Le maire de la ville d’Abéché, Dr Abdelmahmoud Adam Yaya, également secrétaire général de l’Association nationale des communes du Tchad (ANCT), prend part à Yaoundé au Caucus des Cités et Gouvernements Locaux Unis d’Afrique (CGLU Afrique) pour la région de l’Afrique centrale.
Cette rencontre rassemble plusieurs élus locaux afin d’échanger sur les enjeux liés au développement des communes, au renforcement de la coopération entre les collectivités territoriales et à la préparation de la prochaine Assemblée générale de CGLU Afrique prévue à Nouakchott, en Mauritanie.
À cette occasion, le maire d’Abéché représente les communes tchadiennes et partage leurs expériences en matière de gouvernance locale, dans l’objectif de consolider les partenariats et de promouvoir le développement territorial.
Coopération décentralisée : le maire d’Abéché participe au Caucus de CGLU Afrique à Yaoundé
🇹🇩 Tchad : le GCAP signe son retour dans le débat politique
Le Groupement de Concertation des Acteurs Politiques (GCAP) a officiellement annoncé son retour sur la scène politique ce mardi 10 mars 2026 à N’Djamena, à l’occasion d’une conférence de presse tenue à l’hôtel Persévérance.
Placée sous le thème « Tchad, pays fragilisé : quelles perspectives de lutte pour sa survie ? », cette rencontre a été l’occasion pour les responsables du regroupement d’expliquer les raisons de leur retrait ces derniers mois et d’en présenter une évaluation publique.
Au cours de cette intervention, les membres du GCAP ont évoqué un contexte politique marqué par des tensions, des contraintes liées au processus électoral et des restrictions des libertés publiques.
Par cette déclaration, le regroupement politique entend reprendre sa place dans l’arène politique nationale et contribuer au débat public, tout en appelant l’opinion à une prise de conscience face aux défis actuels que traverse le pays.
Tchad : MOSAMIDI distingue le DG de l’ANADER pour son engagement en faveur du monde rural
Le Mouvement pour la Solidarité et le Soutien aux Actions du Maréchal Mahamat Idriss Déby Itno (MOSAMIDI) a décerné, ce 10 mars 2026 à N’Djaména, une attestation d’honneur, de reconnaissance et de félicitations au Directeur général de l’Agence Nationale d’Appui au Développement Rural (ANADER), Hissein Youssouf Galmaye.

Par cette distinction, l’organisation entend saluer le sens de responsabilité du responsable de l’ANADER dans la gestion du personnel de l’institution ainsi que les efforts entrepris pour améliorer les conditions de vie des populations rurales.

Selon MOSAMIDI, l’action de l’ANADER, notamment à travers le conseil agricole, la formation des producteurs et l’accompagnement des filières agricoles, contribue à renforcer le développement rural et à soutenir la production agricole.


Sous la direction de Hissein Youssouf Galmaye, les agents techniques de l’Agence poursuivent leur mission d’encadrement et de suivi des activités agricoles auprès des communautés rurales.

