Sécurité publique : Ali Ahmat Aghabache renforce la cohésion des forces de sécurité intérieure

Le ministre de la Sécurité publique et de l’Immigration, le général de corps d’armée Ali Ahmat Aghabache, a effectué ce vendredi 19 juin 2026 une visite de travail à la Direction générale de la Gendarmerie nationale afin de renforcer la coordination entre les forces de sécurité intérieure et d’apporter des réponses aux défis opérationnels auxquels elles sont confrontées.

Accueilli avec les honneurs militaires par le directeur général de la Gendarmerie nationale, le général de division Djiddo Mahamat Haggar, le ministre a échangé avec le haut commandement de l’institution sur les enjeux sécuritaires actuels et les besoins de la Gendarmerie.

Au cours des discussions, les responsables ont souligné plusieurs difficultés, notamment l’insuffisance des effectifs, le manque de moyens logistiques, les problèmes d’approvisionnement en carburant, ainsi que les besoins en formation continue, en avancement de carrière et en amélioration des conditions sociales du personnel.

Dans son intervention, le ministre Ali Ahmat Aghabache a salué le professionnalisme et l’engagement des forces de sécurité intérieure. Il a rappelé que leur mission s’inscrit dans la vision du président de la République, Mahamat Idriss Déby Itno, visant à bâtir des institutions de sécurité plus performantes, plus proches des citoyens et davantage opérationnelles.

Le membre du gouvernement a également insisté sur le respect de la discipline, de l’éthique professionnelle et du devoir de réserve. Il a appelé les gendarmes à faire preuve de responsabilité dans l’utilisation des réseaux sociaux afin de préserver l’image et la crédibilité de leur institution.

Parmi les principales mesures annoncées figure l’organisation, dans un délai de trois mois, d’un recensement exhaustif des effectifs de la Gendarmerie nationale sur l’ensemble du territoire. Cette opération vise à optimiser le déploiement des unités et à améliorer la couverture sécuritaire du pays.

Prenant la parole, le directeur général de la Police nationale, le contrôleur général Tougoud Digo Maide, a salué l’excellente coopération entre la Gendarmerie, la Police nationale et la Garde nationale et nomade du Tchad, soulignant l’importance de cette synergie face aux défis sécuritaires.

La visite s’est achevée par la lecture d’une note circulaire du ministère de la Sécurité publique et de l’Immigration par le secrétaire général, le contrôleur général Benguela Guidjinga. Elle témoigne de la volonté des autorités de renforcer les capacités opérationnelles des forces de sécurité intérieure pour répondre efficacement aux nouvelles menaces sécuritaires.

Entrepreneuriat : l’ONAPE met en place un Comité national de pilotage

L’Office National pour la Promotion de l’Emploi (ONAPE), en partenariat avec la Fondation Tony Elumelu et UBA Tchad, a organisé ce jeudi 18 juin 2026 à N’Djamena la deuxième session d’engagement des parties prenantes consacrée à l’entrepreneuriat vert. Cette rencontre a été marquée par la mise en place d’un Comité national de pilotage.

Présidant l’ouverture des travaux, le secrétaire général du ministère de la Fonction publique et de la Concertation sociale, Baba Laye, a salué une initiative en parfaite adéquation avec les ambitions du gouvernement en matière de transformation économique. Il a notamment mis en avant les opportunités qu’offrent l’agriculture durable, les énergies renouvelables et l’économie circulaire.

Pour sa part, le directeur général de l’ONAPE, Nassouradine Abakar Kessou, a souligné que l’entrepreneuriat vert constitue une réponse concrète aux défis du chômage des jeunes et du changement climatique. Il a rappelé que cette démarche vise à renforcer un écosystème entrepreneurial durable à travers un meilleur accompagnement des porteurs de projets et un accès facilité aux financements.

Au cours de la rencontre, le directeur des opérations de la Fondation Tony Elumelu, Dr Hakeem Onasanya, a présenté les avancées réalisées par son institution tout en évoquant les principaux défis auxquels fait face le secteur. Parmi ceux-ci figurent notamment l’accès limité au financement et la faible inclusion des entrepreneurs vivant dans les zones rurales.

À travers cette initiative, les partenaires entendent renforcer la collaboration entre les différents acteurs afin de promouvoir un entrepreneuriat respectueux de l’environnement et créateur d’emplois durables au Tchad.

Tchad : l’ARCEP inaugure des plateformes de régulation de nouvelle génération

L’Autorité de Régulation des Communications Électroniques et des Postes (ARCEP) s’est dotée de nouveaux outils technologiques destinés à renforcer le contrôle et la supervision du secteur des télécommunications au Tchad.

