هانا هاردي من أكادير: الفن جسر بين الإنسان والأرض ورسالة سلام تستلهم روح الثقافة الأمازيغية

في مداخلة فنية وفكرية متميزة، قدمت الفنانة البريطانية هانا هاردي، اليوم، بالمقهى الثقافي « أمازيغ كابريس » بمدينة أكادير، رؤية إنسانية عميقة حول علاقة الفن بالطبيعة والحرية والسلام، وذلك ضمن فعاليات ملتقى السلام الدولي للفنون التشكيلية الذي تحتضنه عاصمة سوس بمشاركة فنانين ومبدعين من داخل المغرب وخارجه.

وخاطبت هاردي الحضور، الذي ضم عدداً من الفنانين والمهتمين بالشأن الثقافي والفني، مؤكدة أن الفن قادر على أن يكون « جسراً بين الثقافات، وبين الماضي والحاضر، وبين الإنسان والأرض »، معتبرة أن الإبداع الفني يتجاوز كونه ممارسة جمالية ليصبح طقساً روحياً يعيد وصل الإنسان بجذوره وبالعالم من حوله.

واستعرضت الفنانة البريطانية تجربتها في مشروعها الفني « الشعوب الحرة » المستوحى من الثقافة الأمازيغية بالمغرب، موضحة أن هذا المشروع انطلق من سؤال جوهري: « ماذا يعني أن نكون أحراراً؟ ». وأبرزت أن ارتباط الإنسان بالطبيعة وبالمجتمع يشكل أحد المفاتيح الأساسية لفهم الحرية في بعدها الإنساني العميق.

وأكدت هاردي أن الثقافة الأمازيغية ألهمتها من خلال ما تحمله من قيم الانسجام مع الطبيعة والاحترام العميق للأرض، مشيرة إلى تجاربها الفنية مع أطفال من مناطق مغربية مختلفة، من بينها قلعة مكونة والداخلة، حيث عملت على إنجاز ورشات جماعية استلهمت عناصرها من الطبيعة والأحلام المشتركة والهندسة الرمزية.

كما توقفت عند تأثير التراث الموسيقي المغربي، وخاصة إيقاعات كناوة، في مسارها الإبداعي، معتبرة أن هذه الموسيقى تحمل رسائل للتحرر والتآخي والكرامة الإنسانية، تماماً كما تعكسها ضحكات الأطفال وأغانيهم.

وأوضحت الفنانة أنها تعتمد في أعمالها على مواد طبيعية مستخرجة من البيئة المغربية، مثل الطين والحناء والنيلة والفحم، إلى جانب نباتات محلية كالزيتون والنعناع والنخيل والورد، في محاولة لإعادة الاعتبار للعلاقة العضوية بين الفن والطبيعة.

وفي رسالة حملت أبعاداً فلسفية وإنسانية، شددت هاردي على أن الحرية ليست مفهوماً مجرداً، بل هي « علاقة حية مع الأرض ومع الآخرين »، مضيفة أن السلام الحقيقي يبدأ من قيم التبادل والتكافل والاحترام المتبادل، وهي قيم تجدها حاضرة بقوة في الثقافة الأمازيغية.

ودعت الحاضرين إلى القيام بتأمل جماعي يستحضر مكاناً طبيعياً يشعرون نحوه بارتباط خاص، سواء كان جبلاً أو نهراً أو غابة أو صحراء، معتبرة أن استعادة هذه الروابط الروحية مع الطبيعة يمكن أن تفتح آفاقاً جديدة للإبداع وللتواصل الإنساني.

واختتمت الفنانة البريطانية مداخلتها بالتأكيد على أن الفن يشكل أداة للتحول والتغيير وبناء الجسور بين الشعوب، متسائلة: « كيف يمكن لفن كل واحد منا أن يساهم في بناء جسر بين الأرض والإنسانية؟ ».

وقد لقيت مداخلة هانا هاردي تفاعلاً إيجابياً من طرف الحضور، لما حملته من أفكار تدعو إلى إعادة التفكير في علاقة الإنسان بالطبيعة، وإلى توظيف الفن كوسيلة لنشر ثقافة السلام والحوار والتعايش، وهي القيم التي يسعى ملتقى السلام الدولي للفنون التشكيلية بأكادير إلى ترسيخها من خلال برمجته الثقافية والفنية المتنوعة.

