improvise pas. Elle se fonde, se transmet et se reconnaît.

Klessoum : 150 détenus retrouvent la liberté grâce à la grâce présidentielle

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La maison d’arrêt de Klessoum a enregistré, ce mercredi 16 septembre 2026, la libération de 150 détenus, bénéficiaires d’une remise collective de peine.

La cérémonie marquant la mise en œuvre de cette mesure s’est déroulée en présence de la ministre de la Justice, Garde des Sceaux, Ndolenodji Alixe Naïmbaye.

La décision intervient dans le cadre de la grâce présidentielle accordée à l’occasion du 66ᵉ anniversaire de l’indépendance du Tchad. Elle permet aux détenus concernés de bénéficier d’une réduction de leur peine, conformément aux dispositions de la mesure présidentielle.

Football tchadien : le COST appelle les acteurs à mettre fin aux tensions

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Le Comité olympique et sportif tchadien (COST) sort de sa réserve. Dans un communiqué publié ce 16 septembre 2026, l’institution olympique appelle les différents acteurs du football tchadien à privilégier le calme, le dialogue et le respect des procédures face aux tensions qui traversent actuellement le secteur.

Le COST estime que les divergences en cours ne doivent pas prendre le pas sur l’intérêt général, notamment celui des sportifs et de la jeunesse tchadienne. Il exhorte les parties concernées à faire preuve de retenue et à éviter les prises de parole publiques susceptibles d’exacerber davantage la situation.

Pour le COST, les différends doivent être réglés dans le respect des textes en vigueur, des institutions compétentes et des mécanismes de recours prévus.

Tout en réaffirmant sa neutralité, le Comité olympique et sportif tchadien se dit disponible pour accompagner toute initiative visant à favoriser l’apaisement et à restaurer un climat serein au sein de la famille sportive tchadienne.

L’institution invite enfin les acteurs du football à privilégier le dialogue et la responsabilité afin de concentrer leurs efforts sur le développement et le rayonnement du sport national.

Affaire Miskine : la défense conteste la condamnation et saisit la Cour suprême

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Le dossier Abdoulaye Miskine connaît un nouveau développement. Condamné à 15 ans de réclusion par la chambre criminelle de la Cour d’appel de N’Djamena, le général centrafricain, de son vrai nom Martin Koumtanmadji, fait désormais l’objet d’un recours devant la Cour suprême.

Ses avocats ont annoncé, mardi 15 septembre 2026 à N’Djamena, avoir formé un pourvoi en cassation contre la décision rendue le 9 septembre dernier. Ils l’ont fait savoir lors d’une conférence de presse organisée dans les locaux de la Radio FM Liberté.

Pour la défense, plusieurs éléments du dossier restent contestables. Les avocats estiment notamment que les preuves retenues contre leur client ne suffisent pas à établir sa responsabilité dans les faits qui lui sont reprochés. Ils soutiennent également qu’Abdoulaye Miskine se trouvait à Lomé, au Togo, pendant la période concernée et non sur les lieux des faits.

Me Mogna Kembitiade, porte-parole du collectif, a rappelé que la procédure trouve son origine dans une plainte déposée le 8 juin 2020 par l’Association CASIDHO au nom de 29 personnes présentées comme victimes. Les faits évoqués remontent à 2001 et 2002.

La défense conteste également certains éléments liés à la constitution des parties civiles. Elle affirme que des interrogations subsistent notamment sur la situation et les documents produits par certaines personnes se présentant comme victimes.

Les avocats alertent sur son état de santé

En parallèle du recours judiciaire, les conseils d’Abdoulaye Miskine ont mis l’accent sur sa situation médicale. Détenu à la maison d’arrêt de Klessoum, il souffrirait, selon ses avocats, de plusieurs problèmes de santé, notamment des affections rénales, du diabète, de l’hypertension ainsi que des problèmes cardiaques et ophtalmologiques.

Le collectif appelle ainsi les autorités à prendre en considération son état de santé et ses conditions de détention, au nom de considérations humanitaires.

Les avocats précisent toutefois que cette démarche ne constitue pas, selon eux, une demande d’intervention de l’exécutif dans la procédure judiciaire.

