Le Tchad élu membre de l’Agence internationale de l’énergie renouvelable sur 153 pays candidats, 53 candidatures sont retenues et sur les 53 candidats 5 sont élus Membres de Comité Consultatif de Haut Niveau de l’IRENA , parmi lesquels Zakaria Idriss Deby Itno , élu en qualité de représentant de l’Afrique Centrale et le Tchad.
Objectif 2030 sans VIH/Sida : 8 292 personnes dépistées dans les dix (10) arrondissements de N’Djamena.
Lancée en septembre 2018, la campagne nationale dénommée « free shine » ou « naitre libre » pour mettre fin aux nouvelles infections du VIH chez les enfants en Afrique d’ici 2030 et garder les mères en bonne santé, a fait la restitution de son rapport d’activités du premier trimestre dans les dix (10) communes de N’Djamena, ce samedi 12 janvier 2019 à la maison de la femme. Cette campagne est une initiative du bureau de l’organisation des premières dames d’Afrique contre le sida (OPDAS) et ses partenaires, l’Unicef et le ministère de la santé.
Durant ce premier trimestre les activités de la campagne se sont déroulées respectivement dans les communes, les centres d’écoutes, les centres de santé revitalisés, des centres sociaux… Des relais communautaires ont été formés pour la cause. L’objectif est d’améliorer la fréquentation des services de santé près des communautés pour une génération sans VIH/Sida d’ici 2030 dans les dix (10) communes de la ville de N’Djamena.
Selon le contenu dudit rapport 8 292 personnes dépistées dans les dix (10) arrondissements dont 194 cas séropositifs. Le premier et huitième arrondissement ont plus de taux de prévalence de VIH. Dans le premier arrondissement sur 1 491 personnes dépistées, 38 sont séropositives, 94 sur 2 044 dans le huitième. Un taux qui laisse d’inquiétude a souligné le secrétaire exécutif du conseil national de lutte contre le sida (CNLS) Dr Barou Djouatere.
Les personnes séropositives sont de la classe d’âge de 16 à 61 ans avec une prédominance de la tranche d’âge de 15 à 46 dont deux enfants de 10 et quatre de 11 à 14 sont aussi déclarés séropositifs.
La sensibilisation a touché plus de 28 768 personnes dont 3 760 jeunes et adolescents dans les 4 grands lycées de la place. L’équipe des relais communautaires a touché aussi 698 autorités, leaders traditionnels et religieux.
Selon le point focal de l’OPDAS, Madame Ngarbatinan Odjoumbeye Carmelle, les efforts des dix (10) maires de la commune de N’Djamena ont permis de toucher une plus grande de la population à travers de sensibilisation sur le VIH, les conséquences du mariage des enfants, de la malnutrition. Selon elle, les maires sont les tous premiers à donner des exemples dans les centres de dépistage.
La chargée de question de VIH/Sida de l’Unicef Nancy Ndal-lah à quant à elle souligné l’engagement de l’OPDAS et des maires dans cette lutte contre le VIH/Sida avant de dire que son institution est toujours aux côtés des autorités tchadiennes pour que l’objectif 2030 sans VIH/Sida chez les enfants en Afrique soit une réalité.
Pour mener à bon port les activités de la 2ème campagne, l’OPDAS recommande une autonomie des arrondissements, de multiplier les centres de dépistage et counseling, d’intensifier la sensibilisation des leaders d’opinion, et de rendre disponible et de manière permanente les fiches de dépistages et les réactifs.
Selon Salklah Djimadoumngar, membre de l’équipe de suivi évaluation de l’OPDAS, le poids des facteurs socioculturels, la grève des agents de l’Etat, la mobilité des relais communautaires qui sont pour la plus part des élèves et étudiants, l’éloignement des centres de prise en charge des séropositifs pour un suivi adaptés sont des difficultés majeures rencontrées durant la campagne du dernier trimestre de 2018. « Difficulté à mobiliser les relias communautaires femmes, la réticence de certains chefs de quartiers, carrées et leaders religieux à s’impliquer dans la sensibilisation constituent des barrières qu’il faut lever pour permettre une bonne campagne » suggère-telle.
40e anniversaire du lycée français Montaigne au Tchad
Annoncé il y a de cela trois jours, le lycée français Montaigne au Tchad a célébré ce matin 12 janvier 2019, son 40e anniversaire de service et de formation auprès de l’État tchadien. La présence de la proviseure de l’établissement Mme Chan, présidente de l’APE Mme Artine, chef secteur Afrique M. Cario et de celle du chargé d’affaires de l’ambassade de France M. Didio y compris la présence de quelques membre du gouvernement du Tchad ont permis de mettre à nu les exploits du lycée Montaigne de N’Djamena.
