#Politique : Le Parti Réformiste prend position

Le président du Parti Réformiste, M. Yassine Abdraman Sakine, a animé une conférence de presse ce mardi au siège de son parti situé au quartier Diguel, dans le 8ème arrondissement de N’Djaména, afin de clarifier la position politique de sa formation après la transition au Tchad.

Face aux journalistes, M. Yassine n’a pas mâché ses mots. Il a fermement critiqué le régime actuel, accusant le pouvoir en place d’être la cause principale des souffrances du peuple tchadien. Selon lui, la gouvernance du Mouvement Patriotique du Salut (MPS) est marquée par la discrimination, l’injustice, le favoritisme, les assassinats ciblés et le gaspillage des ressources publiques.

Il a notamment mis en cause le président de la République, le Maréchal Mahamat Idriss Deby, l’accusant de gouverner de manière égoïste, en mettant ses intérêts personnels au-dessus de ceux du peuple.

Dans un ton résolument combatif, le président du Parti Réformiste a lancé un appel à la mobilisation nationale, exhortant les Tchadiens à se lever pour mettre fin à ce qu’il qualifie de « dictature du MPS ». Il s’est également dit prêt à organiser une marche pacifique dans les jours à venir, pour dénoncer la situation actuelle du pays et réclamer un changement réel.

Cette sortie médiatique marque une prise de position ferme de l’opposition dans le paysage politique post-transition, dans un contexte où les voix dissidentes se font de plus en plus entendre.

L’Iran étend son influence en Afrique du Nord via le Front Polisario

Une menace apparemment absurde émise par l’Iran au début du conflit Israël-Hamas prend aujourd’hui une nouvelle dimension. Téhéran avait averti qu’il pourrait fermer le détroit de Gibraltar si Israël poursuivait son offensive à Gaza. Si cette déclaration paraissait infondée, faute d’une présence militaire iranienne à proximité du détroit, un nouveau rapport du Washington Post met en lumière les fondements stratégiques de cette menace : l’Iran renforce sa présence indirecte dans la région via le Front Polisario.

Selon ce rapport, l’organisation libanaise Hezbollah, bras armé de Téhéran, a formé des combattants du Front Polisario, groupe séparatiste basé en Algérie et en lutte pour l’indépendance du Sahara occidental face au Maroc. Des centaines de ces combattants seraient aujourd’hui actifs en Syrie, aux côtés des forces fidèles au régime de Bachar al-Assad.

Un réseau bien établi entre Téhéran, le Hezbollah et le Polisario

Les liens entre l’Iran et le Polisario ne datent pas d’hier. Dès 2018, le Maroc avait rompu ses relations diplomatiques avec Téhéran, accusant l’ambassade iranienne à Alger de faciliter le transfert d’armes sophistiquées – notamment des missiles sol-air – au Polisario via le Hezbollah.

En 2022, un représentant du Front Polisario avait même déclaré que l’Iran s’apprêtait à leur fournir des drones kamikazes. Quelques semaines plus tard, le Maroc apportait à l’ONU des preuves visuelles confirmant l’arrivée d’armes avancées, dont des drones iraniens, entre les mains du groupe. En janvier dernier, des vidéos diffusées sur les réseaux sociaux montraient une simulation d’attaque de drones contre le Maroc, attribuée au Polisario.

Alger soutient ouvertement le mouvement séparatiste

Derrière le Polisario, l’Algérie joue un rôle central. Algiers fournit au mouvement séparatiste un appui logistique, financier et diplomatique. Elle héberge sa direction dans les camps de réfugiés de Tindouf, délivre des passeports à ses membres et soutient sa campagne militaire contre Rabat.

En novembre 2024, le Front Polisario a lancé une attaque à la roquette lors d’un événement marquant la Marche Verte de 1975, une mobilisation historique de 350 000 Marocains pour revendiquer le Sahara occidental. Les projectiles ont été tirés depuis le territoire algérien, selon des sources marocaines.

