Tchad : Les soutiens de Yaya Dillo Djerou portent leur revendication de justice à l’Assemblée nationale française

Les soutiens de feu Yaya Dillo Djerou ont tenu une conférence de presse à l’Assemblée nationale française pour réclamer vérité, justice et mémoire autour de la disparition de leur leader.

À cette occasion, ils ont salué le soutien du député de La France insoumise, Aurélien Taché, dont l’engagement à leurs côtés se poursuit depuis près de deux ans.

Les participants ont réaffirmé leur volonté d’explorer toutes les voies légales, au Tchad comme à l’international, afin que les personnes qu’ils considèrent comme responsables puissent répondre de leurs actes devant une juridiction indépendante et impartiale.

Ils ont également rendu hommage à Yaya Dillo Djerou et aux autres personnes tuées à ses côtés, tout en réaffirmant leur détermination à poursuivre leur combat pour la vérité, la justice et la mémoire.

« Un autre Tchad est possible », ont-ils déclaré, en appelant à un pays fondé sur la justice sociale, l’équité, l’égalité et la dignité de chaque citoyen.

TCHAD : Le Directeur régional de l’UNICEF plaide pour les enfants les plus vulnérables, la vaccination et l’engagement des jeunes

Du 26 août au 1er septembre 2026, Gilles Fagninou, Directeur régional de l’UNICEF pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre, a effectué une visite officielle au Tchad pour porter un plaidoyer de haut niveau en faveur de la vaccination et des droits de l’enfant.

Sa visite a été marquée par des rencontres avec les autorités au plus haut niveau, les partenaires y compris les communautés et les jeunes, et des déplacements de terrain.

De N’Djamena à Adré à la frontière soudanaise, cette mission a permis de mettre en lumière les défis auxquels font face les enfants les plus vulnérables, tout en soulignant les progrès réalisés grâce aux efforts conjoints du Gouvernement du Tchad et ses partenaires dont l’UNICEF, ainsi que des communautés, y compris les adolescents et jeunes.

Dans l’est du pays, où le Tchad continue d’accueillir des centaines de milliers de réfugiés fuyant le conflit au Soudan, Gilles Fagninou s’est rendu à Adré pour observer les interventions humanitaires mises en place en faveur des enfants et des familles affectés.

Au point humanitaire à la frontière, il a visité les services de préenregistrement et d’orientation, ainsi que certains dispositifs mis en place par l’UNICEF et ses partenaires, comme un espace ami des enfants mobile, une salle d’écoute pour la prise en charge psychosociale et l’orientation vers les structures sanitaires, et un point d’approvisionnement en eau pour les réfugiés et populations hôtes. Il a également pu échanger avec des personnes nouvellement arrivées, avant de rencontrer les équipes de l’UNICEF travaillant dans l’est du pays.

Ces étapes ont rappelé l’importance d’une réponse humanitaire permettant à la fois de répondre aux besoins urgents des populations notamment en matière de protection, santé, bien-être psychosocial et dignité des enfants et des femmes affectés par la crise, tout en soutenant la résilience des communautés hôtes et des populations réfugiées.

À N’Djamena, la mobilisation communautaire, y compris des adolescents et jeunes, contre le choléra a également figuré parmi les temps forts de la mission. Dans le quartier de Chagoua, Gilles Fagninou a échangé avec des adolescents et jeunes engagés, notamment les Super Banat et les U-Reporters, qui contribuent activement à sensibiliser les populations sur le terrain et en ligne aux mesures de prévention.

Il a également rencontré des leaders religieux et traditionnels dont l’engagement est essentiel pour renforcer la confiance des populations et promouvoir des comportements protecteurs. Le Directeur régional a aussi rencontré les équipes de l’UNICEF afin d’échanger sur les priorités stratégiques, les défis opérationnels et les perspectives de financement dans un contexte marqué par des besoins humanitaires croissants.

Le point culminant de la visite est intervenu le 31 août, avec la participation du Directeur régional à une délégation de haut niveau réunissant les principaux partenaires mondiaux de la vaccination et de l’Initiative mondiale pour l’éradication de la poliomyélite notamment l’UNICEF, l’Organisation mondiale de la santé, la Fondation Gates, Gavi l’alliance pour le vaccin, le Rotary international et CDC Africa, ainsi que la Fondation Aliko Dangote.

