Dans le cadre du renforcement des liens de coopération entre le Tchad et le Fonds des Nations Unies pour l’enfance (UNICEF), une audience s’est tenue récemment entre la Ministre d’État, Mme Kitoko Gata Ngoulou, et le représentant pays de l’UNICEF, M. Luciano Calestini.L’objectif : définir les grandes orientations du futur programme de partenariat. M. Calestini a mis l’accent sur un volet essentiel : les 1 000 premiers jours de l’enfant, allant de la conception au deuxième anniversaire.
Cette période, cruciale pour le développement cérébral et physique, constitue une fenêtre d’opportunité unique. Selon lui, une nutrition adaptée et des soins appropriés durant cette phase permettent de renforcer l’immunité des enfants et de prévenir les retards de croissance, tout en favorisant leur réussite scolaire future. Le représentant de l’UNICEF a réaffirmé la priorité de l’organisation : placer la santé et le développement des enfants au cœur de son action au Tchad.
De son côté, Mme la ministre d’État a salué cette vision et insisté sur la nécessité d’une synergie entre les priorités de l’UNICEF et les politiques publiques tchadiennes. L’objectif est d’assurer un impact tangible et durable sur le terrain, en faveur des femmes et des enfants, conformément aux directives du Chef de l’État, le Maréchal Mahamat Idriss Deby Itno.
Ce partenariat marque un nouvel élan pour la protection et le développement de la petite enfance au Tchad.
Présidence de la République du Tchad – Primature du Tchad – UNICEF Tchad
À l’occasion de la Journée internationale de la tolérance zéro à l’égard des mutilations génitales féminines, célébrée ce 6 février 2026, la Ministre d’État, Ministre de la Femme et de la Petite Enfance, a réitéré l’engagement ferme du Gouvernement tchadien à éradiquer cette pratique néfaste qui porte gravement atteinte aux droits fondamentaux des filles et des femmes. Dans sa déclaration, la Ministre a rappelé que les mutilations génitales féminines constituent une violence extrême, aux conséquences physiques et psychologiques souvent irréversibles, et ne sauraient en aucun cas être justifiées par la tradition ou la coutume. Elle a souligné qu’il s’agit d’une violation grave des droits humains et d’une atteinte à la dignité de la personne humaine. Malgré les progrès enregistrés ces dernières années, la pratique persiste encore dans certaines provinces du pays. Face à cette réalité, la Ministre a salué les efforts consentis par l’État tchadien sous la haute autorité de Son Excellence le Maréchal Mahamat Idriss Déby Itno, Président de la République, Chef de l’État, pour lutter contre toutes les formes de violences basées sur le genre.
Elle a notamment évoqué l’adoption de textes législatifs répressifs, la mise en œuvre de stratégies nationales, la création de centres d’accompagnement pour les survivantes ainsi que l’opérationnalisation de la ligne verte 1390, permettant aux victimes et aux témoins de signaler les abus.
Placée sous le thème international « Vers 2030 : pas de fin aux mutilations génitales féminines sans engagement et investissements soutenus », l’édition 2026 de cette journée met l’accent sur la nécessité d’une mobilisation permanente et d’investissements durables pour mettre définitivement fin à cette pratique. Selon la Ministre, investir dans la prévention et la protection des filles revient à sauver des vies et à garantir un avenir plus sûr et plus équitable.
Réaffirmant la détermination de son département, la Ministre d’État a indiqué que la promotion et la protection des droits de la femme et de la fille s’inscrivent au cœur de la vision du Chef de l’État, qui les considère comme des actrices essentielles du développement durable et inclusif du Tchad. Elle a, par ailleurs, lancé un appel solennel aux communautés, aux familles, aux leaders traditionnels et religieux, à la société civile, au secteur privé ainsi qu’aux partenaires techniques et financiers, afin d’unir leurs efforts pour éradiquer définitivement les mutilations génitales féminines.
Pour la Ministre, aucun développement véritable ne peut être envisagé en marginalisant les femmes et les filles. Elle a enfin exhorté l’ensemble des acteurs à faire de la tolérance zéro une réalité quotidienne, jusqu’à l’élimination totale de cette pratique au Tchad.