مقالة رأى
بقلم الصحفي: الحسن باكريم ايت معلا

Province du Lac : les autorités au contact des nouveaux déplacés de Fouli et Kaya

Le Délégué Général du Gouvernement auprès de la province du Lac, le Général Saleh Haggar Tidjani, a effectué, ce mercredi 3 juin 2026, une visite de terrain sur plusieurs sites accueillant les populations déplacées des départements de Fouli et de Kaya, à la suite des récentes attaques de Boko Haram et des mesures sécuritaires prises dans le cadre de l’état d’urgence.

À la tête d’une importante délégation composée des autorités administratives, des forces de défense et de sécurité, ainsi que des partenaires humanitaires nationaux et internationaux, il s’est rendu sur les sites d’Abba Cherifty, Karam 2 et Amma, dans le canton de Kiskra, où des milliers de personnes ont trouvé refuge après avoir quitté les zones insulaires considérées comme à haut risque.

Sur place, les autorités ont constaté des conditions de vie particulièrement précaires. Les déplacés font face à un manque criant d’abris, de vivres et de services sociaux de base. Plusieurs familles ont témoigné des difficultés rencontrées depuis leur arrivée sur ces sites d’accueil.

Lors de ses échanges avec les populations, le Général Saleh Haggar Tidjani a rappelé que cette opération d’évacuation vise avant tout à protéger les civils contre les menaces sécuritaires. Il a salué la collaboration des chefs traditionnels et l’adhésion des communautés à cette mesure préventive.

Moment fort de la visite, la rencontre avec une mère de famille vivant sous un abri de fortune avec ses quatre enfants, dont deux souffrants, sans avoir reçu de nourriture depuis la veille. Une situation qui illustre l’ampleur des besoins humanitaires dans la province.

Le Délégué Général a assuré que les préoccupations exprimées par les déplacés seront transmises aux instances compétentes et a réaffirmé l’engagement de l’État et de ses partenaires à apporter une réponse humanitaire adaptée aux populations affectées.

Éditorial : Le RGPH3 face à la crise de confiance

Le Troisième Recensement Général de la Population et de l’Habitat (RGPH3), censé fournir les données indispensables à la planification du développement du Tchad, est aujourd’hui confronté à une vague de contestations qui dépasse largement la question des indemnités des agents recenseurs.

Dans plusieurs provinces, de nombreux agents ont exprimé leur mécontentement, dénonçant non seulement les conditions financières de leur formation, mais également des irrégularités présumées dans le processus de sélection. Des accusations de népotisme, de favoritisme et de communautarisme circulent avec insistance, alimentant un climat de suspicion autour d’une opération pourtant d’intérêt national.

Qu’elles soient fondées ou non, ces allégations traduisent une crise de confiance qui mérite une attention particulière. Un recensement national ne peut atteindre ses objectifs que s’il repose sur les principes d’équité, de transparence et d’inclusion.

Lorsque certains citoyens ont le sentiment que les critères de recrutement ne sont pas respectés, c’est la crédibilité même de l’opération qui se trouve fragilisée.

Le RGPH3 représente un enjeu stratégique pour le pays. Les données qui en découleront serviront à orienter les politiques publiques, les investissements et les programmes de développement pour les années à venir. Il est donc essentiel que toutes les zones d’ombre soient dissipées et que les préoccupations exprimées par les agents soient examinées avec sérieux et impartialité.

Plus que jamais, les responsables du recensement sont appelés à faire preuve de pédagogie, de transparence et d’ouverture au dialogue. Car au-delà des chiffres, c’est la confiance des citoyens dans les institutions qui est aujourd’hui en jeu.

N’Djamena : Ouverture de l’atelier de validation technique du rapport biennal du Gouvernement 2024-2026

Un atelier de validation technique du rapport biennal du Gouvernement couvrant la période 2024-2026 s’est ouvert ce mardi à l’hôtel Radisson Blu de N’Djamena. La cérémonie d’ouverture a été présidée par la ministre, Secrétaire générale du Gouvernement, Dr Ramatou Mahamat Houtouin, en présence de plusieurs hauts responsables de l’État.

Cette rencontre vise à examiner et valider le rapport de mise en œuvre du programme politique du Président de la République, le Maréchal Mahamat Idriss Déby Itno. Pendant quatre jours, les secrétaires généraux des ministères, les experts ainsi que les points focaux ministériels passeront en revue les réalisations enregistrées afin d’évaluer les progrès accomplis et de renforcer le suivi des actions gouvernementales.

