Mahamat Açyl Dagache récompensé pour son leadership jeune au Tchad

M. Mahamat Açyl Dagache, Président du Cercle de la Jeunesse Consciente, a été honoré par le Consortium des Médias Digitaux du Tchad qui lui a remis l’Attestation de reconnaissance – Jeune Leader de l’Année 2025, en reconnaissance de son engagement exemplaire au service de la société civile.

À travers son rôle à la tête du Cercle de la Jeunesse Consciente, Mahamat Açyl Dagache s’illustre par des initiatives favorisant la paix, le dialogue, le vivre-ensemble et le renforcement de la cohésion sociale et de l’unité nationale.
La cérémonie de remise, qui s’est tenue ce mercredi 15 février 2026, a vu la participation du Coordinateur du Consortium, M. Ouganda Tangue, et du Coordinateur adjoint, M. Ahmat Mahamat Ahmat, qui ont salué l’impact positif de son leadership sur la jeunesse et la société tchadienne.

Cette distinction souligne l’importance d’un engagement jeune, citoyen et actif dans le développement social et le soutien au sport national au Tchad.

Corée du Sud : une coalition civile alerte sur les risques d’atteinte à la liberté religieuse

Une coalition de la société civile sud-coréenne a exprimé, le 23 janvier à Séoul, ses vives préoccupations face à des propos récents de hauts responsables gouvernementaux visant certaines religions. Réunie en conférence de presse conjointe devant la Maison Bleue, la Coalition pour la démocratie et la liberté de religion (CDFR) a estimé que ces déclarations pourraient favoriser la stigmatisation religieuse et constituer un usage abusif du pouvoir de l’État.
Composée d’organisations civiques, religieuses et sociales, la Coalition regroupe des représentants des communautés bouddhiste, chrétienne et musulmane, ainsi que des juristes, universitaires et acteurs de la société civile.

Dans une déclaration lue à cette occasion, elle a rappelé les dispositions constitutionnelles garantissant la liberté de religion et la séparation de la religion et de l’État.

La CDFR a notamment critiqué des déclarations officielles qualifiant certains groupes religieux de « nuisibles » ou de « maux sociaux », estimant que ce type de discours est incompatible avec les principes de neutralité religieuse et d’égalité devant la loi. Selon elle, ces prises de position risquent d’alimenter la haine et de fragiliser l’ordre démocratique.

Soulignant que la Corée du Sud est signataire de plusieurs instruments internationaux relatifs aux droits de l’homme, la Coalition a appelé les Nations Unies et les organisations internationales compétentes à suivre la situation de près. Elle a enfin exhorté le gouvernement à mettre fin aux propos discriminatoires, à réaffirmer son engagement en faveur de la liberté religieuse et à instaurer un dialogue inclusif respectueux de toutes les croyances.

Douanes : 55 agents formés à l’éthique et à la déontologie

La Direction générale des Douanes et Droits indirects a lancé une session de formation destinée à renforcer le respect du Code d’éthique et de déontologie au sein de ses services.
Cette initiative vise à promouvoir l’intégrité, la transparence et le professionnalisme des agents dans l’exercice de leurs fonctions. La première cohorte concerne 55 douaniers de tous grades, qui participent à des sessions interactives portant sur l’intégrité, la responsabilité, la neutralité et la loyauté, ainsi que sur les mécanismes de prévention des dérives comportementales.

En plaçant l’éthique au cœur de son action, la Direction générale des Douanes et Droits indirects réaffirme son engagement à construire une administration moderne, performante et crédible, fidèle aux principes de bonne gouvernance.

Politique : Cumul des fonctions : un débat récurrent au CPDP et dans la classe politique tchadienne

La mise en place du Cadre Permanent de Dialogue Politique (CPDP) relance le débat sur le cumul des responsabilités au sein des partis politiques et des institutions de l’État. Selon les principes de bonne gouvernance, les postes devraient être répartis de manière équitable afin d’éviter que les mêmes acteurs cumulent plusieurs fonctions et de favoriser le renouvellement des cadres politiques.

