🇹🇩 Province du Lac : la FAO consulte les autorités sur les priorités de développement

Le Délégué Général du Gouvernement auprès de la Province du Lac, le Général Saleh Haggar Tidjani, a reçu ce lundi 10 août 2026 une délégation de la FAO conduite par son Représentant au Tchad, Aristide Ongone Obame.

Cette rencontre s’inscrit dans le cadre d’une mission de terrain destinée à évaluer les interventions de la FAO, recueillir les préoccupations des autorités et des bénéficiaires, et identifier les priorités pour les prochains projets.

Les échanges ont notamment porté sur l’agriculture, l’élevage, la pêche, la sécurité alimentaire, la nutrition, l’emploi des jeunes et l’accompagnement des populations déplacées. Face à la faiblesse de la pluviométrie, les autorités ont plaidé pour le renforcement des intrants, de l’appui technique et de l’aménagement des périmètres agricoles.

Le Général Saleh Haggar Tidjani a également insisté sur la nécessité de privilégier les investissements productifs et la création de chaînes de valeur locales, afin de favoriser l’autonomisation des populations et de réduire leur dépendance à l’assistance humanitaire.

La FAO a, pour sa part, présenté l’approche « Cash Plus », qui combine transferts monétaires, intrants agricoles, outils et accompagnement technique pour soutenir durablement les moyens de subsistance.

La mission se poursuivra par des rencontres avec les services techniques et les bénéficiaires, ainsi que par des visites de réalisations à Bol et Bagasola.

Des organisations internationales de défense des droits humains alertent sur les libertés de religion et d’expression en Corée du Sud

SÉOUL, Corée du Sud, 7 août 2026 — Human Rights Without Frontiers (HRWF), en collaboration avec CAP Liberté de Conscience (CAP LC), qui bénéficie du statut consultatif auprès du Conseil économique et social des Nations Unies (ECOSOC), ainsi que FOREF, CESNUR et Bitter Winter, ont organisé le 7 août une conférence de presse au Seoul Foreign Correspondents’ Club consacrée à la liberté de religion ou de conviction et à la liberté d’expression en Corée du Sud.

Les participants ont notamment exprimé leurs préoccupations concernant le traitement de responsables religieux âgés placés en détention provisoire, en soulevant des questions relatives à la proportionnalité des mesures prises, aux considérations humanitaires et au respect des garanties d’une procédure régulière.

Les organisations ont appelé les autorités sud-coréennes à réexaminer la détention de Lee Man-hee, président de Shincheonji, âgé de 95 ans, et à veiller à ce que les mesures juridiques et administratives prises à l’égard des minorités religieuses demeurent neutres, proportionnées et conformes aux obligations internationales de la Corée du Sud en matière de droits humains. Elles ont également évoqué le cas de Mme Hak-ja Han Moon, âgée de 83 ans, de la Fédération des familles.

Des préoccupations plus larges concernant la liberté religieuse

Selon les participants, les questions soulevées lors de la conférence s’inscrivent dans un contexte plus large de préoccupations relatives à la liberté de religion ou de conviction en Corée du Sud.

Les organisations ont notamment évoqué la situation de l’Église Segero à Busan, qui aurait continué à faire l’objet de harcèlement et d’une surveillance officielle même après la libération du pasteur Son Hyun-bo.

D’autres questions ont également été abordées, notamment celles liées à l’objection de conscience, à l’opposition publique à un projet de mosquée à Daegu et aux conditions d’exercice de la liberté religieuse dans les établissements d’enseignement.

HRWF a rappelé avoir documenté, au cours des dernières décennies, l’emprisonnement de centaines de Témoins de Jéhovah en Corée du Sud pour objection de conscience. Bien qu’un service civil alternatif ait par la suite été instauré, ses détracteurs estiment que celui-ci conserve un caractère punitif plutôt que de constituer une véritable alternative respectueuse des droits fondamentaux. Ils soulignent notamment que sa durée de 36 mois dans des établissements pénitentiaires représente le double de celle du service militaire régulier.

« Les droits fondamentaux doivent s’appliquer à tous de manière égale »

En ouverture de la conférence, Hans Noot, directeur adjoint de HRWF, a déclaré que les questions abordées « se trouvent au cœur de la société démocratique ».

Il a averti que lorsque des communautés religieuses sont stigmatisées, que les rassemblements pacifiques sont restreints et que la dissidence est considérée comme un problème à contenir, les conséquences « vont bien au-delà d’un seul groupe ou d’un seul cas ».

