L’année 2025 est perçue par de nombreux observateurs et acteurs politiques tchadiens comme l’une des plus sombres de l’ère du président Mahamat Idriss Déby Itno. Crises sociales persistantes, tensions politiques, violations présumées des droits humains et isolement diplomatique ont rythmé une année qualifiée d’« humiliation nationale » par l’opposition et la société civile.
Sur le plan social, la pénurie prolongée de carburant et de gaz domestique a lourdement affecté le quotidien des populations. Cette situation a entraîné une flambée des prix, favorisé la spéculation et paralysé plusieurs secteurs de l’économie. Pour les détracteurs du régime, cette crise est le résultat direct d’une gouvernance jugée défaillante et incapable de protéger les citoyens contre la précarité.
À l’international, le Tchad a également essuyé de vives critiques. Le Plan national de développement (PND), présenté comme un levier de relance économique, n’a pas produit les résultats escomptés lors de sa présentation à Dubaï. Aucun engagement financier majeur ni perspective concrète n’en sont sortis, renforçant le sentiment d’échec diplomatique et économique.
Par ailleurs, le soutien présumé des autorités tchadiennes aux Forces de soutien rapide (FSR) au Soudan suscite une vive controverse. Plusieurs voix dénoncent une implication du pays dans un conflit régional sans consultation nationale ni mandat populaire, mettant en péril la sécurité nationale.
L’année 2025 a également été marquée par une montée de la répression politique. L’arrestation et la détention prolongée de Succès Masra, leader de l’opposition et ancien Premier ministre, ont ravivé les inquiétudes sur l’état des libertés publiques. De même, l’interpellation d’Adoum Tiney Barkaï, figure de la société civile, est présentée comme un symbole de la persistance d’un système de répression centralisé.
Les disparitions forcées et enlèvements présumés se sont multipliés, notamment ceux du géologue Al Hilawi, de l’activiste Abakar Adam et du créateur de contenus Chaha. À ce jour, aucune enquête crédible n’a été rendue publique, et aucun responsable n’a été inquiété. L’assassinat de Fulbert, resté impuni, continue d’alimenter les accusations d’un État défaillant face à ses obligations de justice.
La liberté de la presse a également été mise à rude épreuve. Plusieurs journalistes, dont Olivier et d’autres professionnels des médias, ont été arrêtés ou intimidés, dans un contexte où informer est de plus en plus assimilé à un acte répréhensible, selon les organisations de défense des droits humains.
Face à cette situation, le retrait du Groupe de concertation des acteurs politiques (GCAP) de la scène politique est interprété comme un aveu de l’impossibilité d’un jeu démocratique réel. Dans le même temps, la déchéance de nationalité de Makaila N’Guebla et de Charfadine Galmaye Salimi a suscité une vague d’indignation, la nationalité étant perçue comme instrumentalisée à des fins politiques.
Pour les opposants au régime, l’année 2026 marque désormais un tournant. Ils annoncent leur intention de porter les accusations de violations des droits humains et de confiscation du pouvoir devant des instances internationales, affirmant que « le peuple tchadien n’a plus peur » et que « l’histoire est en marche ».
Tchad : 2025, une année noire marquée par crises, répression et isolement international
Éducation : IFADEM tient sa deuxième réunion annuelle du Comité national à N’Djamena
Le ministère de l’Éducation nationale et de la Promotion civique, en collaboration avec le programme Initiative francophone pour la formation à distance des maîtres (IFADEM), a organisé, ce 30 décembre 2025 à N’Djamena, la deuxième réunion annuelle du Comité national IFADEM Tchad, dans un hôtel de la place.
Cette rencontre vise à renforcer la coordination des actions du programme et à mieux orienter ses interventions en faveur de l’amélioration du système éducatif tchadien.
À l’ouverture des travaux, le Secrétaire général adjoint à l’Éducation nationale, M. Lol Choua, représentant le ministre de tutelle empêché, a insisté sur la nécessité d’accélérer la transformation numérique de l’éducation. Selon lui, le secteur éducatif est confronté à plusieurs crises qui entravent son développement, d’où l’urgence d’adopter des solutions innovantes.
Dans cette dynamique, il a mis l’accent sur la mise en œuvre du plan d’acquisition de tablettes numériques et sur l’institutionnalisation des ressources d’autoformation, considérées comme des leviers essentiels pour moderniser l’enseignement et améliorer la qualité des apprentissages à l’ère du numérique.

M. Lol Choua a également exprimé la reconnaissance du Gouvernement aux partenaires techniques et financiers, saluant leur soutien constant au programme IFADEM, un dispositif clé pour la formation continue des enseignants au Tchad.
Par Djonyabo Yefta
Nouvel An : la Commission de la fatwa du Tchad tranche le débat
La Commission de la fatwa du Conseil supérieur des affaires islamiques du Tchad a mis fin aux controverses entourant la félicitation du Nouvel An en affirmant que cette pratique est religieusement permise, aussi bien entre musulmans qu’à l’égard des non-musulmans.
