Le RJRT forme les journalistes sur la liberté d’expression et la participation citoyenne

Dans le cadre du projet « Renforcer la liberté d’expression et la participation citoyenne à la transition politique », le Réseau des Journalistes Reporters Tchadiens (RJRT) a organisé, les 24 et 25 avril 2025, un atelier de formation destiné aux professionnels des médias, issus des secteurs public et privé.
La session s’est tenue dans la salle du 27 Novembre de Radio FM-Liberté, située à Chagoua, dans le 7ᵉ arrondissement de N’Djaména.

Cet atelier visait à renforcer les capacités des journalistes en matière de liberté d’expression et de participation citoyenne, dans un contexte marqué par l’évolution du processus de transition politique au Tchad.
Durant ces deux jours, les participants ont échangé autour des enjeux du journalisme responsable, de la protection des libertés fondamentales et du rôle des médias dans la consolidation démocratique.

Maroc : Feu vert royal pour un ambitieux plan ferroviaire de 96 milliards de dirhams

Le roi Mohammed VI a donné son aval, jeudi, à un vaste plan d’expansion ferroviaire estimé à 96 milliards de dirhams (environ 10,3 milliards de dollars), ont rapporté les médias d’État. Ce projet d’envergure vise notamment la construction d’une nouvelle ligne à grande vitesse reliant Casablanca à Marrakech, principal pôle touristique du royaume, d’ici 2030.

Le plan s’inscrit dans la dynamique de modernisation des infrastructures de transport au Maroc, amorcée avec la mise en service en 2018 de la ligne à grande vitesse « Al Boraq » entre Tanger et Casablanca, première du genre sur le continent africain.

Selon les informations relayées, cette nouvelle extension devrait considérablement réduire le temps de trajet vers Marrakech, renforcer l’attractivité touristique et dynamiser le développement économique régional.

Le programme global prévoit également l’élargissement du réseau ferroviaire classique, avec des connexions vers d’autres grandes villes du pays, afin de soutenir la mobilité nationale et favoriser une meilleure intégration territoriale.

Le lancement des travaux est prévu dans les prochains mois, en vue de respecter le calendrier ambitieux fixé à l’horizon 2030.

Société :Crise du carburant au Tchad , Wakit Tamma lance un ultimatum de 72 heures au gouvernement

Face à la pénurie aiguë de carburant et de gaz butane qui paralyse plusieurs villes du Tchad depuis plusieurs semaines, la Coalition des Actions Citoyennes Wakit Tamma – Section Politique hausse le ton. Dans un communiqué de presse publié ce samedi, la coalition dénonce l’inaction des autorités et dénonce l’existence de réseaux mafieux impliqués dans l’exportation illégale du carburant tchadien vers le Soudan.

Selon Wakit Tamma, des convois de véhicules Toyota transportant du carburant ont été signalés à la frontière tchado-soudanaise, au détriment de la population tchadienne qui peine à accéder à cette ressource essentielle. « Cette crise se déroule dans un silence assourdissant des autorités, incapables d’apporter des explications claires », déplore la coalition.

Alors que le Tchad est producteur de pétrole depuis près de 21 ans, Wakit Tamma fustige un système qui prive les citoyens non seulement des bénéfices de cette richesse nationale, mais aussi de l’accès au carburant acheté pourtant avec leur propre argent. « L’État est parfaitement conscient de cette situation qu’il entretient au profit d’une minorité prédatrice », accuse la coalition.

Dans ce contexte, Wakit Tamma appelle l’ensemble des forces vives de la Nation, notamment les organisations de la société civile, les partis politiques et les syndicats, à s’unir pour « mettre fin à cette injustice insupportable ».

La coalition donne un ultimatum de 72 heures au gouvernement pour trouver une solution « concrète et durable » à cette crise. À défaut, elle se réserve le droit de déclencher des actions d’envergure nationale pour défendre la dignité du peuple tchadien.

Le communiqué est signé par Zakaria Adam Zakaria, Coordonnateur National de la Coalition Wakit Tamma.

