Tchad : Silence autour de l’Affaire Youssouf, étudiant incarcéré en Inde

Arrêté bientôt cinq ans en Inde, Youssouf Mahamat Allamine Tahir purge sa peine dans la prison de Maharajganj en Inde depuis le 06 février 2015 pour cause « Faux visa ». Des démarches ont été entreprises pour sa libération mais hélas cela reste toujours, lettre morte.

Selon une source très proche du ministère tchadien des Affaires Étrangères et de l’Intégration Africaine, la dernière nouvelle qu’ils ont eu de cette affaire, date du début janvier 2019 et que le sieur Youssouf est normalement arrêté pour une durée de six ans. A rappeler que, l’affaire Youssouf a vu la participation de l’ex-ministre des Affaires Étrangères et de l’Intégration Africaine Moussa Fakhi Mahamat, l’ex-premier Ministre Pahimi Padacké Albert et de Chérif Mahamat Zène actuel ministre tchadien des Affaires Étrangères qui dit « toujours suivre l’affaire ».

Toujours selon notre source, comme l’État tchadien ne peut pas s’ingérer de la juridiction d’un État fédéré en Inde, le ministre a pris un nouveau conseiller à Youssouf pour l’aider dans le processus de sa libération et que d’ici début 2019, l’État tchadien et le gouvernement de l’Inde envisagent un partenariat sérieux dans la création des ambassades dans leur pays respectif et que cela fera avancer les choses dans l’affaire Youssouf.

Cependant, selon la note envoyée par le Bureau des Étudiants Tchadiens en Inde au ministre de tutelle au Tchad le 07 janvier 2019, stipule que : « Le consulat du Tchad en Inde n’a fourni aucun effort à propos de la libération de notre compatriote alors qu’un autre étudiant originaire d’un autre pays qui était l’ami de Youssouf Mahamat arrêté le même jour, même cause et emprisonné dans une même prison. Cet étudiant a été libéré après avoir passé quelques moments en prison suite à l’intervention de son ambassade. Après déjà quatre ans, croupit dans la prison où son état de santé est alarmante, donc l’association et sa famille sont inquiets de son sort ».

Selon les proches de Youssouf, si l’effort était fait dans ce sens, Youssouf devrait être libéré de cette prison étrangère pour subir cela dans son pays.

En attendant le gouvernement pour prendre fait et cause, cet étudiant est appelé à porter sa croix en solo pour cause « déficit diplomatique ».

 

Côte d’Ivoire : Libération de Laurent Gbagbo et Charles Blé Goudé suspendue par la CPI

Les juges de la Cour Pénale Internationale (CPI) ont ordonné la libération immédiate de l’ancien président ivoirien Laurent Gbagbo et son ancien ministre Charles Blé Goudé. Cependant, cette libération « immédiate » s’est vue auto suspendue et reportée pour le mercredi 16 janvier 2019 à 10 GMT pour la « confirmation ». La raison de ce changement de la dernière minute est jusque là restée inconnue.

Entretemps, les participants de l’ex-président ivoirien sont en fête dans son domicile. C’est un sentiment de joie et de la haine qui règne au sein de la population ivoirienne à cet instant par rapport à cette libération annoncée. Rappelons que Laurent G. a été arrêté dans un bunker au palais présidentiel en 2011. Ils ont été jugés pour des crimes commis lors de la crise post-électorale du 2010 à 2011.

Gabon : Retour de Ali Bongo à Libreville

Après avoir passé plusieurs jours à Rabat au Maroc suite à sa convalescence, le président gabonais Ali Bongo Ondimba a quitté dans la nuit du lundi à mardi pour rejoindre son pays. Il va assister au prestation du serment de son nouveau gouvernement. Le président de la république a nommé le 12 janvier dernier M. Julien Nkoghe Bekale comme premier ministre et Abdu Razzaq Guy Kambogo son ministre des Affaires étrangères.

LETTRE D’EMMANUEL MACRON AUX FRANÇAIS A L’OUVERTURE DU GRAND DÉBAT NATIONAL DU 15 JANVIER AU 15 MARS

«Chères Françaises, chers Français, mes chers compatriotes,

Dans une période d’interrogations et d’incertitudes comme celle que nous traversons, nous devons nous rappeler qui nous sommes.

La France n’est pas un pays comme les autres.

Le sens des injustices y est plus vif qu’ailleurs. L’exigence d’entraide et de solidarité plus forte.

