Digitalisation des douanes : 20 cadres formés avec le soutien de l’UE

Vingt cadres de la Direction Générale des Douanes et Droits Indirects ont été formés sur le système SYDONIA World, grâce à l’appui financier de la Délégation de l’Union européenne au Tchad.
Pendant huit jours, les participants ont été outillés sur des modules essentiels, allant de la configuration du système à la comptabilité en passant par la gestion des manifestes et des déclarations. Cette initiative vise à améliorer l’utilisation du système informatique, corriger les mauvaises pratiques et prévenir les anomalies.

Pour l’administration douanière, cette formation traduit son engagement dans la modernisation et la digitalisation de ses procédures, tout en saluant le soutien constant de l’Union européenne.

Am Timan : 30 motos remises aux Forces de Défense et de Sécurité

Trente motos ont été officiellement remises à Am Timan aux Forces de Défense et de Sécurité par le Général Ismat Issakha Acheikh, Délégué général du Gouvernement auprès de la province du Salamat, dans le cadre du renforcement du dispositif sécuritaire. Cette dotation, offerte par le Maréchal Mahamat Idriss Déby Itno, Président de la République, vise à améliorer la mobilité opérationnelle des forces et à renforcer les patrouilles de jour comme de nuit. Une seconde vague de remise est annoncée pour les zones à forte couverture forestière, afin de consolider davantage la sécurité et la protection des populations et de leurs biens.

Rappel | Attaque de N’Djaména des 2 et 3 février 2008 : groupes rebelles et conséquences humaines

L’attaque armée menée contre N’Djaména les 2 et 3 février 2008 a été conduite par une coalition de mouvements rebelles tchadiens opposés au régime du président Idriss Déby Itno. Cette offensive d’envergure a plongé la capitale dans de violents affrontements, paralysant la ville pendant près de quarante-huit heures.

Au cœur de cette coalition figurait l’Union des Forces pour la Démocratie et le Développement (UFDD), dirigée par Mahamat Nouri, considérée comme la principale force politico-militaire de l’offensive. À ses côtés, le Rassemblement des Forces pour le Changement (RFC), conduit par Timan Erdimi, a joué un rôle majeur dans la progression des colonnes rebelles jusqu’au centre de la capitale.

La coalition comprenait également l’UFDD-Fondamentale (UFDD-F), menée par Abdelwahid Aboud Mackaye, ainsi que la Concorde Nationale du Tchad (CNT), sous le commandement de Hassan Saleh Al-Djinedi. Bien que poursuivant un objectif commun, ces mouvements demeuraient hétérogènes sur les plans politique et stratégique, sans véritable commandement unifié.

Les combats ont entraîné une grave crise humanitaire. Selon des estimations d’organisations humanitaires et de sources concordantes, des dizaines de milliers d’habitants de N’Djaména ont été déplacés, trouvant refuge dans les quartiers périphériques, les zones rurales environnantes ou au Cameroun voisin, notamment à Kousséri.

Les affrontements ont également causé de lourdes pertes humaines, avec plusieurs centaines de morts et de nombreux blessés, civils et combattants confondus, bien qu’aucun bilan officiel consolidé n’ait été rendu public.

Par ailleurs, les événements ont été marqués par des cas de disparitions signalés dans les jours suivant l’attaque. Le cas le plus emblématique reste celui de Dr Ibni Oumar Mahamat Saleh, figure de l’opposition politique, arrêté à son domicile le 3 février 2008 et porté disparu depuis lors, suscitant une vive émotion nationale et internationale.

L’offensive a finalement été repoussée par les forces gouvernementales, entraînant un renforcement durable du dispositif sécuritaire. Dix-huit ans après, les événements de février 2008 demeurent un épisode douloureux et marquant de l’histoire politico-militaire récente du Tchad, encore présent dans la mémoire collective.

#Politique : Les députés du 8ᵉ arrondissement clôturent un mois d’écoute citoyenne

Les députés du 8ᵉ arrondissement de N’Djamena ont achevé ce samedi 31 janvier 2026 un mois d’écoute citoyenne, initié dans le but de renforcer le dialogue entre institutions et populations locales.

Du 1ᵉʳ au 31 janvier, la tournée a parcouru les 13 quartiers de l’arrondissement sous le thème « Cohabitation pacifique et vivre-ensemble ». Les députés, accompagnés des élus locaux et cadres communaux, ont échangé directement avec les habitants sur les questions sociales, économiques, sécuritaires et infrastructurelles, recensant leurs préoccupations et identifiant des solutions concrètes.

Dans son discours de clôture, Mme Mariam Djimet Ibet, 3ᵉ Vice-présidente de l’Assemblée nationale, a souligné que le vivre-ensemble ne se résume pas à un slogan, mais repose sur l’écoute, le respect mutuel et la mise en œuvre équitable des règles communes. « La cohabitation pacifique commence par l’écoute. Être attentif aux préoccupations des citoyens permet de prévenir de nombreuses tensions », a-t-elle insisté.

