Égypte : Un étudiant tchadien détenu au Caire pour expiration de titre de séjour

Youssouf Saleh Abdallah, étudiant tchadien boursier à la Faculté des Sciences de l’Université Al-Azhar, est détenu depuis le samedi 14 février 2026 au commissariat de Hadayek El-Qobba, au Caire.
L’étudiant a été interpellé par la police alors qu’il rentrait de l’université, en raison de l’expiration de son titre de séjour étudiant et du retard dans la délivrance de sa nouvelle carte de séjour pour l’année en cours.
Malgré la possession de l’ensemble des documents officiels attestant de son inscription et de la régularité de sa scolarité, Youssouf Saleh Abdallah demeure en détention. À ce jour, aucune intervention notable n’a été signalée de la part des autorités concernées, que ce soit de l’université, de l’Ambassade de la République du Tchad en Égypte, ou des instances représentatives des étudiants.

🇹🇩 Tchad : Inauguration de l’abattoir frigorifique de Farcha, baptisé « Damma Boucherie Moderne »

Le Ministre de l’Élevage et des Productions animales, Pr Abderahim Awat Atteib, a présidé ce mardi 17 février 2026 la cérémonie officielle d’inauguration de l’abattoir frigorifique de Farcha, désormais dénommé Damma Boucherie Moderne.

La cérémonie s’est déroulée en présence du Ministre de la Santé publique et de la Prévention, Dr Abdelmadjid Abderahim Mahamat, du Maire du 1er arrondissement, Djamal Yaya Moussa, ainsi que du Directeur Général de Damma Boucherie Moderne, Saleh Moussa Ahmat, aux côtés de plusieurs invités de marque.

Cette infrastructure ambitionne de garantir aux consommateurs tchadiens une viande saine, rigoureusement contrôlée et disponible de manière régulière, tant en qualité qu’en quantité, conformément aux standards modernes de l’industrie agroalimentaire.

Au-delà de l’approvisionnement local, Damma Boucherie Moderne entend également ouvrir la filière bétail-viande tchadienne au marché sous-régional, renforçant ainsi la compétitivité du secteur de l’élevage au Tchad.

Tchad : un an après sa disparition, le cas du géologue Dr Mahamat Moussa Hilew continue d’inquiéter

Il y a un an, le géologue tchadien Dr Mahamat Moussa Hilew était porté disparu. Depuis, son absence demeure inexpliquée officiellement, tandis que plusieurs sources relayées par un média indépendant évoquent un possible enlèvement attribué à l’Agence nationale de sécurité (ANSE), service de renseignement du régime dirigé par le Président Mahamat Idriss Déby Itno.

Selon ces mêmes sources, il aurait été capturé sur instruction de Beguera, présenté comme Directeur général de la Société Nationale d’Exploitation Minière et de Contrôle (SONEMIC). Des accusations graves pèsent également sur ce responsable, notamment des faits présumés d’enlèvements, de tortures et d’exactions lorsqu’il occupait auparavant des fonctions au sein de l’ANSE. Des rapports d’Human Rights Watch ont, par le passé, documenté des violations commises contre des manifestants au Tchad.

La section politique du mouvement Wakit Tama dénonce ce qu’elle qualifie de dérive sécuritaire et exige la libération immédiate et sans condition du Dr Hilew. Le mouvement affirme ne pas vouloir revivre un précédent douloureux, faisant référence à la disparition du Pr Ibni Oumar Mahamat Saleh en 2008, sous le régime de l’ancien Président Idriss Déby Itno.

Des voix s’élèvent également pour interpeller les partenaires internationaux du Tchad, notamment la France et les États-Unis, afin qu’ils usent de leur influence diplomatique pour faire la lumière sur cette disparition et soutenir les efforts en faveur de la libération de cet intellectuel.

Pour ses soutiens, le Dr Mahamat Moussa Hilew n’appartient pas seulement au Tchad, mais à la communauté scientifique et intellectuelle internationale. Un an après sa disparition, l’exigence de vérité et de justice demeure entière.

🇹🇩 Province du Lac : Teach For Chad lance un programme innovant en faveur des jeunes

Le Secrétaire Général de la province du Province du Lac, Ndjilema Mitterand, a reçu ce lundi 16 février 2026 une délégation de l’organisation Teach For Chad, conduite par Dr NDONITA Zola. Au cœur des échanges : la présentation d’un ambitieux programme de leadership éducatif destiné à renforcer les compétences des jeunes diplômés et à améliorer la qualité de l’enseignement dans les zones vulnérables.

