Le nom « Kanuri » au cœur des traditions du bassin du lac Tchad

Dans le bassin du lac Tchad, plusieurs traditions orales tentent d’expliquer l’origine du nom « Kanuri », associé à l’un des peuples les plus influents de la région.

Selon certains récits populaires, le mot « Kanuri » serait issu de la combinaison de deux termes : « ka », interprété comme un bâton, et « nuri », assimilé à la lumière. Cette expression symbolique ferait référence au mode de vie pastoral des ancêtres kanuri, connus pour leurs activités d’élevage.

À l’époque, les éleveurs parcouraient de longues distances avec leurs troupeaux de bovins et de moutons, munis de bâtons servant à guider et protéger les animaux. Les traditions racontent également que les communautés voisines auraient distingué les Kanuri par certaines particularités physiques et culturelles, d’où cette appellation devenue progressivement identitaire.

Au fil des siècles, le terme « Kanuri » s’est largement répandu dans les échanges entre les peuples du Sahel et du bassin du lac Tchad. Plusieurs communautés de la région utilisaient aussi d’autres appellations pour désigner ce peuple, selon les langues et les contextes culturels.

Malgré ces récits transmis de génération en génération, les historiens et linguistes rappellent que l’origine exacte du nom « Kanuri » reste encore débattue et ne repose pas sur un consensus scientifique clairement établi.

#N’Djaména :Des centres culturels rénovés grâce à la coopération allemande

Plusieurs centres culturels de la capitale tchadienne connaissent une nouvelle dynamique grâce à l’appui de la coopération allemande, qui a soutenu un vaste programme de réhabilitation et d’équipement au profit des communautés locales.

Selon les responsables du projet, neuf centres culturels ont été renforcés avec de nouveaux équipements techniques destinés aux activités culturelles et éducatives. Des solutions énergétiques solaires ainsi que des générateurs ont également été installés afin d’assurer la continuité des activités dans ces espaces.

Le programme a par ailleurs permis la réhabilitation complète de cinq centres culturels, accompagnés d’un appui à la programmation culturelle et artistique.

Ces infrastructures rénovées offrent désormais aux jeunes des espaces plus adaptés pour apprendre, créer, échanger et promouvoir leurs talents à travers diverses activités culturelles.
Les initiateurs du projet indiquent que la fréquentation des centres concernés a enregistré une hausse de plus de 25 %, traduisant un regain d’intérêt des populations pour ces lieux de rencontre et d’expression culturelle.

À travers cette initiative, la coopération allemande entend contribuer au renforcement de la cohésion sociale, à la promotion de la culture et à l’épanouissement de la jeunesse à N’Djaména.

Ouganda : un homme présumé mort réapparaît après son enterrement

Une vive confusion a gagné la localité de Masindi, dans le centre de l’Ouganda, après la réapparition d’un homme que sa famille avait déjà inhumé, le croyant décédé.

Selon le Daily Monitor, il s’agit de Godwin Baguma, originaire de Kijana wa Kijura, porté disparu depuis plusieurs semaines. Sa famille, qui faisait état de troubles mentaux, avait signalé sa disparition.

Le week-end dernier, la police a découvert un corps en état de décomposition dans un champ de canne à sucre à Kisanja. Après transfert à la morgue de l’hôpital de Masindi, les proches du disparu ont été invités à procéder à l’identification.

Estimant qu’il s’agissait de leur parent, ils ont organisé les funérailles. Cependant, quelques heures après l’inhumation, l’homme est réapparu vivant, provoquant la stupeur générale.

Une enquête a été ouverte pour éclaircir les circonstances de cette erreur d’identification.

BBC

🇹🇩 #Salamat :Célébration de la Journée mondiale de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge à Bahr Azoum

Le Secrétaire général du département du Bahr Azoum, M. Djido Ali Abatcha, a présidé ce jour la cérémonie commémorative de la Journée mondiale de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge, célébrée chaque année le 8 mai en hommage à Henry Dunant, fondateur du Mouvement international de la Croix-Rouge.

