Golfe : plusieurs États arabes auraient rejeté une proposition de coalition militaire contre l’Iran

Selon des informations rapportées par Bloomberg, le président des Émirats arabes unis, Mohammed ben Zayed Al Nahyane, aurait engagé des consultations avec les dirigeants de l’Arabie saoudite, du Qatar, du Koweït et du Bahreïn dans l’optique de mettre en place une coalition militaire contre l’Iran.
D’après le média américain, les États sollicités auraient refusé de s’associer à une telle initiative, privilégiant une approche visant à éviter une escalade susceptible de transformer les tensions actuelles en conflit régional majeur.
Cette prise de position traduirait les réticences des monarchies du Golfe à s’engager dans une confrontation directe avec Téhéran et placerait davantage Mohammed ben Zayed dans une posture diplomatique isolée sur cette question sensible.

#Tchad : lancement officiel de la plateforme numérique du Journal officiel

Le Premier ministre tchadien, Allah-Maye Halina, a présidé ce mercredi 14 mai 2026, au ministère des Affaires étrangères, la cérémonie de lancement officiel de la plateforme numérique du Journal officiel de la République du Tchad.

La cérémonie s’est déroulée en présence du président de l’Assemblée nationale, Ali Kolotou Tchaïmi, de la Secrétaire générale du Gouvernement, Dr Ramatou Mahamat Houtouin, ainsi que de plusieurs membres du gouvernement, responsables administratifs et partenaires institutionnels.

Cette nouvelle plateforme numérique vise à faciliter l’accès aux informations officielles de l’État tchadien. Elle permettra aux citoyens, chercheurs, étudiants et professionnels de consulter plus aisément les archives et publications officielles, depuis l’indépendance du pays jusqu’à aujourd’hui.

Le portail centralisera notamment les éditions du Journal officiel, les appels d’offres publics, les décrets, les nominations ainsi que plusieurs documents administratifs et juridiques d’intérêt national.

Dans son allocution, le chef du gouvernement a affirmé que la modernisation de l’administration publique doit se traduire par des actions concrètes afin de rendre l’État plus accessible, plus transparent et plus efficace au service des citoyens tchadiens, où qu’ils se trouvent.

Ce lancement s’inscrit dans la dynamique de transformation numérique engagée par les autorités tchadiennes pour renforcer la gouvernance, améliorer la conservation des archives administratives et consolider les institutions de la République.

#N’Djamena : les autorités renforcent l’encadrement du transport urbain

La Commune de la Ville de N’Djamena, à travers le Conseil Mixte de Pilotage des Transports Urbains (CMPTU), a annoncé l’entrée en vigueur de nouvelles mesures réglementaires destinées à mieux organiser le secteur du transport urbain dans la capitale.

Conformément à l’Arrêté conjoint N°01/PR/PM/MTACMN/MSPI/2025, les conducteurs de mototaxis, taxis et mini-bus disposent d’un délai de 60 jours pour se conformer aux nouvelles exigences administratives et techniques.

Les principales dispositions portent notamment sur l’obtention d’un agrément de transport, l’enrôlement auprès du CMPTU avec attribution d’un numéro d’identification, ainsi que la mise en conformité des véhicules selon les normes définies par les autorités, notamment en matière de couleurs et de signalisation.

Le texte rend également obligatoire le port du casque de sécurité pour les conducteurs de mototaxis.

Toutefois, la note ne précise pas clairement la situation des motocyclettes privées non affectées au transport public urbain. Cette absence de clarification suscite des interrogations chez certains usagers, qui redoutent d’éventuelles confusions lors des opérations de contrôle.
À l’issue du délai accordé, des contrôles seront menés par des forces mixtes de sécurité afin de veiller au respect des nouvelles dispositions. Les autorités préviennent que des sanctions seront appliquées en cas de non-conformité.

Le nom « Kanuri » au cœur des traditions du bassin du lac Tchad

Dans le bassin du lac Tchad, plusieurs traditions orales tentent d’expliquer l’origine du nom « Kanuri », associé à l’un des peuples les plus influents de la région.

Selon certains récits populaires, le mot « Kanuri » serait issu de la combinaison de deux termes : « ka », interprété comme un bâton, et « nuri », assimilé à la lumière. Cette expression symbolique ferait référence au mode de vie pastoral des ancêtres kanuri, connus pour leurs activités d’élevage.

À l’époque, les éleveurs parcouraient de longues distances avec leurs troupeaux de bovins et de moutons, munis de bâtons servant à guider et protéger les animaux. Les traditions racontent également que les communautés voisines auraient distingué les Kanuri par certaines particularités physiques et culturelles, d’où cette appellation devenue progressivement identitaire.

