Liberté de la presse : le directeur de publication de Nouvelles.td entendu puis relâché

Le directeur de publication du média Nouvelles.td, Moussa Nguedmbaye, a répondu ce jour à une convocation téléphonique du commissariat central n°2, dans le cadre d’une enquête pour « diffamation ». À l’issue de son audition, il est rentré librement à son domicile.

Le journaliste s’est présenté volontairement, accompagné de ses avocats, dans le respect des procédures légales. Aucune mesure restrictive n’a été prise à son encontre.

Cette convocation intervient dans un contexte national marqué par des préoccupations persistantes autour de la liberté de la presse au Tchad, régulièrement dénoncées par les médias et les organisations de la société civile.

N’Djamena : Un étudiant échappe de justesse à une tentative d’assassinat par son employeur

Le quartier Klémat, à N’Djamena, a été le théâtre d’une scène d’une extrême violence dans la nuit de samedi à dimanche. Emmanuel, étudiant en économie et agent de sécurité de nuit (APS), a frôlé la mort après avoir été pris pour cible par son propre employeur.

Une accusation aux allures délirantes

Selon des témoignages recueillis sur place, les faits se sont produits aux environs de minuit, à la suite d’une altercation entre l’employeur et son gardien. L’homme, présenté comme influent, aurait accusé Emmanuel de propager une prétendue « odeur de drogue » dans sa maison et son véhicule.
Pris d’un accès de colère, l’employeur aurait alors sorti une arme de poing et tiré à trois reprises en direction du jeune étudiant. Par un concours de circonstances miraculeuses, aucune balle n’a atteint la victime.

Une violence physique prolongée

Après les tirs, l’agresseur se serait acharné physiquement sur Emmanuel, le frappant violemment à l’aide de la crosse de son arme. Livré à lui-même, le jeune homme aurait tenté de se défendre pendant plusieurs heures face à la brutalité de son patron.
Ce n’est qu’aux premières lueurs du jour, vers 5 heures du matin, que l’intervention de riverains se rendant à la mosquée a mis fin à ce calvaire.

Une victime livrée à l’insécurité

À l’heure actuelle, Emmanuel se retrouve sans moyen de communication et dans une situation d’insécurité totale. Cette affaire relance avec acuité le débat sur la protection des travailleurs domestiques et des agents de sécurité, ainsi que sur l’impunité dont jouiraient certains individus fortunés face à la justice tchadienne.
Racine Infos

Médias : l’AMET dénonce une tentative d’intimidation contre un journaliste en ligne

L’Association des Médias en Ligne du Tchad (AMET) a exprimé sa vive préoccupation face à la convocation du directeur de publication du journal en ligne Nouvelles.td, Moussa Guedmbaye, attendue le lundi 5 janvier 2026 au Commissariat central n°2 de N’Djamena.

Selon l’AMET, cette convocation fait suite à la publication d’un article mettant en cause des pratiques présumées d’extorsion d’argent impliquant un officier de police judiciaire en service au Commissariat de Sécurité Publique n°17 (CSP 17). L’association estime que cette démarche relève davantage d’une tentative d’intimidation visant à faire taire un journaliste que d’une procédure régulière.

Dans son communiqué rendu public le 4 janvier 2026, l’AMET considère que ces agissements portent atteinte à la liberté de la presse et au droit du public à l’information, des principes garantis par la Constitution tchadienne et par les conventions internationales ratifiées par le Tchad.

L’organisation appelle le ministre de la Sécurité publique à intervenir afin de rappeler à l’ordre le commissaire du CSP 17, Mahmoud Abakoura, dont les pratiques, selon elle, nuisent à la confiance des citoyens et à l’image des forces de sécurité.

Par ailleurs, l’AMET invite l’ensemble des médias, des journalistes, des organisations professionnelles, ainsi que la société civile et les défenseurs des droits humains à se mobiliser pour défendre la liberté d’informer et à dénoncer toute forme de pression ou de représailles contre les professionnels des médias.