Des ramifications avec le djihadisme sahélien

Les connexions du Polisario avec des groupes extrémistes armés préoccupent également. Adnan Abou al-Walid al-Sahraoui, ex-chef de l’État islamique au Sahel tué en 2021, avait occupé un poste élevé au sein du mouvement. Tindouf, selon plusieurs rapports, serait devenu un foyer de radicalisation et un centre de recrutement pour les réseaux djihadistes d’Al-Qaïda au Maghreb islamique et de Daech.

L’impact humain est dramatique. Une ONG genevoise a dénoncé devant le Conseil des droits de l’homme des Nations Unies l’enrôlement forcé de milliers d’enfants dans des activités militaires, au détriment de leur éducation, dans les camps contrôlés par le Polisario.

Appel à l’action : Washington interpellé

Face à cette escalade, les auteurs du rapport appellent les États-Unis à ouvrir rapidement leur consulat à Dakhla, renforçant ainsi leur reconnaissance de la souveraineté marocaine sur le Sahara occidental – un engagement pris par l’administration Trump en 2020. En outre, ils suggèrent de classer le Front Polisario comme organisation terroriste étrangère, en raison de son alliance stratégique avec l’Iran et des menaces qu’il représente pour la stabilité régionale et les intérêts américains en Afrique.

#Tchad : M. Hassan Sylla Bakari rend hommage à feu le Maréchal Idriss Déby Itno

L’ancien ministre de la Communication et membre du Bureau politique national du MPS, M. Hassan Sylla Bakari, a pris part ce dimanche 20 avril 2025 à la cérémonie commémorative du 4ᵉ anniversaire du décès du Maréchal Idriss Déby Itno.

Sa présence à cet événement, organisé par le Mouvement Patriotique du Salut (MPS), traduit son profond attachement aux idéaux et aux valeurs incarnés par l’ancien Chef de l’État. À travers ce geste empreint de solennité, M. Hassan Sylla Bakari a lancé un appel à l’unité nationale et à la préservation de l’héritage politique et patriotique laissé par le Maréchal.

« Désinformation et calomnie ,les fausses accusations contre Sa Majesté Mbang Hadji Wolli MAHAMAT démystifiées »

Récemment, des accusations graves de viol sur une mineure ont circulé sur les réseaux sociaux, visant Sa Majesté Mbang Hadji Wolli MAHAMAT, Vice-président du Sénat du Tchad et Sultan respecté. Toutefois, ces accusations se révèlent totalement sans fondement et ne reposent sur aucune preuve tangible. Aucune plainte officielle n’a été déposée et aucune enquête judiciaire n’a été ouverte pour confirmer ces allégations.

Ces rumeurs semblent être le fruit d’une campagne de désinformation menée par des individus motivés par des sentiments de jalousie et de haine à l’égard de Sa Majesté. Cette tentative de discréditer une personnalité influente du pays s’inscrit dans un contexte où certains cherchent à nuire à sa réputation et à déstabiliser sa position au sein des institutions nationales.

Face à ces attaques, Sa Majesté Mbang Hadji Wolli MAHAMAT a choisi de garder le silence, laissant la vérité et la justice répondre aux allégations malveillantes. Ce silence témoigne de sa volonté de ne pas alimenter la polémique, préférant concentrer ses efforts sur ses fonctions et ses responsabilités publiques.

Il est essentiel de rappeler que dans un État de droit, les accusations doivent être fondées sur des preuves vérifiables, et non sur des rumeurs non étayées. La responsabilité individuelle et le respect de la présomption d’innocence doivent primer pour éviter que des campagnes de désinformation ne ternissent la réputation d’un individu sans raison valable.

Évasion à la prison de Mongo : le Conseiller Politique du Guéra appelle au calme et à la vigilance

L’évasion spectaculaire survenue dans la nuit du 18 au 19 avril à la maison d’arrêt de Mongo continue de susciter de vives réactions. Le Conseiller Politique National (CPN) du département du Guéra, Abakar Tadjadine Goudra, a exprimé ce samedi sa profonde consternation face à cet incident qu’il qualifie de « regrettable ».