Crée en 1978 pour l’école primaire et 1988 pour les niveaux du collège et du lycée, cet établissement accueille des enfants de toutes nationalités et dispense un enseignement conforme aux programmes et aux exigences de l’Éducation nationale française.
Ouvrant la cérémonie, la proviseure a fait remarquer que cette fête est avant tout, la réponse aux attentes des parents d’élèves et anciens élèves aux quels est réservé l’honneur de cette kermesse. Pour Mme Corinne Chan Yue Tack, eux les responsables du lycée sont toujours là à l’écoute de tous, parents et anciens élèves. Toutefois, C’est « l’occasion de rendre hommage aux équipes précédentes, aux personnels présents en mai 2009 qui ont tenu de fêter les 30 ans du lycée juste trois mois après la bataille de N’Djamena. C’est aussi l’occasion pour tous de consolider ou de retisser les liens distendus par les différents événements qui ont émaillés l’histoire du lycée Montaigne 1979, 1982, 2008, 2015 » a laissé entendre la cheffe du lycée.
L’école Montaigne est née en 1978 de la volonté d’un groupe des parents d’offrir un enseignement français d’excellence à leurs enfants. L’établissement s’est développé de décennie en décennie pour afficher un effectif record de 670 élèves en septembre 2016 et 100% de réussite au baccalauréat français en 2018.
Dans son intervention, la présidente de l’APE Mme Khadidja Artine a martelé que cette école prouve l’unité qui existe entre la France et le Tchad car, selon elle, le lycée Montaigne est une partie de France enclavée dans son beau pays le Tchad et que le corps professoral, le personnel administratif et les élèves sont composés en majorité de tchadiens. En cela, poursuit-elle que le lycée Montaigne est aussi tchadien et s’il ne devait rester qu’une seule trace de la France au Tchad, qu’elle souhaiterait que ça soit cette école qui, au-delà de valeur d’excellence qu’elle fait preuve, elle permet aux élèves de s’enrichir d’une culture, de valeur, de tradition et d’avoir un passé rayonnant.
Pour le chef Secteur Afrique de l’Agence pour l’Enseignement Français à l’Étranger (AEFE) M. CARIO, l’événement comme celui-ci est très important pour la communauté elle-même mais aussi pour l’AEFE parce qu’il témoigne à la fois de la vitalité et d’enrichissement du beau réseau d’enseignement français à l’étranger. En prononçant ses mots liminaires le Chef Secteur M. CARIO a rendu hommage à l’ensemble de l’équipe administrative du lycée ainsi qu’aux parents d’élèves de leur vif engagement pour une noble cause. « Ici à N’Djamena, la réputation et l’excellence de ce lycée ce sont construites au cours de ces 40 dernières années. Nous scolarisons 650 élèves de la petite section maternelle jusqu’à la classe de terminale. Vous pouvez compter sur le soutien constant de l’AEFE sur l’ensemble des services ». A- t-il confié.
Étant présent à cette cérémonie euphorique et cruciale pour la diplomatie française, le chargé d’affaires à l’ambassade de France au Tchad M. Didio représentant l’Ambassadeur Philippe Lacoste, a rapporté les mots du Président français Macron lors de son passage à Ouagadougou au Burkina Faso dans cette circonstance pour inciter plus des jeunes africains aux études :« L’éducation sera là, la priorité absolue de nouveau partenariat que je vous propose à vous, la jeunesse africaine ».
Le chant de l’hymne nationale la tchadienne et la marseillaise de la France ont permis de celer le lien qui existe entre ces deux pays et d’agrémenter la cérémonie.
Audit de diplôme: Installation du Comité paritaire chargé de l’assainissement du fichier du solde et du suivi de l’audit des diplômes
Dialogue social :Les membres du Comité paritaire installés
Le Ministre d’Etat, Ministre Secrétaire général de la Présidence de la République M. Kalzeubé Payimi Deubet a officiellement installé, les membres du Comité paritaire chargé de l’assainissement du fichier du solde et du suivi de l’audit des diplômes des agents civils de l’Etat. C’était au cours d’une réunion qui s’est tenue ce matin à la Présidence de la République.
Ils représentent soit le Gouvernement, soit les organisations syndicales. Et ils ont 45 jours pour notamment conduire et coordonner les opérations d’assainissement des fichiers de l’ensemble des agents civils de l’Etat. Il leur revient également la charge de suivre l’audit des diplômes en collaboration avec le cabinet adjudicataire du marché dans un delai raisonnable. Des missions rappelées par le Ministre d’Etat, Ministre Secrétaire général de la Présidence de la République, M. Kalzeubé Payimi Deubet.