Cette journée a été l’occasion de rendre hommage aux millions de volontaires et d’acteurs humanitaires qui œuvrent à travers le monde pour soulager les souffrances humaines, promouvoir la dignité et porter assistance aux populations vulnérables, sans distinction de race, de religion, de sexe ou d’appartenance sociale.

Dans son intervention, il a été souligné que la Croix-Rouge tchadienne demeure, dans la province du Salamat, un partenaire stratégique du système de santé. Son engagement aux côtés des services sanitaires se manifeste notamment dans la prévention des maladies, la promotion de l’hygiène, la vaccination, la sensibilisation communautaire ainsi que la réponse aux urgences sanitaires et humanitaires.

Les autorités ont également rappelé que les nombreux défis sanitaires auxquels sont confrontées les communautés, notamment les épidémies, les catastrophes naturelles, le manque d’accès aux soins et les conséquences des crises humanitaires, exigent une mobilisation collective et permanente.

Un vibrant hommage a enfin été rendu aux volontaires de la Croix-Rouge qui consacrent leur temps, leur énergie et parfois leur sécurité personnelle au service des populations vulnérables et au sauvetage des vies humaines dans des conditions souvent difficiles.

Tchad : Wakit Tama appelle à une mobilisation populaire contre « la dérive autoritaire »

À l’approche de la mobilisation populaire et pacifique prévue le 16 mai 2026, le mouvement Wakit Tama, section politique, a animé un point de presse au cours duquel il a dénoncé ce qu’il qualifie de « dérive dictatoriale » du régime du président Mahamat Idriss Déby Itno.

Dans sa déclaration, le mouvement a salué le travail des journalistes tchadiens, qu’il considère comme « un rempart contre l’oubli et le mensonge », malgré un contexte marqué, selon lui, par « les pressions, intimidations et la répression ».

Le porte-parole de Wakit Tama, Abdelazim Mht Abakar, a affirmé que cette rencontre visait à alerter l’opinion nationale et internationale sur « la gravité de la crise politique » que traverse actuellement le Tchad.

Le mouvement est revenu sur l’arrestation de huit responsables politiques de la coalition GCAP, dénonçant leur récente condamnation à huit ans de prison. Une décision qualifiée de « scandaleuse » par Wakit Tama, qui estime que la justice tchadienne est devenue « une arme au service du pouvoir ».

Les responsables du mouvement ont également réclamé la libération « totale et sans condition » des prisonniers politiques, notamment celle de l’ancien Premier ministre Succès Masra ainsi que des détenus d’opinion.

Dans son intervention, Wakit Tama a aussi dénoncé le silence des organisations de défense des droits humains et de plusieurs partenaires internationaux face aux violations présumées des libertés fondamentales au Tchad.

« Le peuple tchadien ne demande ni privilège ni faveur. Il exige la justice, la liberté, la dignité et le respect des droits humains », a déclaré le porte-parole du mouvement.

Enfin, Wakit Tama a réaffirmé son appel à une mobilisation populaire le 16 mai prochain, affirmant que « le peuple tchadien fera entendre sa voix contre l’injustice, la peur et la confiscation des libertés ».

🇹🇩 #Santé:Le Tchad intensifie la sensibilisation pour l’éradication de la poliomyélite

La Maison des Médias de N’Djamena a servi de cadre, ce mercredi 13 mai 2026, à un Café de presse consacré à la lutte contre la poliomyélite au Tchad. L’initiative est portée par le Ministère de la Communication, en collaboration avec le Ministère de la Santé Publique, l’UNICEF et l’Union des Journalistes du Tchad (UJT).

Cette rencontre avec les professionnels des médias a permis de faire le point sur les avancées des campagnes de vaccination contre la polio, ainsi que sur les défis qui freinent encore l’éradication complète de la maladie, notamment la désinformation et certaines résistances communautaires.

