Société : Interdiction de la marche contre la pénurie du gaz butane, une action en justice.

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La marche pacifique contre la pénurie du gaz butane annoncée pour ce 14 mars 2019 par le collectif tchadien contre la vie chère est interdite. C’était hier par un arrêté du ministre de l’Administration du Territoire, de la Sécurité Publique et de la Gouvernance Locale, M. Mahamat Abali Salah.

Une marche qui vise à protester contre la pénurie du gaz butane depuis quelques jours à N’Djamena. Tôt ce matin, la police nationale a occupé toutes les grandes artères, les espaces publics et les ronds points de la ville de N’Djamena. L’axe menant vers la maison des médias où devait se tenir le point de presse ce 14 mars est aussi quadrillé.

Selon le président dudit collectif, M. Nelly Versinis « nous prenons acte de cette mesure d’interdiction de marche pacifique pour protester contre la pénurie pendant que les autorités tchadiennes permettent la tenue de grands rassemblements et de grands meetings de partisans du régime qui contribuent à l’accroissement de la misère de notre population. Nous allons attaquer rapidement cette mesure d’interdiction de marche devant la justice pour réclamer sa levée ».

La journée de ce jeudi 14 mars 2019 est déclarée journée de mécontentement sous le nom : « la marche contre la pénurie du gaz butane ». Elle vise à contraindre le Gouvernement à trouver une solution appropriée et alléger la souffrance des ménages ou soit lever la mesure d’interdiction du bois de chauffe et de charbon pour permettre aux ménages de s’alimenter.

Le collectif ne s’arrête pas sur le chemin, il en tend mener cette lutte en collaboration avec quelques organisations de la société civile. Pour ce faire, il invite la population des dix arrondissements de la ville de N’Djamena à se rassembler dans tous les grands ronds-points et carrefours proches de chez eux dès 6h30 du matin ; chacun et chacune avec sa bonbonne vide sur la tête ou en main pour une marche pacifique, avec un point de rencontre devant chaque commune d’arrondissement en guise de protestation.

A travers la ville ce matin, la plupart des détenteurs des bouteilles de gaz ne savent à quel saint se vouer. Le nombre devant les points de recharge a considérablement doublé. Les détaillants refusent catégoriquement d’échanger les anciennes bouteilles contre de nouvelles bouteilles chargées.

Devant ce grincement des dents des populations, les autorités ne disent pas jusqu’à présent la vérité autour de cette pénurie qui perdure.

 

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