Chez nous, ceux qui travaillent financent les pensions des retraités. Chez nous, un grand nombre de citoyens paie un impôt sur le revenu, parfois lourd, qui réduit les inégalités. Chez nous, l’éducation, la santé, la sécurité, la justice sont accessibles à tous indépendamment de la situation et de la fortune. Les aléas de la vie, comme le chômage, peuvent être surmontés, grâce à l’effort partagé par tous.

C’est pourquoi la France est, de toutes les nations, une des plus fraternelles et des plus égalitaires.

C’est aussi une des plus libres, puisque chacun est protégé dans ses droits et dans sa liberté d’opinion, de conscience, de croyance ou de philosophie.

Et chaque citoyen a le droit de choisir celles et ceux qui porteront sa voix dans la conduite du pays, dans la conception des lois, dans les grandes décisions à prendre.

Chacun partage le destin des autres et chacun est appelé à décider du destin de tous: c’est tout cela, la nation française.

Comment ne pas éprouver la fierté d’être français ?

Je sais, bien sûr, que certains d’entre nous sont aujourd’hui insatisfaits ou en colère. Parce que les impôts sont pour eux trop élevés, les services publics trop éloignés, parce que les salaires sont trop faibles pour que certains puissent vivre dignement du fruit de leur travail, parce que notre pays n’offre pas les mêmes chances de réussir selon le lieu où la famille d’où l’on vient. Tous voudraient un pays plus prospère et une société plus juste.

Cette impatience, je la partage. La société que nous voulons est une société dans laquelle pour réussir on ne devrait pas avoir besoin de relations ou de fortune, mais d’effort et de travail.

En France, mais aussi en Europe et dans le monde, non seulement une grande inquiétude, mais aussi un grand trouble ont gagné les esprits. Il nous faut y répondre par des idées claires.

Mais il y a pour cela une condition : n’accepter aucune forme de violence. Je n’accepte pas, et n’ai pas le droit d’accepter la pression et l’insulte, par exemple sur les élus du peuple, je n’accepte pas et n’ai pas le droit d’accepter la mise en accusation générale, par exemple des médias, des journalistes, des institutions et des fonctionnaires. Si tout le monde agresse tout le monde, la société se défait !

Afin que les espérances dominent les peurs, il est nécessaire et légitime que nous nous reposions ensemble les grandes questions de notre avenir.

C’est pourquoi j’ai proposé et je lance aujourd’hui un grand débat national qui se déroulera jusqu’au 15 mars prochain.

Depuis quelques semaines, de nombreux maires ont ouvert leurs mairies pour que vous puissiez y exprimer vos attentes. J’ai eu de nombreux retours que j’ai pu prendre en compte. Nous allons désormais entrer dans une phase plus ample et vous pourrez participer à des débats près de chez vous ou vous exprimer sur internet pour faire valoir vos propositions et vos idées. Dans l’Hexagone, outre-mer et auprès des Français résidant à l’étranger. Dans les villages, les bourgs, les quartiers, à l’initiative des maires, des élus, des responsables associatifs, ou de simples citoyens… Dans les assemblées parlementaires comme régionales ou départementales.

Les maires auront un rôle essentiel car ils sont vos élus et donc l’intermédiaire légitime de l’expression des citoyens.

Pour moi, il n’y a pas de questions interdites. Nous ne serons pas d’accord sur tout, c’est normal, c’est la démocratie. Mais au moins montrerons-nous que nous sommes un peuple qui n’a pas peur de parler, d’échanger, de débattre.

Et peut-être découvrirons-nous que nous pouvons tomber d’accord, majoritairement, au-delà de nos préférences, plus souvent qu’on ne le croit.

Je n’ai pas oublié que j’ai été élu sur un projet, sur de grandes orientations auxquelles je demeure fidèle. Je pense toujours qu’il faut rendre à la France sa prospérité pour qu’elle puisse être généreuse, car l’un va avec l’autre. Je pense toujours que la lutte contre le chômage doit être notre grande priorité, et que l’emploi se crée avant tout dans les entreprises, qu’il faut donc leur donner les moyens de se développer. Je pense toujours qu’il faut rebâtir une école de la confiance, un système social rénové pour mieux protéger les Français et réduire les inégalités à la racine. Je pense toujours que l’épuisement des ressources naturelles et le dérèglement climatique nous obligent à repenser notre modèle de développement. Nous devons inventer un projet productif, social, éducatif, environnemental et européen nouveau, plus juste et plus efficace. Sur ces grandes orientations, ma détermination n’a pas changé.