L’installation du comité, dira le Ministre d’Etat, Ministre Secrétaire général de la Présidence de la République, M. Kalzeubé Payimi Deubet, participe du souci et de la volonté du gouvernement d’appliquer dans tout son contenu le protocole d’accord signé le 26 octobre 2018 par le gouvernement et les syndicats.
Présidence de la République
Tchad : deux magistrats révoqués de la magistrature
Par décret n°00010 du 11 janvier 2019, le président de la République, Chef de l’Etat, Chef du Gouvernement et président du conseil des ministres, Idriss Deby Itno a révoqué deux magistrats de la magistrature. Selon le propre terme dudit décret cette révocation est sans suppression ni suspension des droits à pension.
Il s’agit de :
- Abdelhamid Mahamat Idriss
- Dingamneloum Moïse
Deby Chef d’Etat le plus actif, met fin aux fonctions de deux ministres
Au terme du décret n° 009, le président de la République, Chef de l’Etat, Chef du Gouvernement et président du conseil des ministres, il est mis fin aux fonctions de deux membres du gouvernement chargé de département ministériel Madame Ndolenodji Alixe Naimbaye, Ministre des Postes, des Nouvelles Technologies de l’Information et de la Communication et Monsieur Boukar Michel Ministre du Pétrole et de l’Energie.
C’est après avoir passé neuf (9) mois comme membre du gouvernement dans la 4ème république, qu’ils sont remerciés ce vendredi 11 janvier 2019. Dans cette 4ème République de Deby, Ndolenodji Alixe Naimbaye fut dans le tout premier gouvernement du 07 mai 2018 Secrétaire d’Etat aux Affaires Etrangères, de l’intégration africaine, de la coopération internationale et de la diaspora, Ministre des Postes, des Nouvelles Technologies de l’Information et de la Communication et Porte-parole du Gouvernement dans celui du 18 juin 2018 puis l’actuel poste se voit emporter le vent d’Amdjaras. Pour quelle cause ? Parce qu’elle est communicatrice et qu’elle ne maitrise pas les TIC ? Seul l’ombre des observateurs pourront nous dire. Celle qui a recensement octroyé la licence de fournisseur d’accès internet aux opérateurs GM au détriment des petites entreprises de FAI (fournisseur d’accès internet). Finalement, le Groupe des Fournisseurs d’Accès Internet (GFAI) a-t-il obtenu la tête de Alixe Naimbaye comme souligné dans son point de presse ce jour 27 décembre 2018?
Boukar Michel, Ministre du Pétrole et de l’Energie, s’il a résisté durant neuf (9) mois sous la tempête de la IVe République, cette fois-ci 2019 serait pour lui un « cauchemar ». Il est depuis cet après midi de ce 11 janvier l’ex ministre du pétrole et de l’énergie. C’est au moment où ce secteur s’améliore (de nombreux de projets sont attendus en 2019) que cet ingénieur se voit retirer son fauteuil. Boukar, est l’un des acteurs principaux ayant aidé le Tchad à se doter des documents juridiques solides sur l’exploitation du pétrole mais également, l’un de ceux qui ont aidé le pays à mieux négocier ou renégocier les contrats dans le secteur pétrolier, énergétique ou minier.
En attendant la désignation des nouveaux « bamisnistes », Alixe Naïmbaye reprendra-t-elle certainement son micro et son collègue Boukar Michel à son statut d’Ingénieur en électricité et climatisation.
Décret mettant fin aux fonctions de deux membres du Gouvernement
Décret mettant fin aux fonctions de deux membres du gouvernement.
Il est mis fin aux fonctions de deux membres du Gouvernement chargé des départements ministériels ci-après :
Mme NDOLENOGIE ALIXE NAIMBAYE,Ministre des Postes, des Nouvelles technologies de L’information et de la Communication ;
M. BOUKAR MICHEL, Ministre du Pétrole et de l’énergie.
Leur intérim t assuré respectivement par le Ministre de la Communication, Porte-parole du gouvernement et le Ministre des Finances et du Budget.
TCHAD : LE COMITE DES JEUNES DU CARRE I DE MOURSAL DONNE LE BILAN DES ACTIVITÉS A MI-PARCOURS
Le président du comité des jeunes du carré I de quartier Moursal à N’Djamena, Casimir Yodoyman a organise une conférence de presse le mercredi 10 janvier au siège dudit comité. Objectif de rencontre avec les Hommes de medias est de faire le bilan de l’année 2018 afin d’affronter les défis qui les attendent au premier trimestre de l’année.