Reçue par le Président de la République du Tchad, le Maréchal Mahamat Idriss Déby Itno, Chef de l’Etat, la délégation a salué les progrès enregistrés par le Tchad au cours des dernières années dans la vaccination des enfants et la lutte contre la poliomyélite.

L’audience a été suivie d’une cérémonie de haut niveau au cours de laquelle le Président s’est vu décerner le titre de Champion de la vaccination et de l’éradication de la polio dans le bassin du Lac Tchad, pour reconnaître le leadership et encourager l’accélération des efforts du Tchad dans ce domaine, notamment en faveur des enfants « zéro dose » (qui n’ont jamais reçu de vaccin) ainsi que des enfants vivant dans les zones frontalières ou difficiles d’accès.

Au terme de cette visite, Gilles Fagninou a réaffirmé l’importance de placer les enfants au cœur des politiques publiques et des interventions humanitaires. Il a salué l’engagement des autorités tchadiennes au plus haut niveau, des partenaires, des communautés, des jeunes et des équipes de l’UNICEF, qui œuvrent chaque jour pour garantir à chaque enfant son droit à la santé, à la protection, à l’éducation et à un avenir meilleur.

Investir dans les enfants et les adolescents est le moyen le plus sûr de construire un avenir plus juste, plus résilient et plus prospère pour le Tchad.

Médias : Les faîtières de la presse privée exigent le paiement de deux ans d’aide à la presse

La tension monte dans le secteur de la presse privée tchadienne. Quatre organisations professionnelles réclament le règlement, dans les meilleurs délais, de l’aide à la presse accumulée au titre des deux dernières années.

Dans un communiqué conjoint publié ce mercredi 9 septembre 2026 à N’Djaména, l’Union des Radios Privées du Tchad (URPT), le Patronat de la Presse Tchadienne (PPT), l’Association des Médias en Ligne du Tchad (AMET) et l’Association des Éditeurs de la Presse Privée du Tchad (AEPT) alertent sur la situation économique préoccupante des médias privés.

Les signataires invoquent notamment la loi n°29/PR/94 du 22 août 1994 et le décret n°414/MR/MMC/99 du 5 octobre 1999, qui encadrent le Fonds d’aide à la presse. Ils demandent aux autorités de respecter ces dispositions et d’assurer le versement régulier de la subvention.

Au-delà du paiement de l’aide, les organisations appellent également à renforcer l’accompagnement des médias privés, améliorer les conditions de travail des journalistes et instaurer un dialogue permanent entre les pouvoirs publics et les professionnels de la presse.

Elles rappellent par ailleurs les engagements annoncés par le Président de la République lors de ses échanges avec les médias et attendent désormais des mesures concrètes du gouvernement.

Faute de réponse à leurs revendications, les quatre organisations n’excluent pas des actions collectives, notamment des journées sans presse, dans le respect des lois en vigueur. Elles disent toutefois privilégier le dialogue et la concertation pour parvenir à une solution durable.

Tchad – Éducation : les lauréats des écoles professionnelles réclament leur intégration

Les lauréats de l’ENIB, du CAP-CEG, de l’ENS et du DIPET interpellent le Gouvernement sur le retard dans la publication de leurs arrêtés d’intégration à la Fonction publique.

Lors d’un point de presse tenu ce mercredi 9 septembre 2026 à l’École FDAR de N’Djamena, le porte-parole du Collectif des Lauréats des Écoles Professionnelles de l’Éducation, Dieudonné Kongdi Ndaigue Azor, a exprimé l’exaspération des diplômés, qui attendent depuis la fin de leur formation et la proclamation des résultats leurs actes officiels d’intégration.

Selon le Collectif, ce retard plonge des centaines de jeunes diplômés dans la précarité, alors que le système éducatif tchadien fait face à un manque important d’enseignants. Il rappelle que ces lauréats ont été formés pour répondre aux besoins du secteur éducatif.

Le Collectif appelle ainsi le Gouvernement à publier les arrêtés d’intégration dans les meilleurs délais. Il invite également ses membres à rester mobilisés, annonçant de possibles actions dans les prochains jours pour faire aboutir leurs revendications.

Tout en se disant ouvert au dialogue avec les ministères de la Fonction publique et de l’Éducation nationale, le Collectif exige une réponse « rapide et concrète » des autorités.

