Forum politique de haut niveau 2025 : Dr Ahmat Mbodou Mahamat plaide pour un soutien financier en faveur du Tchad

Le président du Conseil Économique, Social, Culturel et Environnemental du Tchad (CESCE), est à la tête de la délégation tchadienne qui participe au 13ème Forum politique de haut niveau des Nations-Unies sur le développement durable (FPHN), qui se déroule du 14 au 24 juillet 2025, au siège des Nations-Unies à New-York (États-Unis).
Organisé sous les auspices du Conseil Economique et Social des Nations-Unies (ECOSOC), le FPHN est la principale plateforme des Nations-Unies sur le développement durable. Il joue un rôle central dans le suivi et l’examen de la mise en œuvre du Programme de développement durable à l’horizon 2030, et de ses Objectifs de développement durable (ODD). Tous les États membres de l’ONU, ainsi que des représentants d’organisations de la société civile participent au FPHN, qui se réunit chaque année á la même période.
Le thème choisi cette année porte sur : « Faire progresser les solutions durables, inclusives, fondées sur la science et les preuves pour l’Agenda 2030 ». Ainsi donc, les travaux du Forum 2025 ont passé en revue les progrès accomplis dans la réalisation des Objectifs de Développement Durable et fournit des orientations politiques, avec la garantie que personne n’est laissé de côté.
A cette occasion, le président du Conseil Économique, Social, Culturel et Environnement, Dr Ahmat Mbodou Mahamat, qui conduit la délégation tchadienne, a fait une importante déclaration au nom de son pays, lors du segment ministériel du FPHN et de l’ECOSOC, le lundi 21 juillet 2025.
Il a mis l’accent sur les progrès accomplis par le gouvernement du Tchad, dans la mise en œuvre des ODD. Par ailleurs, il a fait un plaidoyer appuyé en vue d’un soutien financier international accru, afin de permettre au Tchad de suivre le rythme global requis pour atteindre les ODD à l’horizon 2030.

Dans sa déclaration le président du Conseil Economique, Social, Culturel et Environnemental du Tchad a présenté les espoirs, les rêves pour l’avenir, contenus dans le mise en œuvre effective des Objectifs du Développement Durable (ODD).
Ahmat Mbodou Mahamat a saisi cette tribune offerte pour mettre en exergue les « lacunes du système mondial actuel et l’incapacité à trouver des solutions efficaces aux crises mondiales ».
La rencontre aura été également une occasion, pour le président de la 4ème Grande Institution de la République du Tchad, de réaffirmer l’engagement de son pays envers la Charte des Nations-Unies. Il s’agit de revitaliser le multilatéralisme, procéder au respect des recommandations de la 4ème Conférence des Nations-Unies sur le Financement Mondial, et surtout, accélérer la mise en œuvre des ODD en optant pour des solutions innovantes et inclusives, face aux défis émergents.
C’est le lieu de rappeler que depuis septembre 2015, le Tchad marque sa volonté politique, dans l’optique de concrétiser la mise en œuvre efficace des ODD. Cela s’est traduit par l’élaboration et la présentation durant le FPHN, de trois rapports d’Examen National Volontaire (ENV), notamment en 2019, en 2021 et en 2024.
L’engagement du pays envers la coopération internationale, et le partenariat inclusif pour le développement durable, ont par ailleurs amené le gouvernement tchadien à tenir compte des couches sociales les plus défavorisées.
« Le PND Tchad 2030, dont la table ronde de mobilisation des ressources aura lieu du 09 au 10 septembre 2025 à Dubaï, compte être inclusif, réaliste et à la hauteur des ambitions des populations », a annoncé le président du CESCE.
Sous « la vision clairvoyante » du président Mahamat Idriss Deby Itno, le Tchad compte, à travers le PND, doubler la production vivrière par la mécanisation de l’agriculture et l’encadrement des agriculteurs. Il en est de même de la transformation des produits locaux et l’électrification rurale par les énergies vertes.