Hans Noot a également précisé que la conférence ne visait pas à défendre une théologie ou un mouvement religieux particulier, mais à « défendre un principe : les droits fondamentaux doivent s’appliquer à tous de manière égale ».

La détention provisoire d’une personne âgée de 95 ans au regard du droit international

Thierry Valle, président de CAP Liberté de Conscience, a abordé la légalité de la détention du président Lee au regard du droit international.

Faisant référence à la ratification par la Corée du Sud du Pacte international relatif aux droits civils et politiques en 1990 et de la Convention contre la torture en 1995, il s’est interrogé sur la compatibilité du placement en détention provisoire d’une personne âgée de 95 ans avec les obligations internationales du pays.

Il a souligné que la présomption d’innocence devait prévaloir sur toute présomption de culpabilité.

Il a également rappelé qu’il existe, dans les pays démocratiques, des mesures alternatives plus proportionnées et plus humaines permettant de respecter à la fois la présomption d’innocence et la dignité humaine.

À titre de précédents, il a notamment cité la libération sous caution du cardinal Joseph Zen en 2022 à Hong Kong, ainsi que la décision du Vietnam de placer le patriarche bouddhiste Thich Quang Do en résidence surveillée plutôt que de le maintenir en prison.

Une analyse juridique sur la nécessité de la détention provisoire

Michael Langhans, directeur exécutif de FOREF Allemagne, a présenté une analyse juridique portant sur la nécessité de maintenir le président Lee en détention provisoire, alors que les éléments de preuve disponibles seraient déjà suffisants pour permettre une mise en accusation.

Il a également soulevé la question de savoir si ces éléments avaient été recueillis de manière neutre, plutôt que dans le cadre d’un récit présentant la communauté du prévenu comme une « secte » ou un « culte ».

Selon lui, cette affaire soulève une question plus large pour les législateurs : les mesures destinées à protéger l’intégrité des élections peuvent-elles être appliquées sans porter atteinte au droit à la liberté de religion, garanti par la Constitution sud-coréenne et par le droit international ?

Les conséquences internationales pour les minorités religieuses

Márk Nemes, directeur adjoint du CESNUR, a évoqué les effets de la persécution persistante et ses conséquences possibles pour les minorités religieuses.

Il a mentionné trois études universitaires récentes menées au sein de certaines congrégations de Shincheonji en Europe, en Argentine et en Australie. Selon lui, ces études ont toutes constaté une augmentation préoccupante de l’hostilité envers ce mouvement religieux, pourtant présenté comme pacifique et coopératif.

Il a souligné que Shincheonji n’est pas simplement une Église minoritaire sud-coréenne, mais un mouvement religieux mondial comptant des communautés dans de nombreux pays.

Selon lui, les mesures prises contre Shincheonji en Corée du Sud peuvent également avoir des répercussions sur les fidèles vivant à l’étranger. Leurs libertés d’exprimer et de pratiquer leur foi, consacrées notamment par les articles 18 et 19 du Pacte international relatif aux droits civils et politiques, constituent des droits fondamentaux qui doivent être pris en considération dans le cadre de la procédure actuelle.

« La Corée du Sud a franchi une ligne inquiétante »

Massimo Introvigne, directeur général du CESNUR et rédacteur en chef de Bitter Winter, a déclaré que la Corée du Sud « avait franchi une ligne inquiétante » en arrêtant le président Lee.

Il a estimé que les normes internationales, notamment les Règles Nelson Mandela, devraient conduire à privilégier une assignation à résidence plutôt qu’un emprisonnement dans le cas d’une personne âgée de 95 ans accusée d’une infraction non violente.

Il a également considéré que les accusations, liées à la participation politique de membres d’une minorité religieuse, « semblent juridiquement et conceptuellement disproportionnées ».

Selon lui, cette affaire s’inscrit dans un contexte plus large de pression exercée contre les minorités religieuses en Corée du Sud.

Appel aux autorités sud-coréennes et à la communauté internationale

À l’issue de la conférence, les organisations participantes ont appelé les autorités sud-coréennes, les médias et la communauté internationale à examiner attentivement ces développements sous l’angle du respect de la procédure régulière, du principe de proportionnalité et de l’égalité de protection des droits fondamentaux.

Elles ont également mis à disposition des documents supplémentaires afin de soutenir la poursuite des travaux de documentation et de reportage sur ces questions.

À la fin de la conférence de presse, les universitaires et experts présents ont signé une lettre officielle appelant le Gouvernement de la République de Corée à libérer immédiatement le président Lee de sa détention.

