À la suite des fortes pluies tombées dans la nuit du 19 au 20 juillet 2026, le maire de la commune du 2ᵉ arrondissement de N’Djamena, Karim Hadji Karim, s’est rendu ce lundi à Goudji pour évaluer l’écoulement des eaux entre le bassin de Goudji et celui des Cinq Commandos. Il était accompagné du secrétaire de séance, Mahamat Saleh Hissein Moukhtar, et du secrétaire général de la commune, Barkaï Youssouf Alhadj Saleh.
La visite de terrain a permis de constater que l’évacuation des eaux se déroule normalement sur une grande partie du réseau. En revanche, plusieurs points de passage ont été obstrués par les fortes précipitations, ralentissant l’écoulement.
Face à cette situation, le maire a donné des instructions aux services techniques afin qu’ils procèdent rapidement au curage des zones concernées. Cette intervention vise à rétablir la circulation normale des eaux et à limiter les risques d’inondation dans les quartiers exposés.
N’Djamena | Goudji : le maire du 2ᵉ arrondissement inspecte les voies d’évacuation des eaux après les fortes pluies
#N’Djaména:Le maire du 2ᵉ arrondissement, Karim Hadji Karim, distingué pour son engagement communautaire
Le maire de la commune du 2ᵉ arrondissement de N’Djaména, Karim Hadji Karim, a reçu le Prix de l’Engagement Communautaire et Social Local lors d’une cérémonie organisée le samedi 18 juillet 2026 par l’Association des Jeunes Ambassadeurs de la Paix du Tchad.
À cette occasion, la commune du 2ᵉ arrondissement a été classée première pour ses initiatives en faveur du développement local, du bien-être des populations et de la cohésion sociale.
Réagissant à cette distinction, Karim Hadji Karim a exprimé sa gratitude et estimé que cette reconnaissance constitue un encouragement à poursuivre les actions entreprises au profit des citoyens. Il a dédié ce prix à l’ensemble des acteurs de la commune, notamment l’Exécutif communal, les conseillers municipaux, les agents municipaux et les habitants, saluant leur contribution aux résultats enregistrés.
Le Tchad ouvre ses portes à l’Afrique, tandis que le Cap-Vert renforce ses restrictions : quelle approche sert le mieux l’intérêt national ?
Par Mahamat Daoud Abdramane
Écrivain et analyste social
À l’occasion du Forum africain de l’eau, tenu à N’Djamena le 15 juillet 2026, le Président de la République du Tchad, le Maréchal Mahamat Idriss Déby Itno, a annoncé, dans son discours officiel, l’exemption de visa d’entrée pour les ressortissants de tous les pays africains souhaitant se rendre au Tchad. Cette mesure entrera en vigueur le 1er janvier 2027. Cette décision a immédiatement suscité un vaste débat au sein de l’opinion publique, des milieux politiques et des observateurs des relations internationales. Les réactions se sont partagées entre ceux qui y voient une avancée majeure en faveur de l’intégration africaine et de la libre circulation des personnes, et ceux qui estiment qu’une telle mesure mérite une évaluation plus approfondie de ses implications sécuritaires, économiques et sociales.
Les critiques de cette initiative considèrent qu’elle pourrait ne pas correspondre aux priorités actuelles de l’État. Selon eux, une ouverture aussi large des frontières risque d’engendrer des défis importants en matière de sécurité, de gestion des flux migratoires, d’emploi et de services publics. Ils rappellent que l’intérêt national doit demeurer le principe directeur de toute décision souveraine ayant des conséquences à long terme, particulièrement dans un environnement régional marqué par des défis sécuritaires et économiques persistants. À l’inverse, les partisans de cette politique estiment qu’elle traduit une vision ambitieuse du rôle du Tchad sur le continent africain. Ils considèrent que cette ouverture constitue un levier stratégique pour renforcer les échanges commerciaux, attirer davantage d’investissements, favoriser la mobilité des compétences et consolider les partenariats économiques avec les autres États africains. À leurs yeux, cette décision pourrait contribuer à stimuler la croissance économique et à renforcer la position du Tchad dans le processus d’intégration continentale.
Ainsi, cette annonce se situe au cœur d’un débat légitime qui met en lumière deux conceptions différentes de l’intérêt national : l’une privilégiant l’ouverture comme moteur de développement, l’autre insistant sur la nécessité de préserver la sécurité et les capacités nationales avant toute libéralisation des frontières.
L’exemple du Cap-Vert : une stratégie différente
À l’opposé de cette orientation, la République du Cap-Vert a adopté une politique plus restrictive en matière d’entrée des étrangers sur son territoire.