Les plateformes stratégiques de régulation ont été officiellement inaugurées ce jeudi 18 juin 2026 par le ministre des Télécommunications, de l’Économie numérique et de la Digitalisation, Halikiki Choua Mahamat.

Ces équipements de pointe permettront à l’institution de surveiller en temps réel la qualité des services, les trafics télécoms, les infrastructures numériques, les signaux satellitaires ainsi que les activités des opérateurs de téléphonie mobile et des fournisseurs d’accès à Internet.

Pour les responsables de l’ARCEP, cette modernisation marque une avancée majeure dans l’exercice des missions de régulation. Les nouvelles plateformes offrent notamment la possibilité de collecter des données fiables, d’améliorer le contrôle des réseaux et de renforcer la gestion des fréquences radioélectriques.

À cette occasion, le ministre a souligné que l’ARCEP entre désormais dans une nouvelle ère, caractérisée par une régulation basée sur les données, l’analyse technique et le contrôle permanent, afin d’assurer une meilleure gouvernance du secteur numérique au bénéfice des usagers et de l’État.

La cérémonie s’est conclue par une visite des installations techniques, au cours de laquelle les autorités ont découvert le fonctionnement des différents systèmes nouvellement mis en service.

Osaka : un forum d’échange renforce le réseau local pour la paix

Réunis le 7 juin 2026 au Hall Public Central d’Osaka, classé Bien culturel d’importance nationale du Japon, 65 participants issus de la société civile et des organisations locales ont pris part à un forum d’échange consacré à la paix.

Organisée par la branche de Kobe de HWPL, la rencontre visait à promouvoir le dialogue, la solidarité et la coopération entre les différentes composantes de la communauté.

Les participants ont exprimé leur soutien aux initiatives de paix portées par HWPL et se sont engagés à poursuivre les échanges afin de renforcer un réseau local de paix durable.

L’événement a également mis en avant l’importance des gestes quotidiens et de la gratitude comme fondements d’une culture de paix au sein de la société.

N’Djamena : formation renforcée contre la traite des êtres humains avec l’appui d’INTERPOL

Une session de formation de trois jours sur la lutte contre la traite des êtres humains et le trafic illicite de migrants a été officiellement lancée ce mardi 16 juin 2026 au Commissariat spécial n°2 de Ndjari, dans le 8ᵉ arrondissement de N’Djamena. Cette activité est organisée avec l’appui de INTERPOL.

L’objectif est de renforcer les capacités opérationnelles des forces de sécurité et des acteurs judiciaires afin de mieux prévenir, détecter et démanteler les réseaux criminels transnationaux actifs dans la région.

Policiers, magistrats et partenaires techniques prennent part à cette formation axée sur le partage de connaissances théoriques et pratiques. Les intervenants ont souligné l’importance d’une coordination renforcée face à l’évolution constante des réseaux criminels.

À cette occasion, les responsables ont rappelé que la traite des êtres humains englobe plusieurs formes d’exploitation, notamment sexuelle, le travail forcé, l’esclavage, la servitude ainsi que le prélèvement d’organes. Le trafic de migrants est également présenté comme une activité criminelle particulièrement lucrative.

Cette initiative s’inscrit dans la stratégie nationale de lutte contre la criminalité organisée et dans le respect des engagements internationaux du Tchad, notamment le Protocole de Palerme.
Au terme de cette formation, les participants seront mieux outillés pour faire face aux réseaux criminels et contribuer à la protection des populations vulnérables.

Défense : le Tchad participe au salon international Eurosatory 2026 à Paris

Le Tchad prend part à la 29ᵉ édition d’Eurosatory 2026, l’un des plus importants rendez-vous mondiaux consacrés à la défense et à la sécurité, organisé à Paris en France. La délégation tchadienne est conduite par le ministre des Armées, des Anciens Combattants et Victimes de Guerre, le Général Issaka Malloua Djamouss.

Accompagné de l’ambassadrice du Tchad en France, Amina Priscille Longoh, ainsi que de plusieurs hauts responsables des Forces de Défense et de Sécurité, le ministre participe aux différentes activités inscrites au programme de ce salon international.

En marge de l’événement, la délégation tchadienne a eu des échanges avec les autorités françaises sur les enjeux sécuritaires actuels et les perspectives de coopération dans les domaines de la défense et de la sécurité. Plusieurs rencontres avec des partenaires institutionnels et industriels sont également prévues afin d’explorer de nouvelles opportunités de collaboration.