Mais je pense aussi que de ce débat peut sortir une clarification de notre projet national et européen, de nouvelles manières d’envisager l’avenir, de nouvelles idées.

À ce débat, je souhaite que le plus grand nombre de Français, le plus grand nombre d’entre nous, puisse participer.

Ce débat devra répondre à des questions essentielles qui ont émergé ces dernières semaines. C’est pourquoi, avec le Gouvernement, nous avons retenu quatre grands thèmes qui couvrent beaucoup des grands enjeux de la nation : la fiscalité et les dépenses publiques, l’organisation de l’État et des services publics, la transition écologique, la démocratie et la citoyenneté. Sur chacun de ces thèmes, des propositions, des questions sont d’ores et déjà exprimées. Je souhaite en formuler quelques-unes qui n’épuisent pas le débat mais me semblent au cœur de nos interrogations.

Le premier sujet porte sur nos impôts, nos dépenses et l’action publique. L’impôt est au cœur de notre solidarité nationale. C’est lui qui finance nos services publics. Il vient rémunérer les professeurs, pompiers, policiers, militaires, magistrats, infirmières et tous les fonctionnaires qui œuvrent à votre service. Il permet de verser aux plus fragiles des prestations sociales mais aussi de financer certains grands projets d’avenir, notre recherche, notre culture, ou d’entretenir nos infrastructures. C’est aussi l’impôt qui permet de régler les intérêts de la dette très importante que notre pays a contractée au fil du temps.

Mais l’impôt, lorsqu’il est trop élevé, prive notre économie des ressources qui pourraient utilement s’investir dans les entreprises, créant ainsi de l’emploi et de la croissance. Et il prive les travailleurs du fruit de leurs efforts. Nous ne reviendrons pas sur les mesures que nous avons prises pour corriger cela afin d’encourager l’investissement et faire que le travail paie davantage. Elles viennent d’être votées et commencent à peine à livrer leurs effets. Le Parlement les évaluera de manière transparente et avec le recul indispensable. Nous devons en revanche nous interroger pour aller plus loin.

Comment pourrait-on rendre notre fiscalité plus juste et plus efficace ? Quels impôts faut-il à vos yeux baisser en priorité ?

Nous ne pouvons, quoi qu’il en soit, poursuivre les baisses d’impôt sans baisser le niveau global de notre dépense publique.

Quelles sont les économies qui vous semblent prioritaires à faire ?

Faut-il supprimer certains services publics qui seraient dépassés ou trop chers par rapport à leur utilité ? A l’inverse, voyez-vous des besoins nouveaux de services publics et comment les financer ?

Notre modèle social est aussi mis en cause. Certains le jugent insuffisant, d’autres trop chers en raison des cotisations qu’ils paient. L’efficacité de la formation comme des services de l’emploi est souvent critiquée. Le gouvernement a commencé à y répondre, après de larges concertations, à travers une stratégie pour notre santé, pour lutter contre la pauvreté, et pour lutter contre le chômage.

Comment mieux organiser notre pacte social ? Quels objectifs définir en priorité ?

Le deuxième sujet sur lequel nous devons prendre des décisions, c’est l’organisation de l’Etat et des collectivités publiques. Les services publics ont un coût, mais ils sont vitaux : école, police, armée, hôpitaux, tribunaux sont indispensables à notre cohésion sociale.

Y a-t-il trop d’échelons administratifs ou de niveaux de collectivités locales ? Faut-il renforcer la décentralisation et donner plus de pouvoir de décision et d’action au plus près des citoyens ? A quels niveaux et pour quels services ?

Comment voudriez-vous que l’État soit organisé et comment peut-il améliorer son action ? Faut-il revoir le fonctionnement de l’administration et comment ?

Comment l’État et les collectivités locales peuvent-ils s’améliorer pour mieux répondre aux défis de nos territoires les plus en difficulté et que proposez-vous ?

La transition écologique est le troisième thème, essentiel à notre avenir. Je me suis engagé sur des objectifs de préservation de la biodiversité et de lutte contre le réchauffement climatique et la pollution de l’air. Aujourd’hui personne ne conteste l’impérieuse nécessité d’agir vite. Plus nous tardons à nous remettre en cause, plus ces transformations seront douloureuses.

