COST:Le CIO approuve les statuts révisés du Comité Olympique et Sportif Tchadien

Le Comité International Olympique (CIO) a officiellement approuvé les statuts révisés du Comité Olympique et Sportif Tchadien (COST), conformément aux dispositions de la Charte olympique.

Dans une correspondance datée du 21 janvier 2026, adressée au président du COST, Idriss Dokony Adiker, et à son secrétaire général, Colombe Ngulet, l’instance olympique mondiale indique que ces statuts ont été adoptés lors de l’Assemblée Générale Extraordinaire tenue le 5 décembre 2025.

Selon le CIO, cette validation s’inscrit dans le respect de la Règle 3.2 de la Charte olympique, qui encadre la gouvernance et le fonctionnement des Comités Nationaux Olympiques. L’organisation précise par ailleurs que toute modification ultérieure des statuts devra faire l’objet d’une nouvelle approbation.

Cette décision marque une étape importante dans le processus de consolidation institutionnelle du mouvement olympique tchadien et renforce la conformité du COST aux normes internationales de gouvernance sportive.

Littérature :Au CEFOD, Deborah Melom Ndjerareou donne voix aux cicatrices de l’Afrique contemporaine

Le Centre d’Études et de Formation pour le Développement (CEFOD) a servi de cadre, ce samedi 24 janvier 2026, à la présentation officielle de Le Chant des cicatrices, le nouvel ouvrage de l’écrivaine tchadienne Deborah Melom Ndjerareou, publié aux Éditions AB Alke Bulan.

À travers ce recueil de huit nouvelles, l’auteure propose une plongée lucide et sensible dans les fractures sociales et humaines qui traversent l’Afrique contemporaine et ses diasporas. Exil, mariages forcés, migration, racisme ordinaire, perte et reconstruction intérieure constituent la trame de récits courts mais puissants, portés par des voix féminines et masculines en quête de liberté et de dignité.

Loin de tout misérabilisme, Le Chant des cicatrices explore la résilience comme réponse à la violence du monde. Chaque histoire révèle une vérité partagée : derrière les blessures visibles ou silencieuses subsiste une volonté farouche de rester debout. La douleur y devient matière à lumière, et la cicatrice, un point d’ancrage vers soi.
S’adressant particulièrement à la jeunesse lors de cette rencontre littéraire, Deborah Melom Ndjerareou a insisté sur l’urgence de renouer avec la lecture et la rigueur intellectuelle :
« Pour être un bon écrivain, il faut d’abord être un grand lecteur. Écrire, c’est être curieux, faire de la recherche et vouloir poser sa propre pierre pour son pays. »
Figure montante de la scène littéraire tchadienne, l’auteure est également fondatrice de la plateforme WeWriteAfrica.org, dédiée à la promotion de l’écriture africaine. Ses travaux s’inscrivent à la croisée de la littérature et de l’analyse des enjeux sociaux, culturels et politiques du continent.

Forte d’une expérience dans le secteur humanitaire en Afrique subsaharienne et au Moyen-Orient, Deborah Melom Ndjerareou allie engagement de terrain et réflexion intellectuelle. Titulaire d’une licence en linguistique, d’un master en écriture créative et d’un master en diplomatie et relations internationales, elle poursuit actuellement un doctorat en diplomatie.
Avec Le Chant des cicatrices, Deborah Melom Ndjerareou confirme une écriture ancrée dans le réel, attentive aux silences et aux résistances, et s’impose comme une voix littéraire engagée dans la narration des espoirs africains contemporains.

Tchad : ORN Global à l’honneur, son PDG distingué Personnalité de l’année 2025

Le Consortium des médias digitaux a décerné le titre de Personnalité de l’année 2025 à M. Joseph ASGLE Ada Bade, Président-directeur général de l’entreprise ORN Global, pour sa contribution significative au développement social au Tchad.
La cérémonie de remise de cette distinction s’est déroulée le samedi 23 janvier 2026, en présence d’une délégation du Consortium conduite par son coordinateur national, M. Ouganda TANGUE.