Sur un autre plan, le président du CESCE s’est réjoui de la consolidation de la paix opérée par son pays qui a assuré une transition apaisée, avec un retour à l’ordre constitutionnel en 2024. « Aujourd’hui, le Tchad jouit d’une stabilité et constitue le seul pays de refuge qui accueille les populations de ses pays voisins en proie aux multiples crises sécuritaires », a-t-il rappelé.
Cependant, malgré la vulnérabilité du Tchad face au dérèglement climatique, et malgré les efforts d’adaptation, l’on peut regretter que le pays n’a pas accédé aux différents Fonds annoncés pour lutter efficacement contre les conséquences de ce dérèglement climatique.
Il convient de souligner que c’est un homme pétri d’expérience dans le domaine environnemental (eau et assainissement), qui a porté avec brio, la voix du Tchad au cours du 13ème Forum politique de haut niveau des Nations-Unies sur les ODD.
En effet, Ahmat Mbodou Mahamat est un ingénieur de conception en génie rural, diplômé de l’Ecole Inter-Etats d’Ingénieurs de l’Equipement Rural (E.I.E.R) de Ouagadougou au Burkina Faso (1993). Il est en plus titulaire d’un doctorat de troisième cycle spécialisé en mobilisation des ressources en eau obtenu à l’IAV Hassan II de Rabat au Maroc (1996), avec mention très honorable du jury. Son travail de recherche portait sur le thème, « Drainage des sols lourds par tuyaux perforés et enterrés sur le périmètre expérimental de l’office de mise en valeur de GHARB au Maroc », co-encadré par le CEMAGREF d’Anthony (France).
C’est tout naturellement qu’il aura été entre 2017 et 2018, ministre de l’Environnement et de la Pêche du Tchad. Élu consulaire, président de la Commission agriculture et élevage de la Chambre de Commerce, d’Industrie, d’Agriculture, des Mines et d’Artisanat (CCIAMA) du Tchad, Dr Ahmat Mbodou Mahamat est président de la Commission agriculture et environnement de l’Union des Chambres consulaires du G5 Sahel. Par ailleurs, il est enseignant-chercheur à l’Ecole Nationale Supérieure des Travaux Publics (ENSTP) depuis les années 2000.
Entre février 2015 et janvier 2024, il a été membre du bureau politique national du Mouvement Patriotique du Salut (MPS), parti au pouvoir, pour le compte de la province du Lac. Présentement, il est membre du Conseil National du Salut (CNS) du MPS.
Dr Ahmat Mbodou Mahamat est le promoteur de l’Agence Générale de Réalisation et d’Ingénierie au Tchad (AGRITCHAD), créée en 1998, une société du domaine de la conception et la réalisation de projets hydrauliques, de l’agriculture, de l’énergie, de travaux publics, de la protection de l’environnement, entre autres. Ce qui fait de lui un spécialiste de haut vol des questions de développement des infrastructures socio-économiques de base, depuis 30 ans dans son pays. C’est donc cette référence tchadienne qui occupe depuis le 6 mars 2024, le prestigieux poste de président du Conseil Economique, Social, Culturel et Environnemental du Tchad (CESCE), l’une des Grandes Institutions de la République.
Il faut rappeler qu’au cours des assises du 13ème Forum politique de haut niveau des Nations-Unies sur le développement durable (FPHN), le président du CESCE est accompagné par S.E Mouctar Abakar, ambassadeur permanent auprès des Nations-Unies et ses conseillers, le secrétaire général du ministère des Affaires étrangères, de l’Intégration africaine et des Tchadiens de l’Étranger, le Point focal du CESCE de la zone Amérique, Olivier Dedingar, un représentant du ministère de la Femme, ainsi que par deux représentants tchadiens membres du Réseau panafricain de lutte contre l’insécurité alimentaire et environnementale.

Par Olivier Noudjalbaye Dedingar, Expert-consultant international, humanitaire et journaliste indépendant.

Politique : L’UNCDT remet en cause la légitimité du Cadre de Concertation Politique et appelle à une réforme profonde

À travers un communiqué officiel signé de son président national Ahmat Hassaballah Soubiane, l’Union Nationale pour le Changement Démocratique au Tchad (UNCDT) a exprimé ses réserves face à l’actuelle configuration du Cadre de Concertation Politique (CCP), dénonçant une instrumentalisation de cet espace de dialogue au profit du régime.

L’UNCDT affirme que le CCP, qui visait initialement à favoriser un échange constructif entre acteurs politiques, a perdu sa vocation inclusive pour devenir un outil de légitimation politique au service exclusif du pouvoir. Le parti rappelle que cette instance n’a aucune base constitutionnelle et que sa participation ne saurait être considérée comme obligatoire.

