PLUS DE 92 ÉTABLISSEMENTS PRIVES SANITAIRES SERONT FERMES A N’DJAMENA

Le ministère de la santé publique et ses partenaires ont organisé ce mercredi 14 novembre 2018, un atelier de restitution du rapport de la mission de contrôle  des établissements privés de soins (officines, dépôts pharmaceutiques, laboratoire d’analyses médicales) des dix arrondissements de N’Djamena pour tenter de règlementer  ce secteur.

Au Tchad, les établissements privés de soins poussent comme de champignons mettant ainsi en péril la vie de la population d’où « L’objectif de la mission est d’assurer une supervision, un suivi, une évaluation des activités des établissements privés dans les 10 arrondissements et aussi assurer le respect de la règlementation et normes régissant l’exercice de la médecine et de la pharmacie. Evaluer la qualité des prestations techniques, améliorer l’efficacité de nos  services par le renforcement de la gestion de service et la coordination de partenariat public–privé. Il était aussi attendu de cette mission, l’amélioration de l’accès aux soins et la qualité des prestations par la disponibilité des ressources formelles et surtout la disponibilité des médicaments à coût accessible », déclare Dr Djabar Hamid inspecteur général par intérim au ministère de la santé publique. Pousser les détenteurs des établissements sanitaires à construire les structures sanitaires de qualité est aussi l’un des buts que s’est fixé cette mission a-t- il ajouté.

De cette mission, il ressort que 39 établissements ne disposent pas d’autorisation d’ouverture soit 12,15% et trois arrêtés falsifiés ont été relevés.  Selon la présentation du résultat donné par Dr Brahim Hamit, inspecteur au ministère de la santé publique, ce contrôle s’est déroulé comme suit : au 1er arrondissement sur 23 établissements, 5 doivent être fermés ; 2e arrondissement sur 29 établissements, 10 doivent être fermés ; au 3e arrondissement 4/12 établissements doivent être fermés ; 5/36 établissements doivent être fermés dans le 4e arrondissement ; 9/31 établissements doivent être fermés au 5e arrondissement ; 4/30 établissements doivent être fermés au 6e arrondissement ; 11/55 établissements doivent être fermés  dans le 7e arrondissement ; 34/78 établissements doivent être fermés dans le 8e arrondissement  ; 5/15 établissement doivent être fermés dans le 9e arrondissement et 6/12 établissement doivent être fermés dans le 10e arrondissement. Au total 92/321 établissements non en règle doivent être fermés dans la ville de N’Djamena, d’après le rapport.

Les recommandations faites après cette mission

Après la présentation détaillée du rapport quelques recommandations ont été données. Il s’agit d’harmoniser les tarifs des actes médicaux dans tous les établissements privés (MSP) ; Instaurer la surveillance épidémiologique dans le secteur privé (MSP) ; Mettre à la disposition des établissements privés des outils SIS et de référence pour la collecte et la transmission régulière des données au MSP (MSP) ; Informer par écrit  et préciser le délai des établissements mis en demeure (MSP); Assurer la supervision des laboratoires d’analyses médicales pour vérifier les normes et standard (MSP); Poursuivre les missions de contrôle dans les provinces. Assurer la supervision des laboratoires d’analyses médicales pour vérifier  les normes et standard (MSP); Poursuivre les missions de contrôle dans les provinces. Etc.

Les critères permettant à classifier les établissements non en règle

Les établissements qui méritent d’être fermés sont soumis à des critères suivants : Absence d’arrêté d’ouverture; Absence d’arrêté de transfert; Cabinets soins et labo non autorisés annexés aux dépôts et officines ; Arrêtés falsifiés; Autorisation aux vétérinaires après 2001; Autorisations louées aux non professionnels; Absence d’arrêté d’ouverture; Absence d’arrêté de transfert…

Le ras-le-bol du ministre de la santé

Le ministre de tutelle à la santé publique a demandé à tout citoyen de s’impliquer dans la restauration de l’ordre dans le domaine de la santé avant de dire « le commerce sanitaire n’est pas n’importe quel commerce. C’est la vie des gens qui est en jeux. Et donc, on ne peut pas donner un faux médicament dans les pharmacies. On ne peut pas permettre aussi que des dizaines des pharmacies se mettent autour d’un hôpital et qui finalement ne permettent pas à ce que la pharmacie de l’hôpital fonctionne » dixit Aziz Mahamat Saleh, ministre de la santé publique. Après cette mission, une police sanitaire sera mise sur pied dans le cadre du contrôle des médicaments et aucun autre établissement sanitaire ne doit être crée jusqu’à nouvel ordre dans le 8e arrondissement recommande le ministre Aziz Mahamat Saleh.

