Tchad : l’opposition annule la marche du 2 mai après une décision de la Cour suprême

Les partis politiques de l’opposition ayant initialement appelé à une marche pacifique prévue pour le 2 mai 2026 ont annoncé l’annulation de cette mobilisation.

Dans un communiqué rendu public le 30 avril 2026 à N’Djamena, ces formations politiques indiquent prendre acte de l’arrêt n°002/CS/CA/SC/2026 du 24 avril 2026 de la Cour suprême. Cette décision prononce la nullité du GCAP et déclare ses activités illégales sur l’ensemble du territoire national.

En conséquence, les partis signataires invitent leurs militants et sympathisants à se conformer à cette décision et à prendre acte de l’annulation de la marche.

Par ailleurs, ils réaffirment leur disponibilité pour un dialogue franc et sincère, axé sur le respect des droits et libertés fondamentales, la justice et l’inclusion, dans l’optique de préserver la paix et l’unité nationale.

Le communiqué est signé par plusieurs partis politiques, dont l’ADPD, AL-NAR, Les Patriotes, Les Démocrates, PAP/JS, UDP, UNC, UET-Les Verts, Les Sauveurs-PLS, CNSP, PRENAT, MANED-Tchad et UND.

Le ministre Haliki Choua Mahamat échange avec le PNUD sur la transformation numérique

Le 30 avril 2026, le Ministre des Télécommunications, de l’Économie numérique et de la Digitalisation de l’Administration, Haliki Choua Mahamat, a reçu en audience le Représentant résident du Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD) au Tchad, Francis James.

Les discussions ont porté sur la transformation numérique, l’innovation technologique, l’accès aux services digitaux ainsi que la modernisation de l’administration publique. Le PNUD a réaffirmé son engagement à accompagner le Tchad dans ces domaines stratégiques.

Les deux parties ont exprimé leur volonté de renforcer leur coopération en vue d’accélérer la digitalisation et les réformes en cours dans le secteur du numérique.

La rencontre s’est tenue en présence du Secrétaire d’État aux Télécommunications, des membres du cabinet ministériel et des experts techniques.

Province du Lac : à Godanga, le Général Saleh Haggar Tidjani appelle à la responsabilité et à la cohésion sociale

En déplacement dans la localité de Godanga, à une trentaine de kilomètres de Daboua, le Délégué général du Gouvernement auprès de la province du Lac, le Général Saleh Haggar Tidjani, a exhorté les populations à la responsabilité, à la vigilance et au renforcement de la cohésion sociale.

Accompagné de plusieurs responsables administratifs, sécuritaires et traditionnels, il a rencontré une population fortement mobilisée. Les échanges ont permis aux autorités locales d’exposer leurs principales préoccupations, notamment le manque d’eau potable, d’infrastructures sanitaires et éducatives.

Dans son intervention, le Général Saleh Haggar Tidjani a encouragé les communautés à s’impliquer davantage dans la prise en charge de certains besoins essentiels, à travers des initiatives locales, notamment la création d’écoles communautaires et de structures de santé de proximité. Il a également insisté sur la centralité de l’éducation dans le développement durable de la localité.
Sur le plan sécuritaire, il a appelé les populations à la vigilance dans un contexte sahélien marqué par divers défis, tout en mettant en garde contre toute forme d’activités illicites, notamment la circulation d’armes.

La question de la promotion du rôle des femmes a également été abordée. Le responsable a plaidé pour leur autonomisation à travers des groupements économiques soutenus par des partenaires au développement.

En retour, les représentants communautaires ont réaffirmé leur attachement à la paix et au vivre-ensemble, tout en renouvelant leurs doléances liées aux services sociaux de base.
Cette visite s’inscrit dans une dynamique de proximité des autorités provinciales avec les populations afin de mieux cerner et répondre à leurs préoccupations.

Mondial 2026 : la FIFA instaure le carton rouge pour les gestes jugés suspects

La FIFA a annoncé une nouvelle réglementation disciplinaire qui fera son entrée lors de la Coupe du monde 2026, prévue au Canada, aux États-Unis et au Mexique. Désormais, tout joueur se couvrant la bouche lors d’une altercation avec un adversaire pourra être expulsé directement par un carton rouge.

Cette mesure vise à renforcer la lutte contre les comportements jugés suspects, notamment les insultes dissimulées et les possibles dérives racistes sur les terrains.

Selon l’instance dirigeante du football mondial, cette réforme s’inscrit dans une volonté de rendre les échanges entre joueurs plus transparents et d’éviter toute ambiguïté lors des confrontations verbales.

En parallèle, une seconde règle prévoit également une sanction maximale pour les joueurs quittant volontairement le terrain pour protester contre une décision arbitrale, un geste désormais considéré comme une infraction grave.