Une crise de représentativité au cœur des tensions

Le parti met en lumière une crise persistante de la représentativité politique, marquée par un déficit de confiance entre les citoyens et les institutions. Dans ce contexte, il juge essentiel d’élargir la base des concertations pour assurer un dialogue crédible et équilibré.

L’UNCDT conditionne sa participation à la mise en place d’un mécanisme tripartite rassemblant :

Le pouvoir et ses alliés,

L’opposition parlementaire,

Et les partis politiques extra-parlementaires ayant un ancrage réel dans le paysage politique national.

Critique d’une logique de captation

Dans un ton plus offensif, le communiqué dénonce une stratégie d’accaparement du pouvoir, réduisant les cadres de dialogue à de simples façades sans contenu. Il s’agit, selon l’UNCDT, d’un processus excluant toute voix dissidente et bloquant tout débat pluraliste.

Un appel à la mobilisation collective

Face à ces constats, l’UNCDT invite toutes les forces politiques marginalisées à s’unir autour d’un projet commun en faveur de la démocratie, de l’État de droit, de la justice sociale et de la participation citoyenne.

Dialogue et justice comme piliers de la paix

Le parti réaffirme enfin son engagement pour un dialogue national sincère, fondé sur le respect mutuel, la vérité et l’inclusion. À ses yeux, aucune stabilité durable ne peut exister sans une volonté politique réelle de justice et d’écoute.

Tchad :Le 8ᵉ arrondissement de N’Djamena ressent le manque de Saleh Koutchi, un pilier de la solidarité locale

Dans le 8ᵉ arrondissement, la figure de Saleh Koutchi demeure très présente dans les mémoires. Ancien acteur clé du développement communautaire, il est aujourd’hui regretté pour son engagement constant et son soutien sans faille aux populations locales.

Membre du Rassemblement pour la Démocratie et le Progrès (RDP), Koutchi s’est toujours illustré par des actions concrètes en faveur des familles en difficulté, des écoles, des jeunes et des femmes du quartier. Il n’attendait pas d’être sollicité, allant directement sur le terrain pour écouter et agir.

Ses interventions, souvent discrètes et dépourvues de toute mise en scène politique, portaient sur des besoins réels : réparation de puits, soutien scolaire, aide aux plus vulnérables. Une solidarité qui a laissé une marque durable.

Aujourd’hui, son absence se fait ressentir. « Depuis qu’il est moins présent, notre quartier perd un repère. Sa capacité à répondre rapidement aux urgences nous manque », confie un responsable local.

Malgré ses nouvelles responsabilités à l’échelle nationale, la population du 8ᵉ arrondissement ne l’oublie pas et espère le voir revenir, ne serait-ce que pour renouer ce lien de proximité et de confiance qui faisait toute sa force.

Saleh Koutchi reste une référence d’engagement authentique, un exemple de solidarité qui inspire toujours sa communauté.

Mongo : Hissein Youssouf rétropédale et présente ses excuses à l’ex-préfet Hamit Batarko

Une polémique née sur TikTok s’est conclue par des excuses publiques. Hissein Youssouf, auteur de propos controversés à l’encontre de l’ancien préfet de Mongo, Hamit Adoum Batarko, a reconnu son erreur.

Tout a commencé sur la plateforme TikTok, devenue ces derniers mois un terrain d’expression prisé à Mongo. Hissein Youssouf y a tenu des propos mettant en cause Hamit Batarko, ancien haut fonctionnaire de la région. Très vite, les accusations font le tour des réseaux, suscitant commentaires et indignation.

Touché dans son honneur, l’ancien préfet a réagi publiquement. Il a réfuté fermement les allégations de Youssouf, dénonçant des propos sans fondement et portant atteinte à sa personne.

Confronté à cette réponse et à la tournure qu’a prise l’affaire, Hissein Youssouf a choisi de désamorcer la tension. Dans une vidéo diffusée sur les mêmes réseaux sociaux, il a présenté ses excuses à Hamit Batarko, admettant que ses propos avaient pu blesser et nuire injustement.

Ce geste de réconciliation a été perçu comme un retour au calme, dans une affaire qui témoigne une fois de plus de l’impact – positif comme négatif – des réseaux sociaux dans l’espace public tchadien.

À Mongo, cette séquence alimente désormais une réflexion sur la responsabilité individuelle dans l’usage des plateformes numériques, particulièrement lorsqu’il s’agit de figures publiques.