Bientôt ledit contrôle aura lieu dans quelques provinces du Tchad dans le cadre de la même mission. Et le contexte de la mission du contrôle est diligenté par le ministère de la santé publique par ordre de mission n°189 et 242 en date 10 au 26 septembre 2018 conjointement avec le ministère de la justice et des droits de l’homme et celui de l’administration du territoire et de la gouvernance locale.

ADDE & ANNE YANKIM

TCHAD: LE DG DU CNOU S’EXPLIQUE SUR LA SITUATION ACTUELLE QUI GANGRÈNE LE MILIEU ESTUDIANTIN ET SON SERVICE

Les étudiants tchadiens peinent sur tout le territoire national à étudier. Depuis plus des trois ans, les conditions d’études restent toujours à désirer impactant ainsi le milieu estudiantin. Ces derniers quittent parfois de très loin pour aller dans leur faculté respective étudier du matin jusqu’au soir sans restauration ni le moyen de transport. Pointant du doigt, le Directeur Général du Centre National des Œuvres Universitaires (CNOU) M. Hamid Haroun Ibrahim à la tête de cette institution depuis février 2018 apporte un éclaircissement dans cette interview.

Tachad.com :   Pourriez-vous, nous parler de cette institution CNOU ?

DG : CNOU est une institution publique, placée sous tutelle du ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche d’innovation. Sa mission principale est d’accompagner les étudiants en améliorant leurs conditions à travers le transport, la restauration et l’hébergement etc. CNOU compte près de 420 personnels y compris les contractuels et les fonctionnaires affectés.

Tachad.com : Combien d’étudiants sont-ils pris en charge par CNOU ? 

DG : Nous prenons en charge au total  41 000 étudiants à peu près et dont 18 000 étudiants de l’université de N’Djamena. Il y’a plusieurs aides sociales qui sont accordées aux étudiants, il y avait entretemps la bourse mais maintenant elle a été supprimée et c’était depuis le 31 octobre 2016. Aujourd’hui, on ne donne que  la bourse aux  étudiants des facultés de médecine de N’Djamena et d’abéché.

 Tachad.com : Concernant les moyens de transports, CNOU en dispose combien ?  

DG : On a 67 bus. Les bus des étudiants au départ sont au nombre de 50, après le gouvernement a ajouté 35 autres bus. Ce qui fait un total  de 85 bus depuis 2013. Aujourd’hui, on compte 67 bus qui sont en bon état et circulent dans leur lieu de déploiement respectif qui sont les différentes universités du Tchad.

Tachad.com : Pourquoi les bus ne circulent plus dans tout le territoire pour transporter les étudiants ?

DG : CNOU est accusé de plusieurs années de dette vis-à-vis de ses partenaires et fournisseurs. Aujourd’hui, les fournisseurs et partenaires qui nous accompagnent sont au bout du souffle. Donc maintenant ils sont revenu vers nous et disent « si vous n’arrivez pas à nous avancer quelques choses, nous ne pouvons pas continuer à vous servir. La restauration tout comme le transport. Raison pour laquelle nous sommes presque à l’arrêt ».  Ce dans ce sens qu’on a fait des fiches aux hautes autorités puis, ils nous ont dit qu’ils vont trouver de solution pour alléger cette souffrance que nous traversons actuellement. Vous savez très bien que le pays est en difficulté, on est dans une crise économique, ça  ce n’est pas moi qui vous le dit mais c’est général. Les hautes autorités n’ont pas perdu de vue ce problème et nous ont rassuré de nous décanter la situation dans les jours à venir.