L’association réaffirme enfin qu’il est inacceptable, dans un État de droit, de recourir à des moyens détournés pour réduire au silence des journalistes engagés dans l’information d’intérêt public.

Tchad : Wakit Tama appelle à une attention internationale accrue sur la gouvernance du pays

Le mouvement citoyen Wakit Tama, par l’intermédiaire de sa section politique, a interpellé l’ancien président américain Donald Trump sur la situation politique et des droits humains au Tchad, dénonçant un système de gouvernance qu’il qualifie d’autoritaire et répressif.

Dans une déclaration rendue publique, le mouvement affirme reconnaître le rôle joué par Donald Trump dans la chute du régime vénézuélien, tout en exprimant des réserves quant au respect du droit international. Selon Wakit Tama, cet épisode illustre néanmoins la capacité des grandes puissances à peser sur des contextes politiques marqués par l’autoritarisme.
Concernant le Tchad, le collectif estime que la démocratie a été progressivement érodée au profit d’une gouvernance fondée sur le tribalisme et le communautarisme. Il évoque notamment la répression des manifestations du 20 octobre 2022 à N’Djaména, au cours desquelles plusieurs civils auraient été tués et de nombreux autres blessés.
Wakit Tama affirme que certaines de ces violences se sont produites à proximité de l’ambassade des États-Unis et auraient été enregistrées par les systèmes de vidéosurveillance de la représentation diplomatique américaine, constituant ainsi, selon le mouvement, des éléments matériels exploitables.
Le mouvement annonce par ailleurs qu’une délégation se rendra prochainement à Washington afin de soumettre des rapports détaillés au Sénat américain et à d’autres institutions américaines. Ces documents porteraient sur des violations présumées des droits humains et sur la situation politique générale du Tchad.

Pour son coordonnateur national, Zakaria Adam Zakaria, l’appui de partenaires internationaux demeure indispensable pour accompagner le peuple tchadien dans sa quête de justice, de liberté et d’alternance démocratique.

Tchad : un discours de cap, entre bilan institutionnel, promesses sociales et défis persistants