Tchad : Les Ambassadeurs africains solidaires des réfugiés soudanais

Un élan de solidarité diplomatique s’est manifesté ce mercredi 23 juillet à N’Djaména. Le groupe des Ambassadeurs africains au Tchad a distribué des vivres à plus de 80 familles réfugiées, principalement d’origine soudanaise.

tachad.com

La cérémonie s’est déroulée en présence de l’Ambassadeur du Royaume du Maroc, M. Abdellatif Erroja, doyen du corps diplomatique africain au Tchad, ainsi que de l’Ambassadeur du Soudan et de plusieurs autres chefs de mission africaine.

À l’origine de cette mobilisation : une requête émise par l’Ambassade du Soudan, alertant sur la précarité croissante dans laquelle vivent nombre de ses ressortissants réfugiés au Tchad, fuyant les violences dans leur pays.

Prenant la parole au nom de ses pairs, le doyen Abdellatif Erroja a déclaré : « La crise au Soudan dépasse les frontières nationales. Elle interpelle la conscience de tout le continent africain. Nous devons y répondre ensemble, dans l’unité et la fraternité. »

Les familles bénéficiaires ont reçu des sacs de vivres composés de produits de première nécessité. Visiblement émus, certains réfugiés ont exprimé leur reconnaissance pour ce geste qui, au-delà de l’aide matérielle, leur donne le sentiment de ne pas être oubliés.

Fake News sur la CNARR : ce que nous avions vérifié

Une série de publications virales de TchadOne accuse le Ministère de l’Action sociale et la Commission nationale d’accueil, de réinsertion des réfugiés et des rapatriés (CNARR) de détournements et de revendications internes. Le journal Tribune Echos a mené une enquête dont les résultats démontrent que toutes les allegations sont infondées.
Depuis plusieurs jours, la page TchadOne inonde les réseaux sociaux d’accusations ciblant la gestion du Ministère de l’Action sociale, de la Solidarité et des Affaires humanitaires, ainsi que la Commission nationale d’accueil, de réinsertion des réfugiés et des rapatriés (CNARR). Les publications évoquent notamment des détournements de fonds publics, la revendication de 200 agents impayés et une crise de gouvernance interne.
Face à ces affirmations, Tribunes Echos a entrepris une vérification rigoureuse des faits, en consultant plusieurs sources institutionnelles et partenaires humanitaires. Le résultat démontre qu’aucune preuve formelle ne vient étayer les accusations publiées.
Aucune trace de revendication collective des « 200 agents »
L’une des affirmations les plus relayées concerne une supposée revendication de 200 agents non rémunérés par la CNARR. Après vérification auprès de plusieurs responsables au sein du ministère et de la CNARR, ainsi qu’auprès de partenaires internationaux impliqués dans la réponse humanitaire, aucun dépôt formel de plainte, de courrier collectif ni de mouvement revendicatif n’a été enregistré à ce jour. « Nous n’avons jamais reçu une telle alerte. Il n’y a pas de crise de ce type connue dans nos registres », confirme un cadre d’une agence partenaire sous couvert d’anonymat.
Des documents suspects et invérifiables
Les publications de TchadOne s’appuient sur la diffusion de documents non authentifiés. Plusieurs de ces documents comportent des erreurs administratives manifestes telles que dates erronées, mentions vagues et absence de numéro de référence. Selon nos sources, ces supports ne peuvent être considérés comme des pièces administratives valides.
Une campagne orchestrée en coulisses
Nos recoupements permettent de relier cette campagne à certains anciens cadres du Ministère de l’Action sociale et de la CNARR, aujourd’hui écartés des sphères décisionnelles. Plusieurs sources évoquent une opération d8e dénigrement orchestrée en interne, avec la complicité d’individus bien placés et l’utilisation de web-activistes rémunérés pour diffuser de fausses informations.
Une tentative de nuire à un responsable reconnu
L’actuel Secrétaire Permanent de la CNARR, Idriss Mahamat Ali Abdallah Nassour, est particulièrement ciblé dans cette offensive médiatique. Or, selon plusieurs partenaires internationaux, il est reconnu pour son intégrité, son engagement et son efficacité dans la gestion de la crise humanitaire à l’Est du pays.
Il a d’ailleurs été distingué à plusieurs reprises pour ses efforts dans la coordination des actions humanitaires, notamment dans les zones frontalières du Soudan.
Verdict
C’est une désinformation délibérée car à ce stade, aucune preuve formelle de détournement n’a été apportée. Aucune revendication des 200 agents n’a été officiellement enregistrée et des documents falsifiés ou non authentifiables ont été utilisés comme base de preuve.
Ce qui conclut que des motivations internes et politiques semblent à l’origine de cette campagne, car les allégations diffusées par TchadOne relèvent de la désinformation.
Tribune Echos appelle les citoyens à faire preuve de vigilance face à la désinformation. Au gouvernement d’ouvrir une enquête pour identifier les auteurs de cette tentative de manipulation de l’opinion publique.
La manipulation de l’opinion ne doit pas devenir un outil de règlement de comptes internes car la lutte contre la désinformation est l’affaire de tous.