De leur côté, les représentants des parties civiles ont également annoncé un pourvoi en cassation, notamment pour contester les montants retenus au titre des dommages-intérêts.

Le dossier se trouve désormais devant la Cour suprême, qui devra examiner les recours introduits par les différentes parties.

Le Général Idriss Dokony Adiker reconduit au Conseil exécutif de l’ISSA

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Le président du Comité olympique et sportif tchadien (COST), le Général Idriss Dokony Adiker, a été reconduit au Conseil exécutif de l’Islamic Solidarity Sports Association (ISSA) pour le mandat 2026-2029.

Cette reconduction est intervenue à l’issue de la 15ᵉ Assemblée générale de l’ISSA, tenue à Taïf, en Arabie saoudite. Le responsable tchadien représentera la région Afrique et Amérique latine au sein de l’instance, aux côtés de l’Égyptienne Aya Medany et de l’Algérien Yacine Louail.

Cette désignation traduit le renouvellement de la confiance des membres de l’ISSA et renforce la présence du Tchad dans les instances dirigeantes du mouvement sportif international.

L’Assemblée générale a également été marquée par un hommage rendu à la mémoire du Camerounais Hamad Kalkaba Malboum, ancien Senior Vice-Président de l’ISSA et figure majeure du sport africain. Le message d’hommage a été lu devant l’Assemblée par le Général Idriss Dokony Adiker.

À l’occasion de la cérémonie de reconnaissance du Conseil exécutif sortant, le président du COST a par ailleurs reçu un certificat d’appréciation de l’ISSA, saluant son engagement et sa contribution aux travaux de l’organisation.

Le nouveau Conseil exécutif pour la période 2026-2029 est présidé par le Prince Abdulaziz bin Turki Al Faisal Al Saud, avec notamment Nawal El Moutawakel à la vice-présidence pour l’Afrique et l’Amérique latine.

Cette reconduction permet au Tchad de maintenir sa représentation au sein de l’instance exécutive de l’ISSA et de poursuivre son engagement en faveur de la coopération sportive internationale.

Mao : une voiture termine dans un ravin au quartier Moto

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Une voiture a terminé sa course au fond d’un ravin dans le quartier Moto, à Mao, dans la province du Kanem. L’incident, rapporté ce samedi 12 septembre 2026, intervient à proximité d’une école, d’une voie de circulation et d’un cimetière.

Selon les informations disponibles, le véhicule aurait été stationné avant que son conducteur ne s’absente. À son retour, il aurait découvert la voiture au fond du ravin. Les circonstances exactes de l’incident restent à préciser.

La présence de ce ravin à proximité d’une zone fréquentée suscite des inquiétudes parmi les habitants. La circulation des véhicules, des motocyclistes et des piétons dans ce secteur, notamment aux abords de l’établissement scolaire, pose la question de la sécurisation des lieux.

Face à cette situation, une intervention des services compétents est attendue afin d’évaluer les risques et de prendre les mesures nécessaires pour sécuriser le ravin et ses alentours.

L’incident rappelle surtout la nécessité de renforcer les dispositifs de prévention dans les zones exposées à l’érosion, afin d’éviter qu’un accident matériel ne se transforme, à l’avenir, en drame humain.

Tchad: Les ex-travailleurs de BL Harbert International réclament leurs droits

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Le Comité de crise des ex-travailleurs de BL Harbert International a tenu, ce samedi 12 septembre 2026 à N’Djamena, un point de presse consacré à une revendication sociale qui, selon ses membres, dure depuis plus d’une décennie.

Les anciens travailleurs affirment avoir participé à la construction de l’Ambassade des États-Unis au Tchad, un chantier réalisé en deux ans et demi au lieu des cinq années initialement prévues. Ils dénoncent notamment de longues journées de travail, des heures supplémentaires et des prestations effectuées certains dimanches, sans règlement définitif de leurs droits.

Selon le Comité de crise, les démarches judiciaires ont débuté en 2016-2017 et ont abouti à une décision de justice rendue le 13 juin 2019 en leur faveur. Les représentants des ex-travailleurs affirment également qu’une grosse de cette décision a été retirée en janvier 2020 et remise dans le cadre du suivi de la procédure judiciaire.

