BEF 2026 : Le 2ᵉ arrondissement de N’Djamena mobilisé pour la réussite des candidats

Le coup d’envoi des épreuves du Brevet d’Études Fondamentales (BEF), session 2026, a été donné ce lundi 1er juin dans les quatre centres d’examen du 2ᵉ arrondissement de N’Djamena. Plus de 1 000 candidats y prennent part, marquant une étape importante de leur parcours académique.

La cérémonie officielle de lancement s’est tenue au Lycée de la Paix sous la présidence du maire de la commune, Karim Hadji Karim, entouré de l’Inspectrice départementale de l’Éducation, Fota Abdou Alhabo, du Secrétaire général de la commune, Barkai Youssouf Alhadj Saleh, ainsi que de plusieurs responsables éducatifs.

Dans leurs différentes interventions, les autorités ont appelé les candidats à faire preuve de concentration, de détermination et de confiance afin d’aborder les épreuves dans les meilleures conditions. Elles ont également insisté sur les valeurs de mérite, d’effort et de persévérance qui doivent guider chaque élève tout au long de cet examen.

Le maire Karim Hadji Karim a, pour sa part, salué l’engagement des acteurs du système éducatif, notamment les enseignants, les encadreurs et les parents d’élèves, dont les efforts ont contribué à la préparation des candidats. Il a enfin adressé ses encouragements et ses vœux de pleine réussite à l’ensemble des élèves engagés dans cette session du BEF.

Tchad : Des enfants vivant avec un handicap formés à l’art culinaire tchadien au CESSER de Paris-Congo

Le Centre d’Éducation Spécialisée, de Soutien, d’Enseignement et de Rééducation (CESSER) de Paris-Congo a accueilli une formation en art culinaire destinée aux enfants vivant avec un handicap.

Organisée par l’association « Espoir », présidée par Dr Djigotchong Batoumaï Hortense, en partenariat avec l’association « Les Saveurs », dirigée par Lopiamadji Mbaïwoji Priscille, cette initiative a permis aux participants de découvrir et de s’initier à plusieurs spécialités de la cuisine tchadienne.

Au-delà de l’apprentissage des techniques culinaires, cette formation visait à renforcer l’autonomie des bénéficiaires et à favoriser leur inclusion sociale à travers le développement de compétences pratiques.

À l’issue de l’atelier, les responsables des deux associations ont réaffirmé leur engagement en faveur de l’accompagnement et de l’insertion des personnes vivant avec un handicap. La cérémonie s’est achevée par la remise d’attestations aux participants, en reconnaissance de leur implication et des connaissances acquises durant la formation.

Tchad : sécurité, libertés publiques et droits sociaux au cœur des préoccupations

À la suite de l’attaque d’Oregomel, les autorités tchadiennes ont annoncé l’arrestation d’une vingtaine de suspects et le renforcement des dispositifs sécuritaires sur l’ensemble du territoire, dans l’attente de l’ouverture des procédures judiciaires. Malgré ces mesures, la question de l’impunité reste posée, notamment dans plusieurs affrontements meurtriers survenus en 2023 et 2024 entre éleveurs et agriculteurs.

Libertés publiques sous surveillance
Le climat des libertés d’expression et d’association a été marqué par plusieurs tensions. Le 14 juin, le procureur de la République de N’Djamena a mis en garde les journalistes et membres de la société civile contre toute tentative d’enquête indépendante sur le massacre de Mandakao, évoquant des risques de poursuites pour « enquêtes parallèles ». Une position vivement critiquée par des organisations de défense de la presse, qui y voient une entrave au droit à l’information.

Dans la même dynamique, la Haute Autorité des médias et de l’audiovisuel a appelé, le 25 juin, à la responsabilité des médias en période de crise. Quelques semaines plus tard, des organisations internationales ont signalé des cas de surveillance, d’intimidation et d’autocensure touchant des journalistes.