Du 25 au 28 avril, des agents vaccinateurs et des relais communautaires seront dans les quartiers et les maisons pour vacciner les enfants contre la #polio.

Ce premier tour de la campagne de vaccination contre la polio qui cible environ 4,5 millions d’enfants de 0 à 5 ans a été officiellement lancé ce matin sur le site des nomades de Toukra – N’Djaména, en même temps que la Semaine Africaine de la Vaccination.

La cérémonie a été présidée par Dr Abdelmadjid Abderahim, Ministre de la Santé Publique et de la Prevention du Tchad,  en présence de l’ UNICEF TCHAD , l’OMS Tchad et d’autres partenaires.





L’ONG CPDHS salue l’accord de paix entre le gouvernement tchadien et le Comité d’autodéfense de Miski

Le président de l’ONG pour la Consolidation de la Paix et le Développement Humain dans le Sahel (ONG CPDHS), M. Brahim Edji Mahamat, a tenu un point de presse ce jeudi 24 avril 2025 à la Maison des Médias du Tchad, relatif à l’accord de paix signé entre le gouvernement et le Comité d’autodéfense de Miski.

L’accord de paix de Doha, signé le 8 août 2022, suivi du Dialogue National Inclusif et Souverain (DNIS), tenu à N’Djaména du 20 août au 8 octobre 2022, avait permis aux Tchadiens de toutes sensibilités d’exprimer leur adhésion à une ambition commune : la refondation de la République.

Dans le même élan, et fidèle à sa politique de la main tendue ainsi qu’à sa disponibilité constante au dialogue, notamment avec ses compatriotes de l’intérieur comme de la diaspora, le Maréchal Idriss Deby Itno, Président de la République, Chef de l’État, a franchi une nouvelle étape majeure avec la signature d’un accord de paix avec le Comité d’autodéfense de Miski, mettant ainsi fin à sept (7) années de tensions.

L’ONG pour la Consolidation de la Paix et le Développement Humain dans le Sahel (ONG CPDHS) se félicite de cette avancée significative et salue la volonté manifeste du Président de la République pour l’aboutissement de cet accord. Elle rend également un grand hommage au facilitateur, Son Excellence l’Ambassadeur Adoum Younousmi, ainsi qu’à M. Brahim Edji Mahamat, Président de l’ONG CPDHS, dont les apports constructifs, l’esprit d’ouverture et de dialogue ont permis de rapprocher les deux parties.

L’ONG réaffirme sa disponibilité et son engagement, en tant que société civile, à jouer pleinement son rôle de veille, de médiation et de sensibilisation citoyenne, en vue de garantir la stabilité et une paix définitive dans la province du Tibesti.

Melom Djerassem Natacha

#Politique : Le Parti Réformiste prend position

Le président du Parti Réformiste, M. Yassine Abdraman Sakine, a animé une conférence de presse ce mardi au siège de son parti situé au quartier Diguel, dans le 8ème arrondissement de N’Djaména, afin de clarifier la position politique de sa formation après la transition au Tchad.

Face aux journalistes, M. Yassine n’a pas mâché ses mots. Il a fermement critiqué le régime actuel, accusant le pouvoir en place d’être la cause principale des souffrances du peuple tchadien. Selon lui, la gouvernance du Mouvement Patriotique du Salut (MPS) est marquée par la discrimination, l’injustice, le favoritisme, les assassinats ciblés et le gaspillage des ressources publiques.

Il a notamment mis en cause le président de la République, le Maréchal Mahamat Idriss Deby, l’accusant de gouverner de manière égoïste, en mettant ses intérêts personnels au-dessus de ceux du peuple.

Dans un ton résolument combatif, le président du Parti Réformiste a lancé un appel à la mobilisation nationale, exhortant les Tchadiens à se lever pour mettre fin à ce qu’il qualifie de « dictature du MPS ». Il s’est également dit prêt à organiser une marche pacifique dans les jours à venir, pour dénoncer la situation actuelle du pays et réclamer un changement réel.

