Lettre ouverte à Son Excellence le Président de la République,Maréchal Mahamat Idriss Déby Itno

Objet : Montée préoccupante de l’insécurité à N’Djamena et dans les provinces

Excellence Monsieur le Président,

C’est avec une vive inquiétude que je m’adresse à votre haute autorité au sujet de l’insécurité grandissante qui sème la terreur aussi bien dans la capitale N’Djamena que dans plusieurs provinces du pays.

Ces dernières semaines, des paisibles citoyens sont froidement abattus pour un simple téléphone, une moto, ou après être sortis des banques. Les coupeurs de route et les agressions armées, deviennent récurrents, instaurant un climat de peur généralisée.

Nous saluons les efforts de la police nationale qui, avec professionnalisme, parvient à identifier et démanteler plusieurs réseaux criminels et la présente à la presse. Cependant, ces efforts sont systématiquement anéantis par une justice qui, au lieu d’accomplir sa mission régalienne d’appliquer la peine aux délinquants, les relâche quelques jours après leur arrestation, cela renforce ainsi un sentiment d’impunité.

Face à cette situation préoccupante, la seule réponse capable de restaurer l’ordre et la sécurité publique est l’instauration immédiate d’une cour martiale, afin de juger avec rigueur et célérité les auteurs de ces actes barbares.

Le peuple tchadien mérite de vivre en sécurité. L’État doit faire preuve de fermeté. Le moment est venu d’agir avec détermination.

Veuillez agréer, Excellence Monsieur le Président, l’expression de ma haute considération.

DJIBRINE Hisseine Moursal
Président de l’Union des Démocrates et Socialistes (UDS)

Wakit Tama dénonce une « manipulation politique » orchestrée par des proches du pouvoir

La section politique de la Coalition des Actions Citoyennes Wakit Tama a vivement dénoncé, ce vendredi, une « tentative de manipulation » de l’opinion publique par des individus qu’elle qualifie de proches du régime en place.

Dans une déclaration lue devant la presse, le coordinateur Zakaria Adam Zakaria a accusé un groupe de personnes, exclues de la coalition, d’avoir organisé une rencontre à la Maison de la Femme à N’Djamena, dans le but de simuler un soutien populaire au régime de Mahamat Idriss Déby. Selon Wakit Tama, cette action constitue une trahison des valeurs fondatrices du mouvement citoyen.

La coalition assure avoir « formellement identifié » les auteurs de cette initiative, qu’elle accuse d’avoir troqué leurs principes contre des « privilèges matériels ». Elle se réserve le droit d’engager des poursuites judiciaires contre eux.

« Nous ne reconnaissons aucune prise de parole en notre nom », a affirmé Zakaria Adam Zakaria, fustigeant une tentative de sabordage du mouvement qui milite, selon ses mots, pour la justice, la démocratie, les droits humains et l’alternance politique au Tchad.

La coalition réaffirme son engagement dans la lutte pour l’indépendance réelle du pays et pour la justice, notamment pour feu Yaya Dillo, « les massacrés du 20 octobre 2022 », et les victimes d’injustices politiques. « Seule la lutte libère », conclut la déclaration.

Tchad :Pour une politique responsable,appel à l’unité et à la maturité dans le dialogue politique

Il est profondément regrettable de constater que certains responsables politiques, au sommet de l’État, ne parviennent pas à faire preuve de maturité et de responsabilité. Au lieu d’utiliser leur expérience pour être des modèles pour la jeunesse, notamment en termes de maturité politique, ils se laissent emporter par des sentiments et se lancent dans des attaques gratuites contre le candidat de la coalition Justice et Égalité.

Lors de son allocution marquant le septième anniversaire de son parti Les Transformateurs, le président a simplement exprimé ses opinions, en utilisant des propos qui ne sont ni agressifs, ni menaçants. Exprimer librement ses idées est un droit fondamental dans une démocratie, et cela ne constitue en aucun cas une provocation ni une tentative de manipulation pour obtenir un poste. Même dans ce cas, Dr Succès Masra, en tant que citoyen tchadien, a parfaitement le droit de servir son pays, en mettant à profit sa compétence et son expérience.