Alphabétisation : le Tchad face à de nombreux défis

À l’occasion de la Journée internationale de l’alphabétisation, célébrée ce 8 septembre, le Directeur général du Centre national des curricula (CNC), Dr Ali Koré, a fait le point sur la situation de l’alphabétisation au Tchad.

Selon lui, près de 3 000 personnes sont actuellement inscrites dans les centres d’alphabétisation, dont 60 % de femmes, tandis que plus de 140 000 personnes ont déjà bénéficié de ces programmes.

Malgré ces avancées, le pays reste confronté à un taux d’analphabétisme élevé, estimé entre 75 % et 77 %. Les zones rurales sont particulièrement touchées en raison du manque d’infrastructures, de salles de classe, d’enseignants et de matériels pédagogiques.

La question linguistique constitue également un obstacle. Dr Ali Koré estime que l’alphabétisation serait plus efficace si les supports pédagogiques étaient davantage disponibles dans les langues locales, largement utilisées dans les communautés rurales.

Le CNC participe à l’élaboration des programmes, guides et supports pédagogiques destinés aux apprenants. Ces documents sont conçus, testés, corrigés et validés avant leur distribution dans les centres.

Le responsable du CNC encourage par ailleurs le recours aux nouvelles technologies pour favoriser l’auto-apprentissage. Selon lui, la forte utilisation des téléphones portables et l’essor de l’intelligence artificielle offrent de nouvelles possibilités pour apprendre à lire, écrire et compter, tout en maintenant le rôle essentiel des enseignants.

Au Tchad, l’alphabétisation demeure ainsi un enjeu majeur pour renforcer l’accès à l’éducation et favoriser l’autonomisation des populations, particulièrement en milieu rural.

Timor-Leste : l’éducation à la paix s’intègre progressivement dans le système scolaire national

Le Timor-Leste franchit une nouvelle étape dans l’intégration de l’éducation à la paix au sein de son système éducatif. À travers ses deux ministères en charge de l’éducation, le pays renforce les initiatives visant à promouvoir la paix, la cohésion sociale et la stabilité, avec l’appui de l’organisation HWPL.

Cette coopération, qui a débuté par la formation des éducateurs à la paix, s’étend désormais à l’élaboration de programmes universitaires et de manuels scolaires nationaux destinés aux élèves du primaire et du secondaire.

Une intégration dans l’enseignement supérieur

Le ministère de l’Enseignement supérieur, des Sciences et de la Culture a engagé plusieurs actions pour institutionnaliser l’éducation à la paix dans les établissements universitaires.

Depuis le lancement, en décembre 2023, d’un programme de formation destiné aux enseignants universitaires, l’éducation à la paix a été introduite dans 14 établissements d’enseignement supérieur, notamment à l’Université nationale du Timor-Leste (UNTL) et à l’Université de la Paix (UNPAZ).

Elle est désormais intégrée aussi bien dans certains programmes académiques que dans des activités extrascolaires. Des initiatives portées par les étudiants, notamment des concours de discours sur la paix et des échanges internationaux, viennent également renforcer cette dynamique.

Un manuel national consacré à la fraternité, à la morale et à l’éthique

La coopération s’est également élargie à l’enseignement secondaire. Le ministère de l’Éducation a lancé l’élaboration du manuel scolaire de niveau 9 consacré à la matière « Human Fraternity, Morals and Ethics » (HFME), soit « Fraternité humaine, morale et éthique ».

Dans le cadre de ce projet, le HWPL a été retenu comme partenaire de mise en œuvre. Le manuel vise notamment à intégrer les valeurs de paix, de respect mutuel, de coexistence et de responsabilité citoyenne dans le programme scolaire national.

Pour les acteurs impliqués, cette initiative représente une évolution importante : l’éducation à la paix ne se limite plus à des formations ou à des activités ponctuelles, mais commence à s’inscrire durablement dans le système éducatif public.

Des effets qui dépassent les salles de classe

Selon les témoignages recueillis auprès d’enseignants et d’étudiants, les enseignements dispensés contribuent également à faire évoluer les comportements et les relations au sein de la communauté universitaire.

Miguel Peregrina Fatima Martins Soares, maître de conférences adjoint à la Faculté des sciences sociales et humaines de l’Université de la Paix, estime que l’éducation à la paix constitue un outil essentiel pour transmettre les valeurs de paix aux générations futures. Il souligne notamment l’importance des exemples pratiques et des valeurs éthiques contenus dans le manuel et le programme développés conjointement.