Sur le plan politique et associatif, plusieurs organisations ont été dissoutes ou interdites, dont l’Association des jeunes pour l’animation et le développement rural, la Coordination nationale des jeunes pour la paix et le développement, ainsi que certaines structures liées à des mouvements citoyens et de la société civile.

Les autorités invoquent des motifs d’ordre public et de non-conformité au cadre juridique en vigueur.

Une crise éducative persistante
Dans le secteur de l’éducation, la situation demeure préoccupante. Selon l’UNICEF, plus de 849 000 enfants restent non scolarisés dans l’est du pays, dont une majorité issue de communautés d’accueil et de populations réfugiées ou retournées. Le déficit en infrastructures scolaires est estimé à environ 2 900 salles de classe, tandis que le financement disponible ne couvrirait qu’une faible partie des besoins urgents.

Violences basées sur le genre : des avancées encore limitées

Sur le plan des droits des femmes et des filles, le Comité des Nations unies pour l’élimination de la discrimination à l’égard des femmes s’est félicité de l’adoption d’une nouvelle loi visant à prévenir les violences basées sur le genre.

Toutefois, l’institution onusienne souligne la persistance de violences sexuelles et domestiques, ainsi que la faiblesse des réponses judiciaires.

Le Comité déplore notamment le faible nombre de poursuites et de condamnations, ainsi que la légèreté des sanctions. Il alerte également sur la stigmatisation des victimes et le recours fréquent à des mécanismes de médiation traditionnelle qui limiteraient l’accès à la justice.

Les recommandations formulées insistent sur le renforcement de l’accès à l’aide juridique, la mise en place de structures d’accueil adaptées, l’amélioration des soins médicaux et psychosociaux, ainsi que la formation des acteurs judiciaires et sécuritaires à la prise en charge des violences de genre.

Enquête journalistique : La lutte contre le tabac au Tchad, des efforts encore insuffisants

À l’occasion de la Journée mondiale sans tabac célébrée chaque année le 31 mai, la communauté internationale attire l’attention sur les dangers du tabagisme et la nécessité de renforcer les actions de prévention. Instituée en 1987 par l’Organisation mondiale de la Santé, cette journée vise à mieux faire connaître les conséquences sanitaires, sociales et économiques du tabac.

Au Tchad, malgré quelques initiatives de sensibilisation menées par les autorités sanitaires et les organisations de la société civile, le combat contre le tabagisme demeure confronté à de nombreux défis. Selon le Réseau des journalistes pour la lutte contre le tabac au Tchad, beaucoup d’efforts restent encore à fournir pour réduire efficacement la consommation du tabac, notamment chez les jeunes.

Un manque de politique nationale forte

Les acteurs engagés dans la lutte antitabac dénoncent l’absence d’une politique nationale suffisamment ambitieuse pour encadrer la vente, la publicité et la consommation des produits du tabac. Plusieurs observateurs estiment que les textes existants sont peu appliqués et que les contrôles demeurent insuffisants.

Une sensibilisation encore limitée

Dans les établissements scolaires, les universités et les espaces publics, les campagnes de sensibilisation restent sporadiques. De nombreux jeunes ignorent encore les risques liés au tabagisme, notamment les maladies cardiovasculaires, les cancers et les affections respiratoires.

Les spécialistes de la santé publique

recommandent une multiplication des campagnes d’information à travers les médias, les réseaux sociaux et les structures éducatives afin de mieux informer la population sur les conséquences du tabac.

Des conséquences sanitaires préoccupantes
Le tabagisme constitue l’une des principales causes évitables de décès dans le monde. Il est responsable de nombreuses maladies chroniques qui pèsent lourdement sur les systèmes de santé et sur les familles. Les professionnels de santé rappellent que l’exposition à la fumée passive représente également un danger pour les non-fumeurs, notamment les femmes et les enfants.