Le Conseil Économique, Social, Culturel et Environnemental (CESCE) a procédé, ce mercredi 5 février 2026, au lancement officiel de sa première session ordinaire de l’année 2026. Les travaux se dérouleront du 5 au 19 février 2026 dans les locaux du ministère des Affaires étrangères, de l’Intégration africaine et des Tchadiens de l’Étranger, autour du thème : « Résilience climatique et habitat durable au Tchad ».
Ce thème s’inscrit pleinement dans la vision portée par le programme « Tchad Connexion 2030 », qui ambitionne de faire du Tchad un pôle de croissance, de stabilité et d’innovation au Sahel et en Afrique. Cette orientation stratégique vise notamment la modernisation des infrastructures, le développement équilibré des territoires, la valorisation durable des ressources et le renforcement du capital humain.
Ouvrant officiellement ladite session, le président du Conseil Économique, Social, Culturel et Environnemental, Dr Ahmat Mbodou Mahamat, a souligné l’importance capitale du choix de ce thème. Selon lui, il interpelle la capacité collective à repenser les modes de construction, l’aménagement du territoire et la gestion des villes ainsi que des zones rurales, afin de garantir aux populations un cadre de vie décent, résilient et respectueux de l’environnement.
Il a également relevé qu’au Tchad, la croissance rapide et souvent peu planifiée des villes, conjuguée à l’insuffisance ou à la faible application des règles d’urbanisme et de construction, accentue la vulnérabilité des ménages. Le développement urbain, a-t-il précisé, s’opère fréquemment dans des zones à risques, exposées aux inondations, à la montée des eaux et aux vents violents, mettant ainsi en péril les habitats, les infrastructures et les moyens de subsistance des populations.
Dr Ahmat Mbodou Mahamat a rappelé que, dans ce contexte, la résilience climatique, la lutte contre les effets du changement climatique, la protection des populations vulnérables et la promotion d’un développement urbain et rural durable doivent constituer des axes transversaux majeurs de l’action gouvernementale. Cette approche traduit la volonté de bâtir un Tchad plus inclusif, plus résilient et durable, mieux préparé aux défis économiques, sociaux et environnementaux. C’est dans cette dynamique, a-t-il poursuivi, que les Conseillers de la République entendent mener un diagnostic approfondi des impacts du changement climatique sur l’habitat, évaluer les réponses apportées par l’État et formuler des recommandations opérationnelles et réalistes, avec une attention particulière accordée à l’amélioration des conditions de vie des populations vulnérables.
Durant cette session, les Conseillers de la République, les représentants des institutions de l’État, les ingénieurs, les architectes, les entreprises spécialisées ainsi que les partenaires techniques et financiers débattront de plusieurs questions majeures. Il s’agira notamment de l’habitat durable face à la résilience climatique, du plan d’urgence opérationnel en cas de catastrophes naturelles, de la planification urbaine face à la croissance démographique galopante des villes tchadiennes, des stratégies de lutte contre les effets du changement climatique sur les populations, les infrastructures et les moyens de subsistance, ainsi que des mécanismes visant à réduire le coût élevé des matériaux de construction importés et à promouvoir l’utilisation de matériaux locaux accessibles au plus grand nombre.
Ces thématiques feront l’objet d’analyses approfondies et méthodiques en vue de proposer des solutions adaptées au contexte tchadien. À l’issue des travaux de cette première session ordinaire 2026, les résultats attendus permettront aux membres du Gouvernement d’avoir une vision claire et précise des différentes manifestations du changement climatique et de leurs impacts sur l’habitat, afin de formuler des propositions pertinentes à l’attention des plus hautes autorités du pays.
Le Président du Comité Olympique et Sportif Tchadien (COST), le Général Idriss Dokony Adiker, a été désigné Personnalité de l’année 2025 par le Consortium des médias digitaux du Tchad. Une distinction honorifique qui vient saluer son engagement constant en faveur du développement et de la promotion du sport national.
L’attestation de reconnaissance lui a été officiellement remise ce mercredi 04 février 2026 par le coordinateur du Consortium, M. Ouganda Tangué, lors d’une cérémonie marquée par la reconnaissance de son leadership et de sa vision stratégique pour le mouvement sportif tchadien.