Dans son message à la Nation du 31 décembre 2025, le Président de la République, Maréchal Mahamat Idriss Déby Itno, a livré un discours dense, structuré autour d’un double axe : dresser le bilan de l’année 2025 et projeter l’action gouvernementale pour 2026. Une allocution à forte portée politique, marquée par la consolidation institutionnelle, les annonces sectorielles et un appel appuyé à l’unité nationale.
Une transition revendiquée comme achevée
Sur le plan institutionnel, le Chef de l’État présente 2025 comme l’année de l’achèvement du processus de transition. La mise en place d’un Parlement bicaméral et l’élection des Conseils provinciaux sont mises en avant comme des acquis majeurs, censés jeter les bases d’une décentralisation effective. Le Président annonce pour 2026 un transfert progressif de compétences et de ressources vers les collectivités territoriales, un chantier attendu mais dont la mise en œuvre reste l’un des tests majeurs de la gouvernance à venir.
Les infrastructures et l’énergie, piliers du discours économique
Le discours accorde une place centrale aux infrastructures, présentées comme le socle du développement socio-économique. L’ouverture de nouveaux ponts, la réalisation de centaines de kilomètres de routes bitumées et l’entretien des pistes rurales sont citées comme des avancées concrètes. Dans le secteur énergétique, la réforme avec la création de Tchadelec et l’ouverture au secteur privé traduisent une volonté de rompre avec les dysfonctionnements chroniques. La centrale solaire de Djarmaya est érigée en symbole de cette nouvelle orientation, même si la question de l’accès équitable et durable à l’électricité demeure cruciale pour les populations.
Agriculture, santé et éducation : des priorités réaffirmées
L’agriculture et l’élevage sont présentés comme les moteurs traditionnels de l’économie tchadienne, avec un appel à un changement de paradigme axé sur la transformation locale et l’industrialisation. Dans le secteur de la santé, le Président reconnaît implicitement les faiblesses persistantes, en insistant sur la qualité des soins, la gestion du système et le recrutement local du personnel médical.
L’éducation occupe également une place stratégique dans le discours. Face à la baisse du niveau scolaire, le Chef de l’État annonce un « traitement de choc » fondé sur la performance des enseignants, l’adaptation des programmes et l’évaluation régulière. Une reconnaissance est accordée à l’enseignement supérieur, tout en soulignant la nécessité d’investissements techniques lourds pour répondre aux besoins du marché de l’emploi.
Gouvernance, justice et lutte contre la corruption : un message d’équilibre
Sur le terrain de la gouvernance, le Président adopte un ton à la fois ferme et prudent. Il appelle à une lutte rigoureuse contre la corruption, tout en mettant en garde contre toute instrumentalisation de l’Autorité indépendante chargée de cette mission. Le retrait du Chef de l’État du Conseil supérieur de la magistrature est présenté comme un geste fort en faveur de l’indépendance de la justice, alors que les dysfonctionnements judiciaires sont clairement dénoncés.
Jeunesse, femmes et cohésion sociale au cœur du narratif politique
Le discours se veut inclusif, avec une attention particulière portée à la jeunesse, aux femmes et aux personnes vivant avec un handicap. Les investissements dans le sport, l’institution d’un Prix d’Excellence pour la Jeunesse et les réformes en faveur des droits des femmes traduisent une volonté affichée d’élargir la base sociale de l’action publique. La valorisation de la diversité culturelle et le classement du « Guruna » au patrimoine mondial de l’UNESCO renforcent cette dimension identitaire et symbolique.
Diplomatie régionale et sécurité : la continuité stratégique
Sur le plan régional, le Tchad se positionne comme un acteur de stabilité. L’accueil massif des réfugiés soudanais est présenté comme un devoir humanitaire, mais aussi comme un fardeau nécessitant un soutien international accru. La lutte contre le terrorisme au Sahel et dans le bassin du Lac Tchad demeure une priorité stratégique, avec un appel à une réponse internationale plus coordonnée.
Entre volontarisme politique et attentes sociales
En filigrane, le discours trace les contours d’un pouvoir soucieux de légitimer son action après la transition, en mettant en avant le Plan National de Développement « Tchad Connexion 2030 » et la mobilisation annoncée de 20 milliards de dollars. Reste que l’enjeu majeur de 2026 sera la traduction concrète de ces engagements dans le quotidien des Tchadiens, confrontés aux défis du coût de la vie, de l’emploi et de l’accès aux services sociaux de base.
En définitive, ce message à la Nation apparaît comme un discours de cap et de consolidation, mêlant bilan politique, promesses économiques et appels à la cohésion nationale. Sa crédibilité se jouera désormais moins dans les annonces que dans la capacité de l’État à produire des résultats tangibles et perceptibles par les citoyens.