Faire la transition écologique permet de réduire les dépenses contraintes des ménages en carburant, en chauffage, en gestion des déchets et en transports. Mais pour réussir cette transition, il faut investir massivement et accompagner nos concitoyens les plus modestes.

Une solidarité nationale est nécessaire pour que tous les Français puissent y parvenir.

Comment finance-t-on la transition écologique: par l’impôt, par les taxes et qui doit être concerné en priorité?

Comment rend-on les solutions concrètes accessibles à tous, par exemple pour remplacer sa vieille chaudière ou sa vieille voiture ? Quelles sont les solutions les plus simples et les plus supportables sur un plan financier ?

Quelles sont les solutions pour se déplacer, se loger, se chauffer, se nourrir qui doivent être conçues plutôt au niveau local que national ? Quelles propositions concrètes feriez-vous pour accélérer notre transition environnementale ?

La question de la biodiversité se pose aussi à nous tous.

Comment devons-nous garantir scientifiquement les choix que nous devons faire à cet égard ? Comment faire partager ces choix à l’échelon européen et international pour que nos producteurs ne soient pas pénalisés par rapport à leurs concurrents étrangers ?

Enfin, il est évident que la période que notre pays traverse montre qu’il nous faut redonner plus de force à la démocratie et la citoyenneté. Être citoyen, c’est contribuer à décider de l’avenir du pays par l’élection de représentants à l’échelon local, national ou européen. Ce système de représentation est le socle de notre République, mais il doit être amélioré car beaucoup ne se sentent pas représentés à l’issue des élections.

Faut-il reconnaître le vote blanc ? Faut-il rendre le vote obligatoire ?

Quelle est la bonne dose de proportionnelle aux élections législatives pour une représentation plus juste de tous les projets politiques ?

Faut-il, et dans quelles proportions, limiter le nombre de parlementaires ou autres catégories d’élus ?

Quel rôle nos assemblées, dont le Sénat et le Conseil Économique, Social et Environnemental doivent-elles jouer pour représenter nos territoires et la société civile ? Faut-il les transformer et comment ?

En outre, une grande démocratie comme la France doit être en mesure d’écouter plus souvent la voix de ses citoyens.

Quelles évolutions souhaitez-vous pour rendre la participation citoyenne plus active, la démocratie plus participative ?

Faut-il associer davantage et directement des citoyens non élus, par exemple tirés au sort, à la décision publique ?

Faut-il accroître le recours aux référendums et qui doit en avoir l’initiative ?

La citoyenneté, c’est aussi le fait de vivre ensemble.

Notre pays a toujours su accueillir ceux qui ont fui les guerres, les persécutions et ont cherché refuge sur notre sol : c’est le devoir de l’asile, qui ne saurait être remis en cause. Notre communauté nationale s’est aussi toujours ouverte à ceux qui, nés ailleurs, ont fait le choix de la France, à la recherche d’un avenir meilleur : c’est comme cela qu’elle s’est aussi construite. Or, cette tradition est aujourd’hui bousculée par des tensions et des doutes liés à l’immigration et aux défaillances de notre système d’intégration.

Que proposez-vous pour améliorer l’intégration dans notre Nation ? En matière d’immigration, une fois nos obligations d’asile remplies, souhaitez-vous que nous puissions nous fixer des objectifs annuels définis par le Parlement ? Que proposez-vous afin de répondre à ce défi qui va durer ?

La question de la laïcité est toujours en France sujet d’importants débats. La laïcité est la valeur primordiale pour que puissent vivre ensemble, en bonne intelligence et harmonie, des convictions différentes, religieuses ou philosophiques. Elle est synonyme de liberté parce qu’elle permet à chacun de vivre selon ses choix.

Comment renforcer les principes de la laïcité française, dans le rapport entre l’Etat et les religions de notre pays ? Comment garantir le respect par tous de la compréhension réciproque et des valeurs intangibles de la République ?

Dans les semaines qui viennent, je vous invite à débattre pour répondre à ces questions déterminantes pour l’avenir de notre nation. Je souhaite aussi que vous puissiez, au-delà de ces sujets que je vous propose, évoquer n’importe quel sujet concret dont vous auriez l’impression qu’il pourrait améliorer votre existence au quotidien.