Selon le Consortium, cette distinction met en lumière les efforts soutenus du Président du COST pour la structuration des fédérations sportives, la promotion des valeurs olympiques, la bonne gouvernance et l’encadrement des jeunes talents. Son action est perçue comme un véritable levier de dynamisation du sport au Tchad.
Prenant la parole à cette occasion, le Général Idriss Dokony Adiker a exprimé sa profonde gratitude, tout en soulignant le caractère collectif de cette reconnaissance.
« Cette distinction revient à l’ensemble des membres du comité exécutif du COST ainsi qu’à tous les acteurs qui œuvrent quotidiennement pour l’essor du sport tchadien », a-t-il déclaré. Le Président du COST a par ailleurs réaffirmé sa détermination à faire du sport un outil de cohésion sociale, d’épanouissement de la jeunesse et de développement durable au Tchad.
Mme Kitoko Gata Ngoulou, Ministre d’État, Ministre de la Femme et de la Protection de la Petite Enfance, a reçu en audience M. Aristide Ongone Obame, Représentant-Pays de la FAO, pour discuter de la consolidation des programmes destinés à soutenir l’autonomisation des femmes tchadiennes.
Au cours de la rencontre, la Ministre a présenté les priorités de son département, notamment la mise en place de l’Observatoire Genre, le renforcement de la chaîne alimentaire sensible au genre, le soutien à l’entrepreneuriat féminin et la constitution de bases de données pour mieux planifier les projets de sécurité alimentaire et nutritionnelle.
Elle a également insisté sur l’importance du rôle de la FAO dans la prévention et la lutte contre les violences basées sur le genre.
De son côté, M. Ongone Obame a salué l’initiative et s’est engagé à mobiliser l’expertise de la FAO pour traduire ces programmes en actions concrètes, contribuant ainsi à l’amélioration des conditions de vie des femmes et des enfants tchadiens.
Le ministre de la Santé publique et de la Prévention, Dr Abdelmadjid Abderahim, a réceptionné, ce mercredi 04 février 2026, un important don d’équipements médicaux offert par la République Populaire de Chine, d’une valeur estimée à 422 millions de FCFA.
Ce lot, composé d’équipements médicaux essentiels, est destiné à renforcer la qualité de l’offre de soins dans plusieurs services clés, notamment la réanimation, la maternité, la néonatologie et les urgences, au profit des populations, en particulier les femmes et les enfants.
S’exprimant à cette occasion, le représentant de l’UNICEF au Tchad, Luciano Calestini, a indiqué que ce don illustre l’excellence des relations de coopération entre le Tchad et la Chine. Il a également réaffirmé l’engagement de son institution à soutenir le système de santé tchadien et à accompagner la mise en œuvre du Plan national de développement Tchad Connexion 2030.
Pour sa part, l’ambassadeur de la République Populaire de Chine au Tchad, Wang Xining, a souligné que ce geste constitue une contribution du peuple chinois en faveur du peuple tchadien. Il a réitéré l’engagement de son pays à appuyer la politique nationale de santé et salué la qualité de la coopération avec les autorités tchadiennes.
Recevant officiellement le don, le ministre de la Santé publique et de la Prévention a rappelé que la Chine demeure un partenaire stratégique du Tchad dans le domaine du développement. Il a exprimé, au nom des plus hautes autorités du pays et du peuple tchadien, sa reconnaissance aux autorités et au peuple chinois pour leur soutien constant.
Dr Abdelmadjid Abderahim a précisé que ces équipements contribueront à améliorer significativement la prise en charge sanitaire de la population, en droite ligne avec la vision du Président de la République, Maréchal Mahamat Idriss Déby Itno, axée sur la modernisation du système de santé.
Il a enfin assuré que ces équipements seront gérés de manière rationnelle pour le bien-être sanitaire des populations, en cohérence avec le PND 2030.
L’Action pour le Changement de Comportement et de Mentalité (A.C.CM) a tenu, ce mardi 3 février 2026, son Assemblée Générale au restaurant Gallery « Times », dans le quartier Amriguebé de N’Djaména, autour du thème : « Ensemble, construisons l’avenir de l’A.C.CM ».
