L’éradication de ver de Guinée, un défi à relever pour le Tchad.

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Les experts en santé se penchent sur l’éradication de ver de Guinée. C’est dans le cadre de la revue annuelle des activités du programme national d’éradication du ver de Guinée de 2018. C’est le ministre de la santé au Tchad, Aziz Mahamat Saleh qui a lancé les travaux le mercredi 23 janvier dans un hôtel de la place en présence des partenaires et des directeurs généraux.

La revue nationale du programme d’éradication du ver de Guinée au Tchad est un espace qui permet aux acteurs impliqués dans le combat contre cette maladie parasitaire et invalidante. Elle souscrit dans la logique de partage des succès et des difficultés rencontrées dans la mise en œuvre des interventions stratégiques, d’identifier les goulots d’étranglement et rechercher des solutions afin d’y faire face.

Selon la situation épidémiologique en 2018, la dracunculose reste toujours présente au Tchad avec plus des cas d’infections. Devant le Soudan, Mali, Ethiopie qui n’ont notifié aucun cas d’infection humaine, l’Angola a notifié pour la première fois un cas d’infection chez l’homme et le Tchad quant à lui a enregistré en 2018, 17 cas humains confirmés, ce qui représente 41%, 1040 chiens infectés et 25 chats. Ce qui laisse croire que selon le ministre de la santé publique Aziz Mahamat Saleh la problématique de la maladie de ver de Guinée devient de plus en plus préoccupante à cause de l’augmentation croissante chaque année des cas. Cette situation doit interpeller tous les acteurs intervenant dans la lutte contre cette maladie, souligne-t-il.

La transmission de la maladie de ver de Guinée reste toujours un défi pour le Tchad. « Le Chemin n’est certainement pas long, amis, la nécessité de fournir des efforts supplémentaires reste la règle afin de permettre au Tchad de parvenir à l’arrêt total de la transmission de cette maladie… », Renchérit le Représentant de l’organisation mondiale de la santé (OMS) Dr Jean-Bosco NDIHOKUBWAYO.

Devant cette problématique, le Représentant de l’organisation mondiale de la santé (OMS) Dr Jean-Bosco NDIHOKUBWAYO recommande aux pays dont la maladie est endémique de maintenir la surveillance et s’y impliquer rigoureusement dans la détection des cas d’isolement.

Cette réunion va permettre aux acteurs de la lutte contre la dracunculose de présenter la situation épidémiologique du Tchad, de dégager les contraintes, les difficultés, proposer des solutions et définir les actions prioritaires pour l’année 2019 afin de renforcer la surveillance épidémiologique du ver de Guinée dans les zones à risques et la communication pour le changement de comportement relatif à l’arrêté de la transmission.

 

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