À travers cet exercice, le Gouvernement entend dresser un bilan des actions menées au cours de la période concernée, tout en identifiant les défis à relever pour améliorer l’efficacité de l’action publique et accélérer la mise en œuvre des priorités nationales.

Melom Djerassem Natacha

Sécurité: 29 présumés malfaiteurs présentés par la Police nationale

La Police nationale a présenté, ce 2 juin 2026 à N’Djamena, vingt-neuf (29) individus interpellés dans le cadre de plusieurs opérations menées entre le 15 mai et le 1er juin 2026. Ces arrestations ont été effectuées par la Cellule des renseignements, les Commissariats de sécurité publique, les services centraux de la Direction générale des renseignements et investigations ainsi que le Poste de police frontalière de Ngueli.

Selon les autorités policières, les personnes arrêtées sont impliquées dans diverses infractions, notamment le trafic d’armes, les vols sous différentes formes, les braquages, l’association de malfaiteurs, les cambriolages de véhicules ainsi que l’entrée illégale d’étrangers sur le territoire national.

Parmi les personnes présentées figurent deux suspects poursuivis pour vol et trafic d’armes, vingt-quatre autres mis en cause pour association de malfaiteurs, braquages, vols aggravés et vols de motos, de téléphones ou d’ordinateurs. Deux individus sont également poursuivis pour cambriolage de véhicules, tandis qu’une personne est accusée d’entrée illégale d’étrangers et de complicité.

La Police nationale précise que tous les suspects ont été auditionnés conformément aux procédures en vigueur avant leur présentation aux autorités compétentes pour la suite de la procédure judiciaire.

Cette opération s’inscrit dans le cadre des efforts continus des forces de sécurité visant à lutter contre la criminalité et à renforcer la sécurité des personnes et des biens sur l’ensemble du territoire national.

Tchad–Cameroun : Les administrations douanières renforcent leur coopération à Yaoundé

Une délégation tchadienne conduite par le Directeur général des Douanes et Droits indirects, le Général de Division Ousman Brahim Djouma, prend part à Yaoundé à une réunion de travail avec les autorités douanières camerounaises dans le cadre du renforcement de la coopération bilatérale entre les deux pays.

Organisée au titre de l’accord d’assistance mutuelle liant les administrations douanières du Tchad et du Cameroun, cette rencontre vise à examiner plusieurs questions liées à la facilitation des échanges commerciaux et à l’amélioration de la gestion du corridor Cameroun–Tchad, principal axe d’approvisionnement de l’économie tchadienne.

Les discussions portent notamment sur l’interconnexion des systèmes d’information douaniers, la gestion du transit des marchandises, les difficultés observées dans les échanges transfrontaliers entre Kousseri et N’Djamena, ainsi que le traitement des conteneurs à destination du Tchad dans les ports de Douala et de Kribi.

À l’issue des travaux, les deux parties ont réaffirmé leur engagement à renforcer la lutte contre la fraude et les trafics illicites, à fluidifier le commerce transfrontalier et à consolider la sécurisation de cette voie stratégique, essentielle à l’intégration économique sous-régionale et au développement des échanges entre les deux États.

Sénégal: La non-participation de PASTEF au gouvernement

La décision de PASTEF-Les Patriotes de ne pas intégrer le nouveau gouvernement constitue un signal politique fort dans le paysage institutionnel sénégalais. Ce choix, officialisé à l’issue de concertations avec les autorités exécutives, met en lumière des divergences de fond sur l’architecture de l’action gouvernementale et les modalités de partage du pouvoir.

Un désaccord sur la configuration de l’exécutif
Selon les éléments communiqués par la direction du parti, les échanges avec la présidence ont mis en évidence des points de convergence, mais aussi des divergences substantielles concernant la composition et le fonctionnement de l’équipe gouvernementale. Ces désaccords portent notamment sur la représentation politique au sein de l’exécutif et sur l’équilibre des responsabilités institutionnelles.

Dans ce contexte, PASTEF estime que les conditions nécessaires à une participation cohérente et efficace n’étaient pas réunies, justifiant ainsi son retrait du processus de formation du gouvernement.

Une posture politique de cohérence assumée
Le parti justifie sa position par une exigence de cohérence avec son projet politique et ses engagements programmatiques. En refusant d’intégrer le gouvernement dans les conditions proposées, PASTEF cherche à préserver son identité politique et sa lisibilité auprès de son électorat.

