Conseil des ministres du 26 mars 2019 : Compte rendu

Le Conseil extraordinaire des Ministres de ce Mardi 26 Mars 2019, a examiné et adopté quatre projets de texte.

 Il s’agit de deux projets de loi  soumis au Conseil par le Ministère de l’Administration du Territoire, de la Sécurité Publique et de la Gouvernance locale et deux projets de décrets présentés respectivement par le Ministère des Postes, des Nouvelles Technologies de l’Information et de la Communication et celui de l’Aménagement du Territoire, du Développement de l’Habitat et de l’Urbanisme.

S’agissant du premier projet de loi portant charte des partis politiques, celui-ci fixe les conditions de création, de fonctionnement et de dissolution des partis politiques au Tchad. Il définit leur fonction électorale, leurs relations avec l’État et l’extérieur ainsi que les conditions de leur regroupement, fusion ou dissolution. Ce projet prévoit aussi les sanctions en cas d’inobservation des obligations contenues dans la charte. Rappelons que ce projet de loi fait suite à l’ordonnance 20, contestée par l’opposition et revisitée par le Comité National du Dialogue Politique (CNDP).

Quant au second projet de loi portant Code électoral, il fixe les règles générales applicables au recensement électoral, au référendum et aux élections présidentielles, législatives et locales. De manière générale, ce projet de loi vise essentiellement à réguler le processus électoral au Tchad, traduction parfaite de la volonté politique du gouvernement à mieux organiser et gérer ce processus conformément aux recommandations issues du Forum National Inclusif. Il faut relever que des innovations majeures sont observées dans ces deux projets de loi.

Pour ce qui est des projets de décrets, celui présenté par le Ministère des Postes, des Nouvelles Technologies de l’Information et de la Communication porte approbation de la convention de concession de la gestion technique, commerciale et financière du réseau de transmission numérique en fibre optique du segment N’Djamena-Adré, ainsi que le cahier des charges à observer, signée le 28 Août 2018, entre l’État tchadien et la Société SUDATCHAD.

Ce projet de décret s’inscrit en droite ligne du vaste programme engagé par le Ministère pour la réalisation des infrastructures large bande en fibre optique en vue de relier le Tchad aux réseaux internationaux et d’interconnecter les chefs lieux des provinces et départements dans l’optique de rendre l’internet haut débit accessible sur l’ensemble du territoire national. Il faut rappeler que ce projet de décret est en parfaite conformité avec les dispositions légales en cours.

Quand au projet de décret présenté par le Ministère de l’Aménagement du Territoire, du Développement de l’Habitat et de l’Urbanisme, il est relatif à la cession à titre onéreux au profit de la Société tchadienne SAFA, d’un terrain de 4000 m2, à détacher du titre foncier  N° 625, Section I, ilot 11, situé à l’actuelle Cité Internationale des affaires, commune du deuxième arrondissement à N’Djamena.

La proposition de cession dudit terrain, se justifie par l’adéquation entre les activités envisagées par la société et celles programmées sur ce site. La société Safa s’engage à remplir toutes ses obligations.

Avant la levée de séance, le Garde des Sceaux, Ministre de la Justice, Chargé des Droits Humains a fait une communication relative à l’adoption du document final du Tchad sur l’examen périodique universel lors de la 40ème session du conseil des Droits de l’homme tenue à Genève le 15 Mars 2019. Il faut noter que 204 recommandations ont été formulées à l’endroit du Tchad qui en a accepté 195 et a noté 9 recommandations.

Notons qu’au cours de cette 40ème Session, plusieurs pays ont soutenu le Tchad pour ses efforts réalisés en matière des droits de l’Homme en dépit du contexte sécuritaire régional très dégradant. C’est ainsi que le document final du Tchad a été adopté par le Conseil des Droits de l’Homme. Le Président de la République a instruit les membres  gouvernement pour le respect strict des droits humains dans leurs parcelles de gestion respectives.

 

Commencé à 10h, le Conseil extraordinaire des Ministres a pris fin à 11h 45mn.

 

Le Ministre de la Communication, Porte-parole

du Gouvernement

Oumar Yaya Hissein

 

Tchad : Dr Kodi Mahamat Bam nommé à la tête de la CENI

Après tant d’attente sur la nomination de celui qui dirigera la CENI, ce lundi réunie 25 mars 2019, en séance plénière extraordinaire, la Coordination du Cadre national de dialogue politique (CNDP), a procédé à la « désignation consensuelle » du président de la Commission électorale nationale indépendante (CENI).