Quant à l’accord de Kinshasa, qui a suscité des réactions acerbes, il est important de rappeler que la fin d’un accord n’implique pas nécessairement la fin de l’engagement pour le bien-être du pays. Lorsque nous choisissons de dialoguer en tant que compatriotes, cet engagement doit aller jusqu’au bout, sans arrière-pensées ni pièges dissimulés.

Enfin, le Tchad est un bien commun, et il est impératif que nous nous concentrions sur un dialogue sincère, fondé sur l’inclusion et l’intérêt supérieur de la nation. Le vivre-ensemble doit être notre objectif commun. Chaque Tchadien, qu’il soit de l’opposition ou non, doit pouvoir participer au service de son pays sans conditions.

NKM
Mme NDJELAR KOUMADJI Mariam
Présidente de l’Union Nationale pour l’Alternance au Tchad (UNAT)

N’Djaména : Vers une rupture avec le franc CFA ? Une conférence panafricaniste annoncée

Le Président de l’ONG Urgences Panafricanistes a animé un point de presse ce mercredi 30 avril 2025 à N’Djaména, en prélude à une importante conférence qui se tiendra le 3 mai prochain au ministère des Affaires étrangères.

Placée sous le signe de la souveraineté africaine, cette rencontre portera sur la contestation du franc CFA et la dénonciation des accords coloniaux encore en vigueur. Le président de l’ONG a indiqué que cette conférence visera à éveiller les consciences, notamment celles de la jeunesse tchadienne, sur les enjeux de l’indépendance économique et politique du continent.

« Il est temps que l’Afrique reprenne en main son destin », a-t-il déclaré, appelant à un sursaut collectif contre les mécanismes hérités de la colonisation. Plusieurs personnalités, intellectuels et activistes panafricanistes sont attendus à cet événement.

Fête du Travail : Message du 1er Vice-Président du Sénat, Sa Majesté Mbang Hadji Woli Mahamat

À l’occasion de la célébration de la fête du travail ce 1er mai, Sa Majesté Mbang Hadji Woli Mahamat, 1er Vice-Président du Sénat, a adressé ses chaleureuses félicitations à l’ensemble des travailleurs et travailleuses du Tchad.

Dans son message, il a salué l’engagement et la contribution de tous ceux qui œuvrent quotidiennement pour le développement du pays. Il a également rendu un hommage particulier à Son Excellence le Maréchal Mahamat Idriss Déby, qualifié de « 1er travailleur tchadien », dont le leadership et la détermination servent de modèle à toute la nation.

« Cette journée doit rappeler l’importance du travail dans l’édification de notre société », a souligné Sa Majesté, appelant à l’unité et à l’effort collectif pour poursuivre le progrès et la paix au Tchad.

Il a conclu en souhaitant à tous une bonne fête du travail, marquée par un esprit de solidarité et de développement durable.

Robert Gam : symbole d’un peuple bâillonné, d’une nation en résistance

Depuis son enlèvement le 20 septembre 2024, Robert Gam, membre du Parti Socialiste Sans Frontières (PSF), est détenu au secret dans un lieu inconnu. Son seul “crime” : son engagement politique dans un pays où les voix dissidentes sont systématiquement réduites au silence.

Comment un État peut-il encore justifier de telles pratiques dans un monde qui proclame l’universalité des droits humains ? Pourquoi les autorités tchadiennes s’obstinent-elles dans une répression brutale qui muselle toute forme d’opposition ?

Après l’assassinat du leader du PSF, Yaya Dillo, Robert Gam est devenu une cible de plus pour un régime qui ne tolère aucune contestation. Mais jusqu’à quand ce cycle de violence et d’intimidation pourra-t-il perdurer sans déclencher une mobilisation nationale et internationale ?

Les Nations Unies, notamment les rapporteurs spéciaux sur les disparitions forcées, ont été saisis de son cas. Que faudra-t-il pour que les autorités tchadiennes rendent enfin des comptes face à cette grave violation des droits fondamentaux ?

