Le 21 janvier 2026, Son Excellence l’Ambassadeur du Tchad en Libye a rencontré les représentants de la communauté tchadienne à Tripoli. L’occasion de rappeler les liens historiques entre les deux peuples et d’aborder les préoccupations des ressortissants. Plusieurs annonces importantes ont été faites : la délivrance prochaine des numéros d’identification nationale (NIN) et des passeports par l’ANATS, la facilitation des procédures de résidence, la création d’une école et d’un centre culturel tchadiens, ainsi que la mise en place d’un comité pour suivre la situation des citoyens détenus et trouver des solutions légales.
L’Ambassadeur a exhorté les membres de la communauté à représenter dignement leur pays en respectant les lois libyennes et en adoptant un comportement exemplaire.
Au total, 200 sacs de riz et 200 sacs de sucre ont été remis lors de la cérémonie de clôture. L’événement s’est déroulé en présence du Secrétaire général du département de Tébi, des sous-préfets de Tébi, Éliché et Kourdi, du premier secrétaire de séance de la commune et des deux chefs de canton. Le député Abbas Khamis Oumar, en charge de la IVᵉ législature, a remercié les habitants et les autorités administratives et coutumières pour leur accueil chaleureux et leur collaboration tout au long de la mission. Cette initiative vient renforcer la solidarité avec les populations locales et soutenir leurs besoins essentiels.
À l’occasion du lancement officiel de son nouvel album intitulé « KÖD », l’artiste musicien tchadien Caleb Rimtobaye, connu sous le nom de scène Afrotonix, a animé ce mercredi 21 janvier une conférence de presse par visioconférence depuis le Centre multimédia de l’Espace FestAfrica, à N’Djamena.
À travers cet opus, Afrotonix propose bien plus qu’un projet musical : un manifeste culturel et identitaire. « KÖD », mot signifiant code, renvoie au tam-tam, présenté par l’artiste comme le premier outil de communication codée de l’humanité. Utilisé dans de nombreuses cultures africaines, cet instrument servait autrefois à transmettre des messages essentiels : naissance, décès, alertes de danger, feux de brousse ou annonces communautaires.
Dans un monde dominé par les machines et l’intelligence artificielle, Afrotonix entend rappeler que l’intelligence humaine collective, enracinée dans la culture, demeure irremplaçable. « Le tam-tam portait des codes que les machines ne pourront jamais totalement décoder », soutient-il, insistant sur la nécessité de revenir à l’essence de l’humanité pour se distinguer, à l’avenir, de la domination technologique.
Un album plurilingue et profondément africain Composé en anglais et en français, mais aussi en langues nationales telles que l’arabe tchadien, le gorane et le massa, l’album KÖD se veut une célébration de la diversité linguistique et culturelle du Tchad. Pour l’artiste, le choix de ces langues n’est pas anodin : il s’agit d’assumer pleinement ses symboles et de les porter aux niveaux sonore et visuel, sans complexe.
« Nous devons être fiers de ce que nous sommes. Nos langues, nos rythmes, nos images sont des moyens de communication puissants », affirme Afrotonix, appelant la jeunesse tchadienne à se réapproprier l’héritage transmis par les anciens et à en faire un levier de développement. La culture comme moteur de développement Tout en mettant en lumière la richesse immatérielle du Tchad, l’artiste déplore la faible place accordée à la culture dans les politiques publiques. Selon lui, ce secteur reste relégué au second plan, alors qu’il devrait être au cœur du Plan national de développement. Afrotonix plaide pour que chaque groupe ethnique devienne un acteur de la promotion culturelle, condition essentielle à un développement durable fondé sur l’identité.
Un message fort à la jeunesse et aux médias S’adressant à la presse et à la jeunesse, Afrotonix a invité les médias à jouer un rôle clé dans la décomplexion culturelle des jeunes. « La presse doit aider la jeunesse tchadienne à assumer son identité et à être fière de ses racines », a-t-il souligné.
Afrotonix, un personnage au service de l’identité Afrotonix n’est pas seulement un nom d’artiste, mais un personnage scénique soigneusement construit. Refusant de dévoiler son visage sur scène, il utilise cette posture artistique pour mettre en avant l’origine et la culture, plutôt que l’individu. Né et grandi à N’Djamena, dans le quartier populaire de Paris-Congo, l’artiste se veut un symbole d’espoir et d’encouragement pour la jeunesse issue des milieux modestes.