Les discussions auraient durées quatre heures. Ce jour 25 mars 2019, le choix est porté sur Dr Kodi Mahamat Bam pour conduire appareil électoral aux élections législatives et communales en vue.

TCHAD : Le Général Tahir Erda prend officiellement la rêne du chef d’état-major

La cérémonie du passation de service entre chef d’état-major général des armées tchadiennes (CEMGA), Brahim Seid Mahamat (le sortant) et le Général Tahir Erda Tahirou (l’entrant) s’est tenue ce mardi 26 mars à la place de la nation en présence du Ministre de la Défense Nationale, des Anciens Combattants et des Victimes de Guerre, le Général Daoud Yaya Brahim.

Nommé le 12 février 2013 à la tête du chef d’état-major des armées tchadiennes, le Général Brahim Seid Mahamat vient d’être limogé le vendredi 22 mars 2019. Après six ans de service, le chef d’état-major des armées tchadiennes Brahim Seid Mahamat passe le bâton de commandement au Général Taher Erda qui a dirigé l’armée de terre et ex-directeur de la police.

Après avoir passé le bâton du commandement des armées, le Général Brahim Seid Mahamat se dit satisfait malgré les défis sécuritaires « le sentiment qui nous amine est celui du travail accompli malgré les défis sécuritaires qui reste pendant, du fait que le Tchad est entouré des pays à proie à des difficultés sécuritaires ajouter à cela des difficultés d’ordre financière dues à la récession économique ainsi que d’autres aléas innérants a l’accomplissement  de mission ».

Pour le nouveau chef d’état-major des armées tchadiennes, le Général Tahir Erda remercie le chef d’état-major sortant pour son travail abattu et se dit prêt à continuer la suite du travail avec les concours de tous ces collaborateurs.

Tchad : Représentation de la jeunesse au CESC

Après avoir élu le 07 mars dernier, les représentants de la jeunesse au conseil économique, social et culturel (CESC), les voix sont discordantes.

En date du 16 mars 2019, la Coalition des jeunes leaders pour la bonne gouvernance en milieu jeune a écrit une pétition à la présidence de la république pour contester la désignation de M. Yacoub Sougui comme représentant de la jeunesse au Conseil Économique Social et Culturel. La   Direction du Cabinet Civil de la présidence a dans sa réponse du 21 mars 2019, notifié que le Chef de l’Etat à  marqué son accord pour une bonne élection transparente en vue de désigner un autre représentant.

De son côté, le Cercle national de Réflexion sur la jeunesse (CNRJ) en date du 11 mars, dénonce les régularités dans les élections du 07 mars. Pour le CNRJ, les élections ont été entachées des irrégularités telles que : le manque de sérieux et d’impartialité du comité d’organisation, le non respect des textes en vigueur de la charte africaine de la jeunesse définissant l’âge de 15 à 35 ans ainsi que la représentativité dans les différentes instances réservées à la jeunesse.

Le CNRJ souligne aussi que l’un des candidats à sa propre succession était le représentant de la jeunesse pendant ces six (6) ans dernières années auprès du conseil économique, social et culturel et au mécanisme africain d’évaluation par les pairs (MAEP) et est atteint par la limite d’âge.

En soulignant ces manquements, le CNRJ demande  au ministère de la promotion des jeunes, des sports et de l’emploi de faire annuler ce processus qui n’honore pas la jeunesse.

 

 

 

Patrimoine africain : La France est-elle redevable ?

Dès l’époque coloniale, le Musée sur le continent africain n’a pas été le seul fait des pouvoirs administratifs, mais selon les cas, le fruit de la colonisation, un enjeu de pouvoir, l’expression identitaire d’un peuple, ou un rêve d’ethnologue ou d’archéologue.

Aujourd’hui la requête en restitution du patrimoine culturel et artistique africain fait débat depuis belle lurette dans certains pays africains où ses objets d’arts ont été longtemps détenus par la France. Depuis l’annonce de la volonté du président français, Emmanuel Macron de restituer les patrimoines africains aux africains, des langues délient. C’est une demande inscrite dans une période d’ébullition culturelle et artistique, d’accélération de la décolonisation de son imaginaire que connaît le continent.

Pourquoi des centaines de milliers d’objets d’arts africains dans plusieurs   musées français ? Beaucoup des observateurs se posent la question que l’écrivain Kenyan Ngugi Wa Thiongo, celle de savoir pourquoi nous avons laissé les autres emporter des millions d’âmes africaines en dehors du continent au quatre coins du monde et le patrimoine qui va avec ? Autrement dit, pourquoi notre art est-il partout sauf en Afrique ?