À la suite de la performance remarquable de son équipe nationale lors de la Coupe du monde, largement relayée par les médias internationaux, le pays a bénéficié d’une visibilité sans précédent. Cette notoriété accrue a renforcé son attractivité auprès des touristes et des investisseurs étrangers, plaçant le Cap-Vert parmi les destinations africaines les plus prometteuses.
Face à cette évolution, les autorités capverdiennes ont entrepris une révision de leur politique migratoire.
Le 13 juillet 2027, le gouvernement a annoncé la suppression du système de visa délivré à l’arrivée pour les ressortissants d’environ quatre-vingt-dix pays. Désormais, les voyageurs concernés devront obtenir un visa avant leur départ auprès des ambassades ou représentations diplomatiques capverdiennes.
Selon les autorités, cette réforme répond à plusieurs impératifs sécuritaires, administratifs et juridiques. Elle vise à renforcer le contrôle des flux migratoires, à prévenir l’immigration irrégulière et à permettre aux services compétents d’effectuer les vérifications nécessaires avant l’entrée des voyageurs sur le territoire national.
Cette politique s’inscrit dans une stratégie de prévention destinée à préserver la sécurité nationale et à protéger les intérêts fondamentaux de l’État, dans un contexte marqué par une augmentation attendue du nombre de visiteurs internationaux.
Deux visions de la souveraineté et de la mobilité
À travers ces deux expériences, deux conceptions distinctes de la gestion des frontières apparaissent clairement.
Le Tchad fait le choix de l’ouverture en facilitant la circulation des citoyens africains afin de promouvoir l’intégration régionale, le commerce et la coopération économique.
Le Cap-Vert, en revanche, privilégie une approche fondée sur un contrôle renforcé des entrées afin d’anticiper les risques liés à l’immigration et de préserver sa sécurité nationale.
Ces deux orientations poursuivent un même objectif : défendre les intérêts de leurs États respectifs. Elles diffèrent toutefois dans les moyens retenus pour y parvenir.
Les questions qui méritent d’être posées
Au-delà des positions favorables ou défavorables, plusieurs interrogations demeurent essentielles.
Le Tchad dispose-t-il aujourd’hui des infrastructures, des capacités institutionnelles et des ressources nécessaires pour accueillir un nombre croissant de visiteurs en provenance du continent africain ?
Les services de sécurité, les administrations, les infrastructures de transport, les établissements de santé ainsi que les secteurs de l’emploi et du logement sont-ils suffisamment préparés à faire face aux effets d’une telle ouverture ?
Quels bénéfices économiques cette politique pourrait-elle générer en matière d’investissements, de commerce, de tourisme et de création d’emplois ?
À l’inverse, quels défis sécuritaires, sociaux, démographiques ou économiques pourraient émerger à moyen et à long terme ?
Ces interrogations appellent une analyse rigoureuse, fondée sur des données objectives et une évaluation réaliste des capacités nationales, loin des réactions émotionnelles et des jugements hâtifs.
L’avenir permettra de mesurer si cette politique d’ouverture constituera un véritable moteur de développement pour le Tchad ou si elle nécessitera des ajustements afin de mieux concilier intégration africaine, sécurité nationale et protection des intérêts stratégiques du pays.
Dans un prochain article, nous approfondirons ces différentes questions afin d’examiner, avec davantage de recul, les opportunités et les défis que cette décision pourrait représenter pour l’avenir du Tchad.
#Afrique :Les États de la CEDEAO officialisent leur adhésion au Gazoduc Africain Atlantique Nigéria-Maroc
Réunis en sommet à Freetown, en Sierra Leone, les chefs d’État et de gouvernement de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) ont signé, dimanche 19 juillet 2026, l’Accord intergouvernemental (IGA) encadrant le développement du Gazoduc Africain Atlantique Nigéria-Maroc.
Cette signature consacre l’adhésion officielle des États membres de la CEDEAO à ce projet énergétique stratégique, lancé à l’initiative du Roi Mohammed VI du Maroc et de l’ancien président nigérian Muhammadu Buhari, avec le soutien renouvelé du président Bola Ahmed Tinubu. Le projet est porté conjointement par l’Office national des hydrocarbures et des mines (ONHYM) du Maroc et la Nigerian National Petroleum Company Limited (NNPC Ltd.).