L’album « KÖD » est annoncé pour le 30 janvier prochain, selon l’artiste. À travers ce projet, Afrotonix ambitionne d’ouvrir un nouveau marché musical au Tchad et d’attirer l’attention internationale sur les créations culturelles locales.
استقبل سعادة السفير فوق العادة ومطلق الصلاحية لجمهورية تشاد لدى دولة ليبيا، اليوم الأربعاء، بمقر إقامته في العاصمة طرابلس، ممثلين عن الجالية التشادية المقيمة في ليبيا، في لقاء تعارفي وتشاوري. وخلال اللقاء، رحّب سعادة السفير بالحضور، مشيداً بدور الجالية، ومؤكداً متانة العلاقات التاريخية التي تجمع تشاد وليبيا، وروابط الأخوة التي تربط الشعبين الشقيقين. كما استمع السفير إلى مداخلات ممثلي الجالية حول أبرز التحديات التي تواجههم، مؤكداً حرص السفارة على متابعتها والعمل على إيجاد حلول عاجلة لها، بالتنسيق مع الجهات المختصة في البلدين. وأعلن سعادته، في هذا السياق، عن جملة من القرارات والمبادرات، من بينها قرب وصول لجنة من الوكالة الوطنية للوثائق المؤمنة (ANATS) إلى طرابلس لاستخراج أرقام الهوية الوطنية (NNI) وجوازات السفر للمواطنين التشاديين، إضافة إلى التنسيق مع السلطات الليبية لتسهيل إجراءات الإقامة وتسوية الأوضاع القانونية لأفراد الجالية. كما كشف عن العمل على إنشاء مدرسة تشادية ومركز ثقافي، بهدف تعزيز الروابط التعليمية والثقافية، وربط الأجيال الناشئة بهويتها الوطنية، إلى جانب تشكيل لجنة مختصة لمتابعة أوضاع المواطنين التشاديين في السجون والعمل على إيجاد حلول قانونية لقضاياهم. وفي ختام اللقاء، دعا سعادة السفير أبناء الجالية التشادية إلى الالتزام بالقوانين المعمول بها في ليبيا، والتحلي بالأخلاق والمسؤولية، مؤكداً أن كل مواطن تشادي يمثل بلده ويعكس صورته في الخارج.
L’Église de Jésus Shincheonji a exprimé de vives préoccupations face à ce qu’elle qualifie d’ingérence grave de l’État dans les affaires religieuses, à la suite de récentes déclarations des plus hautes autorités sud-coréennes visant un groupe religieux spécifique. Dans un communiqué rendu public, l’Église affirme que le fait de qualifier une organisation religieuse de « danger social » ou de « préjudice » constitue une violation de l’article 20 de la Constitution de la République de Corée, lequel garantit la liberté de religion et consacre la séparation de l’Église et de l’État. La controverse fait suite à des propos tenus le 12 janvier par le président Lee Jae-myung, lors d’une rencontre avec des responsables religieux, au cours de laquelle il a évoqué des « préjudices sociaux causés par une religion spécifique ». Le lendemain, le 13 janvier, le Premier ministre Kim Min-seok a, lors d’un Conseil des ministres, utilisé les termes de « secte » et « hérésie », annonçant l’ouverture d’une enquête conjointe assortie de mesures dites « d’éradication ». Selon l’Église de Jésus Shincheonji, ces déclarations reviennent à tirer des conclusions avant même le lancement effectif de toute enquête formelle. L’organisation religieuse estime qu’une telle prise de position publique de l’exécutif porte atteinte au principe de la présomption d’innocence et risque d’influencer le travail des instances judiciaires. Le communiqué s’interroge également sur la légitimité d’un État laïque à se prononcer sur des notions théologiques telles que « l’orthodoxie » ou « l’hérésie », soulignant que ces questions relèvent exclusivement de la foi et non de l’autorité publique. L’Église rappelle par ailleurs que plusieurs accusations formulées par le passé ont déjà été examinées par la justice et se sont soldées par des acquittements ou des décisions concluant à l’absence de charges. Elle dénonce la réutilisation de dossiers déjà tranchés à des fins politiques ou médiatiques. Face à cette situation, Shincheonji affirme avoir proposé à plusieurs reprises un règlement pacifique des différends par le biais d’un débat biblique public et transparent, fondé sur les Écritures, proposition restée sans réponse selon elle. Tout en réfutant toute prétention à l’infaillibilité, l’Église assure être disposée à corriger toute erreur doctrinale ou sociale qui serait démontrée de manière précise et factuelle. Elle met également en avant l’engagement civique de ses membres, citant notamment leur participation à des actions humanitaires, des campagnes de don de sang et leur coopération avec les autorités lors de catastrophes nationales. En conclusion, l’Église de Jésus Shincheonji appelle les autorités sud-coréennes à renoncer à toute stigmatisation, à fonder leurs décisions sur des faits vérifiés et le droit, et à garantir un traitement égal à toutes les confessions religieuses. Elle avertit que la mise à l’écart d’un groupe religieux pourrait, à terme, fragiliser les principes démocratiques et l’État de droit.