Ce débat est une initiative inédite dont j’ai la ferme volonté de tirer toutes les conclusions. Ce n’est ni une élection, ni un référendum. C’est votre expression personnelle, correspondant à votre histoire, à vos opinions, à vos priorités, qui est ici requise, sans distinction d’âge ni de condition sociale. C’est, je crois, un grand pas en avant pour notre République que de consulter ainsi ses citoyens. Pour garantir votre liberté de parole, je veux que cette consultation soit organisée en toute indépendance, et soit encadrée par toutes les garanties de loyauté et de transparence.

C’est ainsi que j’entends transformer avec vous les colères en solutions.

Vos propositions permettront donc de bâtir un nouveau contrat pour la Nation, de structurer l’action du Gouvernement et du Parlement, mais aussi les positions de la France au niveau européen et international. Je vous en rendrai compte directement dans le mois qui suivra la fin du débat.

Françaises, Français, je souhaite que le plus grand nombre d’entre vous puisse participer à ce grand débat afin de faire œuvre utile pour l’avenir de notre pays.

En confiance,

Emmanuel MACRON

DOURBALI : L’EAU, DENREE RARE A GONORI

Le manque d’eau potable on ne parlera jamais assez. Gonori un village situé environ 10 km vers le Nord-Est de Dourbali d’où la population se peine chaque jour pour trouver de l’eau de potable. Des colonnes se dressent devant un seul point d’eau. Il faut des heures pour être servi. Une situation qui met en mal cette population qui demande aux autorités de les fournir de l’eau.

Dans cette localité, l’eau est une denrée très rare et pour en avoir, il faut faire un effort très considérable chaque matin.  Il faut toujours se présenter à l’heure de pointe.  Devant un seul forage d’eau alimenté par un générateur situé au milieu de ce village, les bidons sont alignés suivant l’heure d’arrivée. Ce point d’eau selon les paysans est installé depuis 27 ans et le seul pour tout le village. C’est aussi ici qu’on abreuve les animaux, a déclaré un éleveur.

Pour une villageoise pointée en accueille avec les autres pour le ravitaillement, le seul souci c’est d’avoir de l’eau. Parce que les femmes de ce village et les villages environnants souffrent énormément par rapport à l’eau. Les villageois lance un vibrant appel aux autorités et personnes de bonne volonté de leur construire un château d’eau pour qu’ils puissent avoir de l’eau potable.

Pour le distributeur d’eau, il faut une pièce de cinquante franc pour avoir trois bidons d’eau par jour. Cette somme permettra d’entretenir le générateur et chercher du carburant. Cet homme, la quarantaine, plaide pour un château d’eau pour ce village à vocation agro-pastorale.

Le cri d’alarme de cette population auprès des autorités, c’est d’avoir de l’eau car, l’eau c’est la vie.

AHMAT MAHAMAT AHMAT

France : 9ème acte des Gilets Jaunes

Le mouvement du samedi 12 janvier dernier est d’une ampleur nettement supérieure au samedi précédent, avec 84 000 personnes selon le ministère de l’Intérieur, au moins 92 000 selon la presse. À Paris, alors que plus de 8 000 personnes manifestent selon le gouvernement, un service d’ordre est pour la première fois organisé par les Gilets jaunes en coordination avec la préfecture de police.

À Bourges, où des internautes appelaient à se rassembler en présentant la ville comme étant au centre de la France (par opposition à Paris), plus de 6 000 personnes manifestent. Le même nombre de manifestants se rassemblent à Bordeaux et Toulouse.

Au total, la journée a mobilisée 80 000 agents des forces de l’ordre, et donne lieu à 244 interpellations et 201 gardes en vue. Elle voit le nombre de violences fortement reculer, avec néanmoins 24 blessés, dont deux en état d’urgence absolue.

Le mouvement des Gilets jaunes n’étant ni structuré, ni centralisé, ses revendications traduisent des aspirations très diverses. Selon des manifestants, les revendications ne concernent pas uniquement le prix des carburants. Pour Frédéric Dabi, directeur général adjoint de l’Ifop, « le mouvement des Gilets jaunes est la cristallisation d’un mécontentement massif des Français sur le pouvoir d’achat, dont le révélateur est le carburant »

En rappel, le Mouvement des Gilets jaunes, est un mouvement social spontané apparu en France en octobre 2018. Il trouve son origine dans la diffusion sur les réseaux sociaux d’appels à manifester.

