Climat : Trois projets tchadiens validés par le Fonds Vert, Sarh au cœur de la résilience africaine

Un tournant décisif pour la ville de Sarh et le Tchad tout entier dans la lutte contre les dérèglements climatiques. De retour du Caire, M. Ndilabaye Ngarlabaye Ngarmadji, Point Focal du Comité Multisectoriel pour la Réduction des Risques de Catastrophes (CMRRC), a présenté à la presse les fruits d’une participation remarquée à un atelier régional organisé par le Fonds Vert pour le Climat (FVC).

Trois projets phares, défendus avec force par la délégation tchadienne, ont été retenus par les experts du FVC. Une triple validation saluée par la Commission Climat de la CEEAC et les partenaires africains présents.

Lors du point de presse tenu à la bibliothèque du Palais des Arts et de la Culture « Ngarta Tombalbaye », M. Ndilabaye a levé le voile sur ces initiatives ambitieuses, pensées pour conjuguer résilience climatique, paix sociale et accès aux services de base.

1️⃣ Accès à l’eau potable pour Sarh :
Un projet vital, chiffré à 5 millions de dollars sur 5 ans, visant à garantir un approvisionnement durable en eau pour la population de Sarh. Dans une région où la sécheresse ronge les ressources, cette initiative sonne comme une urgence humanitaire.
2️⃣ Renforcement de la résilience climatique :
Avec un budget de 8,5 millions de dollars sur 6 ans, ce projet entend doter les communautés du Moyen-Chari des moyens d’anticiper, de résister et de s’adapter aux chocs climatiques à répétition.
3️⃣ Paix et climat : une même bataille :
Projet transversal et audacieux, il propose de consolider la paix et la sécurité à travers des actions de résilience climatique dans les provinces du Moyen-Chari, Mandoul, Logone Occidental et Logone Oriental. Montant estimé : 12 millions de dollars sur 5 ans.

Face à une quinzaine de pays africains (dont la RDC, le Kenya, le Togo ou encore la Somalie), le Tchad s’est distingué en obtenant une validation intégrale de ses propositions. Une reconnaissance internationale qui met en lumière la qualité technique des projets, mais aussi l’engagement du pays en faveur de l’agenda climatique mondial.

« Nous avons besoin de l’appui des autorités locales pour finaliser les notes conceptuelles à soumettre rapidement pour financement », a plaidé M. Ndilabaye, appelant à une mobilisation urgente des parties prenantes pour transformer ces promesses en réalités concrètes.

Ces projets s’inscrivent dans une dynamique plus large : celle de la cohésion sociale, de la sécurité et du développement durable dans une région historiquement vulnérable. La résilience climatique n’est plus seulement un enjeu écologique, c’est une condition de stabilité et de prospérité pour les populations.

M. Ndilabaye a salué l’accompagnement de l’Union Africaine, de la CEEAC et des partenaires locaux dans ce processus, soulignant que l’avenir climatique du Tchad dépendra de notre capacité à agir ensemble, maintenant.

Avec cette triple validation, Sarh devient un symbole d’espoir et d’innovation climatique pour tout le Tchad. Le défi est lancé : transformer les promesses du Caire en actions tangibles sur le terrain.

L’UNOCAT salue la mémoire de l’artiste Ray’s Kim

L’Union Nationale des Organisations Culturelles et Artistiques du Tchad (UNOCAT) a exprimé sa profonde tristesse à la suite du décès de l’artiste et militant Ray’s Kim, de son vrai nom Djasrabé Kimassoum Yilmian.

Dans un communiqué signé par son Chargé de Communication et des Relations Extérieures, Ahmat Mahamat Ahmat, l’organisation rend hommage à un artiste « engagé et courageux, dont la voix a porté les aspirations de toute une jeunesse ».

L’UNOCAT rappelle que Ray’s Kim a su utiliser son art comme un instrument de conscience et de lutte, défendant inlassablement les valeurs de justice, de dignité et d’égalité. Sa disparition, souligne le communiqué, « laisse un vide immense dans le paysage culturel tchadien ».