Pour Casimir, président du comité des jeunes du carré I de Moursal son objectif est d’inculquer aux habitants une pratique citoyenne, cohabitation pacifique et améliorer leurs conditions de vie dans un environnement sain et paisible.
Protéger les enfants et les filles libres qui sont la relève de demain est le sens de ce projet. Ce projet ne vise pas non seulement à inculquer des bonnes pratiques aux habitants mais de les conscientiser dans le domaine de l’environnement et surtout pour contribuer à un changement de mentalités et de comportement dans le Carré I afin d’avoir des citoyens exemplaires dans notre pays a-t-il déclaré
Casimir Yodoyman a saisi l’occasion d’encourager la population du Carré I à planter des arbres ayant des valeurs thématiques et créer les espaces verts dans leurs prémisses et promouvoir l’esprit de l’entreprenariat auprès des jeunes et des femmes.
Notons que ce comité des jeunes du Carré I de Moursal est une initiative née pour faire face à la dégradation de l’environnement et des mauvaises pratiques citoyennes, telles que la pollution, la destruction de l’écosystème, la prostitution, l’alcoolisme, le tabagisme l’incivisme caractérisé ainsi que les violences tant verbales que physique quotidiennes dans ce Carré en particulier et quartier Moursal en général.
AHMAT MAHAMT AHMAT
Youssouf Mahamat, étudiant tchadien emprisonné bientôt cinq ans en Inde
Parti le 13 février 2011 dans le cadre des études en science politique à Bengalore en Inde, M. Youssouf Mahamat Allamine Tahir est arrêté exactement le 06 février 2015 à Maharajan (Inde) pour cause « faux visa » alors qu’il se rendait en Arabie Saoudite pour effectuer le petit pèlerinage (oumra).
Youssouf détient le passeport tchadien n° R0129538. Son cas est enregistré contre État comme « crime n°47/15 ». Selon le gouvernement indien, l’étudiant est en désaccord avec leurs lois réservées aux étrangers. Il s’agit de « cas n° U/420, 467, 468, 471 7 Foreigner’s ». Par contre sur la requête de l’un de ses avocats enregistrée sous le n°989/13/08/2015, stipule que, l’accusé est allé en Inde avec un visa approprié et valide qui a été renouvelé deux fois et qui n’est contesté par aucune des parties.
Les parents de l’étudiant youssouf ont saisi rapidement le ministère des affaires étrangères et de l’intégration africaine du Tchad de la situation de leur progéniture en même année. Le ministère a de son tour envoyé une note N°0847 en date du 02 mars 2015 au consulat honoraire du Tchad en Inde « Vous voudriez bien saisir les autorités compétentes indiennes en vue d’obtenir sa libération et son rapatriement vers le Tchad ». Tour à tour les rôles se succèdent. Plusieurs avocats ont été pris pour le cas de youssouf : avocat pris par les étudiants tchadiens en Inde pour leur compatriote et celui de son père M. Allamine Tahir Youssouf qui s’était personnellement rendu en Inde dans l’espoir de revenir avec son fils cela malgré, l’intervention de l’ex-premier ministre Padacket auprès du gouvernement lors de son passage en Inde.
Dépassé par la situation, ses amis étudiants ont récemment entrepris une marche pacifique avec la photo de youssouf en main et une vidéo
https://www.facebook.com/tachadcom/videos/282467239289819/
de ses proches en français et en arabe postée sur les réseaux sociaux pour solliciter l’indulgence du gouvernement de l’Inde et de toute personne afin de contribuer à la libération de Youssouf. Touchant la sensibilité de l’actuel ministre tchadien des affaires étrangères et de l’intégration africaine, M. Chérif Mahamat Zène dixit : « Je suis sensible au sort de notre compatriote détenu en inde depuis 4 ans. Les autorités de ce pays en ont été saisies et l’ex-premier ministre Padacket a abordé le point avec son homologue lors de sa visite en Inde. Nos notes de rappel sont restées sans suite. On suit toujours » est le mot du ministre en date du 30 décembre 2018 sur sa page Twitter.

Pourquoi autant de mystères dans l’affaire de cet étudiant ? Le gouvernement tchadien est-il en bras de fer avec son homologue indien ou n’est-il pas efficace dans la diplomatie pour que « ses notes restent sans suite »? Et pourquoi le gouvernement indien ne se prononce –t-il pas une fois pour toute sur cette affaire ? Ou encore, dans le cas de ce délit combien d’année doit-on être condamné en Inde? Autant de questions qui traversent l’esprit pour tous ceux qui se battent actuellement pour cette cause.