L’objectif premier du mouvement des Gilets Jaunes est le rejet de l’augmentation de la taxe intérieur de consommation sur les produits énergétiques (TICPE). Ensuite d’autres revendications s’élargit très rapidement sur les fiscalités et les sociales c’est-à-dire la hausse du pouvoir d’achat des classes moyennes et populaires, le maintien des services publics, la taxation du kérosène et des fiouls maritimes, le rétablissement de l’ISF… A cela s’ajoute aussi les revendications politiques telle que le référendum d’initiative citoyenne, l’amélioration de la démocratie représentative, la démission du président de la république…

À partir du 17 novembre 2018, le mouvement s’organise autour de blocages de routes et ronds-points et de manifestations nationales chaque samedi. Majoritairement soutenues par l’opinion publique, les protestations trouvent un fort écho dans les zones rurales et périurbaines, mais s’étendent aussi aux grandes villes, où des violences lors des manifestations hebdomadaires provoquent d’importants dégâts matériels et donnent lieu à de nombreuses arrestations.

Au début de l’année 2018, des mouvements protestataires spontanés se développent en France contre la réduction à 80 km/h de la vitesse sur une grande partie du réseau routier et contre le coût de la vie. Certains manifestants utilisent des gilets jaunes, mais cet accessoire n’est pas alors un signe de ralliement. La plupart des membres de ce mouvement, baptisé « Colère », se retrouvent ensuite au sein des Gilets jaunes.

À la différence des manifestations traditionnelles, coordonnées par des organisations syndicales, le mouvement des Gilets jaunes se lance et se développe initialement et uniquement via le web, au travers de médias sociaux (FacebookTwitterYouTube) ou de plateformes dédiées. Les réseaux sociaux jouent ainsi un rôle majeur de catalyseur dans la mobilisation des Gilets jaunes à travers la France.

Le pouvoir exécutif renonce finalement à la hausse de la TICPE et annonce des mesures, qui ne mettent cependant pas un terme à la contestation.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Décrets : Deux personnalités nommées conseillers à la présidence

Selon le décret N°012 M. Allio Ibrahim Abdoulaye est nommé Conseiller Spécial à la Présidence de la République, et Madame Zara Ahmad Siddikh est nommée par le décret N°013   Conseillère Technique au Poste des Nouvelles Technologies de l’Information et de la Communication à la présidence de la République. Elle remplace M. Allio Ibrahim Abdoulaye.

Tchad : 1ère Édition du sommet des jeunes sur l’engagement du volontariat et leadership exclusivement en anglais

Le centre Al-mouna English Club organise un « sommet des jeunes sur l’engagement du volontariat et leadership » du 14 au 15 janvier 2019 à l’hôtel Radisson Blu. L’ouverture des activités de ce sommet est lancée par le Maire adjoint du 6ème arrondissement de la ville de N’Djamena.

« Engagement du volontariat et leadership » au Tchad est un sommet de deux jours exclusivement en anglais. Son objectif est de parler de l’engagement de la jeunesse tchadienne dans le volontariat, l’entreprenariat, les objectifs du développement durable (ODD), l’autonomisation de la femme tchadienne, l’importance de la langue anglaise dans le monde des affaires. Pour rendre pragmatique la vision patriotique que disposent ces jeunes, une association dénommée : Association des Jeunes Anglophones pour le Développement, le Volontariat et le Leadership (AJADEVEL), est créée.

Selon le président de Al-Mouna English Club, Nassour Ali Kendy, avant d’arrivée à la réalisation de ce projet, une campagne de sensibilisation dénommée « I am a volunteer » a été organisée faisant le tour de certains établissements scolaires de la capitale pour enseigner la notion du volontariat aux jeunes collégiens du Tchad. Pour lui, la réussite de cet événement est due à un dur labeur : « Durant quatre mois nous avons travaillé sans relâche, avec détermination et vision en usant de nos moyens personnels pour réaliser ce projet ».

Dans ses liminaires, le maire adjoint du 6ème arrondissement, Abakar Khamis, ne cache pas sa satisfaction sur la collaboration qui lie leur commune et le Centre culturel Al-mouna. « Al-mouna English Club est une plate-forme des jeunes engagés qui font la promotion de la langue anglaise au Tchad. Cependant, le projet engagement civique volontaire vient à point nommé car, à l’ère de la mondialisation, un changement de comportement s’impose à toutes nos populations. Nous devons apprendre l’anglais et l’apprendre à nos enfants. Sans cela, nos enfants seront des futurs analphabètes dans un monde où la langue anglaise s’impose d’elle-même », conseille-t-il et s’excuse pour la tenue de son discours en français. Il a demandé aux participants de profiter de ces moments pour échanger et ressortir des projets concrets.