Plusieurs engagements concrets ont été annoncés pour répondre aux doléances locales : curage précoce des caniveaux, nivellement et remblayage des rues, sécurisation des bassins et gestion moderne des déchets. Les préoccupations sectorielles, notamment sur l’accès à l’eau potable, la couverture sanitaire, l’éclairage public, l’éducation, l’emploi des jeunes et les litiges fonciers, seront transmises aux ministères compétents.

La cérémonie de clôture a rassemblé députés, sénateurs, hauts cadres et personnalités ressources, et a été marquée par la remise de certificats de reconnaissance. Les habitants ont également exprimé leurs remerciements au Président de la République, Mahamat Idriss Déby Itno, pour son attention aux préoccupations citoyennes et à la gouvernance de proximité.
Cette initiative aura permis de rapprocher les institutions des citoyens et de poser les bases d’un vivre-ensemble durable au cœur du 8ᵉ arrondissement de N’Djamena.

N’Djaména : un conflit foncier familial dégénère en double meurtre

Le journal Tchad.com a mené des investigations afin d’établir avec précision les circonstances du double meurtre survenu à N’Djaména.

Selon des sources proches des victimes, un différend foncier opposait des cousins, originaires de la province du Chari-Baguirmi. L’un d’eux aurait procédé à la vente d’une parcelle de terrain alors qu’il ne disposait d’aucun droit légitime de propriété. Informés de cette situation, ses cousins lui auraient demandé d’annuler la transaction, rappelant que la vente de terres est formellement interdite par le Sultan du Chari-Baguirmi.

Face à son refus, les parties ont été conduites, en l’absence du Sultan, devant l’instance coutumière chargée du règlement des différends. À l’issue du procès, l’auteur présumé a été contraint d’annuler la vente et de rembourser les acheteurs, décision consignée dans un procès-verbal.

Cependant, après la fin de la séance, alors que les personnes présentes étaient installées sur des nattes et se préparaient à passer la nuit, le mis en cause aurait feint de se rendre à la douche. Il serait ensuite revenu armé d’un couteau, avec lequel il a poignardé deux de ses frères, qu’il tenait pour responsables de l’annulation de la vente foncière.
L’un des deux a perdu la vie sur place, tandis que le second, grièvement blessé, a été évacué vers un hôpital de la capitale, où il a succombé à ses blessures.

Contrairement aux informations relayées sur les réseaux sociaux, il ne s’agit pas d’une altercation collective, mais d’un acte criminel isolé, survenu à l’issue d’un règlement coutumier lié à un conflit foncier familial.

Hadj 2026 : Le Président de l’ORGEP en inspection des camps tchadiens à Mina

Le Général Idriss Dokony Adiker, Président de l’Organe de Régulation de la Gestion du Pèlerinage (ORGEP), a effectué une visite de terrain aux camps destinés aux pèlerins tchadiens à Mina, dans le cadre de sa mission de supervision au Royaume d’Arabie Saoudite.

Accompagné du Consul Général du Tchad à Djeddah, M. Salahadine Mahamat, et du représentant de la société « Rihlat et Manafea », partenaire chargé des services, le Général a vérifié l’avancement des préparatifs et la conformité des installations aux standards requis.

L’inspection a porté sur plusieurs points essentiels : l’aménagement des espaces, la qualité des services de restauration et de climatisation, ainsi que la coordination logistique afin de garantir un accueil optimal aux pèlerins dès l’arrivée des premiers convois.

Dans ses échanges, le Président de l’ORGEP a souligné que cette démarche répond aux directives des autorités tchadiennes pour assurer une prise en charge exemplaire des fidèles. Il a également salué l’engagement du partenaire « Rihlat et Manafea » et le soutien du Royaume d’Arabie Saoudite dans l’organisation du Hadj 2026.

Paris : Alifa Younous Mahamat rencontre Jean-Luc Mélenchon pour plaider la cause du Tchad

Alifa Younous Mahamat, coordonnateur général du Parti Sans Frontière (PSF) en France, a rencontré ce soir Jean-Luc Mélenchon, leader du mouvement politique La France insoumise, pour un échange sur la situation politique et sociale au Tchad.

Lors de cette rencontre, les discussions ont porté sur les grands enjeux politiques du pays, avec un focus particulier sur le dossier de Yaya Dillo Djerou, leader du PSF assassiné, et devenu symbole de courage, de résistance et de justice pour le peuple tchadien.

Alifa Younous Mahamat a exprimé sa reconnaissance pour l’écoute, l’humanisme et le soutien constant apportés par M. Mélenchon au combat du PSF pour la justice, la liberté et l’alternance démocratique.

« Cette rencontre renforce notre détermination. Pour un Tchad libre, juste et humain, nous continuerons à mobiliser les solidarités et les relations internationales afin de faire triompher la volonté politique et le projet de société portés par le camarade feu Président Yaya Dillo Djerou », a-t-il déclaré.