Avec ces nouvelles dispositions, la FIFA durcit considérablement le cadre disciplinaire à l’approche d’un Mondial 2026 déjà très attendu.

Tchad :Un différend autour d’un jardin vire au drame à Hilé Korto, dans le département d’Abtouyour au Guera fait 4 morts et 8 blessés

Un conflit entre agriculteurs et éleveurs a dégénéré en violences meurtrières dans le département d’Abtouyour, province du Guéra. Les faits se sont produits à Hilé Korto, où un différend autour d’un jardin a coûté la vie à quatre personnes et fait huit blessés, selon des sources locales.

D’après les informations recueillies, l’origine du conflit remonte à une altercation entre deux individus autour du jardin. Au cours de la dispute, l’un d’eux a grièvement blessé son interlocuteur à l’aide d’une coupe coupe. Évacuée d’urgence vers N’Djamena pour des soins, la victime a succombé à ses blessures le mardi 28 avril.

L’annonce de ce décès a déclenché une spirale de représailles. Le frère de la victime a retrouvé et tué l’agresseur présumé. S’en est suivie une série d’actes de vengeance entre les deux camps, entraînant au total quatre morts, deux dans chaque camp ainsi que huit blessés, également répartis des deux côtés.

Alertées dès les premières heures, les autorités administratives locales notamment le commandant de brigade, le préfet, le sous-préfet, les responsables des forces de sécurité, les chefs traditionnels et les représentants des communautés nomades se sont rendues sur les lieux pour tenter de contenir la situation.

Le délégué général du gouvernement auprès de la province du Guéra, le général Abdoulaye Ibrahim Siam, s’est également déplacé avec les forces de défense et de sécurité, arrivant sur place aux environs de 6h40. Grâce à leur intervention, le calme est revenu dans la zone.

À l’heure actuelle, les autorités provinciales, réunies à Bagoua, poursuivent les concertations avec les différentes parties prenantes afin de désamorcer durablement les tensions et éviter toute reprise des violences.

Ce drame relance la question récurrente des conflits entre agriculteurs et éleveurs dans la province du Guéra, souvent liés à l’accès et à l’exploitation des ressources naturelles. Les autorités appellent à la retenue et privilégient le dialogue pour une résolution pacifique des différends.

Province du Lac : à Godanga, Saleh Haggar Tidjani porte un message de vigilance et de responsabilité

En mission dans la province du Lac, le Délégué général du gouvernement, le Général Saleh Haggar Tidjani, a effectué mardi une visite à Godanga, localité située à une trentaine de kilomètres de Daboua, où il a délivré un message axé sur la vigilance, la cohésion sociale et la responsabilisation communautaire.

Accompagné du président du Conseil provincial du Lac, Moustapha Mahamat Mamadou, du commandant OPS de Daboua, le Général Adam Rahma Oumar, ainsi que des autorités administratives et traditionnelles, il est allé à la rencontre des habitants venus nombreux exposer leurs préoccupations.

Face aux doléances liées au manque d’eau potable, aux besoins en santé et en éducation, le responsable provincial a appelé les communautés à renforcer leur capacité d’organisation locale, notamment à travers la création d’écoles communautaires et de structures sanitaires de proximité.

Dans une zone marquée par des défis sécuritaires persistants, le Général Saleh Haggar Tidjani a également insisté sur la vigilance face aux menaces, mettant en garde contre la circulation illicite des armes et appelant les populations à préserver l’unité sociale.

Le déplacement a aussi été marqué par un plaidoyer en faveur de l’autonomisation des femmes, avec la promotion d’initiatives génératrices de revenus appuyées par les partenaires au développement.

En retour, les populations de Godanga ont réaffirmé leur attachement à la paix, à la cohésion sociale et au vivre-ensemble, tout en renouvelant leurs attentes sur l’accès aux services sociaux de base.

À travers cette visite de proximité, les autorités provinciales entendent conjuguer présence sur le terrain, écoute des populations et réponse aux enjeux sécuritaires et sociaux du Lac.

Mali : escalade des attaques et montée des accusations dans un climat sécuritaire tendu

La situation sécuritaire au Mali connaît une nouvelle phase de tension, marquée par la répétition d’attaques armées dans plusieurs zones du centre et du nord du pays. Ces offensives, attribuées à des groupes armés actifs dans la région, traduisent la persistance d’un conflit aux contours complexes et difficiles à contenir.

Des attaques répétées et une pression constante sur les forces maliennes
Les Forces armées maliennes (FAMa) sont régulièrement ciblées par des opérations rapides et coordonnées, souvent suivies de retraits tactiques des assaillants.

