Éducation : le Lycée Notre-Dame de l’Assomption s’apprête à célébrer son jubilé d’argent

Le Lycée Notre-Dame de l’Assomption de N’Djamena se prépare à marquer 25 années d’existence. À l’approche de cet anniversaire, prévu le 21 novembre prochain, l’établissement a annoncé l’organisation de plusieurs activités commémoratives, dont une journée portes ouvertes.

Dans une interview accordée le samedi 31 octobre, la proviseure, Sœur Aline Emmanuel Ketemar, a présenté les grandes lignes de cette célébration jubilaire. Elle a souligné l’importance de cet événement qui marque un quart de siècle d’engagement dans le domaine de l’éducation.

Au-delà de la commémoration, la responsable a mis en avant les efforts de modernisation engagés par l’établissement, notamment dans le domaine du numérique. Le lycée développe l’enseignement de l’informatique et renforce sa présence sur les plateformes numériques, tout en encourageant les échanges avec des établissements catholiques d’autres pays.

Sœur Aline Emmanuel Ketemar a également souligné le rôle du diocèse de N’Djamena dans l’accompagnement et le développement de l’établissement, exprimant sa reconnaissance pour son soutien.

Cette célébration des 25 ans sera ainsi l’occasion de revenir sur le parcours du lycée, de valoriser ses réalisations et de présenter ses perspectives pour les années à venir.

Mayo-Kebbi Ouest : le délégué général dénonce une campagne de désinformation et défend ses décisions

Le délégué général du gouvernement auprès de la province du Mayo-Kebbi Ouest est sorti de son silence face aux critiques visant sa gestion administrative. Dans une mise au point publiée le 31 octobre 2026, l’autorité provinciale dénonce une campagne de dénigrement et de désinformation qu’elle attribue à certains individus.

Selon le communiqué signé par le chargé de communication, Maïbo Gédéon, les critiques seraient liées aux mesures engagées pour renforcer la transparence financière et préserver les intérêts de l’État.

La suspension de la convention locale relative à la gestion du bétail constitue l’un des principaux points de discorde. Le délégué général évoque des irrégularités présumées dans les articles 8 et 9, qui auraient favorisé un circuit financier opaque au bénéfice d’intérêts privés. Il affirme également que les recettes concernées n’étaient pas intégrées aux rapports financiers hebdomadaires de la province.

Par ailleurs, la délégation générale fait état de mises en demeure adressées à deux opérateurs économiques pour des arriérés de paiement, estimant qu’aucun versement n’aurait été effectué au profit de la province.

Tout en rejetant les accusations portées contre sa gestion, le délégué général assure vouloir poursuivre les réformes engagées en faveur de la bonne gouvernance et de la transparence dans la gestion des ressources publiques.

Cette mise au point intervient dans un climat de contestation autour de la gestion de certaines ressources provinciales. Les accusations et explications avancées restent toutefois celles de la délégation générale, en l’absence d’éléments contradictoires présentés dans le communiqué.

Tchad : le RPP lance ses activités politiques et annonce l’installation prochaine de ses structures provinciales

Le Rassemblement du Peuple pour le Progrès (RPP) a officiellement lancé ses activités politiques à l’occasion d’un point de presse animé par Soumaine Hoteina. La rencontre a permis de présenter les orientations idéologiques, les ambitions et les principaux axes d’intervention de cette formation politique sur la scène nationale.

Enregistré au registre des partis politiques le 9 juillet 2024 et autorisé à fonctionner le 19 mars 2026 sous le folio n° 755 par le ministère de l’Administration du territoire et de la Décentralisation, le RPP se réclame de l’obédience politique libérale.

Le parti affirme vouloir contribuer à la consolidation de la démocratie, au renforcement de l’État de droit et à la construction d’un Tchad uni, stable et prospère. Il place notamment la justice, la bonne gouvernance, l’inclusion, la paix sociale et le respect des aspirations des citoyens au cœur de son engagement politique.

Sur le plan politique, le RPP indique avoir adhéré au Cadre permanent de dialogue politique (CPDP). Il est également membre de la Coalition de l’opposition politique pour le redressement et l’alternance au Tchad (COPRAT).

Parmi ses principales ambitions figurent la promotion de l’unité nationale et de la cohésion sociale, la défense des intérêts des populations ainsi que la contribution à l’émergence d’une gouvernance transparente et équitable.