Ce programme prévoit le recrutement prioritaire de jeunes diplômés originaires de la province, actuellement sans emploi. Les candidats retenus suivront une formation intensive de six à huit semaines axée sur la pédagogie et la gestion de classe, le leadership, la résolution de problèmes, la communication, le travail en équipe, la gestion du stress ainsi que l’engagement communautaire.

À l’issue de cette phase de renforcement de capacités, les participants seront déployés dans une quinzaine d’établissements scolaires identifiés en collaboration avec la délégation provinciale de l’Éducation. Leur mission s’étendra sur deux ans, avec pour objectif de soutenir durablement la qualité de l’enseignement.
Les responsables de Teach For Chad précisent que cette initiative vise à compléter les efforts de l’État, sans s’y substituer, en travaillant en étroite collaboration avec les autorités locales afin d’assurer une mise en œuvre adaptée aux réalités du terrain.

Salignant l’importance de l’initiative, le Secrétaire Général a réaffirmé l’engagement des autorités provinciales à accompagner le programme, tout en insistant sur la nécessité d’une coordination étroite avec les services éducatifs pour garantir son efficacité et sa pérennité.

À terme, Teach For Chad ambitionne de former une nouvelle génération de jeunes leaders engagés, capables de contribuer activement au développement de leurs communautés et au renforcement du système éducatif local.

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Mahamat Açyl Dagache récompensé pour son leadership jeune au Tchad

M. Mahamat Açyl Dagache, Président du Cercle de la Jeunesse Consciente, a été honoré par le Consortium des Médias Digitaux du Tchad qui lui a remis l’Attestation de reconnaissance – Jeune Leader de l’Année 2025, en reconnaissance de son engagement exemplaire au service de la société civile.

À travers son rôle à la tête du Cercle de la Jeunesse Consciente, Mahamat Açyl Dagache s’illustre par des initiatives favorisant la paix, le dialogue, le vivre-ensemble et le renforcement de la cohésion sociale et de l’unité nationale.
La cérémonie de remise, qui s’est tenue ce mercredi 15 février 2026, a vu la participation du Coordinateur du Consortium, M. Ouganda Tangue, et du Coordinateur adjoint, M. Ahmat Mahamat Ahmat, qui ont salué l’impact positif de son leadership sur la jeunesse et la société tchadienne.

Cette distinction souligne l’importance d’un engagement jeune, citoyen et actif dans le développement social et le soutien au sport national au Tchad.

Corée du Sud : une coalition civile alerte sur les risques d’atteinte à la liberté religieuse

Une coalition de la société civile sud-coréenne a exprimé, le 23 janvier à Séoul, ses vives préoccupations face à des propos récents de hauts responsables gouvernementaux visant certaines religions. Réunie en conférence de presse conjointe devant la Maison Bleue, la Coalition pour la démocratie et la liberté de religion (CDFR) a estimé que ces déclarations pourraient favoriser la stigmatisation religieuse et constituer un usage abusif du pouvoir de l’État.
Composée d’organisations civiques, religieuses et sociales, la Coalition regroupe des représentants des communautés bouddhiste, chrétienne et musulmane, ainsi que des juristes, universitaires et acteurs de la société civile.

Dans une déclaration lue à cette occasion, elle a rappelé les dispositions constitutionnelles garantissant la liberté de religion et la séparation de la religion et de l’État.

La CDFR a notamment critiqué des déclarations officielles qualifiant certains groupes religieux de « nuisibles » ou de « maux sociaux », estimant que ce type de discours est incompatible avec les principes de neutralité religieuse et d’égalité devant la loi. Selon elle, ces prises de position risquent d’alimenter la haine et de fragiliser l’ordre démocratique.

Soulignant que la Corée du Sud est signataire de plusieurs instruments internationaux relatifs aux droits de l’homme, la Coalition a appelé les Nations Unies et les organisations internationales compétentes à suivre la situation de près. Elle a enfin exhorté le gouvernement à mettre fin aux propos discriminatoires, à réaffirmer son engagement en faveur de la liberté religieuse et à instaurer un dialogue inclusif respectueux de toutes les croyances.

Douanes : 55 agents formés à l’éthique et à la déontologie

La Direction générale des Douanes et Droits indirects a lancé une session de formation destinée à renforcer le respect du Code d’éthique et de déontologie au sein de ses services.
Cette initiative vise à promouvoir l’intégrité, la transparence et le professionnalisme des agents dans l’exercice de leurs fonctions. La première cohorte concerne 55 douaniers de tous grades, qui participent à des sessions interactives portant sur l’intégrité, la responsabilité, la neutralité et la loyauté, ainsi que sur les mécanismes de prévention des dérives comportementales.