Après ce sommet suivra des activités telles que : cleaning day ; high school competition ; visiting orphenage ; summer intensive english program et visiting national park zakouma.

Al-mouna English Club est créé le 1er septembre 2012 par quelques jeunes anglophones dans le but d’apprendre gratuitement aux jeunes tchadiens l’anglais.

 

La Chine a versé un chèque de 300 millions de yuans, soit un peu plus de 25 milliards de francs CFA au G5 Sahel

La Chine effectue son premier chèque de 300 millions de yuans (environ 25 milliards et 51 millions de francs CFA) pour la force commune du groupe des cinq pays du Sahel engagés dans la lutte sans merci depuis bientôt cinq (5) ans contre la secte islamique Boko Haram dans la bande sahélienne. Ce chèque de la Chine détermine son engament et ses promesses vis-à-vis des pays africains. Le ministre des Affaires étrangères, Wang Yi, l’a annoncé le 4 janvier dernier à Ouagadougou au Burkina Faso.

En plus de cette vérification, le gouvernement chinois s’engage également à fournir un soutien en équipements spéciaux de lutte contre le terrorisme. Wang Yi a également annoncé un soutien financier de 1,5 million de dollars ou de 858 millions de dollars au secrétariat permanent des cinq pays du Sahel.

La Chine soutiendra financièrement les cinq pays membres de force sous-régionale du Sahel dans la lutte contre le terrorisme, comme le président Xi Jinping l’a souligné l’année dernière.

Le G5 Sahel est le cadre institutionnel pour la coordination et le suivi des politiques de coopération régionale pour le développement et la sécurité, mis en place lors du Sommet des 15 et 17 février 2014 par cinq pays du Sahel à savoir la Mauritanie, le Mali, le Burkina Faso, le Niger et le Tchad, par un accord signé le 19 décembre 2014. Son secrétariat permanent en Mauritanie, tandis que le poste permanent de Secrétaire général est confié au Niger.

Ahmat Mahamat Ahmat

La CASAC multiplie ses actions pour la paix au Tchad

La Coalition des Associations de la Société Civile pour l’Action Citoyenne (CASAC) a organisé une marche pacifique dans l’après-midi du 12 janvier 2019, dans le 8e arrondissement de N’Djamena. C’est en présence du leader de l’association et de ses adeptes.

Regroupant plus des centaines de personnes dans les rues du 8e arrondissement, habillées majoritairement en jaunes avec le message de la circonstance « Vive la Paix »et tenant en main, le drapeau national, cette marche pacifique milite pour la paix et la stabilité au Tchad. Pour le leader de la CASAC Mahamoud Ali Seid, la paix est le gage de tout développement d’un pays. Il lance un appel à tout le monde de s’en accaparer pour le bien de la nation tchadienne. « De toute évidence, la préservation de cette paix demeure pour nous, un devoir patriotique sacré. Nous demandons à tous nos frères et sœurs de s’approprier de la paix et d’en faire d’elle, un levier essentiel pour accompagner la marche irréversible que connaît notre pays. Est-il besoin de rappeler les vertus de la paix, quand on sait que sans elle, aucun développement ne verra le jour ».

Mahamoud Ali Seid va sans dire que, le Tchad connaît depuis deux décennies une évolution significative dans pratiquement tous les domaines. Alors selon lui, la paix vaut autant que toutes les autres contingences, c’est pourquoi, il demande à tout un chacun de prêcher perpétuellement les valeurs de paix partout où il se trouve. « Nous sommes dans l’obligation engagée de transcender toutes nos différences, nos querelles intestines pour qu’ensemble nous puissions booster davantage cet élan de développement multiforme que nous chérissons tous ». A-t-il sonné.

La culture de l’amour de la patrie et œuvrer sans relâche pour que le Tchad soit à l’abri de toutes les péripéties et autres traquenards pouvant être ourdis par les ennemis de la paix ne sont pas du reste des messages que veut signifier cette sortie de sensibilisation de la CASAC au profit de la paix au Tchad.