Tchad: Les ex-travailleurs de BL Harbert International réclament leurs droits

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Le Comité de crise des ex-travailleurs de BL Harbert International a tenu, ce samedi 12 septembre 2026 à N’Djamena, un point de presse consacré à une revendication sociale qui, selon ses membres, dure depuis plus d’une décennie.

Les anciens travailleurs affirment avoir participé à la construction de l’Ambassade des États-Unis au Tchad, un chantier réalisé en deux ans et demi au lieu des cinq années initialement prévues. Ils dénoncent notamment de longues journées de travail, des heures supplémentaires et des prestations effectuées certains dimanches, sans règlement définitif de leurs droits.

Selon le Comité de crise, les démarches judiciaires ont débuté en 2016-2017 et ont abouti à une décision de justice rendue le 13 juin 2019 en leur faveur. Les représentants des ex-travailleurs affirment également qu’une grosse de cette décision a été retirée en janvier 2020 et remise dans le cadre du suivi de la procédure judiciaire.

Mis en place en 2025 pour relancer le dossier, le Comité de crise dit avoir multiplié les démarches auprès du ministère de la Justice. Il affirme avoir finalement reçu une note d’instruction l’invitant à constituer un avocat pour poursuivre la procédure, proposition qu’il dit avoir rejetée, estimant que Me Mbaigangnoun Athanase, leur conseil initial, demeure concerné par le dossier.

Les revendications portent notamment sur le paiement de la provision prévue par la décision judiciaire, la clarification du montant retenu dans l’arrêt de la Cour d’appel n°069/2024 du 4 octobre 2024, le règlement des droits sociaux et dommages-intérêts, ainsi que le paiement des primes de fin de chantier.

Face à l’absence de règlement, les ex-travailleurs demandent l’implication directe de l’Ambassadeur des États-Unis au Tchad et annoncent un délai d’une semaine pour obtenir une réponse à leurs revendications.

Le Comité de crise affirme toutefois privilégier le dialogue et se dit disposé à parvenir à une solution « franche, constructive et responsable » afin de mettre un terme définitif à ce contentieux.

FNJOE 2026 : les préparatifs s’intensifient à Sarh

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Une séance de concertation s’est tenue ce vendredi 11 septembre 2026 au Palais des Arts et de la Culture Ngarta Tombalbaye de Sarh, dans le cadre des préparatifs du Forum national des jeunes opérateurs économiques (FNJOE 2026), prévu du 1er au 3 octobre prochain.

La rencontre a réuni plusieurs responsables provinciaux, dont les Délégués du Commerce et de l’Industrie, de la Jeunesse et des Sports, ainsi que les Chefs d’antenne de l’ANIE et de l’ONAPE. Les échanges ont porté sur l’état d’avancement des préparatifs et la mobilisation des acteurs.

Saluant les efforts organisationnels, le Délégué provincial du Commerce et de l’Industrie, M. Haroune Ousmane, a appelé à une synergie d’action et à une forte mobilisation, gages de la réussite de ce rendez-vous inédit pour la province du Moyen-Chari.

Pour son homologue de la Jeunesse et des Sports, M. Bassou Serge Rakhis, ce forum constitue une véritable rampe de lancement pour les jeunes, en leur ouvrant de nouvelles perspectives et opportunités.

À l’issue des échanges, les participants ont exprimé leur satisfaction quant à l’évolution des préparatifs et leur confiance dans la capacité des différentes parties prenantes à relever les derniers défis organisationnels. Une dynamique collective qui témoigne de l’engouement suscité par ce rendez-vous et laisse augurer d’une forte mobilisation pour une première édition à la hauteur des ambitions du FNJOE 2026.

Tchad-Russie : des experts russes reçus à l’ambassade du Tchad

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Une délégation de cinq experts russes spécialisés dans le domaine de la souveraineté des télécommunications a été reçue ce jeudi à l’ambassade du Tchad en Fédération de Russie.

Conduite dans le cadre d’une visite de travail, la délégation a échangé avec l’Ambassadeur du Tchad en Russie, S.E. Mahamoud Adam Bechir, sur les perspectives de coopération dans le secteur des télécommunications.

Les discussions ont notamment porté sur la souveraineté numérique, un enjeu stratégique pour le Tchad, ainsi que sur les possibilités de renforcer l’expertise et les capacités nationales dans ce domaine.

Adré : L’effondrement d’une antenne de télécommunication fait deux blessés graves

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Une antenne de télécommunication s’est effondrée dans une zone résidentielle à Adré, dans l’est du Tchad, provoquant d’importants dégâts matériels et faisant deux blessés graves, rapporte Le Sahel.

La structure métallique a chuté sur plusieurs habitations, causant des destructions et laissant plusieurs familles sans logement. L’incident a également suscité la panique parmi les habitants du secteur.