La participation du Tchad à Eurosatory 2026 s’inscrit dans la dynamique de modernisation des Forces de Défense et de Sécurité et traduit la volonté des autorités nationales de renforcer les capacités opérationnelles du pays face aux défis sécuritaires contemporains.

Tchad–Chine : un important don alimentaire de 1 770 tonnes de riz remis aux autorités tchadiennes

La République populaire de Chine a remis au Tchad un don de 1 770 tonnes de riz destiné à soutenir les populations vulnérables confrontées aux difficultés humanitaires et alimentaires. La cérémonie officielle de réception s’est tenue ce mardi 16 juin 2026 à N’Djamena sous la présidence de la ministre de l’Action Sociale, de la Solidarité et des Affaires Humanitaires, Zara Mahamat Issa.

En présence de l’ambassadeur de Chine au Tchad, Wang Xining, et des responsables de l’Office National de Sécurité Alimentaire (ONASA), la ministre a salué un geste de solidarité qui témoigne de l’excellence des relations entre les deux pays. Elle a souligné que cette contribution renforcera les efforts du gouvernement en faveur des personnes déplacées, des réfugiés et des ménages touchés par les effets des crises climatiques et économiques.

Les autorités tchadiennes ont réaffirmé leur engagement à assurer une gestion rigoureuse et transparente de cette aide afin qu’elle profite effectivement aux bénéficiaires visés. Cette initiative illustre une nouvelle fois la vitalité de la coopération sino-tchadienne au service du développement et de l’assistance humanitaire.

N’Djamena : la Commune dégage les emprises publiques et rouvre un canal d’évacuation à Goudji

Le Maire du 8ᵉ arrondissement de N’Djamena, Karim Hadji Karim, a conduit ce lundi 15 juin 2026 une opération de dégagement des emprises publiques dans le quartier Goudji Chari-Lagouna, à l’issue de la campagne de sensibilisation menée auprès des occupants du domaine public.

L’intervention vise à rétablir l’ordre urbain, fluidifier la circulation et améliorer le cadre de vie des habitants. Dans le même temps, les services communaux ont procédé à l’ouverture d’une voie d’évacuation des eaux vers le bassin de Goudji Hamaralgoz, dit « Cinq Commandos », longtemps obstruée par des dépôts d’ordures.

Sous la supervision du maire, les travaux ont permis de libérer ce passage stratégique afin de faciliter l’écoulement des eaux pluviales et de réduire les risques d’inondation à l’approche de la saison des pluies.

La Commune a enfin appelé les citoyens à protéger les infrastructures d’assainissement et à respecter les mesures mises en place pour maintenir un environnement sain et durable.

Tchad:Dr Abdoulaye Sabre Fadoul, la franchise d’un patriote face aux réalités de la diplomatie tchadienne

Les enjeux et les perspectives de la diplomatie tchadienne ont animé les débats au Sénat ce lundi 15 juin 2026, à l’occasion d’une question orale adressée au Ministre d’État, Ministre des Affaires étrangères, de l’Intégration africaine et des Tchadiens de l’étranger, Dr Abdoulaye Sabre Fadoul, par la sénatrice Mariam Ahmat Djamil.

Les échanges ont porté sur plusieurs sujets d’intérêt national, notamment la diplomatie économique, la situation de la diaspora tchadienne ainsi que le respect des engagements internationaux de l’État. Au cours de son intervention, le chef de la diplomatie tchadienne a répondu sans détour aux préoccupations soulevées par les sénateurs. Évoquant la situation du personnel diplomatique tchadien en poste à l’étranger, il a reconnu les difficultés auxquelles font face certaines représentations et assuré que des mesures correctives sont engagées pour améliorer leurs conditions de fonctionnement.

Dans un propos qui a retenu l’attention de l’hémicycle, il a déclaré à propos des agents servants à l’étranger que leur amélioration de conditions pourrait changer que « […] le jour où la loi des finances aura plus de force que le ministre des Finances…».

Telle la voix des sans-voix, Dr Abdoulaye Sabre Fadoul a su exprimer avec tact, clarté et éloquence des préoccupations que beaucoup évoquent en privé sans toujours oser les porter dans le débat public. Car parlant de ces questions liées aux lois de finances, il a juste porté avec une franchise assumée, les préoccupations des beaucoup des tchadiens, relatives à l’exécution des ressources publiques, notamment dans le fonctionnement des institutions de l’état. Une intervention qui s’inscrit d’ailleurs, dans une démarche de clarification des mécanismes budgétaires et des contraintes institutionnelles qui encadrent l’action de l’État.

