La Coalition des Actions Citoyennes Wakit-Tamma, section politique, a vivement dénoncé la décision des autorités tchadiennes de retirer le Tchad du Statut de Rome de la Cour pénale internationale (CPI), qualifiant cette mesure de « honteuse » et estimant qu’elle vise à soustraire les dirigeants du pays à d’éventuelles poursuites judiciaires internationales.
Dans un communiqué publié le 27 juillet 2026 à Paris, la coalition affirme que cette décision empêcherait, selon elle, toute enquête de la CPI sur les crimes présumés commis au Tchad. Elle soutient que ce retrait porterait atteinte aux droits des victimes et renforcerait l’impunité.
Wakit-Tamma cite notamment les événements du 20 octobre 2022, l’assaut contre le siège du parti de Yaya Dillo le 28 février 2024, l’arrestation et la condamnation de Succès Masra, les poursuites engagées contre plusieurs responsables du Groupe de concertation des acteurs politiques (GCAP), la dissolution de cette coalition, ainsi que des arrestations visant des opposants, journalistes et militants de la société civile.
Le mouvement accuse également les autorités tchadiennes de soutenir les Forces de soutien rapide (FSR) au Soudan, en évoquant un appui logistique qui contribuerait, selon lui, aux violences commises dans la région du Darfour.
La coalition affirme ne pas reconnaître le retrait du Tchad de la CPI et considère que le pays demeure lié à cette juridiction. Elle demande le retour du Tchad au Statut de Rome, la libération des prisonniers politiques, l’annulation de la dissolution du GCAP, la réhabilitation des organisations de la société civile concernées ainsi que l’ouverture d’enquêtes indépendantes sur les crimes qu’elle dénonce.
Enfin, Wakit-Tamma appelle la communauté internationale, et particulièrement la France, à cesser tout soutien au régime tchadien.