Dans la province du Moyen-Chari, les forces de défense et de sécurité ont présenté, ce 20 janvier 2026, 214 armes saisies au cours d’opérations de sécurisation menées à travers l’ensemble du territoire provincial.
La présentation s’est tenue en présence du Délégué général du gouvernement auprès de la province, Abderamane Ahmat Bargou. Ces saisies s’inscrivent dans le cadre d’une campagne de désarmement des civils engagée depuis deux semaines par les autorités locales.
S’adressant à la presse, le représentant de l’État a salué l’action des forces de sécurité et rappelé que l’opération se poursuit. Il a indiqué que cette initiative répond au slogan de l’année 2026 : « Zéro arme dans les mains des civils dans la province du Moyen-Chari », visant à renforcer la sécurité, préserver la paix et consolider la cohésion sociale.
Il a également appelé la population à coopérer avec les autorités en signalant les détenteurs d’armes illégales et à privilégier le règlement pacifique des conflits. Les forces de défense et de sécurité ont, pour leur part, été invitées à poursuivre les opérations de sécurisation sur toute l’étendue de la province.
L’Association « Pont de Paix » a procédé, ce mardi 20 janvier 2026, au lancement officiel de ses activités à l’occasion d’un point de presse tenu au Musée national de N’Djamena. La cérémonie a réuni des responsables associatifs, des acteurs de la société civile ainsi que des professionnels des médias.
Créée dans un contexte marqué par des défis sécuritaires et sociaux persistants, l’Association « Pont de Paix » se donne pour mission de promouvoir la cohésion sociale, la prévention des conflits et l’enracinement durable de la paix au Tchad. À travers cette initiative, les fondateurs entendent faire de la paix une responsabilité collective et un choix quotidien pour les citoyens. Selon les responsables de l’association, « Pont de Paix » se veut un cadre de dialogue et d’action, visant à rapprocher les communautés, lutter contre les discours de haine et renforcer la confiance entre les populations. L’organisation ambitionne de jouer un rôle actif dans la sensibilisation citoyenne et la médiation communautaire. Concrètement, les activités annoncées portent notamment sur la mise en place d’une brigade digitale chargée de contrer les fausses informations et les messages incitant à la haine, la création de mécanismes d’alerte précoce dans les 23 provinces du pays, ainsi que la conduite d’actions locales de prévention et de désescalade des tensions. L’engagement de l’association repose sur quatre axes majeurs : la prévention par le dialogue, l’éducation à la paix, la promotion du sport et de la culture comme facteurs de cohésion sociale, et le développement communautaire au service des populations. Les responsables de « Pont de Paix » ont par ailleurs appelé les pouvoirs publics, les partenaires techniques et financiers, ainsi que les médias, à accompagner cette dynamique en faveur d’une paix durable. Ils ont exhorté l’ensemble des citoyens, en particulier les jeunes, à s’impliquer activement dans cette initiative. À l’issue du point de presse, les dirigeants de l’association ont officiellement déclaré le lancement des activités de « Pont de Paix », exprimant leur ambition de faire de l’année 2026 une année d’action citoyenne au service de la stabilité, de la justice sociale et du vivre-ensemble au Tchad.