L’Union adresse ses sincères condoléances à la famille du défunt, à ses proches ainsi qu’à l’ensemble du monde artistique et culturel du Tchad.

🇹🇩🤝🇲🇦 Départ des étudiants tchadiens boursiers pour le Maroc

L’ambassade du Royaume du Maroc au Tchad a organisé, ce lundi 6 octobre 2025, une cérémonie en l’honneur des étudiants tchadiens bénéficiaires des bourses marocaines pour l’année universitaire 2025-2026.

Présidée par l’ambassadeur Abdellatif Arroja, la cérémonie a réuni le Directeur général du CNOU, Pr Mahamat Issa Hassan, les lauréats et plusieurs invités.

Dans son intervention, le diplomate marocain a salué le renforcement de la coopération académique entre les deux pays, marquée par l’augmentation du nombre de bourses de 150 à 250 par an. Il a souligné l’importance de la formation professionnelle et la contribution du Maroc à la formation de nombreux médecins tchadiens.

Le Pr Mahamat Issa Hassan a exhorté les étudiants à faire honneur au Tchad par leur discipline et leur réussite.
La rencontre s’est achevée dans une ambiance conviviale, symbole de l’amitié entre les deux peuples.

Médias : Certains médias électroniques dénoncent leur exclusion du PND « Tchad Connexion 2030 »

Certains médias électroniques tchadiens ont tenu un point de presse ce mardi pour dénoncer leur exclusion de la couverture médiatique du Plan National de Développement (PND) baptisé « Tchad Connexion 2030 », prévu du 10 au 11 novembre 2025 à Abou Dhabi, capitale des Émirats Arabes Unis.

Selon les intervenants, un groupe se réclamant de l’Association des Médias en Ligne du Tchad (AMET) aurait sélectionné une dizaine de médias pour couvrir l’événement, écartant plusieurs autres organes de manière jugée arbitraire.

Cette situation est considérée comme une atteinte à la liberté de la presse et au pluralisme médiatique, ainsi qu’une restriction du droit du public à une information diversifiée. Les médias concernés estiment que cette démarche compromet la transparence et va à l’encontre de la politique d’ouverture prônée par les plus hautes autorités du pays.

Le point de presse a appelé le comité d’organisation du PND, la Haute Autorité des Médias et de l’Audiovisuel (HAMA), le ministère de la Communication et la Primature à garantir une participation inclusive de tous les médias légalement reconnus.

Des actions de plaidoyer sont annoncées dans les prochains jours afin de réclamer plus d’équité et de transparence dans la gestion des accréditations médiatiques liées à cette rencontre nationale et internationale.

Le Comité Protocole et Logistique en mission à Abu Dhabi pour finaliser les préparatifs de la Table ronde du PND

En prélude à la Table ronde de financement du Plan national de développement « Tchad Connexion 2030 », prévue les 10 et 11 novembre 2025 à Abu Dhabi, le Comité Protocole et Logistique séjourne actuellement aux Émirats arabes unis.

Conduite par M. Seid Mahamat Seid, Coordonnateur du Comité et Directeur général adjoint du Protocole de la Présidence, la mission a pour objectif de finaliser les aspects organisationnels en concertation avec les autorités émiraties et les partenaires techniques, afin d’assurer une organisation optimale de cet événement international majeur.

Cette mission marque une étape décisive dans les préparatifs finaux de la rencontre, qui réunira les partenaires bilatéraux et multilatéraux, ainsi que les investisseurs privés, autour du développement du Tchad à l’horizon 2030.

Durant les cinq jours de séjour à Abu Dhabi, le programme prévoit plusieurs séances de travail à l’Ambassade du Tchad, en coordination avec le point focal en charge de l’événement et les partenaires techniques et événementiels impliqués dans l’organisation de la Table ronde.