La rencontre s’est déroulée sous la présidence du Coordonnateur de la plateforme, M. Outhman Abderaman Hamdan, assisté du Secrétaire général, M. Ouya Malato, en présence des membres de la plateforme.
Cette Assemblée Générale a permis de dresser le bilan des activités menées, d’examiner les projets inscrits pour l’année 2026 et d’adopter des orientations stratégiques destinées à renforcer la gouvernance et la pérennité de l’organisation.
Les participants ont également réaffirmé leur engagement en faveur du changement de comportement et de mentalité, un axe jugé essentiel pour le développement social et la cohésion communautaire.
Le ministère du Commerce et de l’Industrie a de nouveau attiré l’attention du public sur l’interdiction stricte des boissons alcoolisées frelatées en République du Tchad. Cette mesure concerne l’importation, la fabrication, la détention, la circulation, la vente et la consommation de ces produits.
Selon les autorités, cette interdiction, fondée sur le décret n°2835 du 5 septembre 2022, vise à préserver la santé des populations et à lutter contre le commerce illicite. Le non-respect de cette réglementation expose les contrevenants à des sanctions pénales prévues par les textes en vigueur.
Le ministère a également instruit les services compétents à renforcer les contrôles sur toute l’étendue du territoire national afin d’assurer l’application effective du décret.
Selon le célèbre philosophe Thomas Hobbes, à l’état de nature, « l’homme est un loup pour l’homme ». Dans cet état de jungle où règne l’injustice sociale, le plus fort domine le plus faible. C’est dans ce sens que Spinoza affirmait : « tous les poissons ont le droit de nager dans le même fleuve, mais les gros poissons avalent les petits ».
Face à cet état caractérisé par le non-respect de la vie humaine, l’humanité a quitté l’état de nature pour entrer dans un état civil, où règne la justice de Dieu. Pourtant, dans le Tchad d’aujourd’hui, ces célèbres citations conservent toute leur pertinence, tant certaines communautés continuent d’utiliser les armes à feu et les armes blanches pour résoudre leurs différends. Le conflit intercommunautaire qui a éclaté le 04 novembre 2025, autour d’un puits, faisant 33 morts dans la localité de Dibébé (Ngoura), illustre ces tueries perpétrées au Tchad.
Face à cette situation préoccupante, qui met en péril la cohabitation pacifique et le vivre-ensemble, certains pointent du doigt la mauvaise gestion des conflits par certaines autorités administratives locales. Selon eux, ces autorités prennent parfois parti dans la résolution des litiges communautaires, souvent liés aux problèmes fonciers.
Dès lors, pour trouver des solutions idoines à ces querelles communautaires, les autorités de la cinquième République doivent redoubler d’efforts afin de mettre fin à ces conflits qui endeuillent la Nation tchadienne.
Le Conseil Supérieur des Affaires Islamiques (CSAI) a été transformé en Conseil National des Affaires Islamiques (CNAI), avec l’installation d’un nouveau bureau exécutif dirigé par Cheikh Abdadayim Abdallah Ousmane.
Élu président par consensus, Cheikh Ousmane, ancien vice-président et secrétaire général du CSAI, apporte expérience et continuité à cette institution en pleine réorganisation. Le bureau, composé de 43 membres, rassemble désormais toutes les confréries islamiques du pays, Tidjanites, Sunnites et autres courants, dans un effort manifeste d’inclusivité et de représentativité.
Selon les théologiens, cette ouverture est un signal positif pour la cohésion religieuse au Tchad, mais elle appelle également à la vigilance : le succès de ce bureau dépendra de la pureté de ses intentions, notamment pour éviter que certains responsables n’utilisent l’aide destinée aux personnes vulnérables à des fins personnelles. Le CNAI est appelé à promouvoir un discours religieux modéré, jouer un rôle de médiation sociale et contribuer à la stabilité nationale.
Pour les observateurs, la réforme du bureau exécutif représente une opportunité pour renforcer la crédibilité et l’influence positive de l’institution au sein de la société tchadienne, à condition que l’éthique et la transparence restent au cœur de ses actions.