Tachad.com : Le gouvernement n’a pas donné une date exacte pour la résolution de ce problème. Mais actuellement les étudiants se lamentent toujours voire certains d’entre eux  prennent le risque en faisant auto stop quel qu’en soit l’état du véhicule. En tant que responsable premier que pensez-vous de cette pratique ?

DG : Ça ne nous fait pas plaisir nous aussi, voir les étudiants faire l’auto stop aller étudier d’ici Toukra, Farcha et pareille aux provinces, cela fait une distance et cette question nous avons déjà soulevé et les autorités nous ont dit qu’ils trouveront des solutions mais dans combien de temps ? Ça je ne sais pas et je ne peux pas vous le dire puisqu’ils ont dit d’attendre et de voir la suite. Et nous, notre solution c’est d’écrire et informer la haute autorité de la situation qu’on traverse. Maintenant la balle est dans le camp de ceux de la finance de décanter la situation, nous auront résolu le problème. Comme ils nous ont dit d’attendre afin de trouver une solution raison pour laquelle on attend.

Tachad.com : Vous venez d’évoquer que vos partenaires vous réclament de somme d’argent. A  Combien s’élève cette somme ?  

DG : Cette somme dure depuis trois ans et  s’élève à peu près 11 milliards y compris la restauration, le bus et le reste des dépenses de CNOU.  Maintenant, pour le salaire on accuse 7 mois de salaire aujourd’hui. On avait au départ 8 mois de salaires depuis mars jusqu’à nos jours. Donc on a eu tout récemment pour un seul mois, le mois de juillet et il nous reste des mois pour nous décanter, payer et satisfaire nos agents.

Tachad.com : vous avez précisez que la bourse a été supprimé, et de l’autre côté certains étudiants réclament la bourse d’équipement. Qu’en dites-vous ?  

DG : Concernant la bourse d’équipement, ils nous ont dit avec un retard. Sinon on avait des arriérés de bourses niveau master et certains ont eu des autres institutions. On à calculer, et cela monte à 151 millions de FCFA et on a aussi des arriérés de bourse de médecine qui n’a pas été supprimé  depuis 2016 jusqu’aujourd’hui. Il y’a 3 ans avec l’année qui vient de s’ajouter. Maintenant, tout ça on a énuméré sur une affiche et on a envoyé à qui de droit. On attend que la finance nous décante la situation. Vous savez dans le budget de CNOU même on a seulement 958 millions pour l’année 2018  alors que le salaire s’élève environs 700 millions. Ce qui veut dire près de 76%  de cette somme est utilisé pour le salaire du personnel. Donc il faut trouver ces dépenses communes. C’est pourquoi les autorités cherchent voies et moyens pour trouver une solution de payer  les dettes qui étouffent l’institution et aussi payer le salaire  et je crois tout va rentrer dans l’ordre.

Tachad.com : Vous ne pensez pas qu’il y’a injustice le fait de donner la bourse aux étudiants de la faculté de médecine et d’oublier les restes des facultés ?   

DG : Parler d’injustice n’est pas à sa place. C’est-à-dire la plus belle femme ne peut donner que ce qu’elle a. Aujourd’hui si on dit qu’on paye la bourse d’étude, ça sera difficile pour l’État tchadien. Les bourses peuvent coutés 7 milliards en plus de ça il faut payer la restauration, le transport et l’hébergement qui ne fonctionnent pas. Et aussi leur santé tout ça c’est lourd. Donc, raison pour laquelle on a dit ceux de la médecine, pour les encourager. Parce que la médecine coute beaucoup  plus chère que les restes des études. Donc l’État a pensé de prendre en charge la faculté de médecine et il va accompagner le reste avec les œuvres universitaires par la restauration et le transport. C’est déjà beaucoup pour l’État qui est en crise. Donc ne parlons pas d’injustice.

Tachad.com : Avez-vous un mot à lancer à l’égard des étudiants,  du gouvernement et de vos partenaires ?