Édito -Guinée : quand l’autorité recentre le pouvoir
En l’espace de quelques jours, Mamadi
Doumbouya, président de la Guinée, a posé des actes lourds de conséquences pour l’État et la vie politique nationale. Le rappel de douze ambassadeurs en poste sur trois continents et la dissolution de dizaines de partis politiques ne doivent pas être perçus comme de simples mesures techniques : ils témoignent d’une stratégie claire de recentrage du pouvoir autour de l’exécutif.
Parmi les diplomates rappelés figurent des noms bien connus : Alsény Môbha Sylla en Côte d’Ivoire, Siaka Sissoko au Nigeria et auprès de la CEDEAO, Fatoumata Kaba aux États‑Unis, Senkoun Sylla en France, ainsi que les représentants guinéens en Chine, Allemagne, Russie, Éthiopie (Union africaine), Italie, au Ghana ou encore devant l’Organisation internationale de la Francophonie.
Ces départs, officiellement motivés par une rotation et une remise à niveau de la diplomatie nationale, ont d’abord l’effet d’une remise en question des relais de la Guinée sur la scène internationale. À défaut de nommer immédiatement des successeurs, ces chancelleries seront dirigées par des chargés d’affaires, signe que l’exécutif entend reprendre la main sur les flux d’influence et d’information entre Conakry et le monde.
Mais c’est sans doute dans l’espace politique intérieur que la secousse est la plus nette. La publication d’un décret dissolvant près de 40 partis politiques, dont les plus importants comme l’Union des Forces Démocratiques de Guinée (UFDG), le Rassemblement du Peuple de Guinée (RPG) ou l’Union des Forces Républicaines (UFR), marque une rupture sans précédent dans l’histoire politique contemporaine du pays. Ces formations, qui structurent l’opposition ou ont porté des présidents à la tête de la nation, se retrouvent aujourd’hui interdites de fonctionnement pour non‑conformité à des règles administratives — selon les autorités.
On peut entendre la volonté affichée de rappeler que nul n’est au‑dessus de la loi, que toute organisation politique doit respecter des normes claires. Mais dissoudre massivement les partis, sans alternative crédible et transparente, risque de réduire davantage l’espace démocratique et de fragiliser encore la confiance des citoyens dans leurs institutions.
Dans un pays qui cherche à tourner la page des crises politiques répétées, ces décisions interrogent : s’agit‑il d’un nettoyage salutaire pour refonder une gouvernance plus rigoureuse, ou d’une concentration du pouvoir au détriment du pluralisme politique et de l’expression démocratique ? La Guinée, aujourd’hui, est à cette croisée des chemins.
#Karaté : Six karatékas franchissent un nouveau palier à N’Djamena
La dynamique de formation des pratiquants de karaté se renforce au Tchad. Le 8 mars 2026, au Judo Club de N’Djamena, la Fédération tchadienne de karaté et disciplines assimilées (FTKDA) a organisé une session de passage de grade pour évaluer le niveau technique de plusieurs athlètes.
Ces évaluations, inscrites dans le processus de progression des karatékas, ont permis de mesurer leur maîtrise technique, leur discipline et leur engagement dans la pratique de cet art martial.
Selon le président de la FTKDA, Oumar Djimé Moussa, ces sessions constituent un moment clé pour reconnaître les efforts des athlètes tout en renforçant les valeurs fondamentales du karaté, telles que la rigueur, la persévérance et le respect.
À l’issue des épreuves, six karatékas ont franchi un nouveau cap dans leur parcours : trois ont obtenu la ceinture noire, deux la ceinture bleue et un la ceinture verte.
Pour la fédération, ces passages de grade participent à la structuration et au développement du karaté au Tchad. Ils valorisent les talents locaux et contribuent à élever progressivement le niveau technique des pratiquants.
À travers ce type d’initiatives, la FTKDA entend continuer à promouvoir la discipline et accompagner l’émergence d’une nouvelle génération de karatékas tchadiens.
Sécurité routière : Relax Auto-École lance la formation « Bourse Ramadan » à N’Djamena
Relax Auto-École a lancé, le 7 mars 2026 à N’Djamena, une formation baptisée « Bourse Ramadan » destinée à 50 conducteurs de moto-taxis, dont 10 femmes. L’initiative vise à renforcer les capacités des participants en matière de sécurité routière dans les 10 arrondissements de la capitale.
La cérémonie de lancement s’est déroulée en présence de la maire du 6ᵉ arrondissement, Mme Zenaba Édith, du représentant de l’ONASER ainsi que du directeur de l’établissement.
À travers cette formation, les organisateurs entendent contribuer à la réduction des accidents de la circulation et promouvoir une conduite responsable sur les routes de N’Djamena.
JIF2026:Reconnaissance au parcours professionnel d’Amina Kabo DJARMAH
À l’occasion de la Semaine Nationale de la Femme Tchadienne et de la Journée Internationale des Droits des Femmes (JIF) 2026, Tachad.com met en lumière le parcours exemplaire d’Amina Kabo DJARMAH, journaliste engagée et professionnelle des médias.
Formée en Sciences et Techniques de l’Information et de la Communication à N’Djamena, puis diplômée de l’ISTIC de Ouagadougou en spécialité journalisme, elle a bâti une carrière fondée sur la compétence, la discipline et l’éthique professionnelle. Son parcours académique témoigne d’une volonté constante de perfectionnement et d’adaptation aux exigences du métier.
Elle a débuté dans les médias en 2013, évoluant progressivement vers des responsabilités éditoriales et des fonctions de coordination.
Son expérience au sein de différentes rédactions nationales et régionales lui a permis de renforcer ses compétences en reportage, production audiovisuelle et gestion de contenu numérique.
En assumant des fonctions de responsabilité éditoriale, elle a démontré des aptitudes en leadership, en organisation et en gestion d’équipe. Son engagement dans des projets médiatiques axés sur la paix et la cohésion sociale illustre sa contribution au renforcement du dialogue et de la compréhension mutuelle dans l’espace sahélien.
Polyvalente et maîtrisant plusieurs langues, elle s’impose comme une professionnelle capable d’évoluer dans des environnements multiculturels et exigeants. Son travail contribue au développement du journalisme numérique et à la valorisation d’une information responsable.
En cette JIF 2026, son parcours est salué comme un exemple de détermination et de réussite, reflétant l’importance du rôle des femmes dans les secteurs stratégiques, notamment celui des médias.
Tachad.com réaffirme son engagement à promouvoir et valoriser les parcours féminins qui contribuent au développement national.
Ouaddaï : le canton de Moulou certifié “fin de la défécation à l’air libre”
Le canton de Moulou, situé près de Farchana dans le département d’Assoungha, a été officiellement certifié comme territoire ayant mis fin à la défécation à l’air libre.
La cérémonie de certification s’est tenue à Moulou Centre sous la présidence de l’inspecteur général du ministère de l’Eau et de l’Énergie, Mahamat Kher Saleh.