Les causes de l’effondrement ne sont pas encore connues. Les circonstances exactes de l’accident devraient être déterminées à l’issue d’une enquête technique.

Cet accident remet au premier plan la question de la sécurité des antennes de télécommunication installées à proximité des habitations. Les populations demandent aux autorités de procéder à une inspection des infrastructures similaires afin de prévenir d’éventuels accidents.

La priorité reste désormais la prise en charge des blessés et des familles affectées, ainsi que l’établissement des responsabilités liées à cet effondrement.

Tchad : Les soutiens de Yaya Dillo Djerou portent leur revendication de justice à l’Assemblée nationale française

Les soutiens de feu Yaya Dillo Djerou ont tenu une conférence de presse à l’Assemblée nationale française pour réclamer vérité, justice et mémoire autour de la disparition de leur leader.

À cette occasion, ils ont salué le soutien du député de La France insoumise, Aurélien Taché, dont l’engagement à leurs côtés se poursuit depuis près de deux ans.

Les participants ont réaffirmé leur volonté d’explorer toutes les voies légales, au Tchad comme à l’international, afin que les personnes qu’ils considèrent comme responsables puissent répondre de leurs actes devant une juridiction indépendante et impartiale.

Ils ont également rendu hommage à Yaya Dillo Djerou et aux autres personnes tuées à ses côtés, tout en réaffirmant leur détermination à poursuivre leur combat pour la vérité, la justice et la mémoire.

« Un autre Tchad est possible », ont-ils déclaré, en appelant à un pays fondé sur la justice sociale, l’équité, l’égalité et la dignité de chaque citoyen.

TCHAD : Le Directeur régional de l’UNICEF plaide pour les enfants les plus vulnérables, la vaccination et l’engagement des jeunes

Du 26 août au 1er septembre 2026, Gilles Fagninou, Directeur régional de l’UNICEF pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre, a effectué une visite officielle au Tchad pour porter un plaidoyer de haut niveau en faveur de la vaccination et des droits de l’enfant.

Sa visite a été marquée par des rencontres avec les autorités au plus haut niveau, les partenaires y compris les communautés et les jeunes, et des déplacements de terrain.

De N’Djamena à Adré à la frontière soudanaise, cette mission a permis de mettre en lumière les défis auxquels font face les enfants les plus vulnérables, tout en soulignant les progrès réalisés grâce aux efforts conjoints du Gouvernement du Tchad et ses partenaires dont l’UNICEF, ainsi que des communautés, y compris les adolescents et jeunes.

Dans l’est du pays, où le Tchad continue d’accueillir des centaines de milliers de réfugiés fuyant le conflit au Soudan, Gilles Fagninou s’est rendu à Adré pour observer les interventions humanitaires mises en place en faveur des enfants et des familles affectés.

Au point humanitaire à la frontière, il a visité les services de préenregistrement et d’orientation, ainsi que certains dispositifs mis en place par l’UNICEF et ses partenaires, comme un espace ami des enfants mobile, une salle d’écoute pour la prise en charge psychosociale et l’orientation vers les structures sanitaires, et un point d’approvisionnement en eau pour les réfugiés et populations hôtes. Il a également pu échanger avec des personnes nouvellement arrivées, avant de rencontrer les équipes de l’UNICEF travaillant dans l’est du pays.

Ces étapes ont rappelé l’importance d’une réponse humanitaire permettant à la fois de répondre aux besoins urgents des populations notamment en matière de protection, santé, bien-être psychosocial et dignité des enfants et des femmes affectés par la crise, tout en soutenant la résilience des communautés hôtes et des populations réfugiées.

À N’Djamena, la mobilisation communautaire, y compris des adolescents et jeunes, contre le choléra a également figuré parmi les temps forts de la mission. Dans le quartier de Chagoua, Gilles Fagninou a échangé avec des adolescents et jeunes engagés, notamment les Super Banat et les U-Reporters, qui contribuent activement à sensibiliser les populations sur le terrain et en ligne aux mesures de prévention.

Il a également rencontré des leaders religieux et traditionnels dont l’engagement est essentiel pour renforcer la confiance des populations et promouvoir des comportements protecteurs. Le Directeur régional a aussi rencontré les équipes de l’UNICEF afin d’échanger sur les priorités stratégiques, les défis opérationnels et les perspectives de financement dans un contexte marqué par des besoins humanitaires croissants.

Le point culminant de la visite est intervenu le 31 août, avec la participation du Directeur régional à une délégation de haut niveau réunissant les principaux partenaires mondiaux de la vaccination et de l’Initiative mondiale pour l’éradication de la poliomyélite notamment l’UNICEF, l’Organisation mondiale de la santé, la Fondation Gates, Gavi l’alliance pour le vaccin, le Rotary international et CDC Africa, ainsi que la Fondation Aliko Dangote.