DG : A nos partenaires, nous disons qu’ils prennent leur mal en patience. Dans les jours à venir je crois que l’État va faire le nécessaire pour les satisfaire. Puis-qu’eux même ce sont les pères de  famille et ils nous ont accompagnés  depuis longtemps. C’est-à-dire si quelqu’un t’accompagne durant 3 ans et tu n’arrives pas à lui donner quelques chose, il peut et ne pas être patient. Alors d’ici quelques temps l’État va satisfaire nos besoins. Maintenant  qu’est-ce que vous voulez que je dise à l’État, bien qu’il traverse une crise économique qui est connu par tout le monde donc, si je peux dire quelque chose, est  qu’il fasse des effort pour satisfaire nos petits frères avec la restauration et le transport afin de continuer avec les étude. Quant- aux étudiants qu’ils patientent, nous, on n’est  pas resté  bras croisés, on plaide leur sort, on est là pour ça.  Leur première vocation c’est d’étudier. Alors que dans les années 80, il n’y avait pas la restauration et les bus. Dieu merci aujourd’hui on a tout mais un moment de difficultés que l’État n’arrive pas à subvenir, il faut qu’on attende afin qu’il nous trouve les moyens pour nous satisfaire.                           

TCHAD : L’AFD ET FONDS DELEGUE DE L’UNION EUROPEENNE FINANCENT LE PROJET DE DRAINAGE

Dans le cadre du lancement des travaux du projet de drainage  des quartiers Nord-est de la ville de N’Djamena. Une cérémonie de  pose de la 1ère  pierre a eu lieu ce mardi 13 novembre, sur le site du projet sis au quartier Ndjari Dar-assalam, non loin de l’axe de Gaoui, dans le 8eme arrondissement  de N’Djamena.

Ce projet « Eau et Assainissement à N’Djamena  »  est cofinancé  par l’AFD et fonds Délégué de l’union européenne à hauteur  de 25,5 millions d’Euros. Sur ce montant, 19.080.000 Euros soit 12.515.660.000FCFA est  dédié au volet  drainage.

Selon le coordonnateur de la cellule du projet drainage, ces travaux  constituent l’aménagement des deux bassins de rétention ,35 hectares pour le bassin nord et 55hectares  celui du sud.

Pour l’ambassadeur de la France au Tchad Phillip Lacoste, dans un passé proche, huit réseaux d’eaux potable ont également été réalisés grâce à un financement de l’Agence  Française pour le Développement. Confiés à des exploitants privés, ces réseaux alimentent désormais  prés de 100 000 personnes.

L’AFD, a financé  en 2013 pour projet « sante urbain  à N’Djamena  » à hauteur de 8 000 000 d’euros. Un financement auquel plusieurs  dispensaires et un hôpital de district ont reçu de l’équipement medico technique, et a permis l’Hôpital général de référence national d’être doté d’une satiation d’épuration des eaux usées aux normes internationales. 

Quand au maire 1er adjoint de la ville de N’Djamena, Oumar Abdallah Lebine, ce projet va offrir un cadre  de vie décente aux citoyens, et  ces études ont permis de soutenir l’élaboration d’une réponse  à l’appel à financement lancé par l’union européenne  pour  l’accès à l’objectif développement durable.

En posant la 1ère  pierre du chantier, la patronne de l’aménagement du  Territoire, du développement  de l’habitat et de l’urbanisme, Achta Ahmat Brèmé  ce travail a été réalisé suivant  le plan de déguerpissement  et d’indemnisation, qui a été  élaboré conforment  aux normes internationales en matière   de déplacement involontaire d’une tranche de la population.

Précisons que la satiation du bassin sud a  une capacité de refoulement de 2m3/s.

Ahmat Mahamat Ahmat

TCHAD : SENSIBILISATION DES DIABETIQUES!

Dans le cadre de la commémoration de la journée mondiale du diabète, la maison du diabétique, a organisé une conférence débat hier soir dans les locaux de la commune du 6ème arrondissement. Cette conférence a été animée par l’endocrinologue MBAINGUINAM DIONADJI sur le thème « la famille et le diabète ».  