وَدّاي: مركز عبد الله بن مسعود يحتفي بتخريج الدفعة السابعة من حفظة القرآن الكريم

احتضنت قرية أم دود، التابعة لمحافظة أبو قِدام بولاية وداي، حفلًا دينيًا مميزًا بمناسبة تخريج الدفعة السابعة من حفظة القرآن الكريم بمركز عبد الله بن مسعود، حيث بلغ عدد الخريجين اثنين وخمسين (52) حافظًا، وذلك في أجواء إيمانية جسدت عناية المجتمع بكتاب الله الكريم.
وافتُتحت فعاليات الحفل بكلمة ترحيبية ألقاها القوني عبد الرحمن حسن، عبّر فيها عن ترحيبه بالحضور، مثمنًا مشاركتهم ودعمهم لهذا الحدث القرآني المبارك.
وفي كلمته بالمناسبة، هنّأ مدير مركز عبد الله بن مسعود، القوني عمران جلال، الحفاظ الخريجين وأسرهم، مشيدًا بجهودهم ومثابرتهم، كما ثمّن دعم خريجي المركز لمسيرته التعليمية وجهوده المتواصلة في خدمة القرآن الكريم.
وتخللت المناسبة كلمات توجيهية وتلاوات قرآنية نموذجية قدّمها عدد من الخريجين، عكست المستوى الجيد للتكوين والتأهيل الذي يقدمه المركز في مجال تحفيظ كتاب الله.
ومن جانبه، أكد نائب رئيس المجلس الأعلى للشؤون الإسلامية بولاية وداي، الشيخ آدم معزل جاده، على المكانة السامية لحافظ القرآن، داعيًا إلى تعزيز روح الوحدة والتكاتف داخل المجتمع، والعمل على إنشاء ودعم المراكز القرآنية، لما لها من دور محوري في خدمة كتاب الله الكريم وترسيخ القيم الإسلامية.

Tchad : 2025, une année noire marquée par crises, répression et isolement international

L’année 2025 est perçue par de nombreux observateurs et acteurs politiques tchadiens comme l’une des plus sombres de l’ère du président Mahamat Idriss Déby Itno. Crises sociales persistantes, tensions politiques, violations présumées des droits humains et isolement diplomatique ont rythmé une année qualifiée d’« humiliation nationale » par l’opposition et la société civile.
Sur le plan social, la pénurie prolongée de carburant et de gaz domestique a lourdement affecté le quotidien des populations. Cette situation a entraîné une flambée des prix, favorisé la spéculation et paralysé plusieurs secteurs de l’économie. Pour les détracteurs du régime, cette crise est le résultat direct d’une gouvernance jugée défaillante et incapable de protéger les citoyens contre la précarité.
À l’international, le Tchad a également essuyé de vives critiques. Le Plan national de développement (PND), présenté comme un levier de relance économique, n’a pas produit les résultats escomptés lors de sa présentation à Dubaï. Aucun engagement financier majeur ni perspective concrète n’en sont sortis, renforçant le sentiment d’échec diplomatique et économique.
Par ailleurs, le soutien présumé des autorités tchadiennes aux Forces de soutien rapide (FSR) au Soudan suscite une vive controverse. Plusieurs voix dénoncent une implication du pays dans un conflit régional sans consultation nationale ni mandat populaire, mettant en péril la sécurité nationale.
L’année 2025 a également été marquée par une montée de la répression politique. L’arrestation et la détention prolongée de Succès Masra, leader de l’opposition et ancien Premier ministre, ont ravivé les inquiétudes sur l’état des libertés publiques. De même, l’interpellation d’Adoum Tiney Barkaï, figure de la société civile, est présentée comme un symbole de la persistance d’un système de répression centralisé.
Les disparitions forcées et enlèvements présumés se sont multipliés, notamment ceux du géologue Al Hilawi, de l’activiste Abakar Adam et du créateur de contenus Chaha. À ce jour, aucune enquête crédible n’a été rendue publique, et aucun responsable n’a été inquiété. L’assassinat de Fulbert, resté impuni, continue d’alimenter les accusations d’un État défaillant face à ses obligations de justice.
La liberté de la presse a également été mise à rude épreuve. Plusieurs journalistes, dont Olivier et d’autres professionnels des médias, ont été arrêtés ou intimidés, dans un contexte où informer est de plus en plus assimilé à un acte répréhensible, selon les organisations de défense des droits humains.
Face à cette situation, le retrait du Groupe de concertation des acteurs politiques (GCAP) de la scène politique est interprété comme un aveu de l’impossibilité d’un jeu démocratique réel. Dans le même temps, la déchéance de nationalité de Makaila N’Guebla et de Charfadine Galmaye Salimi a suscité une vague d’indignation, la nationalité étant perçue comme instrumentalisée à des fins politiques.
Pour les opposants au régime, l’année 2026 marque désormais un tournant. Ils annoncent leur intention de porter les accusations de violations des droits humains et de confiscation du pouvoir devant des instances internationales, affirmant que « le peuple tchadien n’a plus peur » et que « l’histoire est en marche ».