Dans un communiqué officiel rendu public à N’Djamena, le représentant politique a tenu à assurer son « soutien indéfectible » aux autorités administratives, judiciaires et sécuritaires mobilisées pour rétablir l’ordre et la sécurité dans la région.

« Face à cet acte regrettable, j’exprime ma solidarité totale avec les forces en place », a déclaré M. Goudra, tout en saluant les efforts déployés par les différents corps de sécurité pour reprendre le contrôle de la situation.

Par ailleurs, le Conseiller Politique National a adressé ses vœux de prompt rétablissement au Délégué Général du Gouvernement auprès de la province du Guéra, blessé lors de l’incident. Bien que les circonstances de la blessure n’aient pas été détaillées, cette mention souligne la gravité de l’événement.

Dans un appel solennel à la population, Abakar Tadjadine Goudra a invité les citoyens à faire preuve de calme et de vigilance, et surtout à collaborer étroitement avec les forces de défense et de sécurité pour contenir toute menace à l’ordre public. « La maîtrise rapide de la situation dépend de notre unité et de notre sens du devoir collectif », a-t-il martelé.

Les autorités locales n’ont, pour l’heure, pas communiqué sur le nombre exact de détenus évadés ni sur les mesures concrètes prises pour les retrouver. Une enquête a été ouverte et des patrouilles ont été renforcées dans la zone.

Abéché:Les lauréats de l’ENSA revendiquent leur intégration

Ce 19 avril 2025, les lauréats de l’École Normale Supérieure d’Abéché (ENSA) exigent leur intégration à la fonction publique.

Face au déficit d’enseignants qualifiés qui affecte le système éducatif tchadien, ils estiment que leur recrutement est essentiel pour améliorer les conditions d’apprentissage et alléger les classes surchargées. Ils ont interpellé le président de la République, Mahamat Idriss Déby Itno, ainsi que le ministre de la Fonction publique, pour examiner leur situation et agir rapidement.

Cette revendication souligne l’urgence de renforcer l’éducation au Tchad en valorisant les compétences des enseignants qualifiés.

Signé: SADAM MADIRI KAWADI

Tchad : remise officielle des diplômes aux lauréats tchadiens de l’IFTIC du Niger

Ce vendredi 18 avril 2025, une cérémonie solennelle de remise de diplômes s’est tenue dans la grande salle Mahamat Hisseine de l’ONAMA. L’événement a honoré les lauréats tchadiens de l’Institut de Formation aux Techniques de l’Information et de la Communication (IFTIC) du Niger, issus des promotions 2015, 2016 et 2017.

La cérémonie a été présidée par le Ministre de la Communication et Porte-parole du Gouvernement, M. Gassim Chérif Mahamat, en présence de l’Ambassadeur du Niger au Tchad. Dans son allocution, le ministre a salué cet instant tant attendu et a exprimé sa gratitude au Président de la République, le Maréchal Mahamat Idriss Deby Itno, ainsi qu’au Premier ministre, Chef du gouvernement, Ambassadeur Allah Maye Halina, pour leur soutien constant et leur permission ayant facilité le rapatriement de ces diplômes longtemps restés en attente.

Revenant sur le rôle crucial du journalisme dans une société démocratique, le ministre a félicité chaleureusement les lauréats, tout en les exhortant à faire preuve de professionnalisme, de rigueur et d’éthique.

« Aujourd’hui, plus que jamais, nous avons besoin d’une presse libre, professionnelle et éthique. Une presse capable de concilier l’impératif d’informer avec le respect de la dignité, de la personnalité et des valeurs sociales qui fondent nos us et coutumes », a-t-il déclaré.

L’événement s’est déroulé dans une ambiance empreinte de fierté, marquant un tournant pour ces jeunes professionnels appelés à jouer un rôle essentiel dans le paysage médiatique tchadien.

Par : Ndornan Eli & Mélom Djerassem Natacha

Politique : Sanoussi Attié Abdallah, le président qui avait vu venir la désillusion

Les contestations qui secouent la scène politique tchadienne depuis les élections du 29 décembre 2024 ne surprennent guère le Président de l’Alliance Nationale pour la Démocratie et le Changement (ANDC), Sanoussi Attié Abdallah. Bien avant la montée des tensions, il avait averti sur les risques de dérive autoritaire et de confiscation du pouvoir.