Cette sortie médiatique marque une prise de position ferme de l’opposition dans le paysage politique post-transition, dans un contexte où les voix dissidentes se font de plus en plus entendre.

L’Iran étend son influence en Afrique du Nord via le Front Polisario

Une menace apparemment absurde émise par l’Iran au début du conflit Israël-Hamas prend aujourd’hui une nouvelle dimension. Téhéran avait averti qu’il pourrait fermer le détroit de Gibraltar si Israël poursuivait son offensive à Gaza. Si cette déclaration paraissait infondée, faute d’une présence militaire iranienne à proximité du détroit, un nouveau rapport du Washington Post met en lumière les fondements stratégiques de cette menace : l’Iran renforce sa présence indirecte dans la région via le Front Polisario.

Selon ce rapport, l’organisation libanaise Hezbollah, bras armé de Téhéran, a formé des combattants du Front Polisario, groupe séparatiste basé en Algérie et en lutte pour l’indépendance du Sahara occidental face au Maroc. Des centaines de ces combattants seraient aujourd’hui actifs en Syrie, aux côtés des forces fidèles au régime de Bachar al-Assad.

Un réseau bien établi entre Téhéran, le Hezbollah et le Polisario

Les liens entre l’Iran et le Polisario ne datent pas d’hier. Dès 2018, le Maroc avait rompu ses relations diplomatiques avec Téhéran, accusant l’ambassade iranienne à Alger de faciliter le transfert d’armes sophistiquées – notamment des missiles sol-air – au Polisario via le Hezbollah.

En 2022, un représentant du Front Polisario avait même déclaré que l’Iran s’apprêtait à leur fournir des drones kamikazes. Quelques semaines plus tard, le Maroc apportait à l’ONU des preuves visuelles confirmant l’arrivée d’armes avancées, dont des drones iraniens, entre les mains du groupe. En janvier dernier, des vidéos diffusées sur les réseaux sociaux montraient une simulation d’attaque de drones contre le Maroc, attribuée au Polisario.

Alger soutient ouvertement le mouvement séparatiste

Derrière le Polisario, l’Algérie joue un rôle central. Algiers fournit au mouvement séparatiste un appui logistique, financier et diplomatique. Elle héberge sa direction dans les camps de réfugiés de Tindouf, délivre des passeports à ses membres et soutient sa campagne militaire contre Rabat.

En novembre 2024, le Front Polisario a lancé une attaque à la roquette lors d’un événement marquant la Marche Verte de 1975, une mobilisation historique de 350 000 Marocains pour revendiquer le Sahara occidental. Les projectiles ont été tirés depuis le territoire algérien, selon des sources marocaines.

Des ramifications avec le djihadisme sahélien

Les connexions du Polisario avec des groupes extrémistes armés préoccupent également. Adnan Abou al-Walid al-Sahraoui, ex-chef de l’État islamique au Sahel tué en 2021, avait occupé un poste élevé au sein du mouvement. Tindouf, selon plusieurs rapports, serait devenu un foyer de radicalisation et un centre de recrutement pour les réseaux djihadistes d’Al-Qaïda au Maghreb islamique et de Daech.

L’impact humain est dramatique. Une ONG genevoise a dénoncé devant le Conseil des droits de l’homme des Nations Unies l’enrôlement forcé de milliers d’enfants dans des activités militaires, au détriment de leur éducation, dans les camps contrôlés par le Polisario.

Appel à l’action : Washington interpellé

Face à cette escalade, les auteurs du rapport appellent les États-Unis à ouvrir rapidement leur consulat à Dakhla, renforçant ainsi leur reconnaissance de la souveraineté marocaine sur le Sahara occidental – un engagement pris par l’administration Trump en 2020. En outre, ils suggèrent de classer le Front Polisario comme organisation terroriste étrangère, en raison de son alliance stratégique avec l’Iran et des menaces qu’il représente pour la stabilité régionale et les intérêts américains en Afrique.