Mis en place en 2025 pour relancer le dossier, le Comité de crise dit avoir multiplié les démarches auprès du ministère de la Justice. Il affirme avoir finalement reçu une note d’instruction l’invitant à constituer un avocat pour poursuivre la procédure, proposition qu’il dit avoir rejetée, estimant que Me Mbaigangnoun Athanase, leur conseil initial, demeure concerné par le dossier.

Les revendications portent notamment sur le paiement de la provision prévue par la décision judiciaire, la clarification du montant retenu dans l’arrêt de la Cour d’appel n°069/2024 du 4 octobre 2024, le règlement des droits sociaux et dommages-intérêts, ainsi que le paiement des primes de fin de chantier.

Face à l’absence de règlement, les ex-travailleurs demandent l’implication directe de l’Ambassadeur des États-Unis au Tchad et annoncent un délai d’une semaine pour obtenir une réponse à leurs revendications.

Le Comité de crise affirme toutefois privilégier le dialogue et se dit disposé à parvenir à une solution « franche, constructive et responsable » afin de mettre un terme définitif à ce contentieux.

FNJOE 2026 : les préparatifs s’intensifient à Sarh

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Une séance de concertation s’est tenue ce vendredi 11 septembre 2026 au Palais des Arts et de la Culture Ngarta Tombalbaye de Sarh, dans le cadre des préparatifs du Forum national des jeunes opérateurs économiques (FNJOE 2026), prévu du 1er au 3 octobre prochain.

La rencontre a réuni plusieurs responsables provinciaux, dont les Délégués du Commerce et de l’Industrie, de la Jeunesse et des Sports, ainsi que les Chefs d’antenne de l’ANIE et de l’ONAPE. Les échanges ont porté sur l’état d’avancement des préparatifs et la mobilisation des acteurs.

Saluant les efforts organisationnels, le Délégué provincial du Commerce et de l’Industrie, M. Haroune Ousmane, a appelé à une synergie d’action et à une forte mobilisation, gages de la réussite de ce rendez-vous inédit pour la province du Moyen-Chari.

Pour son homologue de la Jeunesse et des Sports, M. Bassou Serge Rakhis, ce forum constitue une véritable rampe de lancement pour les jeunes, en leur ouvrant de nouvelles perspectives et opportunités.

À l’issue des échanges, les participants ont exprimé leur satisfaction quant à l’évolution des préparatifs et leur confiance dans la capacité des différentes parties prenantes à relever les derniers défis organisationnels. Une dynamique collective qui témoigne de l’engouement suscité par ce rendez-vous et laisse augurer d’une forte mobilisation pour une première édition à la hauteur des ambitions du FNJOE 2026.

Tchad-Russie : des experts russes reçus à l’ambassade du Tchad

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Une délégation de cinq experts russes spécialisés dans le domaine de la souveraineté des télécommunications a été reçue ce jeudi à l’ambassade du Tchad en Fédération de Russie.

Conduite dans le cadre d’une visite de travail, la délégation a échangé avec l’Ambassadeur du Tchad en Russie, S.E. Mahamoud Adam Bechir, sur les perspectives de coopération dans le secteur des télécommunications.

Les discussions ont notamment porté sur la souveraineté numérique, un enjeu stratégique pour le Tchad, ainsi que sur les possibilités de renforcer l’expertise et les capacités nationales dans ce domaine.

Adré : L’effondrement d’une antenne de télécommunication fait deux blessés graves

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Une antenne de télécommunication s’est effondrée dans une zone résidentielle à Adré, dans l’est du Tchad, provoquant d’importants dégâts matériels et faisant deux blessés graves, rapporte Le Sahel.

La structure métallique a chuté sur plusieurs habitations, causant des destructions et laissant plusieurs familles sans logement. L’incident a également suscité la panique parmi les habitants du secteur.

Les causes de l’effondrement ne sont pas encore connues. Les circonstances exactes de l’accident devraient être déterminées à l’issue d’une enquête technique.

Cet accident remet au premier plan la question de la sécurité des antennes de télécommunication installées à proximité des habitations. Les populations demandent aux autorités de procéder à une inspection des infrastructures similaires afin de prévenir d’éventuels accidents.

La priorité reste désormais la prise en charge des blessés et des familles affectées, ainsi que l’établissement des responsabilités liées à cet effondrement.