À l’époque, certains avaient jugé ses critiques excessives. Aujourd’hui, elles prennent des allures de prémonition. « Ce scrutin n’était qu’une façade démocratique. Tout était orchestré pour renforcer un pouvoir exclusif et éliminer toute voix discordante », affirmait-il dès janvier 2025, en dénonçant l’éviction de candidats élus et la marginalisation des partis d’opposition.

La récente décision du Parti des Démocrates pour le Renouveau (PDR) de claquer la porte de la coalition et de dénoncer l’accord avec la CEEAC vient conforter cette position. Ce parti, qui évoque un « hold-up électoral » et une gestion autoritaire, rejoint ainsi les inquiétudes soulevées depuis des mois par Sanoussi Attié Abdallah.

Lui, avait également dénoncé la circulaire n°03 du 27 mars 2025, perçue comme un outil de recentralisation des pouvoirs et un frein brutal à la décentralisation pourtant actée par référendum. Pour le leader de l’ANDC, il ne s’agit plus seulement d’une crise politique, mais d’un glissement dangereux vers un régime de type parti unique.

Sanoussi Attié Abdallah appelle désormais à une recomposition du paysage politique, fondée sur la vérité des urnes, la justice électorale et la restauration d’un dialogue sincère entre les forces vives de la Nation. « Ce n’est pas la démocratie qu’il faut enterrer, c’est le système qui la piétine », martèle-t-il.

Rumeurs d’enlèvements d’organes à N’Djamena : l’État met en garde contre la désinformation

Depuis plusieurs jours, une vague de rumeurs fait trembler les grandes villes du Tchad, notamment la capitale, N’Djamena. Des informations non vérifiées font état de prétendus enlèvements d’organes génitaux, semant la peur dans les rues et provoquant parfois des réactions violentes contre des citoyens accusés à tort.

Face à cette situation, le Gouvernement est monté au créneau. Dans un communiqué publié le 16 avril, le Ministre de la Communication, Gassim Cherif Mahamat, a dénoncé avec fermeté la propagation de ces fausses nouvelles. Il assure qu’aucun cas médicalement vérifié ne confirme les allégations d’enlèvement d’organes. « Les examens cliniques effectués sur les supposées victimes n’ont révélé aucune anomalie », affirme le texte.

Ce phénomène, amplifié par les réseaux sociaux et certains cercles obscurs, crée un climat de psychose généralisée. Le Gouvernement y voit une menace directe à l’ordre public et avertit que tout fauteur de trouble répondra de ses actes devant la justice.

Par ailleurs, les autorités appellent la population à garder son calme et à ne pas céder à la panique. « La sécurité des citoyens est une priorité », rappelle le Ministre, soulignant que les Forces de Défense et de Sécurité sont mobilisées pour prévenir toute forme de violence.

Dans un contexte marqué par la peur et les rumeurs, le Gouvernement veut couper court à l’escalade et rétablir la sérénité. Il en appelle à la responsabilité collective, à la vérification des informations, et à la vigilance contre les manipulations.

#N’DJAMENA : Les débrouillards du fleuve Chari, les ramasseurs de sable.

Au bord du fleuve Chari, des jeunes s’adonnent chaque jour à la collecte du sable. Appelés communément les « ramasseurs de sable », ces jeunes se débrouillent grâce à cette activité pour subvenir à leurs besoins quotidiens.

Certains plongent sous l’eau pour ramasser le sable et le ramènent au bord, pendant que d’autres remplissent les camions, appelés localement « picots », pour le vendre.

« Il vaut mieux faire ce travail que d’aller voler », confie l’un d’eux. Parmi eux, il y a également des pères de famille qui assurent la prise en charge de leurs proches grâce à cette activité.

En remplissant un camion, ils gagnent environ 1 000 FCFA. Le sable contenu dans un picot est ensuite revendu entre 13 000 et parfois jusqu’à 15 000 FCFA. Un travail dur mais digne, qui leur permet de vivre honnêtement.