Ce pendant, la déclaration, perçue par certains comme un exercice de franchise institutionnelle, a suscité de nombreuses réactions sur les réseaux sociaux. Si des critiques se sont exprimées, d’autres observateurs ont salué la volonté du ministre d’aborder ouvertement des questions souvent peu évoquées dans le débat public.

En effet, connu pour son parcours au service de l’État et son engagement dans plusieurs hautes fonctions de la République, Dr Abdoulaye Sabre Fadoul a, une nouvelle fois, choisi de répondre directement aux interrogations des représentants de la Nation, dans le cadre de l’exercice de redevabilité prévu par les institutions.

S’agissant du Dr Abdoulaye Sabre Fadoul, il importe de rappeler que son parcours dans la haute administration et au sein des institutions de la République témoigne d’un engagement constant au service de l’État. Les critiques et les controverses qui surgissent dans l’espace public ne sauraient occulter ses années de responsabilités assumées avec rigueur et sens du devoir.

D’ailleurs au moment actuel, où les défis nationaux exigent compétence, expérience et dévouement, les tentatives de dénigrement ou de discrédit systématique paraissent en décalage avec l’exigence d’un débat fondé sur les faits. Au-delà des polémiques passagères, Dr Abdoulaye Sabre Fadoul demeure pour grand nombre d’observateurs un serviteur de l’État dont l’action s’inscrit dans la continuité de l’intérêt national, avec pour seule boussole le service de la République et le rayonnement du Tchad.

PORTRAIT:Dr Abakar Mahamat Hassaballah, artisan de la modernisation des examens au Tchad

À la tête de l’Office National des Examens et Concours du Supérieur (ONECS), Dr Abakar Mahamat Hassaballah s’est progressivement imposé comme l’un des cadres les plus expérimentés de l’administration éducative tchadienne. Son parcours, marqué par plus de quinze années de service au sein de l’institution, témoigne d’un engagement constant en faveur de l’amélioration du système national d’évaluation.

Nommé Chef de Service des Examens et Concours en 2010 avant d’accéder aux fonctions de Directeur le 1er août 2020, il a accompagné les principales mutations de l’ONECS. Sous son impulsion, plusieurs réformes ont été engagées afin de renforcer la crédibilité et la transparence de l’organisation du baccalauréat au Tchad.

Parmi les innovations les plus marquantes figure l’introduction de l’enrôlement biométrique des candidats. Cette mesure a contribué à sécuriser davantage le processus des examens et à réduire les risques de fraude. La révision des procédures administratives ainsi que le renforcement des capacités des différents acteurs ont également permis d’améliorer l’efficacité du dispositif organisationnel.

Chaque année, Dr Abakar Mahamat Hassaballah supervise les différentes étapes du baccalauréat, depuis l’identification des candidats jusqu’à la publication des résultats, en passant par le déroulement des épreuves et la correction des copies. Cette présence constante sur le terrain lui vaut la reconnaissance de nombreux acteurs du secteur éducatif.

Les réformes engagées au sein de l’ONECS ont également favorisé le développement de partenariats et d’échanges d’expériences avec plusieurs institutions homologues en Afrique et à l’international, notamment au Mali, en Côte d’Ivoire, au Bénin, au Togo, au Cameroun ainsi qu’avec des organismes spécialisés dans le domaine de l’éducation.

Parallèlement à ses responsabilités administratives, Dr Abakar Mahamat Hassaballah poursuit une carrière universitaire en tant qu’enseignant-chercheur à l’Université de N’Djaména. Titulaire d’un doctorat en sciences de l’éducation obtenu à l’Université de Maroua en 2021, il s’intéresse particulièrement aux questions liées aux réformes éducatives, à l’évaluation des apprentissages et à la gouvernance des systèmes éducatifs.

Son parcours lui a valu plusieurs distinctions honorifiques, parmi lesquelles son élévation au grade d’Officier de l’Ordre National du Tchad en 2023, ainsi que diverses attestations de reconnaissance décernées par les autorités nationales.

À travers son action, Dr Abakar Mahamat Hassaballah apparaît comme l’un des acteurs ayant contribué à la modernisation progressive de la gestion des examens au Tchad. Son expérience, son expertise et son engagement continu en faveur de l’amélioration du système éducatif font aujourd’hui de lui une figure reconnue du secteur de l’enseignement supérieur.