Abordant les difficultés socioéconomiques du pays, Soumaine Hoteina a notamment évoqué la pauvreté et le faible niveau d’instruction d’une partie de la population. Selon lui, 80 % des Tchadiens seraient pauvres et 80 % analphabètes. Des chiffres avancés par le responsable politique, qui n’ont pas été accompagnés de données statistiques dans son intervention.

« On ne peut pas construire le pays avec les analphabètes. Nous avons la mission d’investir dans le cerveau », a-t-il déclaré, insistant sur l’importance de l’éducation et de la formation dans le processus de développement national.

Le RPP entend également proposer des réponses aux préoccupations liées à la cherté de la vie, au manque d’infrastructures énergétiques, aux difficultés d’accès à l’eau, aux problèmes éducatifs et sanitaires ainsi qu’au chômage. Le parti évoque notamment la promotion de l’auto-emploi à travers l’agriculture, l’élevage, les groupements d’intérêt commun et les associations. Il entend aussi accorder une place à l’intelligence artificielle et à la médecine traditionnelle dans ses réflexions.

Dans le souci de renforcer sa présence sur l’ensemble du territoire national, le parti annonce l’installation prochaine de ses structures provinciales. Cette démarche vise à rapprocher davantage ses responsables des populations et à encourager la participation des militants aux initiatives de développement, aux réformes politiques et au progrès social.

À travers ce lancement officiel, le Rassemblement du Peuple pour le Progrès entend ainsi affirmer sa présence dans le paysage politique tchadien et faire connaître sa vision pour l’avenir du pays.

Soumaine Hoteina a conclu son intervention en appelant à l’engagement collectif autour des valeurs défendues par sa formation politique : « Savoir, Travail, Justice ».

Tchad-Niger : entre accusations et démentis, l’urgence de préserver le dialogue

Les relations entre le Tchad et le Niger traversent une nouvelle période de tensions diplomatiques. À la suite d’une frappe de drone survenue le 24 octobre 2026 dans la région d’Agadez, les autorités nigériennes ont mis en cause le Tchad, l’accusant d’avoir servi de territoire de départ à cette opération, avec l’appui présumé d’une puissance étrangère.

Selon Niamey, cette frappe aurait causé la mort de deux civils, fait plusieurs blessés et occasionné des dégâts matériels. Le gouvernement nigérien affirme disposer d’éléments matériels et techniques établissant l’origine de l’attaque. Il a annoncé son intention de saisir les instances internationales et demandé l’ouverture d’une enquête indépendante.

De son côté, N’Djaména rejette catégoriquement ces accusations. Le gouvernement tchadien affirme n’avoir ni ordonné, ni conduit, ni soutenu une opération militaire contre le Niger. Il conteste également toute implication d’une puissance étrangère à partir de son territoire et demande la publication des preuves avancées par Niamey. Le Tchad s’est également déclaré favorable à une enquête internationale indépendante.

Deux gouvernements, deux versions des faits et une question essentielle qui demeure sans réponse : qui est réellement responsable de cette frappe ?

Dans une affaire aussi sensible, la prudence doit prévaloir. Les accusations du Niger méritent d’être examinées avec sérieux, tout comme le droit du Tchad à défendre son intégrité territoriale et à contester des allégations qu’il juge infondées. Aucune responsabilité ne devrait être définitivement établie sans des éléments vérifiables et une investigation indépendante.

Il serait également regrettable que cette affaire devienne le point de départ d’une confrontation diplomatique durable entre deux pays qui partagent une longue frontière, des intérêts sécuritaires communs et des liens historiques entre leurs populations.

Le contexte sahélien impose pourtant une responsabilité particulière aux dirigeants des deux États. Face aux menaces terroristes, aux mouvements de groupes armés, aux trafics transfrontaliers et aux défis humanitaires, la coopération régionale demeure un enjeu majeur.

Cela ne signifie pas que les divergences doivent être passées sous silence. Le Niger a le droit de demander des explications sur une violation présumée de son territoire. Le Tchad a également le droit d’exiger que les accusations portées contre lui soient étayées par des preuves. Mais ces revendications doivent s’inscrire dans un cadre diplomatique et juridique respectueux des principes internationaux.

Au-delà des positions officielles, une autre réalité mérite d’être considérée : les peuples tchadien et nigérien ne sont pas responsables des différends entre leurs gouvernements. Les liens familiaux, commerciaux, culturels et sociaux qui unissent les deux populations constituent un patrimoine commun qu’il serait dangereux de fragiliser par des discours hostiles ou des amalgames.