Cette stratégie traduit une volonté de se positionner non pas dans une logique de participation systématique au pouvoir, mais dans une approche conditionnée par l’adéquation entre les orientations gouvernementales et les lignes politiques du parti.

Une lecture politique des rapports de force
Au-delà de l’aspect organisationnel, cette décision révèle des tensions plus profondes sur la conduite de l’action publique et la répartition de l’autorité politique. Elle intervient dans un contexte de recomposition des équilibres institutionnels, où les alliances et les rapports de force demeurent en construction.

Cette situation met en évidence les défis liés à la consolidation d’une gouvernance stable dans un contexte de forte attente sociale et de transformation politique.

Un choix aux implications institutionnelles
La non-participation de PASTEF au gouvernement pourrait avoir des répercussions sur la dynamique de l’exécutif, notamment en matière de coordination politique et de mise en œuvre des réformes. Elle pose également la question de l’articulation entre majorité politique et action gouvernementale dans un système en phase de redéfinition.

Conclusion

En s’abstenant d’intégrer le gouvernement, PASTEF adopte une posture de vigilance politique fondée sur la cohérence programmatique et la préservation de son identité. Ce choix ouvre une nouvelle phase dans les relations entre les acteurs de l’exécutif, marquée par des ajustements institutionnels et une redéfinition des équilibres politiques au sommet de l’État.

إنجمينا: رئيس بلدية الدائرة الثانية يقود حملة توعوية للحفاظ على الفضاءات العامة

قاد رئيس بلدية الدائرة الثانية بمدينة إنجمينا، كريم حاجي كريم، يوم الإثنين 1 يونيو 2026، حملة توعوية استهدفت التجار في حيي كليمات وبولولو، وذلك في إطار الجهود الرامية إلى الحد من الاستغلال العشوائي للفضاءات العامة والحفاظ على النظام العمراني.

وخلال هذه الجولة الميدانية، ذكّر رئيس البلدية التجار بضرورة احترام الأملاك العامة والأرصفة والطرق المخصصة لحركة المرور، مؤكداً أن الحفاظ على هذه المرافق مسؤولية جماعية تسهم في تحسين ظروف العيش وتعزيز السلامة المرورية.

كما دعا التجار إلى المساهمة في جهود النظافة والتجميل الحضري من خلال تجنب إقامة الأكشاك أو عرض البضائع بشكل غير قانوني في الأماكن العامة، بما يضمن انسيابية حركة المشاة والمركبات ويحافظ على المظهر الحضاري للمدينة.

وتأتي هذه المبادرة في إطار برنامج البلدية الهادف إلى تعزيز النظام العمراني، وتحسين مستوى النظافة العامة، وتوفير بيئة حضرية أكثر تنظيماً وأمناً لسكان الدائرة الثانية.

Iriba : les agents recenseurs suspendent leurs activités pour protester contre leurs conditions de travail

Dans le département d’Iriba Iriba, les opérations de recensement de la population connaissent une perturbation majeure depuis ce lundi, à la suite d’un mouvement de grève déclenché par les agents recenseurs déployés sur le terrain.

Selon des informations recueillies auprès de plusieurs participants, les agents dénoncent des conditions de travail qu’ils jugent particulièrement difficiles. Après avoir suivi les formations requises et été déployés dans différentes localités, ils affirment n’avoir bénéficié d’aucune prise en charge pour leurs déplacements ni pour leur restauration durant la mission.

Les grévistes expliquent également que la rémunération annoncée, estimée à environ 200 000 francs CFA pour plusieurs semaines voire plusieurs mois de travail, est largement insuffisante au regard des charges engagées et des réalités du terrain.

Face à cette situation, ils réclament une révision urgente de leurs conditions de travail, notamment une meilleure prise en charge logistique ainsi qu’une revalorisation de leurs indemnités.

En attendant une réaction des autorités compétentes, les activités de recensement restent fortement ralenties dans plusieurs zones du département, compromettant le bon déroulement de cette opération statistique essentielle.

Abéché : Suspension de la formation des agents recenseurs après une contestation sur les indemnités

La formation des agents recenseurs a été suspendue ce lundi 01 juin à Abéché, à la suite d’un mouvement de contestation lié au montant de l’indemnité journalière fixée à 2 000 FCFA.

Les participants jugent cette rémunération insuffisante et réclament une revalorisation avant la poursuite des activités. Des échanges sont attendus entre les parties concernées afin de trouver un compromis et permettre la reprise du processus de recensement.