L’étudiant Youssouf Mahamat Allamine Tahir est né le 02 Août 1992. Il croupi en prison indienne bientôt cinq ans. Selon ses proches, il s’apprête à revenir au pays parce qu’il a déjà fini avec ses études mais hélas… Cependant, Ses parents demeurent intrigués et inoffensifs de toute cette situation et promettent de continuer inlassablement dans le processus de sa libération avec l’aide de tous.
Atelier de sensibilisation sur le Partenariat pour un Gouvernement Ouvert (PGO) et l’ouverture des données au Tchad
Le Ministère des Finances et du Budget à travers l’Observatoire tchadien des finances publiques (OTFIP) & Wenaklabs, dans le cadre de l’ouverture des données publiques organisent depuis ce matin 10 janvier 2019, un « Atelier de sensibilisation sur le Partenariat pour un Gouvernement Ouvert (PGO) et l’ouverture des données au Tchad » avec l’appui d’OXFAM-Tchad représentée par Mahamat Ibrahim Saleh. C’est à l’hôtel Hilton de N’Djamena.
Le Tchad souffre depuis la nuit de temps de la malversation économique, du détournement des biens publics, les difficultés liées à la recherche académique ainsi que de la corruption dans tout son système. A l’exception de la facilitation des recherches pour les étudiants, enseignants, élèves et bien d’autres, l’ouverture des données publiques vient-elle à point nommé contrecarrer les « voleurs » des biens publics ou serait-elle justement comme trompe l’œil à l’exemple de l’« Opération cobra » qui a eu lieu les années antérieures au Tchad?
Pour le représentant du coordonnateur de l’OTFIP, M. Bady EBE, l’ouverture des données publiques présente plusieurs avantages. Il permet entre autres : d’accroitre la transparence et la responsabilité du Gouvernement ; de développer la confiance, la crédibilité et la réputation de l’État ; d’impulser le progrès et l’innovation ; d’améliorer la qualité de l’éducation et l’engagement citoyen ; de mieux archiver et préserver l’information. En particulier, pour les chercheurs et les étudiants, l’ouverture des données publiques facilite la recherche qui contribue au développement de solutions innovantes qui améliorent les conditions de vie des populations. L’ouverture des données publiques permet en outre l’éclosion d’une large gamme de mode d’apprentissage.
Quelle mouche a piqué le gouvernement tchadien à vouloir la transparence dans sa gestion et de posséder une banque de données ?
Ce changement en vue, est le fruit d’une démarche entreprise courant 2018 et la participation de l’OTFIP et de Wenaklabs au sommet mondial du Partenariat pour un Gouvernement Ouvert. « C’est lors de cette rencontre internationale que nous avons pris conscience de l’importance de l’ouverture des données publiques et notamment ceux liées aux finances publiques », a souligné M. Bady EBE, coordonnateur de l’OTFIP. Cet envi de booster l’économie et de travailler dans la transparence avec les citoyens tchadiens vient du fait que « le Tchad est mal classé dans la plupart des indicateurs internationaux relatifs à la transparence et à l’ouverture de données publiques (CPIA, Mo Ibrahim, IBP, …). Ces mauvais classements du pays ont conduit par exemple à son inéligibilité au Partenariat mondial pour un Gouvernement Ouvert (PGO) ». Ce défaut est ce qui explique le besoin d’adhésion du Tchad au Partenariat pour un Gouvernement Ouvert (PGO)
Pour la concrétisation de ce projet, le gouvernement estime qu’il est nécessaire de développer une parfaite synergie entre l’État, les OSC/ONG et les médias car «l’expérience internationale montre également que les médias jouent un rôle fondamental dans la mise en œuvre de l’ouverture des données publiques » d’où la nécessité de participation de ces corporations (les Organisations de la Société Civile, les organismes privés, œuvrant dans le domaine de l’ouverture des données et la presse.) à cet atelier.
Par cet esprit patriotique, il faudrait espérer au strict respect de cet engagement que le Tchad prendra à la sortie de cet atelier car, la transparence, c’est la sainteté au Tchad dit-on. Et en attendant, l’État tchadien ne doit pas perdre de vue, la question de l’Internet qui doit être pansée pour la réussite de la conception de cette banque de données numérique (de l’État) au profit des citoyens et afin d’avoir le contrôle de sa gestion.