Selon les organisateurs, cette reconnaissance consacre un leadership entrepreneurial orienté vers l’impact social. À travers ORN Global, le récipiendaire a initié plusieurs projets structurants, notamment des forages d’eau potable à N’Djamena et dans diverses provinces, ainsi que des actions de solidarité au profit des populations vulnérables.

Prenant la parole, M. Joseph ASGLE Ada Bade a salué cette marque de confiance et a indiqué que cette distinction constitue une source de motivation supplémentaire pour renforcer ses initiatives sociales, estimant que la responsabilité sociétale des entreprises demeure un levier essentiel du développement durable.

Éditorial : La recrudescence des accidents de la route inquiète

Depuis le début de l’année 2025, les accidents de la circulation se multiplient au Tchad, aussi bien dans la capitale N’Djaména que dans les provinces. Ces drames, souvent mortels, continuent de faire de nombreuses victimes et plongent plusieurs familles dans le deuil.

Selon plusieurs constats, le non-respect du Code de la route, l’excès de vitesse, l’incivisme de certains usagers et l’insuffisance des contrôles routiers figurent parmi les principales causes de ces accidents. Malgré l’existence de textes juridiques protégeant la vie humaine, les comportements à risque persistent sur les axes routiers du pays.

La question de la responsabilité est régulièrement soulevée. Certains observateurs évoquent une application insuffisante des sanctions prévues par la loi, estimant que l’impunité contribue à la répétition des accidents. D’autres pointent le manque de sensibilisation des conducteurs ainsi que l’état parfois dégradé des infrastructures routières.

Un accident grave survenu le 13 janvier 2026, à environ 12 kilomètres de la ville de Bongor, illustre cette situation préoccupante. Le drame a fait deux morts, dont une femme enceinte qui se rendait à l’hôpital pour accoucher.

Face à cette recrudescence des accidents de la route, les autorités compétentes, les forces de sécurité et les usagers sont appelés à redoubler de vigilance. Le respect strict du Code de la route, le renforcement des contrôles et la sensibilisation des populations apparaissent comme des mesures essentielles pour réduire le nombre de victimes sur les routes tchadiennes.

Signataire : Djonyabo Yefta
Directeur de publication : Ahmat Mahamat Ahmat

Coopération économique : le Tchad et le Groupe UDI International scellent un partenariat stratégique

Dans le cadre de la vision stratégique impulsée par Son Excellence le Maréchal Mahamat Idriss Déby Itno, Président de la République, Chef de l’État, visant à renforcer les investissements directs étrangers au Tchad, le Consul honoraire de la République du Tchad à Accra, Monsieur Adam Djibrine, a tenu une rencontre de haut niveau avec le Président-Directeur Général du Groupe UDI INTERNATIONAL, Monsieur Davlatov Saidmurod, à la tête d’une entreprise originaire du Tadjikistan.

Présent dans plusieurs régions du monde avec un portefeuille estimé à 1,5 million de projets, le Groupe UDI INTERNATIONAL a manifesté un vif intérêt pour accompagner le Tchad dans sa dynamique de développement, en mettant à contribution des technologies innovantes et des investissements structurants.

Les échanges entre les deux parties ont permis de dégager des axes prioritaires de coopération, notamment dans le secteur agricole, avec pour objectif de renforcer la souveraineté alimentaire, ainsi que dans le domaine des énergies renouvelables, en appui à la transition énergétique et au développement durable du pays.

Ces perspectives de partenariat s’inscrivent en droite ligne de la vision du Chef de l’État, axée sur la diversification de l’économie nationale, la création d’emplois et la valorisation du potentiel productif du Tchad.

À l’issue de cette rencontre, les deux parties ont procédé à la signature d’un protocole d’accord (Memorandum of Understanding – MOU), marquant leur engagement commun à consolider cette coopération et à œuvrer à la mise en œuvre de projets concrets au service du développement économique et social du Tchad.