Au cours des échanges, les intervenants ont mis en avant le rôle stratégique des médias, des leaders communautaires et des femmes dans la diffusion d’informations fiables et dans la mobilisation des populations en faveur de la vaccination des enfants.

Selon les données présentées, le Tchad a enregistré 362 cas de poliovirus variants depuis 2019. Les responsables sanitaires ont insisté sur la nécessité de renforcer la sensibilisation et l’engagement communautaire afin d’atteindre l’objectif d’élimination totale de la poliomyélite.

Les organisateurs ont rappelé qu’une mobilisation collective, soutenue par une communication crédible et accessible, demeure indispensable pour protéger les enfants et mettre définitivement fin à la circulation du virus au Tchad.

Mali–France :Nouvelle passe d’armes entre Choguel Maïga et Emmanuel Macron sur le retrait des forces françaises

Les relations déjà tendues entre Bamako et Paris connaissent un nouvel épisode de crispation diplomatique. L’ancien Premier ministre malien Choguel Kokalla Maïga a vivement réagi aux propos du président français Emmanuel Macron, tenus lors du sommet Africa Forward Summit à Nairobi.

Dans une déclaration publiée à Bamako, Choguel Maïga rejette ce qu’il qualifie de tentative de « réécriture de l’histoire » concernant le départ des forces françaises du Mali en 2021. Il estime que les analyses du chef de l’État français ne reflètent pas les réalités politiques et sécuritaires ayant conduit à la rupture entre les deux pays.

L’ancien chef du gouvernement malien revient sur les étapes clés de cette crise, rappelant la transition politique ouverte en 2020 et les tensions apparues après les événements de mai 2021. Selon lui, plusieurs divergences majeures ont progressivement fragilisé la coopération entre Bamako et Paris.

Parmi les points de rupture évoqués figurent notamment la présence de la force Takuba, les désaccords autour du G5 Sahel, ainsi que la décision du retrait des forces françaises, que Bamako affirme avoir découverte sans concertation préalable.

Dans son argumentaire, Choguel Maïga défend la ligne souverainiste des autorités de transition et soutient que le Mali a fait le choix de reprendre pleinement le contrôle de ses décisions stratégiques. Il affirme ainsi que le pays a « retrouvé sa souveraineté et sa dignité » au sein d’un nouvel équilibre régional incarné par l’Alliance des États du Sahel (AES).

Cette nouvelle sortie met en lumière la persistance des tensions entre les deux capitales, dans un contexte où les équilibres sécuritaires et diplomatiques au Sahel continuent de se redessiner.

#Lac:Le Général Saleh Haggar Tidjani échange avec une délégation du CICR à Bagasola

Le Délégué Général du Gouvernement auprès de la Province du Lac, le Général Saleh Haggar Tidjani, a accordé une audience, ce mercredi 13 mai 2026 à Bagasola, à une délégation du Comité International de la Croix-Rouge (CICR), conduite par M. Felix Santhoni Kramo.

Les échanges ont principalement porté sur la situation sécuritaire dans la province du Lac ainsi que sur l’assistance humanitaire destinée aux populations affectées par les récentes attaques.

Au cours de cette rencontre, le Général Saleh Haggar Tidjani a rassuré que les Forces de Défense et de Sécurité poursuivent les opérations de sécurisation dans la province afin de garantir la protection des populations civiles et de leurs biens.

Le Délégué Général du Gouvernement a également plaidé pour un renforcement de l’appui des partenaires humanitaires, notamment dans les domaines de la santé, de l’accès à l’eau potable et de l’assistance d’urgence en faveur des personnes déplacées.

De son côté, la délégation du CICR a salué les efforts consentis par les autorités provinciales en matière de protection des civils et d’accompagnement des populations affectées par la crise sécuritaire dans la province du Lac.

