Culture – Festival Dary : hommage au leadership du Maréchal Mahamat Idriss Déby Itno

Le ministre du Développement touristique, de la Culture et de l’Artisanat, M. Abakar Rozi Teguil, a tenu ce matin un point de presse dans un hôtel de la capitale pour rendre hommage aux autorités, et particulièrement au Président de la République, Maréchal Mahamat Idriss Déby Itno, à l’occasion de la réussite de la 7ᵉ édition du Festival Dary.
Selon le ministre, ce festival, qui s’est déroulé dans un climat de paix et de ferveur populaire, doit sa réussite à l’impulsion, à l’engagement personnel et à la vision du Maréchal Mahamat Idriss Déby Itno. « Si ce festival a pu avoir lieu, c’est grâce à son soutien indéfectible, son très haut patronage et son attachement à la culture nationale », a-t-il souligné.
M. Teguil a ajouté que les participants ont vécu des moments forts de partage, de fraternité et de cohésion, confirmant que la culture demeure l’un des piliers les plus solides de l’unité nationale.
Le ministre a également remercié toutes les autorités, le Premier ministre, le ministre de l’Élevage, les partenaires, l’Office national de promotion du tourisme, de la culture et de l’artisanat, les forces de sécurité, les artistes, le comité d’organisation, les agents sanitaires ainsi que les médias pour leur contribution à la réussite et à la couverture internationale de l’événement.
Avec plus de 250 000 visiteurs enregistrés sur l’ensemble du festival, dont un pic historique de 60 000 festivaliers lors de la nuit du 31 décembre 2025, marquée par un méga concert et un feu d’artifice offert à la population par le Président, le Festival Dary a largement répondu aux attentes du public.

Par Melom Djerassem Natacha & Abdelmoumine Issa

Santé : à Béré, plus de cinq mains amputées après des injections de diclofénac

Un phénomène sanitaire alarmant frappe plusieurs familles à Béré, dans la province de la Tandjilé, où plus de cinq personnes ont récemment subi l’amputation de leurs mains à la suite de l’administration non encadrée d’injections intraveineuses de diclofénac.

Selon le pharmacien Dr Alladoukam Neloumra, contacté par notre rédaction, « ces injections réalisées en dehors de tout cadre médical sécurisé entraînent des vies brisées, des membres amputés et des familles plongées dans la détresse ». Il rappelle que le diclofénac injectable est un médicament potentiellement dangereux lorsqu’il est administré par des personnes non qualifiées ou provenant de circuits illicites.

Le spécialiste explique que les patients se présentent souvent à l’hôpital avec des lésions avancées, où aucune alternative thérapeutique n’est possible hormis l’amputation. Les conséquences de ces pratiques incluent nécrose sévère des tissus, infections profondes et gangrène. « Le point commun entre ces cas n’est ni l’âge, ni la religion, ni le sexe, ni la pathologie initiale, mais l’injection hors du cadre médical », ajoute Dr Neloumra.

Les autorités sanitaires sont appelées à intervenir en urgence pour prévenir de nouveaux drames et sensibiliser la population sur les risques liés à l’usage de produits pharmaceutiques sans avis médical.

Médias : Le journaliste Moussa Nguedmbaye renvoyé en procès mais reste libre

Le directeur de publication du site d’information Nouvelles.td, Moussa Nguedmbaye, a été entendu ce mardi 6 janvier 2026 par le 6ᵉ substitut du procureur de la République à N’Djamena, dans le cadre d’une plainte pour diffamation déposée par le Commissariat de sécurité publique n°17 (CSP 17).

Le journaliste avait déjà été entendu la veille au Commissariat central n°2, pour les mêmes faits. À l’issue de l’audience, le magistrat a décidé de renvoyer le dossier en citation directe, ouvrant la voie à un procès tout en autorisant Moussa Nguedmbaye à comparaître libre.

Santé :Soins intensifs pour un étudiant blessé à l’ENASTIC d’Amdjarass

Le Ministre des Télécommunications, de l’Économie numérique et de la Digitalisation de l’Administration, Dr Boukar Michel, accompagné du Ministre de la Santé publique, Dr Abdelmadjid Abderahim, s’est rendu ce lundi 5 janvier au chevet de l’étudiant Djimadoum Charles, gravement blessé lors des incidents survenus récemment à l’ENASTIC, antenne d’Amdjarass.