Dans plusieurs communications officielles, l’armée affirme avoir repoussé des attaques et mené des opérations de riposte, illustrant l’intensité de l’engagement militaire sur le terrain.
Malgré ces interventions, les groupes armés continuent de démontrer une capacité de mobilité et d’adaptation, maintenant une pression sécuritaire constante sur certaines zones sensibles.

Des accusations de complicités qui enflamment le débat
Dans le débat public et politique, des voix évoquent l’existence de complicités internes et externes dans la facilitation de certaines attaques. Ces accusations, largement relayées dans un contexte de forte tension, alimentent les controverses autour de la gestion de la crise sécuritaire.

Toutefois, aucune preuve formelle ou conclusion d’enquête indépendante n’a, à ce stade, confirmé ces allégations. Elles restent donc du registre des soupçons et interprétations politiques, dans un environnement où l’information est souvent fragmentée et disputée.

Une crise enracinée dans des fragilités profondes
Au-delà des affrontements armés, la crise malienne s’appuie sur des facteurs structurels persistants : déficit de gouvernance locale, tensions communautaires, pauvreté et concurrence autour des ressources.

Ces éléments créent un terrain favorable à la résurgence régulière des violences et compliquent les efforts de stabilisation durable.
Une population civile prise au piège
Les populations civiles continuent de subir les conséquences directes de cette instabilité : déplacements forcés, insécurité quotidienne et accès limité aux services essentiels. Dans plusieurs zones, la situation humanitaire reste fragile et préoccupante.

Le Mali reste confronté à une spirale sécuritaire où s’entremêlent affrontements armés, opérations militaires et discours accusatoires. Dans ce contexte, la prudence analytique s’impose : distinguer les faits vérifiés des accusations non étayées demeure essentiel pour comprendre une crise qui continue de s’inscrire dans la durée.

بُنْغُور: مقتل شخص واندلاع مواجهات عنيفة بين عائلتين

شهدت مدينة بُنْغُور، يوم ٢٦ أبريل ٢٠٢٦، حادثة قتل أدّت إلى اندلاع مواجهات عنيفة بين عائلتين، تطوّرت بسرعة إلى أعمال عنف خلفت خسائر مادية جسيمة.

ووفق مصادر محلية، فقد أسفرت المواجهات عن إحراق سبع (٧) مساكن وتدمير ممتلكات مختلفة، من بينها سيارات ودراجات نارية ومواشٍ ومواد غذائية.

وتدخلت قوات الأمن لاحتواء الوضع وإعادة الهدوء إلى المنطقة، مستخدمة الغاز المسيل للدموع لتفريق المتجمهرين ووقف الاشتباكات.

كما تم دفن الضحية يوم ٢٧ أبريل ٢٠٢٦، بقرار من النيابة العامة.
ورغم عودة الهدوء النسبي، لا تزال الأوضاع متوترة، وسط دعوات إلى ضبط النفس وتفادي تجدد المواجهات بين الطرفين.

Tchad : Un comité de 34 membres installé pour moderniser le cadre juridique du numérique

Le ministre des Télécommunications, de l’Économie numérique et de la Digitalisation de l’Administration, Haliki Choua Mahamat, a procédé le 27 avril 2026 à l’installation officielle d’un comité de 34 membres chargé de la réforme du cadre juridique du numérique, des communications électroniques et de la poste.

Cette initiative s’inscrit dans la volonté des autorités de mettre en adéquation la législation nationale avec les évolutions rapides des technologies numériques, en vue de faire du secteur un véritable levier de développement économique et social.

À cette occasion, le ministre a relevé l’inadaptation des textes en vigueur face aux mutations technologiques et a exhorté les membres du comité à produire, dans un délai de 45 jours, des propositions de textes modernes, harmonisés et opérationnels.

Appuyé sur les travaux déjà réalisés, notamment par l’ARCEP, ce comité aura pour mission de proposer une refonte globale du cadre réglementaire régissant le numérique, les communications électroniques et la poste au Tchad.

Cette réforme s’inscrit dans la vision des pouvoirs publics visant à faire du numérique un pilier stratégique du développement national et un instrument de souveraineté technologique.

Politique: Le parti Tchad Uni condamne l’arrestation de leaders de l’opposition

Le parti Tchad Uni a condamné les arrestations de plusieurs leaders de l’opposition membres du GCAP, survenues samedi 25 avril 2026, et a exigé leur libération immédiate.

Dans un communiqué de presse, la formation politique dénonce des « actes graves » et alerte sur une dégradation de la situation politique au Tchad. Elle exprime sa solidarité aux partis politiques concernés et appelle les autorités au respect de l’État de droit, de la démocratie ainsi que des droits des opposants.

Tchad Uni annonce également la mise en place d’une cellule de crise destinée à mener des actions de solidarité avec les forces de l’opposition. Le parti entend ainsi mobiliser autour de ce qu’il qualifie de défense des principes républicains et des libertés politiques.