La lutte continue pour la justice sociale et l’alternance démocratique, conclut le coordonnateur général du PSF en France.

Humanitaire au Tchad : un baromètre pour accélérer la localisation de l’aide

La Coordination des ONG Nationales du Tchad (CONA-T) et le Forum des ONG en Afrique de l’Ouest et Centrale (FUNGA) ont présenté, jeudi 29 janvier au CEFOD, les résultats du Baromètre de la localisation de l’aide humanitaire, un outil stratégique destiné à renforcer la gouvernance humanitaire au niveau national.

Pensé comme un instrument de suivi annuel, harmonisé et contextualisé, ce baromètre évalue la place réelle des acteurs nationaux dans la planification, la gouvernance et la mise en œuvre de l’aide humanitaire. Il s’appuie sur des données qualitatives et quantitatives afin d’éclairer le plaidoyer, d’orienter les stratégies et de mesurer les progrès de l’agenda de la localisation.

Pour le Secrétaire général de la CONA-T, le Pasteur Tomté Djimasra Eric, cet outil est avant tout une mesure du niveau d’engagement réel en faveur de la localisation au Tchad. Il a insisté sur le fait que la crédibilité de cette démarche repose sur le leadership des acteurs nationaux, directement engagés sur le terrain.

Présidant l’ouverture des travaux, le Coordonnateur résident du Système des Nations Unies, François Batalingaya, a salué les avancées déjà enregistrées, notamment en matière de renforcement des capacités des ONG nationales et locales. Il a appelé à intensifier les efforts, en accordant une attention particulière aux organisations féminines et dirigées par des femmes, encore insuffisamment représentées dans la gouvernance humanitaire.

Déployé par le FUNGA, le Baromètre de la localisation est une initiative lancée en 2024 par ICVA et USAID-BHA, avec l’appui de plusieurs partenaires, dont NIRCAP, le Sahel Regional Fund et Diakonie Katastrophenhilfe. Il couvre actuellement huit pays de la région, dont le Tchad.
L’atelier a réuni des représentants des institutions nationales, des ONG, des agences onusiennes, des bailleurs et des autorités, traduisant une volonté commune de faire de la localisation un levier opérationnel central de l’action humanitaire au Tchad.

Tchad–France : le parti TCHAD UNI dénonce une diplomatie « incohérente »

Le parti politique TCHAD UNI a vivement critiqué, dans un communiqué publié le 30 janvier 2026, l’agitation politique et médiatique entourant la récente visite du président tchadien en France, qualifiée de « visite ordinaire » par la formation politique.

Selon TCHAD UNI, cette mobilisation excessive traduit une quête de légitimité et de soutien extérieur de la part du régime en place. Le parti estime que cette démarche contraste fortement avec la position adoptée il y a plus d’un an, lorsque le Tchad avait dénoncé de manière unilatérale les accords de coopération avec la France, accompagnée, selon lui, de campagnes de diabolisation contre ce partenaire historique.

Le parti dénonce ainsi une diplomatie tchadienne jugée déroutante et opportuniste, marquée par des revirements visant à satisfaire des intérêts personnels au détriment du respect des relations historiques et des valeurs communes.

TCHAD UNI appelle par ailleurs à une transparence totale sur le contenu de tout éventuel accord entre N’Djaména et Paris. Il avertit que les relations franco-tchadiennes ne doivent en aucun cas servir d’instruments de soutien ou de protection d’un régime au détriment du peuple tchadien.
Enfin, la formation politique exhorte le gouvernement français à intégrer, dans toute coopération avec le Tchad, le respect des principes démocratiques, des droits humains et de la bonne gouvernance.

Loi de finances 2026 : la Direction générale des Impôts fixe le cap à 655 milliards FCFA

La Direction générale des Impôts (DGI) a présenté, ce jeudi 29 janvier 2026, les principales dispositions fiscales contenues dans la loi de finances pour l’exercice 2026. Cette communication a été faite à l’occasion d’un point de presse animé par le Directeur général des Impôts, M. Mbairari Bari Henri.

Entrée en vigueur à la suite de son adoption le 26 décembre 2025 et de sa promulgation le 29 décembre 2025, la loi de finances 2026 s’inscrit dans la mise en œuvre des orientations définies par le Président de la République, Chef de l’État, le Maréchal Mahamat Idriss Déby Itno, à travers sa lettre de cadrage.

Selon le Directeur général des Impôts, ce nouvel instrument budgétaire accorde une priorité à la mobilisation accrue des ressources internes, afin de permettre à l’État de financer efficacement les dépenses publiques et de soutenir les actions de développement.

Dans cette dynamique, la DGI s’est vu assigner un objectif de recettes de 655 milliards de FCFA pour l’année 2026. Pour y parvenir, l’administration fiscale mise notamment sur l’amélioration des performances de recouvrement, la modernisation des outils de gestion et le renforcement de la conformité fiscale.