Nous saluons la force exemplaire de la famille de Robert Gam, qui persiste dans son combat, refusant de céder face à l’injustice. Leur courage nous rappelle que le Tchad mérite un espace démocratique où chacun peut s’exprimer librement, sans peur de représailles.

Rédigé par : SADAM MADIRI KAWADI

#Politique : La coordination des jeunes du Mouvement Patriotique du Salut du 8ᵉ arrondissement célèbre la nomination de Mariam Djimet Ibet

La coordination des jeunes du Mouvement Patriotique du Salut (MPS) du 8ᵉ arrondissement a organisé, ce mercredi soir, une cérémonie de réjouissance à la Maison de la Femme du Tchad. L’événement faisait suite à la désignation de l’honorable Mariam Djimet Ibet au poste de troisième Vice-présidente de l’Assemblée nationale, ainsi qu’à sa nomination à la tête de la présidence des Secrétaires nationaux chargés de l’idéologie, de la propagande et de l’encadrement des militants du MPS.

La cérémonie s’est déroulée en présence de plusieurs personnalités de marque et des militants du parti.

Dans son allocution, l’honorable Mariam Djimet Ibet a réaffirmé son engagement à mobiliser et sensibiliser tous les militants en vue de soutenir les 12 chantiers et les 100 actions du Président de la République, le Maréchal Mahamat Idriss Deby Itno. Elle a également conseillé aux jeunes de cultiver l’esprit de patriotisme pour un Tchad uni et prospère.

La remise d’attestations de reconnaissance et de soutien au représentant du Président de la République, à Mme Djimet Ibet, ainsi qu’à certains leaders du parti, a constitué l’un des temps forts de cette cérémonie festive.

À Mongo, un atelier pour cimenter la paix par la société civile

Ce mardi 30 avril 2025, la ville de Mongo, chef-lieu de la province du Guéra, a accueilli un atelier axé sur la cohésion sociale et la prévention des conflits. Organisé par l’ADECTIC dans le cadre du projet CAGOT, l’événement a réuni des représentants des organisations de la société civile, des médias et des autorités locales.

Durant la journée, les participants ont été formés à travers quatre modules conçus pour renforcer leurs capacités en gestion des conflits et en dialogue communautaire. L’objectif : outiller les acteurs locaux pour anticiper, prévenir et désamorcer les tensions sociales à la base.





Partenaire de l’initiative, OXFAM a insisté sur le rôle stratégique des autorités locales dans la co-construction de solutions durables. Le projet, soutenu financièrement par l’Union européenne, s’inscrit dans la lignée du Programme d’Appui à la Société Civile (#PASOC).

Mongo n’est pas une exception : deux autres villes tchadiennes accueilleront bientôt des ateliers similaires, dans le but de bâtir une société civile proactive, pilier d’une paix durable et inclusive au Tchad.

Sarh : des jeunes formés à l’éducation à la vie et à la santé de reproduction

Un atelier de formation axé sur l’éducation à la vie et à la santé de reproduction (EVSR) se tient du 30 avril au 1er mai 2025 à Sarh. Organisé par l’organisation YALI Tchad, en partenariat avec le Fonds des Nations Unies pour la Population (UNFPA), cet événement réunit plus d’une trentaine de jeunes issus des établissements secondaires et universitaires de la province du Moyen-Chari.

L’initiative vise à renforcer les capacités des clubs des jeunes ambassadeurs de la paix et de l’EVSR, en dotant les participants des outils nécessaires pour assurer une éducation entre pairs plus efficace. À travers cette formation, les organisateurs entendent consolider le réseau national des jeunes pairs éducateurs, tout en améliorant la santé sexuelle et reproductive des adolescents et jeunes adultes.

« L’accent est mis sur la communication interpersonnelle, l’animation de groupe, ainsi que sur la maîtrise des notions clés en santé sexuelle et reproductive », a expliqué Mbairamadji Désiré, chef de mission. Il a également souligné l’importance d’un usage stratégique et responsable des outils numériques, notamment les réseaux sociaux, dans la transmission des messages de sensibilisation.