De son côté, Adelino Zitu Ximenes, étudiant à l’UNPAZ, affirme que cette formation lui a permis de mieux comprendre l’importance de prendre soin des autres et de contribuer à la vie de la communauté.

À travers ces différentes initiatives, le Timor-Leste entend ainsi faire de l’éducation à la paix un élément durable de son système éducatif. De la formation des enseignants à la conception de manuels scolaires nationaux, cette coopération traduit une volonté d’ancrer les valeurs de paix et de coexistence dans la formation des futures générations.

Le CESCE et l’UNOSC-T unissent leurs efforts en faveur de la paix et du développement durable

Le Conseil économique, social, culturel et environnemental (CESCE) et l’Union nationale des organisations de la société civile et des associations du Tchad (UNOSC-T) renforcent leur coopération. Les deux structures ont signé, ce mardi 8 septembre 2026, à N’Djamena, un accord-cadre destiné à consolider la participation citoyenne et à accompagner les efforts de développement du pays.

Le protocole a été paraphé par le président du CESCE, Dr-Ing Ahmat Mbodou Mahamat, et le coordonnateur national de l’UNOSC-T, Mahamat Ahmat Younous. À travers cette entente, les deux parties souhaitent créer un cadre de collaboration autour de plusieurs priorités, notamment le dialogue citoyen, la paix, la cohésion sociale et le développement durable.

L’accord prévoit notamment une mutualisation des compétences et des expériences des deux organisations. L’objectif est de permettre une implication accrue des organisations de la société civile dans la conception et la mise en œuvre des programmes et projets de développement.

Pour le coordonnateur national de l’UNOSC-T, cette collaboration devrait contribuer à rapprocher davantage les pouvoirs publics, les populations et les partenaires au développement. Il a également mis en avant la nécessité de renforcer les capacités des organisations de la société civile afin qu’elles puissent jouer pleinement leur rôle dans le développement socio-économique du pays.

Le président du CESCE a, pour sa part, insisté sur la vocation de son institution à représenter les différentes composantes de la société tchadienne. Il a salué le potentiel de l’UNOSC-T, qui regroupe plus de 250 organisations adhérentes, estimant que cette collaboration peut favoriser une meilleure mobilisation citoyenne autour des priorités nationales.

Au-delà du cadre institutionnel, les deux partenaires entendent faire de la paix, de la sécurité et du vivre-ensemble des leviers essentiels du développement. L’accord signé devrait ainsi servir de base à de futures initiatives conjointes en faveur d’un développement plus inclusif et d’une meilleure implication de la société civile.

La cérémonie de signature a réuni des Conseillers de la République, le Secrétaire général du CESCE, des collaborateurs du président ainsi que plusieurs représentants de l’UNOSC-T.

🇹🇩 #Société: Monsieur Mahamat Issa Dahalop, artiste-comédien, dénonce le manque de soutien aux professionnels de la culture

L’équipe du journal Tachad.com a accordé, ce mardi 8 septembre 2026, une interview à Monsieur Mahamat Issa Dahalop, artiste-comédien, scénariste, journaliste et promoteur du journal Güera Médias. Il est également coordonnateur du Groupe Dago Yakhouba pour la culture, le social et le sport.

Au cours de cet entretien, réalisé au siège de sa structure, situé dans le 3ᵉ arrondissement de N’Djamena, Monsieur Mahamat Issa Dahalop est revenu sur son parcours artistique et professionnel, ainsi que sur les difficultés rencontrées au cours de sa carrière.

Il a notamment déploré le manque de soutien du ministère du Développement touristique, de la Culture et de l’Artisanat envers les artistes tchadiens. Il a également évoqué sa prochaine participation à un concours au Burkina Faso, où il est appelé à représenter le Tchad, tout en regrettant l’absence, selon lui, d’un accompagnement du ministère de tutelle.

Monsieur Mahamat Issa Dahalop a par ailleurs dénoncé ce qu’il considère comme un manque de considération envers les professionnels des médias et les artistes expérimentés lors de certaines activités publiques.

Selon lui, le ministère en charge de la Culture accorderait davantage de visibilité aux TikTokeurs et influenceurs, au détriment des professionnels des médias et des artistes expérimentés.