#Champ de Fil : un projet de boutiques qui sème le désordre dans le 5ᵉ arrondissement

La mairie du 5ᵉ arrondissement a lancé un projet de construction de boutiques autour du cimetière de Champs de Fil. Officiellement, il s’agit de sécuriser les lieux, prévenir les actes de vandalisme et redonner sa dignité à cet espace sacré. Mais sur le terrain, ce projet suscite une forte contestation et soulève de nombreuses interrogations.

Un marché déjà existant, pourquoi en construire un autre ?

À proximité du cimetière se trouve déjà un marché bien connu des habitants, surnommé « Champ de Fil ». Ajouter de nouvelles boutiques dans cette zone ne ferait qu’aggraver les embouteillages, le désordre urbain et l’insalubrité. Plusieurs riverains dénoncent une tentative d’occupation illégale et anarchique de l’espace public, sous prétexte de réhabilitation.

Des priorités urbaines ignorées

Le 5ᵉ arrondissement manque cruellement d’équipements de base : espaces verts, lieux de loisirs pour les jeunes, systèmes d’assainissement fiables, voiries bien tracées. Les rues sont mal construites, les caniveaux souvent bâclés, et les déchets s’amoncellent faute d’une politique de gestion sérieuse. Face à ces urgences, la construction d’un marché n’apparaît ni pertinente, ni prioritaire.

Un projet qui cache peut-être un détournement

Beaucoup voient derrière cette initiative un prétexte pour détourner des fonds publics, plutôt qu’une véritable volonté d’aménagement. Le cimetière en question n’est plus utilisé, et aurait pu être transformé en espace public utile à la jeunesse : terrain de sport, espace vert, ou lieu de mémoire collective. Des options simples et peu coûteuses, mais jamais envisagées par la mairie.

Une gestion municipale de plus en plus contestée

Ce projet controversé illustre, selon plusieurs citoyens, la médiocrité de la gouvernance locale. Plutôt que de répondre aux besoins réels des habitants, la mairie semble s’enliser dans des initiatives mal pensées, sans concertation, et aux résultats douteux. La population exprime son ras-le-bol face à une gestion jugée inefficace, opaque, et déconnectée des réalités quotidiennes.

📝Regard Citoyen:  Quand le contrôle des documents routiers vire au supplice



Depuis plusieurs mois, les usagers tchadiens font face à une épreuve bureaucratique en passant par la fameuse « commission » pour obtenir la vignette « «OK». Ce document est supposé certifier la validité de tous les papiers afférents au véhicule  immatriculation, contrôle technique, assurance, permis pour un montant de 10 000 F CFA.
Le paradoxe du double paiement
L’ironie : l’État assure déjà la délivrance de l’ensemble des documents via les douanes, les compagnies d’assurance… et pourtant, on est contraint de repasser chez la commission, payer encore, pour cette vignette. On contrôle un document délivré par l’État, produit par l’État, payé à l’État… et on paie pour le valider à nouveau  : où est la cohérence ?
Une taxe informelle devenue formalité
On peut questionner la nature de cette « taxe »  : non inscrite dans un décret clair, imposée comme un passage obligé.
Le calvaire de l’attente… et du rififi lundis
Aujourd’hui, ce calvaire s’amplifie : des milliers se sont présentés à la commission, ont payé, seulement pour apprendre qu’« il fallait revenir le lundi »  parce que les fiches étaient épuisées. Une chaîne absurde : se déplacer, payer, revenir, et parfois… tout reprendre à zéro. Trois jours d’anxiété et d’incertitude pour un bout de papier.
Les internautes s’enflamment
Sur les réseaux, l’indignation gronde : on y lit frustration, colère, indignation. Entre la fatigue de réunions interminables et la honte de ne pas pouvoir circuler, on constate un sentiment général : le service public est devenu un racket organisé.
Pourquoi en souffre-t-on encore ? Un appel à la réforme s’impose !
Notre démocratie se juge à la qualité du service public. Quand l’État fait payer pour un contrôle qui certifie ses propres documents, sans organisation, sans communication, sans respect pour le temps des citoyens, c’est l’image même de l’administration qui vacille.
Mais la colère exprimée par les usagers et relayée sur les réseaux sociaux où chacun ressent être malmené  montre que les citoyens ne sont plus prêts à accepter cette gabegie. Et s’il ne faut pas renoncer à la régulation des véhicules pour des raisons de sécurité, il est temps de la rendre efficace, transparente et respectueuse.
Ce papier n’est pas un simple coup de gueule, c’est un appel : refondons ensemble l’administration, pour que « contrôler » ne rime plus avec « extorquer ».
|Une voix parmi tant d’autres !