Long d’environ 6 800 kilomètres, le gazoduc reliera le Nigéria au Maroc en traversant treize pays de la façade atlantique africaine, avant d’être connecté au gazoduc Maghreb-Europe. Il disposera d’une capacité de transport annuelle de 30 milliards de mètres cubes de gaz naturel, dont près de la moitié pourra être destinée au Maroc et au marché européen, tandis que le reste alimentera les pays de la région.
Estimé à 25 milliards de dollars, ce projet vise à renforcer la sécurité énergétique de l’Afrique de l’Ouest, soutenir la production d’électricité, favoriser l’industrialisation et stimuler l’intégration économique régionale. Les premiers tronçons devraient entrer en service au début de la prochaine décennie.
Les prochaines étapes prévoient la création de la société de projet, qui sera basée à Casablanca, ainsi que de l’Autorité supérieure du Gazoduc (Pipeline Higher Authority), dont le siège sera établi à Abuja. Une cérémonie distincte réunira prochainement le Maroc, la Mauritanie et le Nigéria pour finaliser la signature de l’accord.
Selon l’ONHYM et la NNPC Ltd., les principales études techniques, environnementales et d’ingénierie sont désormais achevées, ouvrant la voie au lancement progressif de la phase opérationnelle du projet.
Au-delà de son rôle dans l’approvisionnement énergétique, le Gazoduc Africain Atlantique est présenté comme un véritable corridor de développement destiné à renforcer l’intégration économique, la compétitivité et la prospérité des pays d’Afrique de l’Ouest.
#Formation 🇹🇩 : La 54ᵉ promotion de l’École d’Art Oratoire et de Leadership du Tchad à l’honneur
L’École d’Art Oratoire et de Leadership du Tchad (EAT) a organisé, dimanche 19 juillet 2026, au Centre Al-Mouna de N’Djaména, la cérémonie de remise des attestations à la 54ᵉ promotion de ses apprenants. L’événement s’est déroulé sous le haut patronage du Directeur des Affaires administratives et financières de la Grande Chancellerie de la Présidence de la République, Abdelsalam Hachim Boh.
Cette cérémonie a marqué l’aboutissement de plusieurs semaines de formation consacrées au développement des compétences en art oratoire, en communication et en leadership. Elle a réuni les responsables de l’établissement, les formateurs, les apprenants ainsi que plusieurs invités venus célébrer la réussite des nouveaux lauréats.
Dans son allocution, le parrain de la promotion, Abdelsalam Hachim Boh, a félicité les récipiendaires pour leur engagement et leur persévérance. Il les a exhortés à mettre les connaissances acquises au service du développement du Tchad, en privilégiant un leadership fondé sur l’intégrité, la responsabilité et le patriotisme.
Il a également rappelé que la maîtrise de la parole constitue un puissant levier de sensibilisation, de dialogue et de cohésion sociale, invitant les jeunes à faire un usage responsable de leur influence, notamment à l’ère du numérique.
À travers cette nouvelle promotion, l’École d’Art Oratoire et de Leadership du Tchad réaffirme son ambition de contribuer à l’émergence d’une jeunesse compétente, engagée et capable d’accompagner les défis du développement national.
Politique : Wakit Tama – Section politique nomme un nouveau porte-parole et supprime le poste d’adjoint
La Coalition des Actions Citoyennes Wakit Tama – Section politique a procédé à un réaménagement de son équipe de communication.
Selon une décision rendue publique, Mariam Ahmat Mahamat est relevée de ses fonctions de chargée de communication et porte-parole de la coalition. Elle est remplacée par AbdelAzim Mahamat Abakar, désormais nommé chargé de communication et porte-parole.
La même décision acte également la suppression du poste de chargé de communication adjoint au sein de la Coalition des Actions Citoyennes Wakit Tama – Section politique.
Politique : la CDF renforce les capacités de son Bureau national en communication politique
La Convention pour le Développement et le Fédéralisme (CDF) a lancé, le 17 juillet 2026 à la Maison de la Presse du Tchad, une session de formation en communication politique hybride destinée aux membres de son Bureau national.
À cette occasion, le secrétaire général national, Noubatessem Jonathan Boguyanan, a indiqué que cette initiative s’inscrit dans la mission des partis politiques de former leurs militants et de promouvoir la paix, l’unité nationale et le développement.
Selon les responsables du parti, cette formation vise à améliorer les compétences des cadres de la CDF afin de mieux porter les positions du parti et présenter son projet de société, fondé sur un Tchad fédéral, souverain, social, prospère et laïc.
La CDF entend également faire de la communication un levier de sensibilisation et de mobilisation en vue de renforcer sa présence sur la scène politique nationale.