En mission de terrain à Tebi, le député Abbas Khamis Oumar a effectué une série de visites dans les écoles de Bahalin et de Merké, dans le cadre des efforts visant à soutenir et renforcer le système éducatif national. Cette action s’inscrit dans la mise en œuvre du chantier n°4 du programme politique du Chef de l’État, le Maréchal Mahamat Idriss Déby Itno, relatif à la promotion de l’éducation.
À cette occasion, des manuels scolaires ainsi que des kits pédagogiques ont été remis aux établissements visités, afin de contribuer à l’amélioration des conditions d’apprentissage et de soutenir le travail des enseignants.
La mission a également permis des échanges approfondis avec les équipes pédagogiques et les élèves, portant sur les réalités du terrain et les défis du secteur éducatif. Le député a par ailleurs pris part aux activités pédagogiques en animant des séances de cours, illustrant son engagement personnel en faveur de l’encadrement scolaire et de l’éducation de proximité.
Par cette démarche, le parlementaire réaffirme sa volonté d’accompagner les actions de l’État en faveur d’une école inclusive, performante et accessible à tous.
Cette rencontre intellectuelle a réuni des jeunes, des acteurs culturels, des enseignants, des responsables institutionnels ainsi que des citoyens engagés, dans un contexte marqué par de profondes mutations sociales et identitaires au sein de cette ville historiquement cosmopolite.
Les échanges ont été animés par trois panélistes aux profils complémentaires. Hassan Adam Bahar, chef de service scolarité à l’École normale supérieure d’Abéché, a insisté sur le rôle de l’éducation et de l’école dans la transmission des valeurs culturelles et la construction d’une identité ouverte et inclusive.
Abdelhamid Hassaballah, enseignant et délégué des télécommunications numériques de la province du Ouaddaï, a, pour sa part, mis en lumière l’impact du numérique et des nouveaux médias dans la reconfiguration des identités, entre ouverture culturelle et risques de fragmentation sociale.
La coordinatrice du Réseau Bon Buzz Tchad, Claudine Kelpesa, a rappelé l’importance de créer des espaces de dialogue citoyen, soulignant que l’insécurité culturelle naît souvent de l’exclusion, du silence et de l’absence de débats structurés.
Les discussions, ouvertes et parfois contradictoires, ont permis d’identifier plusieurs facteurs alimentant l’insécurité culturelle, notamment la fragilisation des repères traditionnels, la méconnaissance de l’autre et les tensions liées à la coexistence de multiples références culturelles dans l’espace urbain.
À travers l’initiative VOICE 4THOUGHT, le Réseau Bon Buzz Tchad entend contribuer au renforcement de la cohésion sociale à Abéché, en promouvant la pensée critique, l’écoute mutuelle et l’engagement citoyen comme leviers essentiels d’une construction identitaire apaisée.
La Fédération tchadienne de taekwondo a bouclé, ce 17 janvier 2026, les travaux de son séminaire entamé le 11 janvier dernier. L’événement, placé sous le haut patronage du Sultan du Chari-Baguirmi, Mbang Hadji Woly Mahamat, s’inscrit dans une dynamique de structuration et de développement du taekwondo au Tchad. Durant une semaine, athlètes, arbitres et encadreurs techniques ont bénéficié de plusieurs sessions, notamment l’Open des pionniers, la formation des arbitres ainsi que celle des entraîneurs. Une initiative saluée par le président de la Fédération tchadienne de taekwondo, Pr Nodjina Djimadoum, qui a rappelé que ces activités visent à consolider les capacités des structures d’encadrement, à rendre hommage aux pères fondateurs de la discipline et à stimuler la promotion du taekwondo à l’échelle nationale. La cérémonie de clôture a été ponctuée par la remise de distinctions honorifiques. Des maîtres et grands maîtres ont été gradés par l’Association des ceintures noires de taekwondo du Tchad. Un moment d’émotion a également marqué l’assistance avec la remise d’une attestation de reconnaissance à un représentant de la famille de Shalom Ngaba et Eureka Ngaba Brenda, décédés lors d’un incendie survenu en 2025 dans leur domicile du quartier Atrone.