Dans un communiqué rendu public à l’approche de l’année 2026, l’instance religieuse explique que le passage à une nouvelle année constitue une opportunité de reconnaissance des bienfaits divins, invitant à la gratitude et à l’espoir. Elle s’appuie notamment sur des versets coraniques appelant à la joie face aux grâces accordées par Dieu.
Concernant les non-musulmans, la Commission souligne que la félicitation du Nouvel An ne relève pas du domaine de la croyance, mais s’inscrit dans le cadre des relations sociales et humaines, fondées sur la bienveillance, l’équité et le respect mutuel.
Selon la Commission, ces gestes contribuent à préserver la cohésion sociale, à renforcer le vivre-ensemble et à promouvoir la paix communautaire, en conformité avec les objectifs de la charia. Cette position rejoint celle de nombreux savants contemporains, notamment au sein d’Al-Azhar.
Jeddah : Arrestation de deux figures emblématiques de la diaspora tchadienne
Ali Nahar a été arrêté et Idriss Souleyman a convoqué à Jeddah, suite à une plainte du consul général du Tchad concernant leur rôle dans la Fédération tchadienne de football en Arabie Saoudite.
Ces deux piliers de la communauté, actifs depuis plus de 35 ans dans le sport et la culture, suscitent aujourd’hui inquiétude et indignation. Idriss Souleyman est un acteur majeur de l’éducation et de la promotion culturelle, tandis qu’Ali Nahar est au cœur du développement sportif local.
La diaspora dénonce une ingérence personnelle du consul et de ses collaborateurs, et appelle les autorités tchadiennes à agir pour protéger ses membres et maintenir l’unité de la communauté à l’étranger.
توقيف واستدعاء ناشطين تشاديين بجدة في قضية مرتبطة بنشاط رياضي
أوقفت السلطات المختصة بالمملكة العربية السعودية الناشط علي نهار، فيما استدعت إدريس سليمان، على خلفية شكوى رسمية تقدّم بها القنصل العام لجمهورية تشاد بجدة، تتعلق بنشاط رياضي مرتبط بتمثيل الفدرالية التشادية لكرة القدم داخل المملكة.
وبحسب مصادر من الجالية، فإن الاتحاد التشادي لكرة القدم كان قد كلّف إطارًا تنفيذيًا للعمل على تطوير كرة القدم واكتشاف المواهب ودعم المنتخب الوطني، غير أن خلافات حول الصفة القانونية والترخيص أدت إلى رفع شكوى للجهات المحلية المختصة.
وسبق أن تم استدعاء المعنيين في وقت سابق على خلفية نفس الملف، قبل أن يُخلى سبيلهما، إلا أن إعادة تحريك القضية مؤخرًا أسفرت عن توقيف علي نهار مجددًا، مع استدعاء إدريس سليمان في انتظار استكمال الإجراءات القانونية.
وتشير أوساط داخل الجالية التشادية بجدة إلى أن هذه التطورات أثارت مخاوف بشأن مستقبل الأنشطة الرياضية والاجتماعية، خاصة أن الجالية مارست هذه الأنشطة لعقود في إطار من التعايش والانسجام، دون تسجيل تدخلات رسمية مماثلة في السابق.
ويُعد إدريس سليمان من أبرز الناشطين الإعلاميين والاجتماعيين، وله إسهامات معروفة في مجال التعليم وتنظيم الفعاليات الثقافية، من بينها المساهمة في ترخيص المدرسة التشادية العالمية بجدة. كما يُعرف علي نهار بدوره الفاعل في تنشيط العمل الرياضي داخل أوساط الجالية.
Session budgétaire 2026 : le 2ᵉ arrondissement de N’Djamena fixe ses priorités
La commune du 2ᵉ arrondissement de N’Djamena a tenu, ce lundi 29 décembre 2025, la cérémonie d’ouverture de sa session budgétaire consacrée à l’étude et à l’adoption du budget communal pour l’exercice 2026.
La rencontre s’est déroulée sous la présidence de l’administratrice déléguée, Mme Naï Hortence Ahmadou Payanfou, aux côtés du maire M. Karim Hadji Karim, en présence des conseillers municipaux, des chefs de carré et des agents de la commune.
À travers cette session, les autorités communales entendent se doter d’un budget réaliste et conforme aux besoins des populations locales, avec un accent particulier sur les infrastructures de proximité, les services sociaux essentiels, l’assainissement, la sécurité et le développement local.
Dans son intervention, l’administratrice déléguée a exhorté les participants à faire preuve de rigueur et de transparence dans la gestion des finances publiques. Le maire, quant à lui, a rappelé que le budget communal constitue un instrument fondamental pour impulser un développement équilibré et durable au bénéfice des habitants du 2ᵉ arrondissement.