#Sport : onze athlètes tchadiens bénéficient de bourses olympiques

Le Comité Olympique et Sportif Tchadien (COST) a officiellement présenté les bourses olympiques accordées à onze athlètes tchadiens issus de cinq fédérations sportives nationales. Cette initiative vise à renforcer leur préparation et à améliorer leurs performances dans les compétitions internationales.

Les bénéficiaires sont issus des fédérations tchadiennes d’Athlétisme, de Gymnastique, de Taekwondo, de Tir à l’Arc et de Tennis de Table. Selon le président du COST, ces bourses constituent un soutien important dans la préparation des sportifs tchadiens aux échéances internationales.

Dans le domaine de l’athlétisme, trois sportifs ont été retenus : Betoudji Valentin, spécialiste du marathon, Mingueyam Esther, engagée sur 200 et 400 mètres, et Sani Ibrahim, spécialiste des courses de haies. Esther poursuit sa préparation au Centre international de développement de l’athlétisme de Dakar, tandis que Sani Ibrahim se prépare à Jos, au Nigeria.

La gymnastique compte cinq bénéficiaires : Achta, Cécilia, Founaya, Anne-Marie et Bonte. Le taekwondo est représenté par Betel Casimir, tandis que Madaye Israel bénéficie d’un accompagnement en tir à l’arc et doit poursuivre sa préparation au Centre Brion de tir à l’arc, en France. En tennis de table, le jeune pongiste Tidiane Putola, évoluant également en France, figure parmi les bénéficiaires.

Un accompagnement destiné à la préparation

Les ressources accordées dans le cadre de ces bourses sont destinées notamment à l’encadrement technique, aux entraînements, à la préparation physique et médicale, aux équipements ainsi qu’à la participation aux compétitions qualificatives.

S’adressant aux athlètes, le président du COST a souligné que ces bourses représentent à la fois une marque de confiance et une responsabilité. Il les a appelés à faire preuve de rigueur, d’assiduité, de discipline et à respecter l’éthique sportive ainsi que les règles de lutte contre le dopage.

Le COST entend également assurer un suivi régulier de l’utilisation des fonds et de l’évolution des performances des bénéficiaires. Les fédérations devront notamment disposer de programmes de préparation, d’objectifs de performance, de calendriers de compétitions et de rapports techniques et financiers.

La poursuite de l’accompagnement dépendra du respect des engagements, de la qualité de la gestion des ressources et des résultats obtenus, précise le président du COST.

Cap sur les prochaines échéances

À travers ce dispositif, le Comité Olympique et Sportif Tchadien ambitionne de contribuer à l’émergence d’une élite sportive tchadienne compétitive et disciplinée. Les Jeux Olympiques de la Jeunesse de Dakar 2026, les Jeux Olympiques de Los Angeles 2028 ainsi que les autres compétitions continentales et internationales figurent parmi les principales échéances citées.

Le président du COST a enfin exhorté les athlètes à transformer cette opportunité en performances et à représenter dignement les couleurs nationales sur la scène internationale.

La FTHB veut installer l’haltérophilie et le bodybuilding dans le paysage sportif tchadienHaltérophilie et bodybuilding : la FTHB dévoile sa feuille de route

La Fédération tchadienne d’haltérophilie et de bodybuilding (FTHB) fait ses premiers pas officiels. Ce dimanche 6 septembre 2026 à N’Djamena, son président, Abakar Mahamat Abdelkader, a présenté les ambitions et les premières activités de la nouvelle structure lors d’un point de presse.

Reconnaue par l’instance internationale de tutelle, la FTHB entend désormais travailler à la structuration de ces disciplines au Tchad. La détection des jeunes talents, leur accompagnement et l’amélioration de l’encadrement technique figurent parmi les principaux axes annoncés.

La fédération veut rapidement passer aux compétitions. Elle prévoit d’organiser les 26 et 27 septembre prochains son premier championnat national d’haltérophilie et de bodybuilding. Une étape qui doit servir de cadre à l’identification des meilleurs athlètes appelés à représenter le pays.

Sur le plan international, le Tchad devrait prendre part pour la première fois au Championnat d’Afrique de bodybuilding, prévu du 5 au 8 novembre 2026 et réunissant 17 pays africains.

À travers cette nouvelle dynamique, la FTHB affiche l’ambition de bâtir une équipe nationale capable de rivaliser sur la scène continentale. Elle appelle ainsi les autorités publiques, les acteurs du sport, les entreprises, sponsors, médias et autres partenaires à accompagner cette nouvelle aventure sportive.