Politique :Mahamat Zene Cherif annonce un appel du Parti TCHAD UNI contre le MPS dans l’affaire de l’usurpation de sa dénomination

Le président national du Parti TCHAD UNI, Mahamat Zene Cherif, a rendu public un communiqué concernant le litige judiciaire opposant son parti au Mouvement Patriotique du Salut (MPS) et à ses alliés, relatif à l’usurpation de la dénomination du parti.

Dans son communiqué, Mahamat Zene Cherif souligne que le jugement rendu par le Tribunal de Grande Instance de N’Djamena le 19 décembre 2025 viole les procédures légales, notamment le principe de collégialité des juges, et dénonce des manœuvres visant à empêcher le conseil juridique du parti d’exercer son droit d’appel.

Pour défendre les droits et intérêts du parti, Mahamat Zene Cherif annonce que l’avocat-conseil du TCHAD UNI a déposé le 16 janvier 2026 un recours en appel contre le jugement civil n°116/2025 rendu par la première chambre civile du tribunal. Le parti affirme qu’il exploiterait toutes les voies de recours nationales et, si nécessaire, saisira les juridictions internationales compétentes.

Le président du parti insiste sur l’importance de la transparence et de l’indépendance de la justice tchadienne, affirmant que cette affaire constitue une opportunité pour la justice de préserver sa crédibilité et de démontrer son impartialité. Mahamat Zene Cherif s’engage également à tenir informée la presse nationale et internationale de toutes les étapes et dates des procès.

Le communiqué se conclut par une citation du vprésident :
« La justice qui dure s’enrichit, l’injustice qui dure ruine »

Fès : Le Cheikh de la Zaouïa Tijania appelle à l’apaisement entre le Maroc et le Sénégal

À la suite des tensions apparues après la finale de la Coupe d’Afrique des Nations 2025 entre le Maroc et le Sénégal, Mohammed El Kébir Ben Sidi Ahmed Tidjani, Cheikh de la Zaouïa Tijania au Maroc, a lancé un appel à l’unité et à la retenue.
Dans son communiqué, le Cheikh souligne que les tensions constatées sur les réseaux sociaux ne sauraient entamer les liens historiques, spirituels et fraternels qui unissent les deux peuples. Il rappelle l’héritage des grandes figures de la confrérie Tijania, notamment El Hadj Omar Foutiyou Tall, El Hadj Malick Sy et Cheikh Ibrahim Niass, qui ont fait des zaouïas des lieux de fraternité et de savoir entre Fès, Dakar et l’Afrique de l’Ouest.
Face aux discours de haine et de provocation, il appelle les citoyens à la sagesse et à la responsabilité, et à ne pas laisser le sport devenir un facteur de division. Le Cheikh insiste sur la nécessité pour le Maroc et le Sénégal de poursuivre leur coopération et leur fraternité africaine, sous la conduite de Sa Majesté le Roi Mohammed VI et du Président sénégalais Bassirou Diomaye Faye.

Le communiqué se conclut par un message spirituel : « les croyants sont des frères », et une invocation pour la paix et la protection divine sur les deux nations.

Politique: Wakit Tama réaffirme son pacifisme malgré la répression

Le mouvement Wakit Tama :section politique a réaffirmé son engagement pour une action non violente, dans un contexte de répression accrue au Tchad.

Dans un communiqué, Zakaria Adam Zakaria, coordonnateur national, a répondu aux sollicitations de citoyens souhaitant rejoindre la résistance armée. Il rappelle que le mouvement « croit à la force des idées, et non à la violence ».
Le responsable dénonce un climat politique « délétère » : manifestations interdites, libertés d’expression restreintes, assassinats politiques, condamnations de leaders de l’opposition et dissolution d’associations. Il cite l’assassinat de Yaya Dillo et la condamnation de Succès Masra comme exemples de cette répression.
Zakaria Adam Zakaria critique également le népotisme et l’absence de dialogue inclusif. Selon lui, si la situation persiste, le peuple tchadien pourrait être confronté à un « choix douloureux mais décisif », laissant entendre que la résistance pourrait devenir inévitable.