Tchad-Défense : le Général Abdraman Youssouf Mery, un parcours marqué par l’engagement et la distinction

Le Général de corps d’armée Abdraman Youssouf Mery est l’une des figures de l’appareil sécuritaire tchadien dont le parcours est marqué par l’expérience opérationnelle, le commandement et la coopération militaire internationale. Écrivain et Chevalier de l’Ordre national du Tchad, il s’est notamment illustré dans le domaine des forces spéciales et de la lutte contre le terrorisme.

Au cours de sa carrière, le Général Abdraman Youssouf Mery a occupé plusieurs responsabilités dans le dispositif sécuritaire national. Son expérience du terrain et sa connaissance des opérations spéciales lui ont permis de se distinguer dans la conduite de missions complexes, dans un contexte sécuritaire marqué par la montée des menaces terroristes dans le Sahel.

Son parcours a également été marqué par une reconnaissance internationale. Il a notamment été invité à Tampa, en Floride, aux États-Unis, à l’occasion d’une rencontre réunissant des responsables des forces spéciales de plusieurs dizaines de pays. La rencontre était placée sous l’égide de l’amiral William H. McRaven, alors commandant de l’United States Special Operations Command (USSOCOM).

À cette occasion, le Général Abdraman Youssouf Mery a été distingué par l’AFRICOM. Cette reconnaissance constitue un temps fort de son parcours militaire et témoigne de la place occupée par le Tchad dans les mécanismes de coopération sécuritaire internationale.

Au-delà des distinctions, l’officier est décrit comme un militaire attaché à la discipline, à la rigueur et au sens du devoir. Son parcours s’inscrit dans une longue expérience au service des forces armées tchadiennes et de la lutte contre les menaces sécuritaires auxquelles le pays et la région sont confrontés.

Polyglotte, le Général Abdraman Youssouf Mery maîtrise notamment le français, l’anglais et l’arabe littéraire. Cette ouverture linguistique accompagne son expérience dans les cadres de coopération militaire internationale.

À travers son parcours, ses responsabilités et les distinctions reçues au cours de sa carrière, le Général Abdraman Youssouf Mery apparaît comme un officier dont l’expérience s’est construite au croisement du commandement opérationnel, de la coopération internationale et du service de l’État.

Goukouni Allatchi Tchoubougou, un administrateur au service de l’Ennedi-Ouest

Depuis sa nomination, le 21 janvier 2025, au poste de Délégué général du gouvernement auprès de la province de l’Ennedi-Ouest, Goukouni Allatchi Tchoubougou s’est progressivement fait une place dans le paysage administratif provincial. Son style : la rigueur, la présence sur le terrain et une certaine exigence dans le fonctionnement des services publics.

Dans l’exercice de ses responsabilités, l’administrateur accorde une importance particulière à la discipline professionnelle. Présence au poste, ponctualité, assiduité et continuité du service public sont autant de principes qu’il entend voir respectés au sein de l’administration provinciale.

Mais au-delà de la discipline, c’est surtout une méthode de travail qui caractérise son action. Goukouni Allatchi Tchoubougou privilégie les faits aux rumeurs, le terrain aux suppositions et le travail aux considérations personnelles. Pour lui, une décision administrative doit reposer sur une connaissance réelle des situations et des réalités locales.

Cette approche prend tout son sens dans l’Ennedi-Ouest, une province vaste, aux réalités géographiques et sociales particulières. Administrer un tel territoire suppose de connaître les préoccupations des populations, de maintenir le contact avec les responsables locaux et de veiller à la présence effective de l’État.

Son parcours à la tête de la province est ainsi marqué par une volonté de renforcer l’autorité administrative tout en maintenant une proximité avec les citoyens. Une équation qui exige à la fois fermeté, écoute et sens des responsabilités.

Ses collaborateurs et observateurs de l’administration provinciale relèvent notamment son attachement au travail et à l’impartialité. Il cherche à éviter les décisions dictées par les relations personnelles ou les « on-dit », privilégiant une appréciation directe des dossiers et des situations.

Pour autant, comme toute responsabilité publique, son action reste appelée à être évaluée sur la durée et surtout à travers les résultats obtenus. La rigueur administrative ne prend pleinement son sens que lorsqu’elle se traduit par une amélioration concrète du service rendu aux populations.

À l’Ennedi-Ouest, Goukouni Allatchi Tchoubougou poursuit ainsi son mandat avec une ligne de conduite qui se veut claire : faire du travail, de la discipline, de l’impartialité et du service public les fondements de son action administrative.