Reçue par le Président de la République du Tchad, le Maréchal Mahamat Idriss Déby Itno, Chef de l’Etat, la délégation a salué les progrès enregistrés par le Tchad au cours des dernières années dans la vaccination des enfants et la lutte contre la poliomyélite.

L’audience a été suivie d’une cérémonie de haut niveau au cours de laquelle le Président s’est vu décerner le titre de Champion de la vaccination et de l’éradication de la polio dans le bassin du Lac Tchad, pour reconnaître le leadership et encourager l’accélération des efforts du Tchad dans ce domaine, notamment en faveur des enfants « zéro dose » (qui n’ont jamais reçu de vaccin) ainsi que des enfants vivant dans les zones frontalières ou difficiles d’accès.

Au terme de cette visite, Gilles Fagninou a réaffirmé l’importance de placer les enfants au cœur des politiques publiques et des interventions humanitaires. Il a salué l’engagement des autorités tchadiennes au plus haut niveau, des partenaires, des communautés, des jeunes et des équipes de l’UNICEF, qui œuvrent chaque jour pour garantir à chaque enfant son droit à la santé, à la protection, à l’éducation et à un avenir meilleur.

Investir dans les enfants et les adolescents est le moyen le plus sûr de construire un avenir plus juste, plus résilient et plus prospère pour le Tchad.

Médias : Les faîtières de la presse privée exigent le paiement de deux ans d’aide à la presse

La tension monte dans le secteur de la presse privée tchadienne. Quatre organisations professionnelles réclament le règlement, dans les meilleurs délais, de l’aide à la presse accumulée au titre des deux dernières années.

Dans un communiqué conjoint publié ce mercredi 9 septembre 2026 à N’Djaména, l’Union des Radios Privées du Tchad (URPT), le Patronat de la Presse Tchadienne (PPT), l’Association des Médias en Ligne du Tchad (AMET) et l’Association des Éditeurs de la Presse Privée du Tchad (AEPT) alertent sur la situation économique préoccupante des médias privés.

Les signataires invoquent notamment la loi n°29/PR/94 du 22 août 1994 et le décret n°414/MR/MMC/99 du 5 octobre 1999, qui encadrent le Fonds d’aide à la presse. Ils demandent aux autorités de respecter ces dispositions et d’assurer le versement régulier de la subvention.

Au-delà du paiement de l’aide, les organisations appellent également à renforcer l’accompagnement des médias privés, améliorer les conditions de travail des journalistes et instaurer un dialogue permanent entre les pouvoirs publics et les professionnels de la presse.

Elles rappellent par ailleurs les engagements annoncés par le Président de la République lors de ses échanges avec les médias et attendent désormais des mesures concrètes du gouvernement.

Faute de réponse à leurs revendications, les quatre organisations n’excluent pas des actions collectives, notamment des journées sans presse, dans le respect des lois en vigueur. Elles disent toutefois privilégier le dialogue et la concertation pour parvenir à une solution durable.

Tchad – Éducation : les lauréats des écoles professionnelles réclament leur intégration

Les lauréats de l’ENIB, du CAP-CEG, de l’ENS et du DIPET interpellent le Gouvernement sur le retard dans la publication de leurs arrêtés d’intégration à la Fonction publique.

Lors d’un point de presse tenu ce mercredi 9 septembre 2026 à l’École FDAR de N’Djamena, le porte-parole du Collectif des Lauréats des Écoles Professionnelles de l’Éducation, Dieudonné Kongdi Ndaigue Azor, a exprimé l’exaspération des diplômés, qui attendent depuis la fin de leur formation et la proclamation des résultats leurs actes officiels d’intégration.

Selon le Collectif, ce retard plonge des centaines de jeunes diplômés dans la précarité, alors que le système éducatif tchadien fait face à un manque important d’enseignants. Il rappelle que ces lauréats ont été formés pour répondre aux besoins du secteur éducatif.

Le Collectif appelle ainsi le Gouvernement à publier les arrêtés d’intégration dans les meilleurs délais. Il invite également ses membres à rester mobilisés, annonçant de possibles actions dans les prochains jours pour faire aboutir leurs revendications.

Tout en se disant ouvert au dialogue avec les ministères de la Fonction publique et de l’Éducation nationale, le Collectif exige une réponse « rapide et concrète » des autorités.

Alphabétisation : le Tchad face à de nombreux défis

À l’occasion de la Journée internationale de l’alphabétisation, célébrée ce 8 septembre, le Directeur général du Centre national des curricula (CNC), Dr Ali Koré, a fait le point sur la situation de l’alphabétisation au Tchad.

