Lac Tchad : le Général de division Baradine Souleymane Ahmat en inspection sur le terrain

Le Général de division Baradine Souleymane Ahmat a effectué une tournée d’inspection dans les différents secteurs opérationnels du Lac Tchad. Cette mission vise à s’assurer de l’état opérationnel des unités déployées et de leurs conditions de vie sur le terrain.

Au cours de cette tournée, le chef militaire a inspecté les armements, les véhicules, les hors-bord ainsi que les installations électriques. Il a également procédé à un contrôle physique des militaires et visité les différents camps.

Le Général de division Baradine Souleymane Ahmat s’est entretenu avec les commandants des unités et a recueilli les préoccupations des soldats. Une démarche destinée à renforcer le suivi des troupes, à identifier les éventuelles difficultés et à améliorer les conditions de déploiement des militaires dans les différents secteurs opérationnels du Lac Tchad.

Tchad: Quatre jours de travaux pour préparer le budget 2027

Le Ministère de l’Action Sociale, de la Solidarité et des Affaires Humanitaires (MASSAH) a ouvert, ce lundi 24 août 2026 à N’Djamena, un atelier consacré à l’élaboration du Cadre de dépenses à moyen terme (CDMT) 2027-2029 et du projet de budget 2027.

Représentant la ministre Zara Mahamat Issa, le Secrétaire général du ministère, Adoum Attor Annour, a présidé la cérémonie d’ouverture en présence notamment du représentant de l’UNICEF, Eric Nadjibé Nalna.

Pendant quatre jours, les cadres du MASSAH et du ministère chargé des Finances, avec l’appui de partenaires techniques et financiers, examineront l’exécution des précédents budgets et définiront les priorités de dépenses pour les trois prochaines années.

Une attention particulière sera accordée à la protection de l’enfant, à l’autonomisation des femmes et à l’assistance aux personnes vulnérables. Les travaux doivent déboucher sur un projet de budget 2027 priorisé, une maquette du CDMT 2027-2029 ainsi qu’un plan d’action destiné à améliorer l’efficacité des interventions sociales.

Cette démarche s’inscrit dans les orientations du Plan national de développement « Tchad Connexion 2030 » et vise à mieux aligner les ressources publiques sur les priorités sociales du pays.

Province du Lac : 53 526 déplacés bénéficient de l’appui de l’UNICEF

L’UNICEF intensifie son assistance humanitaire dans la province du Lac, confrontée à l’arrivée de plus de 75 000 nouveaux déplacés internes.

Grâce au financement du Fonds Humanitaire Régional pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre (FHRAOC), 53 526 personnes, soit 8 921 ménages, bénéficient de latrines et de douches d’urgence, ainsi que d’actions de sensibilisation aux bonnes pratiques d’hygiène.

À travers cette intervention, l’UNICEF entend améliorer les conditions sanitaires des populations déplacées et des communautés d’accueil, en appui aux efforts des autorités tchadiennes.

Tchad : le PSF poursuit sa mobilisation internationale autour de l’affaire Yaya Dillo

Dans le cadre du suivi du dossier de feu Yaya Dillo Djerou, le Parti socialiste sans frontières (PSF) a rencontré, ce samedi après-midi, plusieurs responsables politiques français et européens.

Aux côtés du Général Ousmane Dillo, représentant de la famille biologique et actuellement en tournée en Europe, la délégation du PSF s’est entretenue avec le leader de La France insoumise, Jean-Luc Mélenchon, le député Aurélien Taché ainsi que la députée européenne Rima Hassan.

Selon le PSF, cette rencontre a permis de poser les bases d’une démarche européenne visant à faire toute la lumière sur les circonstances de la mort de Yaya Dillo et à œuvrer pour que les responsables répondent de leurs actes devant une justice indépendante, impartiale et équitable.

Le parti annonce que des actions concrètes seront engagées dans les prochains jours afin de donner une suite à cette démarche, renforcer la mobilisation internationale et poursuivre sa quête de vérité et de justice.

Transition numérique : le CESCE clôt sa deuxième session ordinaire de 2026

Le Conseil économique, social, culturel et environnemental (CESCE) a clôturé, mercredi 19 août 2026 à N’Djamena, sa deuxième session ordinaire de l’année, consacrée aux défis de l’administration publique tchadienne face à la transition numérique.

Ouverte le 5 août, cette session a réuni durant deux semaines les Conseillers de la République autour des enjeux liés à la transformation numérique de l’administration publique, à la modernisation des services et à l’amélioration de leur efficacité.

La cérémonie de clôture a été présidée par le président du CESCE, Dr-Ing Ahmat Mbodou Mahamat, en présence de Limane Mahamat, Vice-Premier ministre, ministre chargé de l’Administration du territoire et de la Décentralisation, représentant le président de la République, Mahamat Idriss Déby Itno.