RGPH-3 : l’INSEED honore le préfet de Léré pour son engagement

Léré, 8 août 2026 — Au terme des opérations du troisième Recensement général de la population et de l’habitat (RGPH-3), l’Institut national de la statistique, des études économiques et démographiques (INSEED) a distingué, ce samedi à Léré, le préfet Djiddа Djibrine Hissein Greinky.

Président de la commission départementale du RGPH-3 à Léré, le préfet a reçu une attestation de reconnaissance en récompense de son engagement et de sa contribution au bon déroulement des opérations de recensement dans le département.

Recevant cette distinction, Djiddа Djibrine Hissein Greinky a salué le travail accompli par les équipes de l’INSEED, en mettant en avant leur disponibilité, leur engagement et les efforts déployés sur le terrain.

Les opérations du RGPH-3 sont désormais achevées dans l’ensemble du département de Léré. Leur réussite repose sur la mobilisation des agents recenseurs, l’implication des autorités locales et la collaboration des populations.

Tchad : Wakit Tama Section politique appelle à la vigilance face au projet de retrait du Statut de Rome

Wakit Tama Section politique réagit à la déclaration de la Présidence de l’Assemblée des États Parties au Statut de Rome, publiée le 7 août 2026, concernant la volonté du pouvoir tchadien de retirer le Tchad du Statut de Rome.

Dans un communiqué signé par son Coordonnateur national, Zakaria Adam Zakaria, l’organisation affirme apporter son « plein et entier soutien » à cette déclaration et considère le projet de retrait comme un signal politique d’une « extrême gravité ».

Wakit Tama estime qu’un éventuel retrait ne saurait remettre en cause les préoccupations liées aux violations présumées des droits humains au Tchad. L’organisation cite notamment les événements du 20 octobre 2022, l’assassinat de l’opposant Yaya Dillo et d’autres faits dont elle demande que les responsabilités soient établies.

Le mouvement dénonce également ce qu’il qualifie de restrictions croissantes de l’espace politique et civique, évoquant notamment l’emprisonnement ou l’exil de certains opposants, ainsi que les difficultés rencontrées par des organisations politiques, de la société civile et des médias indépendants.

Sur le plan judiciaire, Zakaria Adam Zakaria appelle la Cour pénale internationale (CPI), dans le respect de ses procédures et de sa compétence, à examiner les éléments disponibles et à prendre les mesures qu’elle jugera appropriées si les conditions juridiques sont réunies.

Wakit Tama demande également que soient examinées les allégations relatives à un éventuel soutien du pouvoir tchadien aux Forces de soutien rapide (FSR) au Soudan, accusées par plusieurs rapports internationaux de graves violations du droit international.

L’organisation affirme enfin sa disponibilité à coopérer avec la CPI et toute autre instance judiciaire compétente afin de contribuer à l’établissement des faits et à l’identification des responsabilités.

Pour Wakit Tama Section politique, le retrait d’un traité international ne saurait être assimilé à une amnistie ou à une garantie d’impunité.

Zakaria Adam Zakaria
Coordonnateur national de Wakit Tama Section politique

Politique : le RPC lance l’opération de dépôt des demandes de cartes d’adhésion

Le Parti Réveil Panafricain pour le Changement (RPC) a lancé, ce samedi 8 août 2026, au siège du parti, l’opération de dépôt des demandes de cartes d’adhésion.

La cérémonie, présidée par le président national du RPC, Gassim Chérif Mahamat, a été l’occasion de rappeler les valeurs et les orientations politiques défendues par la formation.

Cette opération vise à permettre aux citoyens partageant la vision du parti de formaliser leur adhésion et d’intégrer officiellement ses rangs.

Allié de la majorité présidentielle, le RPC se présente comme une formation panafricaniste engagée en faveur de la construction d’un espace économique africain commun et du renforcement des institutions panafricaines.

8 août 1987 : le Tchad reprend Aouzou aux forces libyennes

8 août 1987. En pleine guerre tchado-libyenne, les Forces armées nationales tchadiennes (FANT) lancent une offensive contre les positions libyennes et reprennent la localité d’Aouzou, située dans l’extrême nord du Tchad.

Occupée par la Libye depuis 1973, la bande d’Aouzou constitue alors un enjeu territorial majeur entre N’Djamena et Tripoli. La reprise de la localité par les forces tchadiennes représente un important succès militaire face aux troupes libyennes dirigées par Mouammar Kadhafi.