La responsabilité des médias est également engagée. Dans un climat de tension, la circulation d’informations non vérifiées, les accusations sans preuves accessibles et les discours de haine peuvent accentuer les divisions. Le traitement de cette crise exige donc rigueur, vérification des faits et respect du principe du contradictoire.

Aujourd’hui, l’enjeu n’est pas de désigner un vainqueur dans une bataille de déclarations, mais de faire éclater la vérité. Une enquête internationale crédible, acceptée par les deux parties, pourrait permettre d’établir les circonstances de l’attaque et d’identifier les responsabilités éventuelles.

N’Djaména et Niamey ont ainsi une responsabilité commune : éviter que les tensions actuelles ne compromettent davantage la stabilité de leur environnement régional.

La souveraineté du Niger doit être respectée. La souveraineté du Tchad doit l’être également. La vérité doit primer sur les accusations, et le dialogue sur la confrontation.

Car une crise entre deux États voisins ne se limite jamais aux palais présidentiels et aux chancelleries. Ses conséquences peuvent atteindre directement les populations, les échanges économiques et la sécurité de toute une région.

Le Tchad et le Niger ont aujourd’hui besoin de vérité, de responsabilité et de diplomatie. Leur histoire commune mérite mieux qu’une rupture de confiance.

#Niger :Patrimoine : Diffa, une région au riche héritage historique et culturel

Située dans l’extrême-est du Niger, la région de Diffa se distingue par son histoire profondément liée à l’ancien empire du Kanem-Bornou et au bassin du lac Tchad.

Riche d’une diversité culturelle remarquable, elle abrite plusieurs communautés aux traditions, langues et savoir-faire variés. Son patrimoine naturel est également marqué par la Komadougou Yobé, les cuvettes de Maïné-Soroa et les paysages du lac Tchad.

La région constitue aussi un important espace d’activités agricoles, pastorales et halieutiques, qui contribuent aux moyens de subsistance des populations locales.

À travers son histoire, ses traditions et ses richesses naturelles, Diffa représente une composante importante du patrimoine nigérien, dont la préservation et la transmission aux générations futures constituent un enjeu majeur.

Et vous, que connaissez-vous de l’histoire et des richesses culturelles et naturelles de Diffa ?

#ZinderBuzz

Tchad: le HCR remet 500 tentes aux populations déplacées

Le Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR) a remis, ce vendredi 30 octobre 2026, 500 tentes humanitaires au profit des populations déplacées urbaines de N’Djaména. La cérémonie officielle s’est déroulée au ministère de l’Aménagement du territoire, de l’Urbanisme et de l’Habitat, sous la présidence du secrétaire général adjoint dudit ministère, Hissein Abdoulaye Kari, en présence du représentant du HCR au Tchad, Antony Akumu Abogi.

Ce don intervient en réponse à l’appel à la solidarité lancé par le ministère, à la suite des difficultés ayant plongé plusieurs milliers de familles dans une situation de vulnérabilité et les ayant privées d’un logement décent.

Destinées à 500 familles, ces tentes pourront accueillir entre 2 000 et 6 000 personnes. Elles permettront notamment de leur offrir une protection contre les intempéries et de préserver leur sécurité, leur intimité et leur dignité dans les sites de relocalisation.

Prenant la parole au nom du ministre Mahamat Assileck Halata, Hissein Abdoulaye Kari a exprimé sa reconnaissance au HCR pour cet appui humanitaire. Il a également salué l’engagement de l’organisation aux côtés du Gouvernement tchadien et appelé les autres partenaires humanitaires à renforcer leur soutien en faveur des populations vulnérables.

De son côté, le représentant du HCR a réaffirmé l’engagement de son institution à accompagner les efforts du Gouvernement tchadien face aux urgences humanitaires.

Cette remise constitue une nouvelle contribution de la coopération entre le Tchad et ses partenaires humanitaires à la prise en charge des populations déplacées.

Hadjer-Lamis : quatre morts et plusieurs blessés dans un conflit communautaire à Karbachi

Quatre personnes ont perdu la vie et plusieurs autres ont été blessées dans un conflit communautaire survenu ce vendredi 30 octobre 2026 à Dar-Salam, un village également connu sous le nom de Karbachi, situé dans le département de Ngoura, province du Hadjer-Lamis.