Sur instruction du Ministre de la Santé, l’étudiant a été évacué à N’Djamena et pris en charge à l’hôpital de la Renaissance, où il reçoit des soins intensifs adaptés à son état. Les examens médicaux, dont un scanner de la tête, indiquent une évolution favorable, et son état est désormais jugé stable par le corps médical. Sa sortie de l’établissement est envisagée dans un délai de 48 heures, sous réserve d’un suivi médical rigoureux.

Cette visite ministérielle souligne la mobilisation des autorités pour assurer la sécurité et la santé des étudiants, après les incidents survenus dans l’établissement. Les ministères de l’Éducation nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Santé publique, ainsi que la Présidence de la République et la Primature, suivent de près l’évolution de la situation.

AT/ABB

Liberté de la presse : le directeur de publication de Nouvelles.td entendu puis relâché

Le directeur de publication du média Nouvelles.td, Moussa Nguedmbaye, a répondu ce jour à une convocation téléphonique du commissariat central n°2, dans le cadre d’une enquête pour « diffamation ». À l’issue de son audition, il est rentré librement à son domicile.

Le journaliste s’est présenté volontairement, accompagné de ses avocats, dans le respect des procédures légales. Aucune mesure restrictive n’a été prise à son encontre.

Cette convocation intervient dans un contexte national marqué par des préoccupations persistantes autour de la liberté de la presse au Tchad, régulièrement dénoncées par les médias et les organisations de la société civile.

N’Djamena : Un étudiant échappe de justesse à une tentative d’assassinat par son employeur

Le quartier Klémat, à N’Djamena, a été le théâtre d’une scène d’une extrême violence dans la nuit de samedi à dimanche. Emmanuel, étudiant en économie et agent de sécurité de nuit (APS), a frôlé la mort après avoir été pris pour cible par son propre employeur.

Une accusation aux allures délirantes

Selon des témoignages recueillis sur place, les faits se sont produits aux environs de minuit, à la suite d’une altercation entre l’employeur et son gardien. L’homme, présenté comme influent, aurait accusé Emmanuel de propager une prétendue « odeur de drogue » dans sa maison et son véhicule.
Pris d’un accès de colère, l’employeur aurait alors sorti une arme de poing et tiré à trois reprises en direction du jeune étudiant. Par un concours de circonstances miraculeuses, aucune balle n’a atteint la victime.

Une violence physique prolongée

Après les tirs, l’agresseur se serait acharné physiquement sur Emmanuel, le frappant violemment à l’aide de la crosse de son arme. Livré à lui-même, le jeune homme aurait tenté de se défendre pendant plusieurs heures face à la brutalité de son patron.
Ce n’est qu’aux premières lueurs du jour, vers 5 heures du matin, que l’intervention de riverains se rendant à la mosquée a mis fin à ce calvaire.

Une victime livrée à l’insécurité

À l’heure actuelle, Emmanuel se retrouve sans moyen de communication et dans une situation d’insécurité totale. Cette affaire relance avec acuité le débat sur la protection des travailleurs domestiques et des agents de sécurité, ainsi que sur l’impunité dont jouiraient certains individus fortunés face à la justice tchadienne.
Racine Infos

Médias : l’AMET dénonce une tentative d’intimidation contre un journaliste en ligne

L’Association des Médias en Ligne du Tchad (AMET) a exprimé sa vive préoccupation face à la convocation du directeur de publication du journal en ligne Nouvelles.td, Moussa Guedmbaye, attendue le lundi 5 janvier 2026 au Commissariat central n°2 de N’Djamena.

Selon l’AMET, cette convocation fait suite à la publication d’un article mettant en cause des pratiques présumées d’extorsion d’argent impliquant un officier de police judiciaire en service au Commissariat de Sécurité Publique n°17 (CSP 17). L’association estime que cette démarche relève davantage d’une tentative d’intimidation visant à faire taire un journaliste que d’une procédure régulière.

Dans son communiqué rendu public le 4 janvier 2026, l’AMET considère que ces agissements portent atteinte à la liberté de la presse et au droit du public à l’information, des principes garantis par la Constitution tchadienne et par les conventions internationales ratifiées par le Tchad.

L’organisation appelle le ministre de la Sécurité publique à intervenir afin de rappeler à l’ordre le commissaire du CSP 17, Mahmoud Abakoura, dont les pratiques, selon elle, nuisent à la confiance des citoyens et à l’image des forces de sécurité.