DG HASSAN MIHIDI AHMAT : un jeune engagé au service de la nation
Le DG Hassan Mihidi Ahmat incarne l’image d’un jeune leader engagé et profondément dévoué au service de la nation et de la jeunesse tchadienne. Par son leadership, sa détermination et sa présence constante sur le terrain, il œuvre avec conviction pour la promotion de la jeunesse, le renforcement de la citoyenneté et le développement du Tchad.
Toujours à l’écoute des jeunes et attentif à leurs préoccupations, il encourage leur participation active à la construction d’un avenir meilleur. Son engagement et son parcours inspirent une nouvelle génération à servir le pays avec responsabilité, discipline, patriotisme et esprit de sacrifice.
À travers ses actions, Hassan Mihidi Ahmat réaffirme que la jeunesse constitue un levier essentiel du développement national et un acteur incontournable dans l’édification d’un Tchad prospère et uni.
RGPH-3 dans la province du Lac : le Général Saleh Haggar Tidjani recadre les équipes pour renforcer la fiabilité du recensement
Le Délégué Général du Gouvernement auprès de la province du Lac, le Général Saleh Haggar Tidjani, a présidé ce mercredi 15 juillet 2026 une réunion d’évaluation et de réorientation des opérations du 3ᵉ Recensement Général de la Population et de l’Habitat (RGPH-3). Cette rencontre a réuni les superviseurs, contrôleurs, agents IT et les membres de la Commission provinciale afin d’examiner les difficultés rencontrées sur le terrain et d’améliorer la qualité des données collectées.
Les échanges ont mis en évidence plusieurs défis, notamment des écarts entre la cartographie et l’énumération, des erreurs de classification des populations, des insuffisances techniques, des problèmes de connexion internet, le manque de moyens de déplacement ainsi que des contraintes sécuritaires dans certaines localités.
À l’issue des travaux, le Général Saleh Haggar Tidjani a rappelé que le RGPH-3 est une opération stratégique pour la planification des politiques publiques. Il a demandé un contrôle plus rigoureux des opérations de terrain et instruit les responsables provinciaux de renforcer l’appui logistique, de mobiliser les moyens roulants de l’administration et d’associer davantage les autorités administratives ainsi que les forces de défense et de sécurité pour faciliter le travail des équipes.
Le Délégué Général a enfin appelé tous les acteurs à faire preuve de patriotisme, de rigueur et de professionnalisme afin d’assurer la réussite du recensement et de produire des statistiques fiables au service du développement de la province du Lac et du Tchad.
Tchad : la Commission spéciale de libération des otages du MPRD dément les déclarations attribuées à un sous-préfet
La Commission spéciale chargée de la libération des otages détenus par les rebelles du MPRD a publié, ce 14 juillet 2026, un communiqué dans lequel elle réfute les récentes déclarations de l’honorable Takilal Ndolassem et de M. Mahamat Nargaye, sous-préfet de Wamssao.
Selon la Commission, M. Mahamat Nargaye se serait présenté à tort comme porte-parole des ex-otages, une qualité qui, d’après elle, ne repose sur « aucun fondement légitime ni légal ». Elle affirme également que les informations qu’il a relayées sont « rigoureusement fausses » et soutient qu’il n’a consulté ni les anciens otages ni la Commission officielle mandatée par le gouvernement.
La Commission rappelle qu’elle est la seule instance habilitée à communiquer sur ce dossier sensible. Elle est présidée par Mme Ndjelar Koumadji Mariam, présidente de l’Union Nationale pour l’Alternance au Tchad (UNAT) et envoyée spéciale du gouvernement pour conduire les négociations ayant abouti à la libération des otages.

Le communiqué précise que l’opération s’est déroulée en deux phases. La première, le 20 avril 2026, a concerné la libération et la remise officielle du chef de canton de Korbol par les rebelles, présentée comme un gage de bonne foi.
La seconde, le 19 mai 2026, a permis la libération des autres otages, dont deux sous-préfets, un notable et le secrétaire général de la mairie de Korbol. La Commission indique toutefois que les modalités opérationnelles de cette seconde étape demeurent confidentielles pour des raisons de sécurité.
Enfin, tout en saluant les initiatives de l’honorable Takilal Ndolassem en faveur des personnes en détresse, la Commission l’invite à vérifier rigoureusement ses sources avant toute prise de parole publique. Elle condamne également ce qu’elle qualifie d’« instrumentalisation politique » et de « tentatives de sabotage » susceptibles de compromettre les efforts déployés par les autorités et les différents acteurs impliqués dans ce processus.