Plusieurs personnalités ont également pris part à cette cérémonie, notamment la 2ᵉ Vice-présidente du Sénat, Lydie Beassemda, le 1er Vice-président de l’Assemblée nationale, Dr David Houdeingar Ngarimaden, ainsi que des membres du Gouvernement, parlementaires, officiers supérieurs, diplomates et représentants des grandes institutions de la République.

Au terme de deux semaines de travaux, les Conseillers de la République ont formulé plusieurs avis et recommandations sur les défis de la transition numérique et les moyens de renforcer la modernisation de l’administration publique.

Ces recommandations seront transmises aux pouvoirs publics, notamment au président de la République et aux présidents des deux chambres du Parlement, afin de contribuer à l’amélioration de la gouvernance et à l’efficacité des services publics à l’ère du numérique.

Grâce présidentielle : les avocats de Succès Masra plaident pour une amnistie

N’Djamena — Le Collectif des avocats de Dr Assyongar Masra Succès salue la grâce présidentielle accordée à leur client, tout en appelant à l’adoption d’une mesure d’amnistie. Dans un point de presse consacré au parcours judiciaire de l’ancien Premier ministre, les avocats présentent cette grâce comme une première étape vers l’apaisement et la réconciliation nationale.

Selon le collectif, Dr Succès Masra avait été interpellé le 16 mai 2025 à son domicile, dans le cadre de l’enquête ouverte à la suite des événements de Mandakao survenus le 14 mai 2025. Après plusieurs étapes judiciaires, il a été condamné le 9 août 2025 à 20 ans d’emprisonnement ferme pour « diffusion de messages à caractère raciste et xénophobe par le biais d’un système informatique » et « complicité de meurtre », ainsi qu’au paiement solidaire d’un milliard de francs CFA de dommages-intérêts à l’État tchadien.

La défense avait ensuite saisi la Cour suprême, contestant notamment l’application de la loi pénale, l’insuffisance des motifs et la recevabilité des preuves. D’après le point de presse, la haute juridiction a rejeté le pourvoi et confirmé la condamnation, la rendant ainsi définitive sur le plan judiciaire.

C’est dans ce contexte que la grâce présidentielle a été accordée à Dr Succès Masra. Ses avocats disent accueillir cette décision « avec soulagement et gratitude », y voyant un geste d’humanité et d’apaisement susceptible de favoriser le dialogue et la réconciliation nationale. Ils estiment toutefois que la grâce ne suffit pas à effacer les conséquences juridiques de la condamnation.

Le collectif demande ainsi qu’une mesure d’amnistie soit envisagée et votée par la représentation nationale. Selon les avocats, l’amnistie permettrait d’aller plus loin en effaçant, dans les conditions prévues par la loi, les conséquences pénales liées aux faits concernés.

Tout en appelant à l’apaisement, la défense dit également avoir une pensée pour les victimes des événements de Mandakao et pour les personnes décédées en détention. Elle plaide pour une justice qui, selon elle, permette d’établir les responsabilités et de contribuer à une réconciliation durable.

Pour le Collectif des avocats, la grâce présidentielle doit donc constituer le début d’un processus plus large de réconciliation. L’objectif affiché est de parvenir à une amnistie et, plus largement, à un climat politique et social davantage marqué par le dialogue, la paix et l’unité nationale.

Emmanuel Nadingar appelle à une nouvelle dynamique politique après la grâce présidentielle

L’ancien Premier ministre tchadien Emmanuel Nadingar a salué, ce jeudi à N’Djamena, la grâce présidentielle accordée aux membres du Groupe de concertation des acteurs politiques (GCAP) ainsi qu’au président des Transformateurs, Dr Succès Masra.

S’exprimant à son domicile, dans le 3ᵉ arrondissement, le président de la Fédération pour la Paix Universelle, chapitre du Tchad (FPU/Tchad), a félicité le président de la République, le maréchal Mahamat Idriss Déby Itno, pour ce qu’il qualifie de « geste patriotique et hautement solennel ».

Selon Emmanuel Nadingar, cette décision pourrait marquer « le début d’une nouvelle ère politique » au Tchad. Il estime que la réconciliation, l’unité nationale et la paix doivent désormais s’appuyer sur des actes favorisant l’apaisement et le dialogue.

L’ancien chef du gouvernement appelle ainsi les acteurs politiques à privilégier la responsabilité au détriment des passions. Pour lui, la refondation du pays doit passer par la reconstruction et l’édification d’une nouvelle société.