Par ailleurs, l’AMET invite l’ensemble des médias, des journalistes, des organisations professionnelles, ainsi que la société civile et les défenseurs des droits humains à se mobiliser pour défendre la liberté d’informer et à dénoncer toute forme de pression ou de représailles contre les professionnels des médias.

L’association réaffirme enfin qu’il est inacceptable, dans un État de droit, de recourir à des moyens détournés pour réduire au silence des journalistes engagés dans l’information d’intérêt public.

Tchad : Wakit Tama appelle à une attention internationale accrue sur la gouvernance du pays

Le mouvement citoyen Wakit Tama, par l’intermédiaire de sa section politique, a interpellé l’ancien président américain Donald Trump sur la situation politique et des droits humains au Tchad, dénonçant un système de gouvernance qu’il qualifie d’autoritaire et répressif.

Dans une déclaration rendue publique, le mouvement affirme reconnaître le rôle joué par Donald Trump dans la chute du régime vénézuélien, tout en exprimant des réserves quant au respect du droit international. Selon Wakit Tama, cet épisode illustre néanmoins la capacité des grandes puissances à peser sur des contextes politiques marqués par l’autoritarisme.
Concernant le Tchad, le collectif estime que la démocratie a été progressivement érodée au profit d’une gouvernance fondée sur le tribalisme et le communautarisme. Il évoque notamment la répression des manifestations du 20 octobre 2022 à N’Djaména, au cours desquelles plusieurs civils auraient été tués et de nombreux autres blessés.
Wakit Tama affirme que certaines de ces violences se sont produites à proximité de l’ambassade des États-Unis et auraient été enregistrées par les systèmes de vidéosurveillance de la représentation diplomatique américaine, constituant ainsi, selon le mouvement, des éléments matériels exploitables.
Le mouvement annonce par ailleurs qu’une délégation se rendra prochainement à Washington afin de soumettre des rapports détaillés au Sénat américain et à d’autres institutions américaines. Ces documents porteraient sur des violations présumées des droits humains et sur la situation politique générale du Tchad.

Pour son coordonnateur national, Zakaria Adam Zakaria, l’appui de partenaires internationaux demeure indispensable pour accompagner le peuple tchadien dans sa quête de justice, de liberté et d’alternance démocratique.

Tchad : un discours de cap, entre bilan institutionnel, promesses sociales et défis persistants