#Football :Un comité d’organisation dépassé par l’enjeu

À une semaine des rencontres des Sao contre le Mali et la Centrafrique, le comité d’organisation, conduit par Mahamat Abdoulaye Adech, a enfin communiqué sur la vente des billets. Mais derrière l’annonce, une réalité saute aux yeux : le comité paraît dépassé par l’ampleur de l’événement.

D’abord, les points de vente choisis traduisent une vision archaïque. En 2025, limiter la billetterie à quelques stades, arrondissements et points fixes, sans plateforme numérique fiable, c’est exposer les supporters au marché noir et aux interminables files d’attente. Une erreur grossière, qui témoigne d’un manque de modernisation et de stratégie.

Ensuite, rien n’est dit sur la sécurité. Comment gérer l’afflux massif de supporters au stade Maréchal Idriss Déby Itno ? Quelles mesures pour éviter les débordements, les bousculades, voire les drames ? Le comité préfère rester silencieux, comme si la simple annonce des tarifs suffisait à rassurer le public.

Enfin, l’absence de communication dynamique est flagrante. Pas de slogans, pas de campagne médiatique digne de l’événement, pas de mise en avant de l’enjeu sportif. Le football est une passion populaire, mais le comité le réduit à une simple opération de vente de tickets.

En vérité, le comité d’organisation montre ses limites : manque de vision, manque de modernité, manque d’audace. À ce rythme, les Sao risquent de porter seuls l’enthousiasme d’un peuple, pendant que leurs organisateurs s’enferment dans une gestion administrative dépassée.

Guéra : Le Conseil provincial prépare la visite du ministre de la Culture

Le président du Conseil provincial du Guéra, Ahmat Sorthor Ramadan, accompagné de la secrétaire de séance Safia Massari Awada, a reçu en audience le délégué provincial de la Culture, Abakar Nantarle, ainsi que le coordinateur du LONG Guéra Touristique, Hassan Moussa Abdoulaye.

Cette rencontre intervient dans le cadre des préparatifs de la prochaine visite à Mongo du ministre de la Culture, Abakar Rozi Téguil, annoncée dans la province du Guéra.

Le président du Conseil provincial a salué cette initiative et a exprimé sa reconnaissance envers les deux institutions pour leur collaboration active et leur engagement en faveur de la valorisation du patrimoine culturel et touristique de la région.

Selon lui, cette visite ministérielle représente une opportunité majeure pour renforcer les actions culturelles et touristiques dans le Guéra, tout en mettant en avant les richesses de la province auprès du public national et international.

Tchad : La Ligue contre le cancer lance les activités d’« Octobre Rose »

La Ligue Tchadienne de Lutte contre le Cancer (LTCC) a annoncé, lors d’un point de presse animé dans la capitale, le lancement officiel de ses activités de sensibilisation et de dépistage prévues durant tout le mois d’octobre. Placée sous le parrainage du Premier ministre, cette campagne nationale s’inscrit dans le cadre de la lutte contre le cancer, une maladie qualifiée de « redoutable » par les organisateurs.

« Être victime de cancer au Tchad, fatalité ou espoir ? »

Le thème retenu pour cette édition met en lumière la situation alarmante des malades au Tchad. Selon les chiffres cités par la LTCC, une femme sur 11 et un homme sur 8 risquent de développer un cancer au cours de leur vie. « Une personne meurt du cancer toutes les 3 minutes dans le monde », a rappelé Dr Manikassé Palouma, président de la LTCC.

Des défis persistants dans la prise en charge

Depuis 2018, la Ligue mène un travail de sensibilisation et de dépistage, mais les patients diagnostiqués restent confrontés à de grandes difficultés. « Faute de moyens et d’un plateau technique adapté, les victimes dépistées sont souvent abandonnées à leur triste sort », a déploré Dr Palouma.

Il a également rappelé que le gouvernement avait posé, il y a quelques années, la première pierre d’un centre national de prise en charge du cancer à Farcha, dans le 1er arrondissement de N’Djamena. Mais à ce jour, les travaux n’ont pas réellement démarré, suscitant « des doutes et frustrations » parmi les acteurs de terrain.