Un appel à l’action

À l’occasion de cette Journée mondiale sans tabac, le Réseau des journalistes pour la lutte contre le tabac au Tchad appelle les autorités publiques, les organisations de la société civile, les professionnels des médias et les partenaires techniques et financiers à renforcer les actions de prévention et de sensibilisation.
Pour les membres du réseau, la lutte contre le tabac doit devenir une priorité de santé publique afin de protéger les générations présentes et futures contre les conséquences dévastatrices du tabagisme.

« Un Tchad sans tabac est possible, mais cela exige un engagement collectif, des politiques efficaces et une sensibilisation permanente de la population », concluent les responsables du réseau.

Mayo-Kebbi Ouest : Des avancées significatives dans la lutte contre les enlèvements sous l’impulsion du Général Abdelmanane Khatab

Longtemps confrontée au phénomène des enlèvements contre rançon, la province du Mayo-Kebbi Ouest semble aujourd’hui enregistrer des progrès notables sur le plan sécuritaire. Pendant près de vingt-cinq ans, ce fléau a affecté de nombreuses familles et constitué l’un des principaux défis pour les autorités locales.

Depuis sa nomination en qualité de Délégué Général du Gouvernement auprès de la Province du Mayo-Kebbi Ouest, le Général Abdelmanane Khatab a fait de la restauration de la sécurité une priorité de son action administrative. En étroite collaboration avec les forces de défense et de sécurité, plusieurs opérations ont été engagées afin de démanteler les réseaux criminels impliqués dans les enlèvements et autres actes de grand banditisme.

Les actions menées sur le terrain ont permis l’interpellation de plusieurs présumés malfaiteurs et la libération de nombreux otages. Selon des sources concordantes, aucun cas d’enlèvement avec otage ne serait actuellement signalé dans la province, traduisant une amélioration sensible de la situation sécuritaire.

Ces résultats sont le fruit d’une stratégie combinant présence renforcée des forces de sécurité, coordination des interventions et suivi rigoureux des opérations. Ils témoignent également de l’engagement constant des autorités provinciales à garantir la protection des personnes et de leurs biens.

Si les avancées enregistrées sont largement saluées par les populations, les autorités restent conscientes des défis à relever pour consolider durablement les acquis. Le maintien de la vigilance, le renforcement des moyens opérationnels ainsi qu’une meilleure synergie entre les services de sécurité et les autorités judiciaires demeurent des facteurs essentiels pour prévenir toute résurgence du phénomène.

Grâce aux efforts engagés sous la conduite du Général Abdelmanane Khatab, le Mayo-Kebbi Ouest retrouve progressivement un climat de stabilité, offrant ainsi de meilleures perspectives de développement et de cohésion sociale pour l’ensemble de ses habitants.

Société : Les bassins de rétention d’eau de N’Djamena transformés en dépotoirs à ciel ouvert

Conçus pour recueillir les eaux de pluie et limiter les risques d’inondation, plusieurs bassins de rétention de la capitale tchadienne sont aujourd’hui envahis par les déchets ménagers, suscitant des inquiétudes à l’approche de la saison pluvieuse.

Autrefois interdits afin de préserver l’environnement urbain, les sachets plastiques communément appelés « leda » ont progressivement refait surface dans les quartiers de la ville. Cette situation contribue à la dégradation du cadre de vie et compromet les efforts d’assainissement engagés par les autorités.

Pour constater l’ampleur du phénomène, notre équipe s’est rendue au bassin de rétention situé derrière le lycée Habena, dans le 7ᵉ arrondissement de N’Djamena. Sur les lieux, de nombreux déchets ménagers jonchent l’ouvrage, pourtant essentiel à l’évacuation des eaux de pluie. Si des actions de nettoyage sont régulièrement menées sur les voies publiques, les bassins de rétention semblent, quant à eux, être laissés à l’abandon.

Cette situation soulève plusieurs interrogations sur la gestion et la protection de ces infrastructures publiques. Des habitants appellent notamment à une plus grande implication des autorités communales, des responsables des établissements scolaires et des riverains afin de préserver ces espaces stratégiques.