#Bagasola : Le Conseil Provincial du Lac réaffirme son soutien aux Forces de Défense et de Sécurité

Dans le cadre du renforcement de la solidarité nationale face à la situation sécuritaire dans la province du Lac, marquée par l’état d’urgence consécutif à des attaques terroristes, une délégation du Conseil Provincial du Lac a effectué une visite de soutien au quartier général des opérations sécuritaires de Bagasola.

Conduite par son président, M. Moustapha Mahamat Mamadou, la délégation a été reçue par le Délégué Général du Gouvernement auprès de la province du Lac, le Général Saleh Haggar Tidjani, en présence de plusieurs responsables des forces engagées sur le terrain.

Cette visite s’inscrit dans une dynamique de solidarité institutionnelle et de cohésion nationale en appui aux Forces de Défense et de Sécurité (FDS) mobilisées dans la lutte contre les groupes armés terroristes.

Au nom du Conseil Provincial, son président a présenté ses condoléances au Président de la République, le Maréchal Mahamat Idriss Déby Itno, ainsi qu’aux familles des soldats tombés au champ d’honneur. Il a également salué le professionnalisme et le courage des FDS dans l’exécution de leurs missions de sécurisation des personnes et des biens.

Le Conseil Provincial du Lac a réaffirmé son engagement à accompagner les efforts des autorités nationales et à soutenir les forces déployées, tout en appelant les populations à renforcer la vigilance, la cohésion sociale et la collaboration avec les services compétents.
À cette occasion, un important don composé de vivres et de bétail a été remis aux Forces de Défense et de Sécurité, comprenant notamment du riz, de l’huile, des pâtes alimentaires, du sucre, ainsi que des animaux destinés à appuyer les unités engagées.

Prenant la parole, le Général Saleh Haggar Tidjani a salué ce geste qualifié de patriotique et hautement symbolique. Il a rappelé que la lutte contre le terrorisme demeure une responsabilité collective impliquant l’ensemble des acteurs administratifs, traditionnels et communautaires.

Le Délégué Général du Gouvernement a insisté sur la nécessité de renforcer la sensibilisation des populations et la coopération sécuritaire, notamment à travers le partage d’informations fiables. Il a par ailleurs annoncé que certaines localités seront prochainement érigées en zones d’opérations militaires dans le cadre de l’état d’urgence, appelant les populations à se conformer strictement aux mesures des autorités compétentes.

Enfin, il a lancé un appel à une mobilisation générale autour des Forces de Défense et de Sécurité, en vue de consolider la stabilité, la paix et la sécurité dans la province du Lac.

#Wadi_Fira  Le gouvernement évalue les dégâts du conflit intercommunautaire à Igot

La mission d’évaluation dépêchée par le Ministère de l’Action Sociale, de la Solidarité et des Affaires Humanitaires poursuit ses travaux dans la localité d’Igot et ses environs, dans la province du Wadi Fira, afin d’établir un état des lieux des dégâts causés par le récent conflit intercommunautaire.

Conduite par le Directeur Général des Affaires Humanitaires, M. Barkaï Hamid Barkaï, la délégation est accompagnée du Sous-préfet du département, du Délégué régional à l’Action Sociale ainsi que de plusieurs responsables locaux. Ensemble, ils multiplient les descentes de terrain dans les zones les plus affectées, notamment à Toura Sud et dans le canton Toura Nord.

Au cours de cette mission, les équipes ont procédé à des visites de proximité dans les habitations, boutiques, marchés et autres infrastructures touchées par les violences. Ces constats permettent de recenser et de quantifier les pertes matérielles subies par les populations.

La délégation s’est également rendue au marché d’Igot ainsi que dans plusieurs commerces sinistrés afin de mesurer l’ampleur des dommages économiques causés par la crise. Sur place, les autorités ont échangé avec des habitants éprouvés par les conséquences du conflit.

À travers cette mission, le gouvernement entend disposer de données précises pour orienter les futures actions humanitaires et renforcer l’assistance aux familles affectées par cette situation.