Cette conférence fait partie intégrante des activités inscrites dans l’agenda de la maison du diabète en prélude à la journée mondiale du diabète. Le diabète est considéré comme une maladie discrète et dangereuse mais celle-ci est ignorée du grand public. La famille et le diabète, c’est le thème qui a été  au centre de ce débat animé par Dr MBAINGUINAM DIONADJI président de l’Ordre National des Médecins du Tchad. Selon lui, bien de personnes sont atteintes du diabète mais elles l’ignorent. Le choix de ce thème a pour objectif, attirer l’attention de tous sur le rôle prépondérant que la famille et l’entourage peuvent jouer. Quelques points importants ont été soulevés par l’orateur à savoir, le dépistage précoce du diabète, la prévention du diabète de type 2 et la gestion du diabète. Dr MBAINGUINAM a déploré le fait qu’aujourd’hui, les tchadiens aiment se réunir pour pleurer les morts et non pour soutenir les malades. D’après lui, cette maladie doit être communautaire et non individuelle. Il a aussi relevé quelques fausses idées et fausses images reçues qui ne contribuent guère à l’épanouissement des personnes atteintes du diabète. Certains disent qu’ils guérissent le diabète, d’autres pensent qu’un diabétique ne peut pas pratiquer le sport, d’autres encore pensent que quand on est diabétique, on s’en aperçoit. Prendre des piqures d’insulines est un signe de gravité, le diabète sans insuline est un petit diabète ou encore que le diabète est contagieux. Tels sont les préjugés à refouler. Quelques préoccupations ont été soulevées par le public sur certains produits qui peuvent jouer un rôle efficace contre le diabète. Dr  MBAINGUINAM DIONADJI n’a pas cessé d’insister sur le fait qu’on ne peut pas guérir le diabète et toutes les familles devraient être éduquées sur la question du diabète pour aider les victimes. Il conseille à la population d’avoir une alimentation saine et équilibrée. Les lipides, les protéines, les glucides et sels minéraux doivent entrer dans l’alimentation de toute personne pour éviter ou réduire le taux du sucre dans l’organisme. 12 pour cent de la population tchadienne est diabétique suite aux données statistiques réalisées depuis l’an 2000. Mais de nos jours, on peut avoir le double voire le triple. Ces actions visent à sensibiliser la population et demander aux décideurs de mettre les moyens nécessaires pour la prise en charge des diabétiques. Un film documentaire sur les causes du diabète a été projeté.

Tchad : Validation du plan d’action de la politique du genre

L’atelier de validation technique du plan d’action quinquennal de la politique nationale du genre est ouvert ce matin à la maison de la femme. L’objectif de cet atelier vise la mise en œuvre d’un développement durable de promotion du genre et de réduction des inégalités.  

En lançant les activités, la directrice générale du ministère de la femme, de la protection de la Petite Enfance et de la Solidarité Nationale à rappeler l’importance de ce plan d’action qui se définit sur les grandes orientations stratégiques.

La politique nationale du genre est la préoccupation du ministère de la femme, de la protection de la petite Enfance et de la Solidarité Nationale. Cet atelier se définit dans la politique du développement durable, qui constitue un cadre d’orientation, de concertation et de référence en matière de la promotion du genre. C’est pour cette raison que le Tchad s’est doté de cette politique, qui aujourd’hui n’est pas respectée dans le pays tant dans la sphère publique que privée.

Le chef de coopération de l’Union Européenne, Arnaud Borchard indique que l’objectif de cette politique va permettre d’évaluer et prendre en compte les besoins et les préoccupations des femmes et des filles qui subissent les discriminations et les inégalités sociales.

Le gouvernement de la république du Tchad à travers le ministère de la femme, de la protection de la petite Enfance et de la Solidarité Nationale, réaffirme sa pleine détermination et son engagement ferme à œuvrer pour la réduction des écarts genres et l’implication de tous les acteurs dans la mise en œuvre du plan d’action de la politique nationale du genre soumis à cet effet pour la validation.

 

IL ABANDONNE SON FRÈRE DÉCÉDÉ ET REVIENT 48 HEURES PLUS TARD

A N’Djamena, un homme sans scrupule ni gêne dépose son frère gravement malade au service des urgences d’un hôpital. A peine déposé son frère, il disparait dans la nature. Le temps que les médecins donnent les premiers soins, le malade décède. A en croire à l’intervalle de son entrée à l’urgence, le malade serait déjà décédé sur la moto avant d’être conduit à l’hôpital. Au moment où il a rendu l’âme, les médecins cherchaient un témoin, un parent proche mais en vain.