À quelques semaines du début des fortes pluies, l’urgence d’un assainissement se fait sentir. Sans intervention rapide, l’accumulation des déchets pourrait obstruer l’écoulement des eaux, provoquer le débordement des bassins et exposer les habitations voisines à des risques d’inondation.

Par Djonyabo Yefta.

Tchad – Suisse : un dialogue renforcé autour de la paix et du développement au Sahel

Le 28 mai 2026 à Genève, une rencontre diplomatique de haut niveau s’est tenue entre l’Ambassadeur du Tchad en Suisse, SEM Ahmad Makaila, et l’Envoyée spéciale de la Suisse pour la région du Sahel, Mme Cédrine Beney.

Cette séance de travail a permis d’examiner les perspectives de renforcement de la coopération bilatérale, avec un accent particulier sur la paix, la sécurité, la cohésion sociale ainsi que les enjeux de développement durable dans la région sahélienne.

La partie suisse a salué l’engagement du Tchad dans l’accueil des réfugiés et ses efforts continus en faveur de la stabilité régionale. En retour, la délégation tchadienne a insisté sur la nécessité d’intensifier la coopération internationale afin de faire face aux défis sécuritaires et socio-économiques persistants au Sahel.

Cette rencontre illustre la volonté commune des deux pays de consolider leur partenariat et de renforcer une collaboration fondée sur la stabilité et le développement partagé.

#Culture : Lancement officiel du Festival des Arts et de la Culture « Azumeina » à N’Djamena

La première édition du Festival des Arts et de la Culture « Azumeina » a été officiellement lancée ce mardi 26 mai 2026 à Walia Ngosso, dans le 9ᵉ arrondissement de N’Djamena.

La cérémonie d’ouverture a été présidée par le secrétaire d’État aux Télécommunications et à l’Économie numérique, Ibangolo Abel Maïna, représentant le ministre de la Culture, du Développement touristique et de l’Artisanat.

L’événement a réuni plusieurs personnalités administratives et politiques, notamment des membres du gouvernement, le maire de la commune, des députés, des sénateurs, des chefs traditionnels ainsi que des représentants des communautés Marba, Kolon et Gogo.

Placée sous le thème : « Identité culturelle au service de la paix et du développement », cette première édition se veut un espace de valorisation du patrimoine culturel tchadien, de promotion du vivre-ensemble et de réflexion sur le rôle de la culture dans la consolidation de la paix et le développement socioéconomique du pays.

Prévu sur cinq jours, le festival proposera un riche programme d’activités culturelles et artistiques, comprenant des prestations de danses traditionnelles, des expositions et ventes d’objets artisanaux, des concerts live, des sketchs ainsi que plusieurs animations mettant en lumière la diversité culturelle du Tchad.

🔴 Sénégal : l’Assemblée nationale valide le retour d’Ousmane Sonko au Parlement

L’Assemblée nationale sénégalaise a approuvé la réintégration de Ousmane Sonko en tant que député, dans un contexte marqué par des tensions politiques et une recomposition au sommet de l’État.

Fait divers / Salamat : une femme tuée dans un drame conjugal, une enquête ouverte

Un nouveau drame conjugal a secoué une famille et ravivé la question des violences domestiques. Une femme a perdu la vie à la suite d’une violente altercation avec son époux, selon des informations préliminaires.

Les faits se seraient produits au domicile conjugal, où une dispute aurait rapidement dégénéré. La victime aurait été agressée par son mari et a succombé à ses blessures, plongeant le voisinage dans la stupeur.

Alertées, les autorités administratives et sécuritaires se sont rendues sur les lieux afin de procéder aux constats d’usage et de sécuriser la zone. Une enquête a été immédiatement ouverte pour faire toute la lumière sur les circonstances exactes de ce drame et situer les responsabilités.

Ce nouvel épisode tragique relance les préoccupations autour des violences conjugales, qui continuent de coûter des vies au sein des foyers.