Cette reconnaissance intervient dans le cadre d’un projet de résilience mis en œuvre par l’ONG SAHKAL, avec l’appui financier de la coopération allemande à travers l’UNICEF. L’initiative a bénéficié à 122 villages et à plus de 59 000 personnes, contribuant à l’amélioration des conditions d’hygiène et d’assainissement dans la zone.

Les autorités administratives et traditionnelles ont salué l’engagement du gouvernement et de ses partenaires pour promouvoir des pratiques sanitaires durables au sein des communautés. La cérémonie s’est achevée par la remise officielle de l’attestation de certification au chef de canton de Moulou.

#Société :Formation sur l’autonomisation des femmes dans le 1er arrondissement de N’Djaména
L’Association Hope of Life, en collaboration avec l’école privée Innovation, a organisé ce samedi 7 mars 2026, dans les locaux de la commune du 1er arrondissement de N’Djaména, une session de formation à l’intention des femmes dudit arrondissement.

Placée sous le thème : « Autonomisation de la femme pour un développement durable : sensibilisation sur les droits et devoirs de la femme », cette initiative vise à renforcer les capacités des participantes et à promouvoir le leadership féminin.
La cérémonie a été présidée par le président de l’association, Dr Nicodème Manatouma Kelma, en présence du représentant du maire du 1er arrondissement et du coordonnateur de projets, M. Mithoba Donadji.

Animée par deux formatrices, cette session a réuni des enseignantes et des élèves autour d’échanges constructifs, visant à sensibiliser les femmes sur leurs droits et devoirs, tout en encourageant leur participation active au développement de la société.

🇹🇩 À N’Djamena, des universitaires débattent de l’avenir du droit positif tchadien
Le Centre de Recherche et d’Études en Sciences Politiques et en Droit (CRESPOD), en collaboration avec l’Université de N’Djamena, a organisé ce samedi 7 mars une journée scientifique autour du thème : « Quel droit positif pour le Tchad ? ».
La rencontre s’est tenue à l’Amphithéâtre Idriss Déby Itno et a réuni enseignants-chercheurs, magistrats, avocats, étudiants ainsi que des représentants de la société civile. Les échanges ont porté sur les fondements, l’évolution et les perspectives du système juridique tchadien.
Dans son allocution d’ouverture, la présidente du comité d’organisation, Moelle Kodbaye Beguy, a rappelé que le droit positif, entendu comme l’ensemble des règles en vigueur dans un pays à un moment donné, doit être en adéquation avec les valeurs, l’identité et les priorités nationales. Elle a souligné la nécessité d’un équilibre entre les traditions juridiques locales, l’héritage du droit moderne et les exigences actuelles liées à la mondialisation.
Le doyen de la Faculté des Sciences Juridiques et Politiques a, pour sa part, mis en avant le rôle de l’université comme espace de réflexion, de dialogue et de consolidation de l’unité nationale. Il a indiqué que cette journée marque le début d’une série d’activités scientifiques prévues dans les mois à venir.
Représentant le président de l’université, la chargée des affaires académiques a précisé que cette initiative dépasse le cadre universitaire et constitue un cadre de liberté intellectuelle permettant aux chercheurs de contribuer au développement institutionnel du pays. Elle a également rappelé l’importance du droit positif dans la protection des citoyens et la consolidation de l’État de droit.
La leçon inaugurale a été présentée par le président de l’Université de Doba, qui a insisté sur la nécessité de repenser le droit positif tchadien afin de mieux accompagner les mutations sociales et institutionnelles.
Les travaux ont abordé plusieurs thématiques majeures, notamment le rôle des chefferies traditionnelles, l’organisation des communautés rurales, la dynamique constitutionnelle, la place du citoyen dans le contentieux constitutionnel ainsi que les défis du pluralisme juridique aux niveaux national et international.
À travers des débats riches et constructifs, les participants ont formulé plusieurs pistes de réflexion en vue de renforcer la cohérence et l’adaptation du système juridique aux réalités tchadiennes.
Cette initiative illustre le dynamisme de la recherche académique au Tchad et l’engagement du monde universitaire dans la réflexion sur l’avenir institutionnel du pays.