Marche de l’Espoir

Le mois d’« Octobre Rose » sera marqué par plusieurs activités : dépistages, conférences, débats et projections de sensibilisation. Le programme s’achèvera par la traditionnelle « Marche de l’Espoir », prévue le 25 octobre 2025, avec pour objectif de changer le regard sur les victimes du cancer du sein.

Le président de la LTCC a enfin appelé les membres et sympathisants de la ligue à « ne pas faillir à leur engagement » et à continuer d’accompagner cette lutte nationale.

Batha : L’USTA lance l’année académique 2025-2026 sous le signe de l’assurance qualité

L’Université des Sciences et de Technologie d’Ati (USTA) a officiellement lancé, ce mercredi 1er octobre, son année académique 2025-2026. La cérémonie, tenue dans l’amphithéâtre principal, s’est déroulée autour du thème : « Assurance qualité pour redynamiser la formation et la recherche à l’USTA ».

Dans son allocution d’ouverture, le président de l’université, Pr Moutede Madji Vincent, a mis en avant les principaux défis de l’institution. Il a insisté sur la nécessité d’améliorer la qualité de l’enseignement et de la recherche, de renforcer la gouvernance universitaire, de promouvoir la discipline et d’encourager l’innovation.

Parmi les annonces phares, le président a confirmé la création d’une Cellule d’Assurance Qualité dès cette année. Cette structure aura pour mission de garantir le respect des textes en vigueur et d’assurer le bon fonctionnement des organes universitaires.

Cependant, le responsable a relevé des contraintes budgétaires qui freinent l’exécution des travaux pratiques, l’équipement des laboratoires et l’enrichissement de la bibliothèque. Il a lancé un appel aux autorités et aux partenaires pour accompagner l’université dans ses ambitions.

Sur le plan académique, de nouvelles options en sciences agroalimentaires seront ouvertes, notamment en technologie alimentaire et en nutrition humaine et diététique. De plus, des sections en arabe seront introduites dans certaines filières.

Présidant la cérémonie, le Délégué général du gouvernement auprès de la province du Batha, le général de division Ahmat Goukouni Mourali, a donné le coup d’envoi officiel de la rentrée. Il a salué les performances de l’année écoulée, marquée par un taux de réussite de 74,7 %, et a insisté sur l’importance de la discipline, de l’assurance qualité et de la collaboration pour assurer une formation performante.

Avec plus de 1 000 étudiants inscrits, l’USTA ambitionne de relever le défi de l’excellence et de contribuer activement au développement socio-économique du Tchad.

Éducation : Le SNECCT réclame 23 mois d’arriérés de salaire

Le Syndicat national des enseignants communautaires et contractuels du Tchad (SNECCT) a tenu un point de presse ce mercredi à la Bourse du travail, par la voix de son secrétaire général, M. Abdoulaye Dabdoukou.

Le syndicat revendique 23 mois d’arriérés de salaire, l’intégration des enseignants à la fonction publique, ainsi que la réhabilitation des enseignants communautaires de niveau 1 dans leurs droits.

Dans sa déclaration, le SNECCT a dénoncé le refus persistant des autorités en charge de l’Éducation nationale, de la Fonction publique et du ministère des Finances de régulariser la situation, qualifiant cette attitude de « dérive autoritaire ».

Face à cette crise, le syndicat a annoncé le boycott de la rentrée pédagogique de ce 1er octobre 2025, affirmant que celle-ci ne saurait être effective sans la prise en compte des revendications. Le SNECCT a rappelé notamment la nécessité de publier la liste des 1 200 enseignants communautaires et contractuels, exigée par la Banque mondiale.

Enfin, le syndicat a lancé un appel direct au président de la République, le maréchal Mahamat Idriss Deby Itno, afin qu’il s’implique personnellement dans ce dossier pour apporter des solutions durables à ce qu’il qualifie de « crise conjoncturelle » que traversent les enseignants communautaires et contractuels.

Par : Djonyabo Yefta