Ouverture du congrès extraordinaire de la CASIDHO : réformes, droits humains et lutte contre la corruption au centre des échanges

La Coordination des Associations de la Société Civile et de Défense des Droits de l’Homme (CASIDHO) a officiellement lancé son congrès extraordinaire ce jeudi au Ministère des Affaires étrangères et de l’Intégration Africaine. Placé sous le thème « Consolidation des acquis, redynamisation, réforme et rénovation à l’ère de la Cinquième République », l’événement a réuni plusieurs acteurs de la société civile et défenseurs des droits humains.

Dans son allocution d’ouverture, le Coordonnateur national de la CASIDHO, Mahamat Digadimbaye, a mis en lumière les fondements de son organisation, centrés sur la défense des droits de l’Homme, la promotion de la démocratie, la préservation des libertés fondamentales et la restauration de l’État de droit. Il a encouragé les participants à s’impliquer activement dans les discussions autour des grandes problématiques nationales telles que la gouvernance, la démocratie, la paix et la stabilité sociale.

M. Digadimbaye a salué les efforts du Président de la République, le Maréchal Mahamat Idriss Deby Itno, en faveur de la paix, de la stabilité et du vivre-ensemble, tout en soulignant le rôle que joue la société civile dans l’ancrage de l’État de droit dans le cadre de la Cinquième République.

S’agissant de la lutte contre la corruption, la CASIDHO a exprimé son soutien au travail mené par l’Agence de Lutte contre la Corruption (ALIC), mais a reconnu les limites auxquelles elle fait face. Dans cette optique, la coordination appelle le Chef de l’État à concrétiser sans délai la création de la Cour de Répression de l’Enrichissement Illicite (CREI), comme recommandé par le Dialogue National Inclusif et Souverain.

Pour le coordonnateur, cette juridiction spécialisée apportera un appui décisif à l’ALIC dans l’identification, la poursuite et le jugement des auteurs de corruption et de détournement de deniers publics, dans le respect des lois en vigueur.

Par Djonyabo Yefta

Tchad : Les avocats de Dr Succès Masra dénoncent une procédure judiciaire à visée politique

Les avocats de Dr Succès Masra, président du parti Les Transformateurs, ont vivement dénoncé une tentative d’instrumentalisation de la justice tchadienne. Lors d’une conférence de presse organisée à N’Djamena, le collectif de défense a qualifié de « politique » la procédure judiciaire lancée récemment contre leur client.

Selon Me Francis Kadjilembaye, porte-parole des avocats, le dossier transmis au procureur général ne comporte aucune preuve nouvelle ni élément direct reliant Dr Masra aux violences de Mandakao. Les avocats soulignent également que son nom n’apparaît dans aucune déposition, et que les accusations reposent principalement sur une déclaration remontant à 2023. Or, cette dernière avait été clarifiée dans le cadre d’accords politiques signés en octobre de la même année.

Le collectif dénonce une manœuvre visant à éliminer une figure majeure de l’opposition à l’approche des prochaines échéances électorales. « Il s’agit d’une tentative manifeste de réduire l’espace démocratique par des voies judiciaires », a affirmé Me Kadjilembaye, appelant à une mobilisation nationale et internationale pour préserver l’indépendance de la justice et défendre l’État de droit.

Cette sortie médiatique intervient dans un contexte politique particulièrement tendu, où plusieurs acteurs de l’opposition affirment faire l’objet de pressions et de poursuites arbitraires.