Dans la pratique, plusieurs dirigeants occupent déjà simultanément plusieurs postes stratégiques. C’est le cas de M. Aziz Mahamat Saleh, secrétaire général du Mouvement Patriotique du Salut (MPS) et ministre en même temps, de Pahimi Padacké Albert, sénateur, ou encore de Mahamat Ahmat Lazina, député. D’autres figures politiques telles que Allahdoum Djarma Balthazar cumulent également des responsabilités importantes au sein de leurs partis ou d’institutions publiques.
Pourtant, les partis disposent de cadres compétents capables de relever ces responsabilités. Ce cumul des fonctions, souvent perçu comme un gourmandisme politique, soulève la question de l’exemplarité des chefs de partis et de la crédibilité des mécanismes de dialogue et de concertation politique. Il interroge aussi la capacité du CPDP, comme cadre national de concertation, à inclure une diversité d’acteurs et à favoriser le renouvellement des cadres.

Dans un contexte où les attentes citoyennes en matière de gouvernance, transparence et démocratie se font de plus en plus pressantes, la limitation du cumul des fonctions reste un enjeu central du débat public et de la consolidation des institutions nationales.

Diplomatie : Trois femmes tchadiennes promues à l’international reçues par le Président Deby

Ce lundi matin, le Président de la République, Chef de l’État, Maréchal Mahamat Idriss Deby Itno, a reçu en audience trois femmes tchadiennes récemment promues à des postes internationaux. L’objectif de cette rencontre : leur transmettre ses orientations avant leur prise de fonction à l’étranger.

Parmi elles, Mariam Mahamat Nour, désormais Vice‑Présidente de la Commission de la CEEAC, Amina Priscille Longoh, nommée Ambassadrice extraordinaire du Tchad en France, et Mariam Ali Moussa, qui représentera le pays auprès de la Belgique et de l’Union européenne.

Le Chef de l’État a insisté sur l’importance de leur rôle dans la promotion de l’image du Tchad à l’international et les a exhortées à défendre avec diligence les intérêts du pays dans leurs nouvelles missions.

Cette audience illustre la volonté de la présidence de soutenir la promotion des femmes tchadiennes dans des fonctions diplomatiques et régionales stratégiques, renforçant ainsi la présence du Tchad sur la scène internationale.

Politique : Civils pris dans la tourmente, appel à la communauté internationale

Au Tchad, les civils continuent de payer un lourd tribut dans un contexte de violences et de répression. Des groupes armés, motivés par le désir de justice, affrontent l’armée nationale, tandis que les populations civiles se retrouvent au cœur du conflit.

Des témoignages sur le terrain font état de villages incendiés et de massacres ciblant certaines communautés, souvent pour des motifs religieux ou supposées affiliations aux rebelles. L’acheminement de l’aide humanitaire est également perturbé, accentuant la vulnérabilité des habitants. Ces violences sont dénoncées par des acteurs locaux comme un « terrorisme d’État ».

Dans ce contexte, Zakaria Adam Zakaria, coordonnateur national de Wakit Tama – Section politique, lance un appel à la communauté internationale. Il interpelle particulièrement les États-Unis, les invitant à soutenir le peuple tchadien dans sa quête de liberté face à un régime qu’il qualifie d’« oppressif ».

La France, pour sa part, est appelée à clarifier sa position : neutralité ou soutien à l’émancipation du peuple tchadien. Selon les responsables de Wakit Tama, le peuple tchadien aspire à un engagement concret pour mettre fin aux violations répétées des droits humains.

Le pays traverse une période critique, et l’appel à l’action internationale résonne avec urgence pour protéger les civils et rétablir la justice.

🇩🇪 # 🇹🇩 :Coopération Tchad–Allemagne : mission de suivi à l’Est du pays

En janvier dernier, une délégation allemande a effectué une visite à l’Est du Tchad dans le cadre de la coopération bilatérale. Cette mission visait à évaluer l’évolution du projet COMNORD, à échanger avec les bénéficiaires, les acteurs locaux et les institutions publiques, ainsi qu’à mener une étude de faisabilité d’un nouveau projet axé sur l’inclusion socio-économique.

