Tchad: La présidence dément les fausses spéculations des propose présidentiels relatifs au permis de tuer

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A travers un communiqué de presse de la direction générale de la communication de la Présidence de la République, signé de son directeur Abdoulaye Ngardiguina,  note avec regret que le message livré par le chef de l’État relatif à la multiplication des véritables massacres intercommunautaires dans certaines provinces du pays, fait l’objet d’une folle spéculation attisée par la diffusion partielle d’extraits isolés des propos présidentiels, indique le communiqué. 

Le document souligne que face aux centaines de morts tchadiennes causées par des conflits « injustifiés et injustifiables », le Président de la République est descendu personnellement sur le terrain et a décidé, après évaluation de la situation : d’instaurer l’état d’urgence dans les provinces concernées par ces conflits, afin de renforcer les moyens juridiques et opérationnels des autorités locales pour une plus grande efficacité dans leur action ; d’instruire d’amplifier dans ce cadre l’opération de désarmement des civils; derecommander la plus grande fermeté judiciaire dans les cas des poursuites engagées contre les auteurs et les complices des violences communautaires ; d’ordonner aux forces de défense et de sécurité d’user de tous les moyens, y compris la force armée, pour mettre un terme à des affrontements en cours lorsque les belligérants armés refusent d’obtempérer aux sommations légales requises dans les cas d’espèce. 

« Cette instruction présidentielle de bon sens exprimée dans des termes imagés très clairs n’est en rien un permis de tuer, mais plutôt unordre donné aux forces de défense et de sécurité d’user des procédures et de tous les moyens, en dernier recours, pour stopper d’éventuelles tueries en cours perpétrées par des hommes armés. En l’occurrence, le Chef de l’État n’a fait que rappeler une règle de base appliquée sur tout théâtre d’intervention ou d’interposition face à des belligérants armés », explique le document en ajoutant que «toute autre interprétation de ces propos présidentiels dénote soit de la mauvaise foi, soit une méconnaissance totale des réalités du terrain. Le président de la République est le garant de la sécurité des tchadiens ainsi que de leurs biens, et personne n’est mieux placée pour lui donner de leçons en la matière », conclu-t-il.

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