Au fil des siècles, le terme « Kanuri » s’est largement répandu dans les échanges entre les peuples du Sahel et du bassin du lac Tchad. Plusieurs communautés de la région utilisaient aussi d’autres appellations pour désigner ce peuple, selon les langues et les contextes culturels.

Malgré ces récits transmis de génération en génération, les historiens et linguistes rappellent que l’origine exacte du nom « Kanuri » reste encore débattue et ne repose pas sur un consensus scientifique clairement établi.

#N’Djaména :Des centres culturels rénovés grâce à la coopération allemande

Plusieurs centres culturels de la capitale tchadienne connaissent une nouvelle dynamique grâce à l’appui de la coopération allemande, qui a soutenu un vaste programme de réhabilitation et d’équipement au profit des communautés locales.

Selon les responsables du projet, neuf centres culturels ont été renforcés avec de nouveaux équipements techniques destinés aux activités culturelles et éducatives. Des solutions énergétiques solaires ainsi que des générateurs ont également été installés afin d’assurer la continuité des activités dans ces espaces.

Le programme a par ailleurs permis la réhabilitation complète de cinq centres culturels, accompagnés d’un appui à la programmation culturelle et artistique.

Ces infrastructures rénovées offrent désormais aux jeunes des espaces plus adaptés pour apprendre, créer, échanger et promouvoir leurs talents à travers diverses activités culturelles.
Les initiateurs du projet indiquent que la fréquentation des centres concernés a enregistré une hausse de plus de 25 %, traduisant un regain d’intérêt des populations pour ces lieux de rencontre et d’expression culturelle.

À travers cette initiative, la coopération allemande entend contribuer au renforcement de la cohésion sociale, à la promotion de la culture et à l’épanouissement de la jeunesse à N’Djaména.

Ouganda : un homme présumé mort réapparaît après son enterrement

Une vive confusion a gagné la localité de Masindi, dans le centre de l’Ouganda, après la réapparition d’un homme que sa famille avait déjà inhumé, le croyant décédé.

Selon le Daily Monitor, il s’agit de Godwin Baguma, originaire de Kijana wa Kijura, porté disparu depuis plusieurs semaines. Sa famille, qui faisait état de troubles mentaux, avait signalé sa disparition.

Le week-end dernier, la police a découvert un corps en état de décomposition dans un champ de canne à sucre à Kisanja. Après transfert à la morgue de l’hôpital de Masindi, les proches du disparu ont été invités à procéder à l’identification.

Estimant qu’il s’agissait de leur parent, ils ont organisé les funérailles. Cependant, quelques heures après l’inhumation, l’homme est réapparu vivant, provoquant la stupeur générale.

Une enquête a été ouverte pour éclaircir les circonstances de cette erreur d’identification.

BBC

🇹🇩 #Salamat :Célébration de la Journée mondiale de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge à Bahr Azoum

Le Secrétaire général du département du Bahr Azoum, M. Djido Ali Abatcha, a présidé ce jour la cérémonie commémorative de la Journée mondiale de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge, célébrée chaque année le 8 mai en hommage à Henry Dunant, fondateur du Mouvement international de la Croix-Rouge.

Cette journée a été l’occasion de rendre hommage aux millions de volontaires et d’acteurs humanitaires qui œuvrent à travers le monde pour soulager les souffrances humaines, promouvoir la dignité et porter assistance aux populations vulnérables, sans distinction de race, de religion, de sexe ou d’appartenance sociale.

Dans son intervention, il a été souligné que la Croix-Rouge tchadienne demeure, dans la province du Salamat, un partenaire stratégique du système de santé. Son engagement aux côtés des services sanitaires se manifeste notamment dans la prévention des maladies, la promotion de l’hygiène, la vaccination, la sensibilisation communautaire ainsi que la réponse aux urgences sanitaires et humanitaires.

Les autorités ont également rappelé que les nombreux défis sanitaires auxquels sont confrontées les communautés, notamment les épidémies, les catastrophes naturelles, le manque d’accès aux soins et les conséquences des crises humanitaires, exigent une mobilisation collective et permanente.

Un vibrant hommage a enfin été rendu aux volontaires de la Croix-Rouge qui consacrent leur temps, leur énergie et parfois leur sécurité personnelle au service des populations vulnérables et au sauvetage des vies humaines dans des conditions souvent difficiles.

Tchad : Wakit Tama appelle à une mobilisation populaire contre « la dérive autoritaire »

À l’approche de la mobilisation populaire et pacifique prévue le 16 mai 2026, le mouvement Wakit Tama, section politique, a animé un point de presse au cours duquel il a dénoncé ce qu’il qualifie de « dérive dictatoriale » du régime du président Mahamat Idriss Déby Itno.