Cette démarche confirme l’engagement de l’Allemagne à soutenir les efforts de développement et de cohésion sociale dans les régions du Nord et de l’Est du Tchad.

ÉDITORIAL : Les violences contre les femmes et les fillettes au Tchad

Le Tchad continue de faire face à des violences ciblant les femmes et les fillettes, qui se manifestent sous différentes formes : agressions physiques, violences sexuelles, harcèlement, mariages forcés et violences domestiques.

Ces violences surviennent dans les milieux urbains, ruraux et même dans les camps de réfugiés, affectant la santé physique et psychologique des victimes et fragilisant la cohésion sociale.

Récemment, le quartier Farcha à N’Djaména a été le théâtre de deux agressions sexuelles impliquant des jeunes filles et des hommes âgés de plus de quarante ans. Ce cas illustre à la fois la gravité des violences et la vulnérabilité des jeunes filles dans leur environnement quotidien, même dans la capitale.

Les autorités tchadiennes et les organisations de protection de l’enfance ont mis en place des mesures pour renforcer la sécurité, soutenir les victimes et sanctionner les auteurs. Cependant, l’efficacité de ces mesures dépend de leur application rigoureuse et d’une mobilisation continue des communautés pour prévenir de tels actes.

La prévention, l’éducation, le soutien psychologique et l’accès à la justice constituent des axes essentiels pour réduire les violences contre les femmes et les fillettes. La situation actuelle rappelle que la protection de ces populations n’est pas seulement un enjeu légal, mais un indicateur clé de la stabilité et du développement social du pays.

Ouaddaï : Des sénateurs à l’écoute des populations d’Abougoudam

Dans le cadre des vacances parlementaires, les sénateurs Dr Mahamat Adoum Doutoum et Ali Hamdane Iguemir ont effectué, le 7 février 2026, une mission de sensibilisation et de concertation dans le département d’Abougoudam, province du Ouaddaï.

Accompagnés de conseillers du Conseil provincial du Ouaddaï, les élus ont été reçus par le préfet Habib Adoudou Azabi avant d’échanger avec les autorités locales et les populations sur des questions liées à la paix, à la sécurité, à la cohabitation pacifique et au développement local.
Les échanges ont permis aux responsables administratifs et aux habitants de faire part de leurs préoccupations, notamment en matière de sécurité, d’infrastructures, d’éducation, d’accès à l’eau potable et de fonctionnement de la commune.

En réponse, les sénateurs ont assuré de leur disponibilité à relayer ces doléances auprès des instances compétentes, tout en réaffirmant l’engagement du Sénat à promouvoir le vivre-ensemble et la stabilité dans la province.
La mission s’est conclue par une Fatiha consacrée à la paix et à la sécurité au Tchad, particulièrement dans la province du Ouaddaï.

Hadj 2026 : le quota de 7 000 pèlerins atteint, les inscriptions officiellement closes

L’Organe de Régulation de la Gestion du Pèlerinage (ORGEP) a annoncé, dans une note officielle datée du 05 février 2026, la clôture définitive des inscriptions pour le Hadj 2026, le quota national fixé à 7 000 pèlerins étant désormais entièrement atteint.

Selon le communiqué adressé aux agences de voyages agréées, aucun nouvel enregistrement ne sera accepté. L’ORGEP précise par ailleurs que le système Massar, dédié à l’enrôlement et au traitement des passeports, n’autorisera plus aucun changement ou remplacement de passeport à compter du 8 février 2026.

L’organe de régulation invite ainsi les agences concernées à prendre toutes les dispositions nécessaires afin d’éviter tout blocage ou invalidation des dossiers des pèlerins déjà enregistrés. Il est clairement indiqué qu’à partir de cette date, aucune modification ne sera possible sur la plateforme.

Toutefois, en cas de force majeure, notamment un décès ou un accident entraînant une incapacité totale du pèlerin, les demandes de remboursement seront examinées à la fin du Hadj 2026.
L’ORGEP avertit enfin que toute agence ne respectant pas les dispositions de cette note assumera l’entière responsabilité des conséquences qui en découleraient.

La note est signée par le Président de l’Organe de Régulation de la Gestion du Pèlerinage, Idriss Dokony Adiker.