Dans son message à la Nation du 31 décembre 2025, le Président de la République, Maréchal Mahamat Idriss Déby Itno, a livré un discours dense, structuré autour d’un double axe : dresser le bilan de l’année 2025 et projeter l’action gouvernementale pour 2026. Une allocution à forte portée politique, marquée par la consolidation institutionnelle, les annonces sectorielles et un appel appuyé à l’unité nationale.
Une transition revendiquée comme achevée
Sur le plan institutionnel, le Chef de l’État présente 2025 comme l’année de l’achèvement du processus de transition. La mise en place d’un Parlement bicaméral et l’élection des Conseils provinciaux sont mises en avant comme des acquis majeurs, censés jeter les bases d’une décentralisation effective. Le Président annonce pour 2026 un transfert progressif de compétences et de ressources vers les collectivités territoriales, un chantier attendu mais dont la mise en œuvre reste l’un des tests majeurs de la gouvernance à venir.
Les infrastructures et l’énergie, piliers du discours économique
Le discours accorde une place centrale aux infrastructures, présentées comme le socle du développement socio-économique. L’ouverture de nouveaux ponts, la réalisation de centaines de kilomètres de routes bitumées et l’entretien des pistes rurales sont citées comme des avancées concrètes. Dans le secteur énergétique, la réforme avec la création de Tchadelec et l’ouverture au secteur privé traduisent une volonté de rompre avec les dysfonctionnements chroniques. La centrale solaire de Djarmaya est érigée en symbole de cette nouvelle orientation, même si la question de l’accès équitable et durable à l’électricité demeure cruciale pour les populations.
Agriculture, santé et éducation : des priorités réaffirmées
L’agriculture et l’élevage sont présentés comme les moteurs traditionnels de l’économie tchadienne, avec un appel à un changement de paradigme axé sur la transformation locale et l’industrialisation. Dans le secteur de la santé, le Président reconnaît implicitement les faiblesses persistantes, en insistant sur la qualité des soins, la gestion du système et le recrutement local du personnel médical.
L’éducation occupe également une place stratégique dans le discours. Face à la baisse du niveau scolaire, le Chef de l’État annonce un « traitement de choc » fondé sur la performance des enseignants, l’adaptation des programmes et l’évaluation régulière. Une reconnaissance est accordée à l’enseignement supérieur, tout en soulignant la nécessité d’investissements techniques lourds pour répondre aux besoins du marché de l’emploi.
Gouvernance, justice et lutte contre la corruption : un message d’équilibre
Sur le terrain de la gouvernance, le Président adopte un ton à la fois ferme et prudent. Il appelle à une lutte rigoureuse contre la corruption, tout en mettant en garde contre toute instrumentalisation de l’Autorité indépendante chargée de cette mission. Le retrait du Chef de l’État du Conseil supérieur de la magistrature est présenté comme un geste fort en faveur de l’indépendance de la justice, alors que les dysfonctionnements judiciaires sont clairement dénoncés.
Jeunesse, femmes et cohésion sociale au cœur du narratif politique
Le discours se veut inclusif, avec une attention particulière portée à la jeunesse, aux femmes et aux personnes vivant avec un handicap. Les investissements dans le sport, l’institution d’un Prix d’Excellence pour la Jeunesse et les réformes en faveur des droits des femmes traduisent une volonté affichée d’élargir la base sociale de l’action publique. La valorisation de la diversité culturelle et le classement du « Guruna » au patrimoine mondial de l’UNESCO renforcent cette dimension identitaire et symbolique.
Diplomatie régionale et sécurité : la continuité stratégique
Sur le plan régional, le Tchad se positionne comme un acteur de stabilité. L’accueil massif des réfugiés soudanais est présenté comme un devoir humanitaire, mais aussi comme un fardeau nécessitant un soutien international accru. La lutte contre le terrorisme au Sahel et dans le bassin du Lac Tchad demeure une priorité stratégique, avec un appel à une réponse internationale plus coordonnée.
Entre volontarisme politique et attentes sociales
En filigrane, le discours trace les contours d’un pouvoir soucieux de légitimer son action après la transition, en mettant en avant le Plan National de Développement « Tchad Connexion 2030 » et la mobilisation annoncée de 20 milliards de dollars. Reste que l’enjeu majeur de 2026 sera la traduction concrète de ces engagements dans le quotidien des Tchadiens, confrontés aux défis du coût de la vie, de l’emploi et de l’accès aux services sociaux de base.
En définitive, ce message à la Nation apparaît comme un discours de cap et de consolidation, mêlant bilan politique, promesses économiques et appels à la cohésion nationale. Sa crédibilité se jouera désormais moins dans les annonces que dans la capacité de l’État à produire des résultats tangibles et perceptibles par les citoyens.

وَدّاي: مركز عبد الله بن مسعود يحتفي بتخريج الدفعة السابعة من حفظة القرآن الكريم

احتضنت قرية أم دود، التابعة لمحافظة أبو قِدام بولاية وداي، حفلًا دينيًا مميزًا بمناسبة تخريج الدفعة السابعة من حفظة القرآن الكريم بمركز عبد الله بن مسعود، حيث بلغ عدد الخريجين اثنين وخمسين (52) حافظًا، وذلك في أجواء إيمانية جسدت عناية المجتمع بكتاب الله الكريم.
وافتُتحت فعاليات الحفل بكلمة ترحيبية ألقاها القوني عبد الرحمن حسن، عبّر فيها عن ترحيبه بالحضور، مثمنًا مشاركتهم ودعمهم لهذا الحدث القرآني المبارك.
وفي كلمته بالمناسبة، هنّأ مدير مركز عبد الله بن مسعود، القوني عمران جلال، الحفاظ الخريجين وأسرهم، مشيدًا بجهودهم ومثابرتهم، كما ثمّن دعم خريجي المركز لمسيرته التعليمية وجهوده المتواصلة في خدمة القرآن الكريم.
وتخللت المناسبة كلمات توجيهية وتلاوات قرآنية نموذجية قدّمها عدد من الخريجين، عكست المستوى الجيد للتكوين والتأهيل الذي يقدمه المركز في مجال تحفيظ كتاب الله.
ومن جانبه، أكد نائب رئيس المجلس الأعلى للشؤون الإسلامية بولاية وداي، الشيخ آدم معزل جاده، على المكانة السامية لحافظ القرآن، داعيًا إلى تعزيز روح الوحدة والتكاتف داخل المجتمع، والعمل على إنشاء ودعم المراكز القرآنية، لما لها من دور محوري في خدمة كتاب الله الكريم وترسيخ القيم الإسلامية.