Le vrai parent a disparu aussitôt l’avoir déposé. Comme dans cet hôpital il n’y a pas de morgue, il a fallu aux responsables de l’hôpital d’appeler la police pour le constat puis contacter le procureur de la République pour les procédure avant de déposer le macchabée (cadavre) dans une morgue de la place.

48 heures plus tard, le vrai parent et frère du défunt se pointe à l’hôpital soi disant venir au chevet de son frère malade. Il sera informé de ce qui s’est passé mais n’aura même pas le moindre remords pour son frère décédé. Comme s’il attendait que ce dernier casse sa pipe pour qu’il se libère. Il quitte tranquillement l’hôpital pour son domicile…

Où est l’amour du prochain dans tout ça ?

DJIMNAYEL NGARLENAN

 

TCHAD : PRESENTATION DES FINANCES PUBLIQUES DU TCHAD

Les résultats finaux de l’évaluation du système de gestion ont fait l’objet d’une présentation ce mardi, 13 Novembre dans un l’Hôtel de la place. Il s’agit de présenter ces résultats aux différents acteurs et échanger sur d’améliorer afin la gestion des finances publiques du Tchad pour la promotion du développement durable.  

L’évaluation de la gestion des finances publiquesdu Tchad par une analyse détaillée, systématique et factuel est une méthodologie fondée dans le cadre de la PEFA… C’est un acte volontiers de la PEFA pour rendre les choses transparentes dans la gestion des finances publiques du pays. La présentation méthodologique de la PEFA met en valeur quelques points importants pour l’amélioration des finances publiques du Tchad notamment la contribution à la réalisation des objectifs de développement durable, la fiabilité du budget, la transparence des finances publiques, la gestion des actifs et des passifs, la prévisibilité et le contrôle de l’exécution du budget, etc. Un travail rendu possible grâce à l’apport des partenaires.

Les partenaires internationaux de la PEFA sont entre autres la commission européenne, le fond monétaire international, la banque mondiale, la France, la Norvège, le Suisse et le Royaume-Uni.

Le Directeur Général du Ministère de Finances et du budget, Mahamat Senoussi Zakaria  dans son discours n’a pas caché sa gratitude à l’égard du programme de l’évaluation de la performance de la gestion des finances publiques.

GILLES PETIT DE LA VILLEON VISITE TACHAD.COM

Le 2ème conseiller politique de l’Ambassade de France au Tchad, chargé de relations publiques avec les médias, Gilles DE LA VILLEON a rendu une visite de 1h30mn à la rédaction de Tachad.com, ce mardi 13 novembre 2018.

L’objectif de cette visite est d’échanger avec l’équipe de ce nouvel organe de presse en ligne. Discuter sur les mobiles du projet de lancement, de la motivation de l’équipe, de la recherche d’information et ses sources, de l’accès à l’internet, de la fragilité économique, de la structuration d’entreprise de presse et sa survie mais aussi du nombre des visiteurs sur le site etc.

Parlant du rôle que joue les médias tchadiens, Gilles DE LA VILLEON estime que les conditions pratiques du métier du journalisme n’est pas facile, surtout l’accès à la source d’information. « Les journalistes travaillent dans une condition plus que difficile. Globalement, la profession du journalisme au Tchad est moyennement encadrée avec toutes les difficultés, de déontologie mais aussi en terme de qualité journalistique », fustige-t-il.

Pour l’Administrateur de Tachad.com, Souleymane Mahamat Souleymane, son équipe fait un travail de bénévolat et le chemin le plus long commence par le premier pas. Au fur et à mesure, la consolidation de toute l’équipe et les structures viendront tout seul. « Bien sûr que le problème de l’accès à l’internet et les restrictions sont monnaie courante au Tchad mais nous nous sommes motivés par la volonté de communiquer afin d’apporter notre pierre de contribution en sensibilisant nos concitoyens sur la cohabitation pacifique et la recherche de la paix à travers nos articles », explique-t-il.