Représentant la déléguée provinciale de la jeunesse à la cérémonie d’ouverture, Migueyam Blota Raki a salué l’initiative, appelant les participants à s’investir pleinement. « Vous êtes appelés à devenir des relais crédibles d’information et de sensibilisation au sein de vos établissements », a-t-il déclaré.

L’atelier s’inscrit dans une dynamique de mobilisation des jeunes autour des enjeux liés à la santé, à la citoyenneté et à la prévention des risques, dans un contexte où leur rôle est jugé crucial pour le changement social.

Du rêve d’alternative au piège de la normalisation politique. Et si l’opposition n’était plus ce qu’elle prétend être? Dr Masra a-t-il encore les moyens d’incarner le changement? Transformateurs ou transformés? Le masque de l’opposition est-il en train de tomber?

7 ans. C’est l’âge du parti Les Transformateurs. Un anniversaire marqué par un discours fort de Dr Succès Masra, dans un contexte politique plus incertain que jamais. Mais au-delà des mots enflammés, ce discours interroge. Et profondément.

Le Tchad a-t-il encore une véritable opposition? L’accord de Kinshasa est-il un tremplin démocratique ou un piège savamment orchestré? Les Transformateurs sont-ils toujours porteurs d’un projet alternatif, ou en voie d’intégration dans le système qu’ils combattaient?

Dans ce discours, Dr Masra revient longuement sur l’accord signé à Kinshasa avec un représentant du pouvoir militaire. Mais que sait-on réellement de ce texte? Presque rien. Aucun détail n’a été dévoilé à l’opinion. Le flou est total. Pourquoi un tel manque de transparence? Que contiennent les clauses de cet accord? Quels compromis ont été faits?

Dans un pays où la méfiance envers les élites est grande, un tel silence n’est pas neutre. Il ouvre la porte aux soupçons: Argent reçu à Kinshasa, compromission politique, soutien tacite au régime… Tant que les zones d’ombre demeurent, la confiance s’effrite. Le peuple tchadien a droit à la vérité. Une opposition qui cache ses arrangements ne peut pas être crédible.

Les mots de Masra sont nouveaux : « Monsieur le Président, toi et moi, nous pouvons faire ceci ou cela… »
Un ton plus doux. Plus conciliant. Moins frontal.Mais que reste-t-il de l’opposant farouche qui dénonçait les dérives du Conseil Militaire de Transition ? Où est passée la voix de ceux qui réclamaient justice pour les morts du 20 octobre 2022, ou pour les exilés politiques ?

Ce tournant interroge. S’agit-il d’un recentrage stratégique, ou d’un recul idéologique ?
Les militants, surtout les jeunes, qui ont cru en un changement radical, peuvent-ils encore s’y retrouver ?

Une opposition crédible ne peut pas être floue. Elle doit être cohérente, transparente et fidèle à ses engagements initiaux.

Autre point marquant du discours: la mise en scène d’un duel entre le MPS et Les Transformateurs comme seuls pôles politiques capables de gouverner.

Elle occulte volontairement tous les autres partis, les mouvements citoyens, les voix indépendantes qui luttent depuis des décennies pour un Tchad pluraliste.

Cette bipolarisation ne sert qu’une chose : la confiscation du débat démocratique. Elle prépare le terrain à des accords secrets, des cohabitations feutrées, loin des attentes du peuple.

Le Tchad ne peut pas être réduit à un face-à-face entre deux élites. La démocratie, c’est la diversité, pas la binarité.

Dr Succès Masra demeure une figure majeure du paysage tchadien. Mais le flou qui entoure ses positions actuelles affaiblit sa parole.Tant que l’accord de Kinshasa ne sera pas publié, tant que la ligne du parti semblera fluctuante, la confiance restera fragile.

Le Tchad a besoin d’opposants solides, sincères, transparents. Pas de figures ambiguës, tiraillées entre ambition personnelle et compromis politiques. Le moment est venu de choisir: Refonder la démocratie ou cautionner la continuité sous un autre nom.

Rédigé par: SADAM MADIRI KAWADI