Guéra : Pose de la première pierre des bureaux de la Sous-préfecture de Mawa
La localité de Mawa, chef-lieu de la sous-préfecture du même nom, dans le département d’Abtouyour (province du Guéra), a connu ce lundi 29 décembre 2025 un moment historique avec la pose de la première pierre pour la construction des bureaux de la Sous-préfecture.
La cérémonie s’est déroulée en présence du sous-préfet de Mawa, M. Youssouf Brahim Niman, des cadres administratifs ainsi que de nombreux chefs de villages environnants, venus témoigner leur soutien à cette initiative d’envergure.
Cette mobilisation illustre l’importance accordée à ce projet, destiné à renforcer l’administration locale et à améliorer la gouvernance de la chose publique au bénéfice des populations.
S’exprimant au nom des cadres de la Sous-préfecture, Dr Abdelkerim Nedjim a souligné que la réalisation de ce bâtiment permettra de doter l’administration d’un cadre de travail moderne et fonctionnel, mieux adapté au service des citoyens.
Pour sa part, le sous-préfet Youssouf Brahim Niman a salué la concrétisation de ce projet, qu’il a qualifié de véritable levier de développement, favorisant la cohésion sociale, le vivre-ensemble et le rapprochement entre l’administration et les populations locales.
Pont de Nguéli : l’interdiction des motos, entre sécurité et intérêts lucratifs
L’interdiction faite aux motocyclistes de traverser le pont de Nguéli en direction de Kousseri continue de susciter colère et incompréhension des deux côtés de la frontière. Une mesure qui pénalise les usagers et soulève des questions sur ses motivations réelles.
Selon des sources proches des autorités camerounaises de Kousseri, aucun obstacle majeur ne justifie cette interdiction. Les autorités locales auraient même donné leur feu vert, à condition que les motocyclistes soient en règle et munis de leurs documents administratifs.

Du côté tchadien, toutefois, d’autres sources évoquent des intérêts économiques importants. Les parkings situés aux abords du pont, appartenant à des personnes influentes, génèrent d’importantes recettes quotidiennes. Cette situation expliquerait la réticence des autorités à lever l’interdiction.
Cette mesure affecte lourdement les citoyens tchadiens comme camerounais, contraints à des détours coûteux et chronophages. De nombreux usagers estiment que la décision ne répond plus aux réalités actuelles et appellent à une concertation entre les deux pays pour trouver une solution durable.

À l’origine, l’interdiction avait été instaurée dans un contexte sécuritaire marqué par la menace de Boko Haram, afin de protéger la paix. Aujourd’hui, elle est perçue par beaucoup comme une « vache à lait », détournée de sa finalité initiale.
Wadi-Fira : Un drone frappe un camp militaire, l’armée tchadienne alerte
Un camp des Forces Armées Nationales Tchadiennes a été touché par une attaque de drone dans la nuit du 25 décembre 2025, aux environs de 2 heures du matin, dans la zone de Tiné, province du Wadi-Fira, à l’extrême est du pays. L’attaque a causé la mort de deux militaires et fait un blessé, selon des sources officielles.
Dans un communiqué rendu public le 26 décembre, l’État-Major Général des Armées dénonce une agression armée sur le territoire national et condamne une atteinte grave à la souveraineté du Tchad. Le haut commandement estime que cet acte constitue une attaque intentionnelle, en violation du droit international.
L’armée tchadienne met en garde les parties impliquées dans le conflit au Soudan, qu’elle appelle à respecter l’intégrité territoriale du pays. Elle prévient également qu’elle se réserve le droit de répondre avec fermeté, en légitime défense, à toute nouvelle violation de l’espace national.
Cette attaque intervient dans un contexte de fortes tensions sécuritaires le long de la frontière tchado-soudanaise, où l’instabilité régionale continue de faire peser de lourdes menaces sur la sécurité du Tchad.

Première prise de contact officielle avec le Président National de l’UDP.
Hier, j’ai eu l’honneur de rencontrer Monsieur le Président National de l’ UDP National – Union des Démocrates pour le Développement et le Progrès Pr Max Kemkoye pour échanger sur les missions et priorités de mon département de Communication et Relations publiques.
Lors de cet échange constructif, nous avons abordé le domaine d’activité stratégique du département de la communication en général et celui de la Communication numérique en particulier. Un point d’orgue a été mis sur la fiche de mission qui oriente et donne les déclinaisons générales du département. Aussi, à la faveur du retrait du GCAP – Groupe de Concertation des Acteurs Politiques où notre parti est membre à part entière, des orientations structurées ont été fournies en termes de veille stratégique et de monitoring ainsi que la réflexion sur les plans d’action de couverture active, la formation en animation politique numérique, en leadership politique situationnelle et sur autant de nouveautés ingénieuses qui seront développées en attendant l’éventuelle reprise des activités politiques du Parti en ces temps de bascule démocratique et républicaine totale où ne règne la pensée unique



