samedi, mars 7, 2026
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AccueilACTUALITES🇹🇩 À N’Djamena, des universitaires débattent de l’avenir du droit positif tchadien

🇹🇩 À N’Djamena, des universitaires débattent de l’avenir du droit positif tchadien

Le Centre de Recherche et d’Études en Sciences Politiques et en Droit (CRESPOD), en collaboration avec l’Université de N’Djamena, a organisé ce samedi 7 mars une journée scientifique autour du thème : « Quel droit positif pour le Tchad ? ».

La rencontre s’est tenue à l’Amphithéâtre Idriss Déby Itno et a réuni enseignants-chercheurs, magistrats, avocats, étudiants ainsi que des représentants de la société civile. Les échanges ont porté sur les fondements, l’évolution et les perspectives du système juridique tchadien.

Dans son allocution d’ouverture, la présidente du comité d’organisation, Moelle Kodbaye Beguy, a rappelé que le droit positif, entendu comme l’ensemble des règles en vigueur dans un pays à un moment donné, doit être en adéquation avec les valeurs, l’identité et les priorités nationales. Elle a souligné la nécessité d’un équilibre entre les traditions juridiques locales, l’héritage du droit moderne et les exigences actuelles liées à la mondialisation.

Le doyen de la Faculté des Sciences Juridiques et Politiques a, pour sa part, mis en avant le rôle de l’université comme espace de réflexion, de dialogue et de consolidation de l’unité nationale. Il a indiqué que cette journée marque le début d’une série d’activités scientifiques prévues dans les mois à venir.

Représentant le président de l’université, la chargée des affaires académiques a précisé que cette initiative dépasse le cadre universitaire et constitue un cadre de liberté intellectuelle permettant aux chercheurs de contribuer au développement institutionnel du pays. Elle a également rappelé l’importance du droit positif dans la protection des citoyens et la consolidation de l’État de droit.

La leçon inaugurale a été présentée par le président de l’Université de Doba, qui a insisté sur la nécessité de repenser le droit positif tchadien afin de mieux accompagner les mutations sociales et institutionnelles.

Les travaux ont abordé plusieurs thématiques majeures, notamment le rôle des chefferies traditionnelles, l’organisation des communautés rurales, la dynamique constitutionnelle, la place du citoyen dans le contentieux constitutionnel ainsi que les défis du pluralisme juridique aux niveaux national et international.

À travers des débats riches et constructifs, les participants ont formulé plusieurs pistes de réflexion en vue de renforcer la cohérence et l’adaptation du système juridique aux réalités tchadiennes.

Cette initiative illustre le dynamisme de la recherche académique au Tchad et l’engagement du monde universitaire dans la réflexion sur l’avenir institutionnel du pays.

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