Emmanuel Nadingar invite également les forces vives à consolider les acquis démocratiques à travers le dialogue et à œuvrer au renforcement de la place du Tchad dans le concert des nations.
Au-delà du champ politique, il estime que la consolidation de la paix reste indissociable du développement économique et social, notamment dans les secteurs de l’éducation, de la santé, de l’environnement et des infrastructures.

Au nom de la FPU/Tchad, il a enfin réaffirmé son engagement en faveur de la paix, de la réconciliation et de la cohésion sociale.

Tchad : le ministère de l’Administration du territoire rappelle les partis politiques à leurs obligations légales

Dans un communiqué signé le 20 août 2026 à N’Djamena, le ministère de l’Administration du territoire et de la Décentralisation rappelle aux partis politiques légalement autorisés au Tchad l’obligation de respecter les dispositions de la loi portant Charte des partis politiques.

Le ministère précise notamment que la mesure de clémence accordée par le chef de l’État dans le cadre de ses prérogatives constitutionnelles ne constitue pas un pardon légal effaçant automatiquement une condamnation.

Selon le communiqué, certaines incapacités consécutives aux condamnations demeurent applicables conformément à la législation en vigueur.

Le ministère s’appuie notamment sur l’article 11 de la loi n°032/PR/2019 du 22 juillet 2019, qui fixe les conditions requises pour diriger un parti politique, parmi lesquelles figure la jouissance des droits civiques et politiques.

Les formations politiques sont ainsi invitées à se conformer strictement aux dispositions légales en vigueur.

Traque transfrontalière : une suspecte ramenée au Tchad

Une ressortissante tchadienne soupçonnée d’être impliquée dans le meurtre de Nazik Mahamat Saleh a été ramenée au Tchad après avoir fui vers le Nigeria, selon les éléments communiqués par les autorités judiciaires.

Le 24 juillet 2026, le parquet général près la Cour d’appel de N’Djamena avait émis un mandat d’arrêt international à son encontre. Cette mesure a permis aux services compétents de localiser et d’interpeller la suspecte, avant son retour sur le territoire tchadien.

Déférée à la Maison d’arrêt de Klessoum, elle reste désormais à la disposition de la justice. Les autorités judiciaires devront établir les circonstances des faits, déterminer les éventuelles responsabilités et donner les suites appropriées à la procédure, dans le respect de la présomption d’innocence.

Société : le Centre culturel Koulsy Lamko lance un appel pour soutenir la jeunesse tchadienne

Depuis le 10 août 2026, le Centre culturel Koulsy Lamko accueille la sixième édition de sa colonie de vacances, une initiative portée par la Compagnie théâtrale Hadre Dounia. Entièrement gratuite, cette activité vise à offrir aux jeunes Tchadiens un cadre d’apprentissage, de créativité et d’épanouissement pendant les vacances scolaires.

À la tête de cette initiative, Jean Kevin Ngangnodji, alias Hadre Dounia Wittack, et son équipe de bénévoles misent sur l’éducation informelle pour occuper utilement les jeunes durant la période des vacances. Au-delà des loisirs, la colonie entend favoriser l’autonomie, la créativité et le vivre-ensemble.

Des vacances placées sous le signe de l’apprentissage

Au Centre culturel Koulsy Lamko, les jeunes participants découvrent plusieurs activités destinées à développer leurs compétences et leur confiance en eux. L’apprentissage de petits métiers doit notamment leur permettre de mieux appréhender les réalités économiques et de préparer progressivement leur autonomie financière.

Le programme accorde également une place importante aux arts et à la culture. Théâtre, expression corporelle et activités artistiques offrent aux jeunes des espaces d’expression et de créativité, tout en contribuant au développement de leur confiance en eux.

À travers cette initiative, les organisateurs veulent ainsi faire des vacances scolaires une période d’apprentissage et de socialisation, plutôt qu’un simple temps d’inactivité.

Un appel au soutien des pouvoirs publics et du secteur privé

Malgré l’intérêt suscité par cette initiative, le Centre culturel Koulsy Lamko fait face à d’importantes contraintes financières et matérielles. Le manque de moyens complique l’organisation des activités et pèse sur les encadrants, qui assurent le fonctionnement de la colonie avec des ressources limitées.

Face à cette situation, Jean Kevin Ngangnodji appelle les pouvoirs publics, notamment le ministère de la Jeunesse et des Sports et le ministère de la Culture, à renforcer leur accompagnement.

« Il y va de notre responsabilité collective », estime-t-il, appelant également les personnalités publiques, les entreprises et les opérateurs économiques à apporter leur contribution.

Pour les responsables du Centre, soutenir cette colonie ne revient pas uniquement à financer des activités de vacances. Il s’agit aussi d’investir dans la jeunesse, la culture et l’éducation, en donnant à de nombreux jeunes un accès gratuit à des activités susceptibles de renforcer leurs compétences et leur confiance en l’avenir.