Éducation : IFADEM tient sa deuxième réunion annuelle du Comité national à N’Djamena

0

Le ministère de l’Éducation nationale et de la Promotion civique, en collaboration avec le programme Initiative francophone pour la formation à distance des maîtres (IFADEM), a organisé, ce 30 décembre 2025 à N’Djamena, la deuxième réunion annuelle du Comité national IFADEM Tchad, dans un hôtel de la place.

Cette rencontre vise à renforcer la coordination des actions du programme et à mieux orienter ses interventions en faveur de l’amélioration du système éducatif tchadien.

À l’ouverture des travaux, le Secrétaire général adjoint à l’Éducation nationale, M. Lol Choua, représentant le ministre de tutelle empêché, a insisté sur la nécessité d’accélérer la transformation numérique de l’éducation. Selon lui, le secteur éducatif est confronté à plusieurs crises qui entravent son développement, d’où l’urgence d’adopter des solutions innovantes.

Dans cette dynamique, il a mis l’accent sur la mise en œuvre du plan d’acquisition de tablettes numériques et sur l’institutionnalisation des ressources d’autoformation, considérées comme des leviers essentiels pour moderniser l’enseignement et améliorer la qualité des apprentissages à l’ère du numérique.

M. Lol Choua a également exprimé la reconnaissance du Gouvernement aux partenaires techniques et financiers, saluant leur soutien constant au programme IFADEM, un dispositif clé pour la formation continue des enseignants au Tchad.

Par Djonyabo Yefta

Nouvel An : la Commission de la fatwa du Tchad tranche le débat

0

La Commission de la fatwa du Conseil supérieur des affaires islamiques du Tchad a mis fin aux controverses entourant la félicitation du Nouvel An en affirmant que cette pratique est religieusement permise, aussi bien entre musulmans qu’à l’égard des non-musulmans.

Dans un communiqué rendu public à l’approche de l’année 2026, l’instance religieuse explique que le passage à une nouvelle année constitue une opportunité de reconnaissance des bienfaits divins, invitant à la gratitude et à l’espoir. Elle s’appuie notamment sur des versets coraniques appelant à la joie face aux grâces accordées par Dieu.

Concernant les non-musulmans, la Commission souligne que la félicitation du Nouvel An ne relève pas du domaine de la croyance, mais s’inscrit dans le cadre des relations sociales et humaines, fondées sur la bienveillance, l’équité et le respect mutuel.

Selon la Commission, ces gestes contribuent à préserver la cohésion sociale, à renforcer le vivre-ensemble et à promouvoir la paix communautaire, en conformité avec les objectifs de la charia. Cette position rejoint celle de nombreux savants contemporains, notamment au sein d’Al-Azhar.

Jeddah : Arrestation de deux figures emblématiques de la diaspora tchadienne

0

Ali Nahar a été arrêté et Idriss Souleyman a convoqué à Jeddah, suite à une plainte du consul général du Tchad concernant leur rôle dans la Fédération tchadienne de football en Arabie Saoudite.

Ces deux piliers de la communauté, actifs depuis plus de 35 ans dans le sport et la culture, suscitent aujourd’hui inquiétude et indignation. Idriss Souleyman est un acteur majeur de l’éducation et de la promotion culturelle, tandis qu’Ali Nahar est au cœur du développement sportif local.

La diaspora dénonce une ingérence personnelle du consul et de ses collaborateurs, et appelle les autorités tchadiennes à agir pour protéger ses membres et maintenir l’unité de la communauté à l’étranger.