Analyse / Extradition de Paul Henri Sandaogo Damiba : un signal politique et judiciaire fort

L’extradition de Paul Henri Sandaogo Damiba du Togo vers le Burkina Faso marque un tournant majeur dans la séquence politico-judiciaire burkinabè post-transition. Au-delà d’un simple fait judiciaire, cette opération revêt une portée symbolique, institutionnelle et diplomatique significative.

D’abord, sur le plan judiciaire, la procédure engagée témoigne d’une volonté affirmée des autorités burkinabè de faire prévaloir l’État de droit, y compris à l’encontre d’anciens dirigeants. Les chefs d’accusation évoqués atteinte à la sûreté de l’État, détournement de deniers publics, corruption, blanchiment de capitaux et enrichissement illicite sont lourds et traduisent une approche globale visant à traiter à la fois les dimensions sécuritaires, économiques et pénales du dossier. L’ouverture rapide de l’information judiciaire et la délivrance d’un mandat d’arrêt international traduisent une stratégie judiciaire structurée et assumée.

Ensuite, sur le plan politique, cette extradition envoie un message clair : aucune position passée, aussi élevée soit-elle, ne confère d’immunité face à la justice. Dans un contexte sahélien marqué par des transitions militaires, des recompositions du pouvoir et une forte attente populaire en matière de redevabilité, l’affaire Damiba s’inscrit dans une dynamique de rupture avec l’impunité perçue des élites politico-militaires. Elle pourrait également servir de précédent pour d’autres dossiers sensibles liés à la gouvernance et à la gestion des affaires publiques.

Sur le plan diplomatique, la coopération judiciaire entre le Burkina Faso et le Togo mérite une attention particulière. L’acceptation et l’exécution de la demande d’extradition par les autorités togolaises illustrent un niveau de confiance institutionnelle et de collaboration bilatérale rarement mis en avant dans la sous-région. Cette coopération renforce l’image d’un espace ouest-africain capable de répondre collectivement aux défis judiciaires transnationaux, en dehors des cadres parfois jugés lents ou politisés des organisations régionales.

Enfin, sur le plan de l’opinion publique, cette extradition est porteuse d’attentes fortes. Une partie de la population y voit une opportunité de vérité et de justice, tandis qu’une autre attend des preuves solides et un procès équitable, à la hauteur de la gravité des accusations. La crédibilité de la procédure dépendra désormais de la transparence des investigations, du respect des droits de la défense et de l’indépendance réelle de la justice.

En définitive, l’affaire Paul Henri Sandaogo Damiba dépasse la personne mise en cause. Elle constitue un test pour la justice burkinabè, un message politique à l’intérieur comme à l’extérieur du pays, et un indicateur clé de la trajectoire institutionnelle du Burkina Faso dans une période charnière de son histoire contemporaine.

Douanes tchadiennes : cap sur Moundou pour l’édition 2026 de la Journée internationale de la Douane

Les activités marquant la célébration de la Journée internationale de la Douane (JID 2026) ont été officiellement lancées ce matin à travers un point de presse animé par le président du comité d’organisation, M. Mbaissidira Marcelin.
Pour cette édition, l’administration douanière tchadienne a porté son choix sur Moundou, capitale économique du pays, qui accueillera les festivités prévues le 26 janvier 2026.

Placée sous le thème : « Une douane qui protège la société par sa vigilance et son engagement », cette Journée s’inscrit dans un contexte de réformes structurelles profondes, visant à moderniser l’institution douanière, renforcer son efficacité et améliorer ses relations avec les usagers.

La célébration prendra la forme d’une Semaine de la Douane, organisée sous le haut patronage du Ministre d’État, ministre des Finances. Au programme : conférences-débats, activités culturelles et sportives, ainsi que des campagnes de sensibilisation destinées au grand public.
À cette occasion, le président du comité d’organisation a lancé un appel appuyé aux étudiants, commerçants, opérateurs économiques et entrepreneurs à prendre part activement aux différentes activités.

L’objectif est de renforcer la confiance, promouvoir le dialogue public-privé et mieux faire connaître le rôle stratégique des douanes dans la protection de l’économie et de la société.