Gilles DE LA VILLEON a encouragé l’équipe de Tachad.com à beaucoup faire des investigations, des analyses et des enquêtes pour approfondir les sujets avant de mettre à la disposition des internautes.

DJIMNAYEL NGARLENAN

TCHAD : 190 EMPLOYES DE LA STE LICENCIES, RECLAMENT LEURS DROITS

Après un mois de non travail au sein de sa structure, le personnel de la société tchadienne des eaux a tenu une conférence de presse à la bourse de travail ce matin pour tenir informer les hommes de médias et la communauté nationale sur le licenciement qu’il juge n’avoir pas respecté les normes de licenciement établis par l’Etat tchadien.
Les 190 agents dont 30 délégués de service de la société tchadienne des eaux sont désormais sans activités. Le motif de leur licenciement est basé sur la crise économique que traverse le Tchad. Pourtant ces ouvriers sont des chevronnés d’au moins sept ans de service et savent combien rapporte la caisse de la société. Pour eux, cet acte n’a pas de sens. Comment comprendre que l’on choisisse des nouvelles recrues au détriment des professionnels, a martelé les intrvenants Mariam Adoum, la Déléguée du personnel de la STE.
Pour avoir une satisfaction dans un bref délai les employés ont confié l’affaire à la, justice et espèrent avoir une idée précise sur ce licenciement devant le barreau.
Accompagnant ses camarades à la lutte, le représentant de l’Union de Syndicat du Tchad n’a pas apprécié le comportement de certains employeurs à l’endroit des travailleurs et demande aux personnes compétentes de ladite société de prendre des dispositions en faveur de ces personnes. Il compte bien accompagner jusqu’à ce que lumière soit faite sur cette affaire pour que ces pères et mères de famille puissent entrer dans leurs droits.

TCHAD : OUVERTURE DE LA SEMAINE MONDIALE DE L’ENTREPRENARIAT

Placée sous le thème, « l’entreprenariat pour une transformation socio-économique durable », la semaine mondiale de l’entreprenariat au Tchad a débuté le lundi 12 Novembre 2018 au Palais du 15. C’était en présence du ministre d’Etat, du ministre des mines, du développement industriel commercial de la promotion du secteur privé et la représentante UNFA-Tchad.

Célébrée dans plus de 170 pays de par le monde, cette semaine est pour toute la jeunesse tchadienne un cadre d’échange par excellence et de réseautage en vue de réfléchir et faciliter la transformation durable, de renforcer le climat des affaires au Tchad, avec plusieurs activités prévues, notamment des ateliers et des coachings qui permettront d’approfondir les idées des entrepreneurs et les accompagner dans un cadre de transformation durable. Ces activités visent à l’amélioration d’accès au financement des Startup du point de vue institutionnel et politique. Le président du comité d’organisation, M. Routouang Mohamed Ndonga Christian rappel par ailleurs les efforts des jeunes tchadiens entrepreneurs qui ont pu mettre sur pied ce projet, et ajoute que « la perfection n’est pas de faire quelque chose de grand et beau, mais c’est de faire ce que l’on fait avec grandeur et beauté… nous ne sommes pas l’avenir du pays, mais son présent. Nous ne sommes pas la faiblesse de ce pays, mais sa principale force… nous avons le devoir de demeurer très grand dans nos ambitions et nos projets et de participer au processus de développement de notre cher Tchad»

Pour la représentante de l’UNFA-Tchad, Dr Edwige Adekambi Domingo, la jeunesse tchadienne est un potentiel significatif de la transformation économique, raison pour laquelle le plan de développement national intègre la capture du dividende démographique comme stratégie importante pour pouvoir assurer l’innovation pour le développement et la promotion du secteur privé. « L’entreprenariat se positionne comme une solution de premier ordre pour relever le défis du chômage et pour accroitre le nombre de jeunes à la création de la richesse et à l’augmentation du PIB », dit-elle.

Malgré que les indicateurs économiques placent le Tchad plus bas, le gouvernement exige que cette semaine s’ouvre dans tous les domaines d’activités et invite les experts à outiller amplement les acteurs et futurs entrepreneurs à accéder dans leurs secteurs d’activités respectives.

Ousmane Diarra & Allaramadji Innocent