Dans sa déclaration, le mouvement a salué le travail des journalistes tchadiens, qu’il considère comme « un rempart contre l’oubli et le mensonge », malgré un contexte marqué, selon lui, par « les pressions, intimidations et la répression ».

Le porte-parole de Wakit Tama, Abdelazim Mht Abakar, a affirmé que cette rencontre visait à alerter l’opinion nationale et internationale sur « la gravité de la crise politique » que traverse actuellement le Tchad.

Le mouvement est revenu sur l’arrestation de huit responsables politiques de la coalition GCAP, dénonçant leur récente condamnation à huit ans de prison. Une décision qualifiée de « scandaleuse » par Wakit Tama, qui estime que la justice tchadienne est devenue « une arme au service du pouvoir ».

Les responsables du mouvement ont également réclamé la libération « totale et sans condition » des prisonniers politiques, notamment celle de l’ancien Premier ministre Succès Masra ainsi que des détenus d’opinion.

Dans son intervention, Wakit Tama a aussi dénoncé le silence des organisations de défense des droits humains et de plusieurs partenaires internationaux face aux violations présumées des libertés fondamentales au Tchad.

« Le peuple tchadien ne demande ni privilège ni faveur. Il exige la justice, la liberté, la dignité et le respect des droits humains », a déclaré le porte-parole du mouvement.

Enfin, Wakit Tama a réaffirmé son appel à une mobilisation populaire le 16 mai prochain, affirmant que « le peuple tchadien fera entendre sa voix contre l’injustice, la peur et la confiscation des libertés ».

🇹🇩 #Santé:Le Tchad intensifie la sensibilisation pour l’éradication de la poliomyélite

La Maison des Médias de N’Djamena a servi de cadre, ce mercredi 13 mai 2026, à un Café de presse consacré à la lutte contre la poliomyélite au Tchad. L’initiative est portée par le Ministère de la Communication, en collaboration avec le Ministère de la Santé Publique, l’UNICEF et l’Union des Journalistes du Tchad (UJT).

Cette rencontre avec les professionnels des médias a permis de faire le point sur les avancées des campagnes de vaccination contre la polio, ainsi que sur les défis qui freinent encore l’éradication complète de la maladie, notamment la désinformation et certaines résistances communautaires.

Au cours des échanges, les intervenants ont mis en avant le rôle stratégique des médias, des leaders communautaires et des femmes dans la diffusion d’informations fiables et dans la mobilisation des populations en faveur de la vaccination des enfants.

Selon les données présentées, le Tchad a enregistré 362 cas de poliovirus variants depuis 2019. Les responsables sanitaires ont insisté sur la nécessité de renforcer la sensibilisation et l’engagement communautaire afin d’atteindre l’objectif d’élimination totale de la poliomyélite.

Les organisateurs ont rappelé qu’une mobilisation collective, soutenue par une communication crédible et accessible, demeure indispensable pour protéger les enfants et mettre définitivement fin à la circulation du virus au Tchad.

Mali–France :Nouvelle passe d’armes entre Choguel Maïga et Emmanuel Macron sur le retrait des forces françaises

Les relations déjà tendues entre Bamako et Paris connaissent un nouvel épisode de crispation diplomatique. L’ancien Premier ministre malien Choguel Kokalla Maïga a vivement réagi aux propos du président français Emmanuel Macron, tenus lors du sommet Africa Forward Summit à Nairobi.

Dans une déclaration publiée à Bamako, Choguel Maïga rejette ce qu’il qualifie de tentative de « réécriture de l’histoire » concernant le départ des forces françaises du Mali en 2021. Il estime que les analyses du chef de l’État français ne reflètent pas les réalités politiques et sécuritaires ayant conduit à la rupture entre les deux pays.

L’ancien chef du gouvernement malien revient sur les étapes clés de cette crise, rappelant la transition politique ouverte en 2020 et les tensions apparues après les événements de mai 2021. Selon lui, plusieurs divergences majeures ont progressivement fragilisé la coopération entre Bamako et Paris.

Parmi les points de rupture évoqués figurent notamment la présence de la force Takuba, les désaccords autour du G5 Sahel, ainsi que la décision du retrait des forces françaises, que Bamako affirme avoir découverte sans concertation préalable.

Dans son argumentaire, Choguel Maïga défend la ligne souverainiste des autorités de transition et soutient que le Mali a fait le choix de reprendre pleinement le contrôle de ses décisions stratégiques. Il affirme ainsi que le pays a « retrouvé sa souveraineté et sa dignité » au sein d’un nouvel équilibre régional incarné par l’Alliance des États du Sahel (AES).

Cette nouvelle sortie met en lumière la persistance des tensions entre les deux capitales, dans un contexte où les équilibres sécuritaires et diplomatiques au Sahel continuent de se redessiner.