#Tchad : M. Hassan Sylla Bakari rend hommage à feu le Maréchal Idriss Déby Itno

L’ancien ministre de la Communication et membre du Bureau politique national du MPS, M. Hassan Sylla Bakari, a pris part ce dimanche 20 avril 2025 à la cérémonie commémorative du 4ᵉ anniversaire du décès du Maréchal Idriss Déby Itno.

Sa présence à cet événement, organisé par le Mouvement Patriotique du Salut (MPS), traduit son profond attachement aux idéaux et aux valeurs incarnés par l’ancien Chef de l’État. À travers ce geste empreint de solennité, M. Hassan Sylla Bakari a lancé un appel à l’unité nationale et à la préservation de l’héritage politique et patriotique laissé par le Maréchal.

« Désinformation et calomnie ,les fausses accusations contre Sa Majesté Mbang Hadji Wolli MAHAMAT démystifiées »

Récemment, des accusations graves de viol sur une mineure ont circulé sur les réseaux sociaux, visant Sa Majesté Mbang Hadji Wolli MAHAMAT, Vice-président du Sénat du Tchad et Sultan respecté. Toutefois, ces accusations se révèlent totalement sans fondement et ne reposent sur aucune preuve tangible. Aucune plainte officielle n’a été déposée et aucune enquête judiciaire n’a été ouverte pour confirmer ces allégations.

Ces rumeurs semblent être le fruit d’une campagne de désinformation menée par des individus motivés par des sentiments de jalousie et de haine à l’égard de Sa Majesté. Cette tentative de discréditer une personnalité influente du pays s’inscrit dans un contexte où certains cherchent à nuire à sa réputation et à déstabiliser sa position au sein des institutions nationales.

Face à ces attaques, Sa Majesté Mbang Hadji Wolli MAHAMAT a choisi de garder le silence, laissant la vérité et la justice répondre aux allégations malveillantes. Ce silence témoigne de sa volonté de ne pas alimenter la polémique, préférant concentrer ses efforts sur ses fonctions et ses responsabilités publiques.

Il est essentiel de rappeler que dans un État de droit, les accusations doivent être fondées sur des preuves vérifiables, et non sur des rumeurs non étayées. La responsabilité individuelle et le respect de la présomption d’innocence doivent primer pour éviter que des campagnes de désinformation ne ternissent la réputation d’un individu sans raison valable.

Évasion à la prison de Mongo : le Conseiller Politique du Guéra appelle au calme et à la vigilance

L’évasion spectaculaire survenue dans la nuit du 18 au 19 avril à la maison d’arrêt de Mongo continue de susciter de vives réactions. Le Conseiller Politique National (CPN) du département du Guéra, Abakar Tadjadine Goudra, a exprimé ce samedi sa profonde consternation face à cet incident qu’il qualifie de « regrettable ».

Dans un communiqué officiel rendu public à N’Djamena, le représentant politique a tenu à assurer son « soutien indéfectible » aux autorités administratives, judiciaires et sécuritaires mobilisées pour rétablir l’ordre et la sécurité dans la région.

« Face à cet acte regrettable, j’exprime ma solidarité totale avec les forces en place », a déclaré M. Goudra, tout en saluant les efforts déployés par les différents corps de sécurité pour reprendre le contrôle de la situation.

Par ailleurs, le Conseiller Politique National a adressé ses vœux de prompt rétablissement au Délégué Général du Gouvernement auprès de la province du Guéra, blessé lors de l’incident. Bien que les circonstances de la blessure n’aient pas été détaillées, cette mention souligne la gravité de l’événement.

Dans un appel solennel à la population, Abakar Tadjadine Goudra a invité les citoyens à faire preuve de calme et de vigilance, et surtout à collaborer étroitement avec les forces de défense et de sécurité pour contenir toute menace à l’ordre public. « La maîtrise rapide de la situation dépend de notre unité et de notre sens du devoir collectif », a-t-il martelé.

Les autorités locales n’ont, pour l’heure, pas communiqué sur le nombre exact de détenus évadés ni sur les mesures concrètes prises pour les retrouver. Une enquête a été ouverte et des patrouilles ont été renforcées dans la zone.