Selon lui, près de 3 000 personnes sont actuellement inscrites dans les centres d’alphabétisation, dont 60 % de femmes, tandis que plus de 140 000 personnes ont déjà bénéficié de ces programmes.

Malgré ces avancées, le pays reste confronté à un taux d’analphabétisme élevé, estimé entre 75 % et 77 %. Les zones rurales sont particulièrement touchées en raison du manque d’infrastructures, de salles de classe, d’enseignants et de matériels pédagogiques.

La question linguistique constitue également un obstacle. Dr Ali Koré estime que l’alphabétisation serait plus efficace si les supports pédagogiques étaient davantage disponibles dans les langues locales, largement utilisées dans les communautés rurales.

Le CNC participe à l’élaboration des programmes, guides et supports pédagogiques destinés aux apprenants. Ces documents sont conçus, testés, corrigés et validés avant leur distribution dans les centres.

Le responsable du CNC encourage par ailleurs le recours aux nouvelles technologies pour favoriser l’auto-apprentissage. Selon lui, la forte utilisation des téléphones portables et l’essor de l’intelligence artificielle offrent de nouvelles possibilités pour apprendre à lire, écrire et compter, tout en maintenant le rôle essentiel des enseignants.

Au Tchad, l’alphabétisation demeure ainsi un enjeu majeur pour renforcer l’accès à l’éducation et favoriser l’autonomisation des populations, particulièrement en milieu rural.

Timor-Leste : l’éducation à la paix s’intègre progressivement dans le système scolaire national

Le Timor-Leste franchit une nouvelle étape dans l’intégration de l’éducation à la paix au sein de son système éducatif. À travers ses deux ministères en charge de l’éducation, le pays renforce les initiatives visant à promouvoir la paix, la cohésion sociale et la stabilité, avec l’appui de l’organisation HWPL.

Cette coopération, qui a débuté par la formation des éducateurs à la paix, s’étend désormais à l’élaboration de programmes universitaires et de manuels scolaires nationaux destinés aux élèves du primaire et du secondaire.

Une intégration dans l’enseignement supérieur

Le ministère de l’Enseignement supérieur, des Sciences et de la Culture a engagé plusieurs actions pour institutionnaliser l’éducation à la paix dans les établissements universitaires.

Depuis le lancement, en décembre 2023, d’un programme de formation destiné aux enseignants universitaires, l’éducation à la paix a été introduite dans 14 établissements d’enseignement supérieur, notamment à l’Université nationale du Timor-Leste (UNTL) et à l’Université de la Paix (UNPAZ).

Elle est désormais intégrée aussi bien dans certains programmes académiques que dans des activités extrascolaires. Des initiatives portées par les étudiants, notamment des concours de discours sur la paix et des échanges internationaux, viennent également renforcer cette dynamique.

Un manuel national consacré à la fraternité, à la morale et à l’éthique

La coopération s’est également élargie à l’enseignement secondaire. Le ministère de l’Éducation a lancé l’élaboration du manuel scolaire de niveau 9 consacré à la matière « Human Fraternity, Morals and Ethics » (HFME), soit « Fraternité humaine, morale et éthique ».

Dans le cadre de ce projet, le HWPL a été retenu comme partenaire de mise en œuvre. Le manuel vise notamment à intégrer les valeurs de paix, de respect mutuel, de coexistence et de responsabilité citoyenne dans le programme scolaire national.

Pour les acteurs impliqués, cette initiative représente une évolution importante : l’éducation à la paix ne se limite plus à des formations ou à des activités ponctuelles, mais commence à s’inscrire durablement dans le système éducatif public.

Des effets qui dépassent les salles de classe

Selon les témoignages recueillis auprès d’enseignants et d’étudiants, les enseignements dispensés contribuent également à faire évoluer les comportements et les relations au sein de la communauté universitaire.

Miguel Peregrina Fatima Martins Soares, maître de conférences adjoint à la Faculté des sciences sociales et humaines de l’Université de la Paix, estime que l’éducation à la paix constitue un outil essentiel pour transmettre les valeurs de paix aux générations futures. Il souligne notamment l’importance des exemples pratiques et des valeurs éthiques contenus dans le manuel et le programme développés conjointement.

De son côté, Adelino Zitu Ximenes, étudiant à l’UNPAZ, affirme que cette formation lui a permis de mieux comprendre l’importance de prendre soin des autres et de contribuer à la vie de la communauté.

À travers ces différentes initiatives, le Timor-Leste entend ainsi faire de l’éducation à la paix un élément durable de son système éducatif. De la formation des enseignants à la conception de manuels scolaires nationaux, cette coopération traduit une volonté d’ancrer les valeurs de paix et de coexistence dans la formation des futures générations.