Selon les informations recueillies auprès de nos sources, l’origine du conflit serait liée à un différend autour d’un ouadi (mare d’eau temporaire) situé à proximité du village. Ce point d’eau est principalement utilisé par les populations locales pour l’abreuvement du petit bétail, notamment les chèvres et les moutons, ainsi que des chevaux et des ânes. Il sert également à la fabrication de briques et aux besoins de consommation locale.

Cependant, les éleveurs souhaitent également utiliser cette mare pour abreuver leurs troupeaux, composés notamment de vaches et de chameaux. Cette situation aurait provoqué des tensions avec les habitants du village, qui souhaitent préserver ce point d’eau pour leurs propres besoins.

D’après nos sources, la situation aurait dégénéré à la suite d’une altercation au cours de laquelle un éleveur aurait tiré sur la jambe d’un habitant. Après avoir été informées de cet incident, d’autres personnes se seraient mobilisées, entraînant de violents affrontements entre les deux communautés. Plusieurs habitations auraient également été incendiées.

Le bilan provisoire fait état de quatre morts et de plusieurs blessés. Les circonstances exactes de ces affrontements restent à clarifier.

🇹🇩 Tchad : l’AILC renforce les compétences des acteurs du recouvrement des avoirs

Un atelier consacré aux mécanismes de recouvrement des avoirs s’est achevé ce vendredi 30 octobre 2026 à N’Djaména, après trois jours de travaux. La cérémonie de clôture a été présidée par Nédéou Teubdoyo Gérard, Contrôleur général de l’Autorité indépendante de lutte contre la corruption (AILC).

Intervenant à cette occasion, Kwami Edem Senanu, président du Conseil consultatif de l’Union africaine contre la corruption (AUABC), a mis l’accent sur le renforcement de la coopération institutionnelle et le partage d’informations comme leviers essentiels pour obtenir des résultats.

De son côté, Nédéou Teubdoyo Gérard a rappelé que l’efficacité du recouvrement des avoirs repose sur l’expertise des intervenants, la synergie entre les institutions et une volonté politique affirmée.

Organisée par l’AUABC en collaboration avec l’AILC, cette rencontre a permis aux participants d’approfondir leurs connaissances et de partager leurs expériences autour des bonnes pratiques en matière de recouvrement des avoirs.

Salamat : une campagne de sensibilisation pour promouvoir la cohabitation pacifique à Am Djodoul

Le Délégué général du Gouvernement auprès de la province du Salamat, Ahmat Choua Rozi, a conduit, jeudi 29 octobre 2026, une campagne de sensibilisation dans le village d’Am Djodoul, relevant de la sous-préfecture de Mouray.

Cette initiative vise à prévenir l’escalade du conflit entre agriculteurs et éleveurs et à promouvoir la cohabitation pacifique au sein des communautés locales.

Au cours des échanges, le responsable provincial a insisté sur le respect des droits d’autrui, le dialogue, la tolérance et le règlement pacifique des différends. Il a également appelé les populations à privilégier la concertation afin de préserver les personnes, les biens et la stabilité sociale.

Cette démarche s’inscrit dans les efforts engagés par les autorités pour apaiser les tensions et consolider durablement la paix dans la province du Salamat.

Tchad : un agriculteur perd sa main droite dans une altercation avec un éleveur à Dieye

Un grave incident entre un agriculteur et un éleveur s’est produit le dimanche 25 octobre 2026 à Dieye, à l’ouest de Mouroum-Goulaye, dans le département de Tar-Alnas. Nguesoulengar Dohasta, 45 ans, a été grièvement blessé à la machette après avoir demandé à un éleveur d’éloigner ses bœufs qui détruisaient son champ d’oseille, selon Tar-Alnas Infos.

D’après le témoignage de son petit frère, l’agriculteur, qui était malade et se reposait dans sa case, aurait été attaqué après avoir tenté de régler la situation à l’amiable. Il a subi de graves blessures aux deux mains, à la tête, à la cuisse et au dos. Sa main droite a été sectionnée.

Le présumé auteur a pris la fuite. Alertée, la brigade de gendarmerie de Ngara s’est rendue sur les lieux. La victime a été évacuée vers l’hôpital provincial de Koumra pour une prise en charge médicale.

Père de douze enfants, dont cinq adoptifs, l’agriculteur se retrouve privé de sa principale capacité de travail. Ce drame relance les préoccupations autour des conflits entre agriculteurs et éleveurs dans le département de Tar-Alnas. Un appel au calme, au dialogue et à la justice est lancé afin d’éviter toute tension entre les communautés.