Selon le bilan communiqué à l’époque par les autorités tchadiennes, les affrontements auraient fait jusqu’à 650 morts dans les rangs libyens, 17 morts du côté tchadien et 157 prisonniers libyens. Ces données, fournies par la partie tchadienne, sont toutefois à mettre en perspective, les estimations des pertes variant selon les sources.

La reconquête d’Aouzou constitue ainsi l’un des épisodes marquants de la guerre tchado-libyenne et reste associée à une étape importante de l’histoire militaire contemporaine du Tchad.

Photo : Lieutenant Abdelkerim Chérif, Directeur du S.I.O.C.A.

Mohammed Abba Al-Amine Mohammed

Enfants en situation de rue : l’Association Dakouna Espoir interpelle les pouvoirs publics

L’Association Dakouna Espoir (ADE) lance un appel urgent aux pouvoirs publics et aux partenaires en faveur des enfants en situation de rue. Lors d’une conférence de presse, l’organisation a alerté sur les difficultés auxquelles elle fait face et appelé à un accompagnement institutionnel pour poursuivre ses activités de réinsertion.

Depuis plus de dix ans, l’ADE œuvre à l’accueil, la prise en charge, la scolarisation et la réinsertion sociale et familiale des enfants vulnérables. Selon l’association, plus de 786 enfants ont déjà été réinsérés en famille, tandis que 167 enfants et jeunes sont aujourd’hui autonomes et pris en charge. Le centre accueille actuellement 50 enfants scolarisés.

Mais l’organisation affirme se trouver aujourd’hui dans une situation critique. Parmi ses principales difficultés figure l’absence d’un terrain propre. L’ADE indique avoir introduit, depuis février 2021, une demande officielle d’attribution de terrain auprès du ministère chargé de l’Aménagement du territoire et de l’Urbanisme. Malgré les démarches administratives engagées, aucune suite favorable n’aurait été donnée à ce jour. Le centre fonctionne ainsi dans une maison louée, actuellement mise en vente.

L’association déplore également l’absence d’un appui matériel ou financier du ministère de la Solidarité nationale et de l’Action sociale, malgré une demande introduite en juillet 2025 et plusieurs relances. Elle affirme par ailleurs que son plan d’action pour 2026, déposé auprès de plusieurs institutions, n’a pas encore reçu de réponse.

L’ADE revient également sur la réception de ses enfants par le Chef de l’État en décembre 2025, qu’elle présente comme un moment porteur d’espoir. Selon l’organisation, son dossier aurait ensuite été transmis au ministère de la Solidarité nationale et de l’Action sociale, mais aucune réponse concrète n’aurait été enregistrée depuis plusieurs mois.

Face à cette situation, l’association demande notamment l’attribution urgente d’un terrain adapté, une dotation budgétaire pour le fonctionnement du centre, des moyens roulants pour ses activités de terrain ainsi qu’une reconnaissance formelle de l’ADE comme partenaire de l’État dans le domaine de la protection de l’enfance.

L’ADE appelle également les entreprises, les partenaires privés ainsi que la communauté nationale et internationale à soutenir ses actions. L’association souligne que les besoins restent importants et souhaite étendre son intervention au-delà de N’Djaména, vers les enfants vulnérables du Tchad profond.

Malgré les difficultés financières et institutionnelles évoquées, l’Association Dakouna Espoir assure qu’elle entend poursuivre son engagement auprès des enfants. « Ces enfants ont un nom. Ils ont un avenir. Agissons maintenant », conclut son président fondateur, Aleva Ndavogo Jude, dit Dakouna.

La ministre de la Justice participe à une session extraordinaire de la CEEAC consacrée à la Vision 2050

La ministre de la Justice, Garde des Sceaux et chargée des Droits humains, Ndolenodji Alixe Naimbaye, a présidé, ce vendredi 7 août 2026 par visioconférence, la 5ᵉ session extraordinaire du segment des ministres de la Justice du Comité technique spécialisé Justice et Affaires juridiques (CTSJAJ) de la Communauté économique des États de l’Afrique centrale (CEEAC).

Cette rencontre a réuni les représentants de plusieurs États membres de la CEEAC, notamment l’Angola, le Burundi, le Cameroun, la République démocratique du Congo, le Gabon, la Guinée équatoriale et le Tchad.

Les travaux ont porté sur l’examen de la Vision de la CEEAC à l’horizon 2050, accompagnée de son projet de décision d’approbation, ainsi que sur le Plan stratégique indicatif à moyen terme 2026-2030 et son projet de décision.

À l’issue des échanges, les ministres ont adopté à l’unanimité les deux textes, marquant une étape importante dans le processus de planification stratégique et d’intégration régionale de la CEEAC.