En plaçant l’éthique au cœur de son action, la Direction générale des Douanes et Droits indirects réaffirme son engagement à construire une administration moderne, performante et crédible, fidèle aux principes de bonne gouvernance.

Politique : Cumul des fonctions : un débat récurrent au CPDP et dans la classe politique tchadienne

La mise en place du Cadre Permanent de Dialogue Politique (CPDP) relance le débat sur le cumul des responsabilités au sein des partis politiques et des institutions de l’État. Selon les principes de bonne gouvernance, les postes devraient être répartis de manière équitable afin d’éviter que les mêmes acteurs cumulent plusieurs fonctions et de favoriser le renouvellement des cadres politiques.

Dans la pratique, plusieurs dirigeants occupent déjà simultanément plusieurs postes stratégiques. C’est le cas de M. Aziz Mahamat Saleh, secrétaire général du Mouvement Patriotique du Salut (MPS) et ministre en même temps, de Pahimi Padacké Albert, sénateur, ou encore de Mahamat Ahmat Lazina, député. D’autres figures politiques telles que Allahdoum Djarma Balthazar cumulent également des responsabilités importantes au sein de leurs partis ou d’institutions publiques.
Pourtant, les partis disposent de cadres compétents capables de relever ces responsabilités. Ce cumul des fonctions, souvent perçu comme un gourmandisme politique, soulève la question de l’exemplarité des chefs de partis et de la crédibilité des mécanismes de dialogue et de concertation politique. Il interroge aussi la capacité du CPDP, comme cadre national de concertation, à inclure une diversité d’acteurs et à favoriser le renouvellement des cadres.

Dans un contexte où les attentes citoyennes en matière de gouvernance, transparence et démocratie se font de plus en plus pressantes, la limitation du cumul des fonctions reste un enjeu central du débat public et de la consolidation des institutions nationales.

Diplomatie : Trois femmes tchadiennes promues à l’international reçues par le Président Deby

Ce lundi matin, le Président de la République, Chef de l’État, Maréchal Mahamat Idriss Deby Itno, a reçu en audience trois femmes tchadiennes récemment promues à des postes internationaux. L’objectif de cette rencontre : leur transmettre ses orientations avant leur prise de fonction à l’étranger.

Parmi elles, Mariam Mahamat Nour, désormais Vice‑Présidente de la Commission de la CEEAC, Amina Priscille Longoh, nommée Ambassadrice extraordinaire du Tchad en France, et Mariam Ali Moussa, qui représentera le pays auprès de la Belgique et de l’Union européenne.

Le Chef de l’État a insisté sur l’importance de leur rôle dans la promotion de l’image du Tchad à l’international et les a exhortées à défendre avec diligence les intérêts du pays dans leurs nouvelles missions.

Cette audience illustre la volonté de la présidence de soutenir la promotion des femmes tchadiennes dans des fonctions diplomatiques et régionales stratégiques, renforçant ainsi la présence du Tchad sur la scène internationale.

Politique : Civils pris dans la tourmente, appel à la communauté internationale

Au Tchad, les civils continuent de payer un lourd tribut dans un contexte de violences et de répression. Des groupes armés, motivés par le désir de justice, affrontent l’armée nationale, tandis que les populations civiles se retrouvent au cœur du conflit.

Des témoignages sur le terrain font état de villages incendiés et de massacres ciblant certaines communautés, souvent pour des motifs religieux ou supposées affiliations aux rebelles. L’acheminement de l’aide humanitaire est également perturbé, accentuant la vulnérabilité des habitants. Ces violences sont dénoncées par des acteurs locaux comme un « terrorisme d’État ».

Dans ce contexte, Zakaria Adam Zakaria, coordonnateur national de Wakit Tama – Section politique, lance un appel à la communauté internationale. Il interpelle particulièrement les États-Unis, les invitant à soutenir le peuple tchadien dans sa quête de liberté face à un régime qu’il qualifie d’« oppressif ».

La France, pour sa part, est appelée à clarifier sa position : neutralité ou soutien à l’émancipation du peuple tchadien. Selon les responsables de Wakit Tama, le peuple tchadien aspire à un engagement concret pour mettre fin aux violations répétées des droits humains.

Le pays traverse une période critique, et l’appel à l’action internationale résonne avec urgence pour protéger les civils et rétablir la justice.