Cependant, si le geste posé par le président français ouvre des brèches et des fenêtres d’opportunité pour d’autres pays qui comme les États-Unis et la Russie restent silencieux, il pose quand même une question plus grande sur la reconnaissance totale des spoliations que le continent africain a subies au cours de plusieurs siècles (pillages, voles…).

Le retour de ce patrimoine sera nécessaire à la reconstruction des conditions anthropologiques de la dignité africaine. Mais au-delà des implications complexes que ce travail de restitution et le dialogue y afférent imposeront aux parties en présence, y compris aux gouvernements et parlements nationaux, ce qui importe le plus c’est la reconnaissance qu’un patrimoine important se trouve loin de l’Afrique et qu’il mérite d’être à un moment ou à un autre d’être restitué aux légitimes propriétaires.

Entrée judiciaire de la Cour Suprême, sous le signe « le respect de l’éthique et de la déontologie par le magistrat »

La Cours Suprême du Tchad a fait sa rentrée judiciaire 2018-2019 le lundi 25 mars 2019, sous le thème : « le respect de l’éthique et de la déontologie par le magistrat ». C’est le ministre d’Etat, ministre secrétaire général de la Présidence, Kalzeubé Pahimi Deubet, représentant le président de la République, qui a présidé la cérémonie.

A l’ouverture de cette rentrée judiciaire 2018-2019,  le président de la Cour Suprême, M. Samir Adam Annour a  insisté sur le changement de comportement de tous les corps judiciaires. Car selon lui, la 4ème République, doit être l’incarnation du renouveau, de la cohabitation pacifique, de l’orthodoxie administrative et financière avant d’exhorte tous les corps judiciaires sans exception à un changement radical de comportement.

Le président de la Cour Suprême, M. Samir Adam Annour en paraphrasant le président Deby met en garde « toute personne qui ne change pas de comportement et enfreint les lois de la République me trouvera sur son chemin ». Cette interpellation à un changement vise entre autres la lenteur dans le traitement des dossiers, les condamnations pécuniaires fantaisistes, les mises en liberté sous des prétextes fallacieux et les relax et acquittements inexpliqués.

M. Samir Adam Annour poursuit pour dire que « le Conseil supérieur de la Magistrature reste déterminé à continuer à œuvrer pour une restauration de la confiance de nos concitoyens en sanctionnant sans hésitation tous les manquements».

« Nous avons déjà commencé à mettre en application cette mise en garde salutaire et au cours de l’année 2018 révoqué 4 magistrats pour divers manquements», informe le président avant d’ajouter que le conseil supérieur de la magistrature reste déterminé à continuer à œuvrer pour une restauration et un retour au respect strict des règles déontologiques qui gouvernent la profession de magistrat et félicite ceux qui font honneur à la profession et résistent à la tentation du gain en exerçant leur métier avec dévouement et abnégation.

KITA Ezéchiel

 

CEMAC : Yaoundé, capitale Camerounaise va recevoir la 15ème Conférence des Chefs d’Etat

L’annonce est fait  ce dimanche 24 mars par le Chef de l’Etat, président en exercice de la CEMAC Idriss Deby Itno lors du clôture de la 14ème Conférence des Chefs d’Etat à N’Djamena.

Les travaux de la quatorzième session ordinaire de la conférence des Chefs d’Etat se sont achevés par un communiqué final sur laquelle plusieurs points sont ressortis.

On peut citer la question de la liquidation de la Compagnie Communautaire « Air-CEMAC ». A cette question le communiqué évoque « Air-CEMAC, et l’affectation du boni de cette liquidation, la conférence d’une part, a adopté deux Actes Additionnels qui abrogent l’un la création de ladite compagnie et l’autre la fixation de son siège et, d’autre part, a dédié de rétrocéder les apports des Etats membres au Fonds de Développement de la Communauté (FODEC).

Également la question de la libre circulation étais inscrit « la mise en œuvre de la libre circulation des personnes en zone CEMAC, la conférence des Chefs d’Etat a adopté la politique commune d’émigration, d’immigration et de protection des frontières de la CEMAC, d’une part, d’accélérer l’application de l’acte additionnel portant suppression de visa pour tous les ressortissants de la CEMAC circulant dans l’espace communautaire, et, d’autre part, de mener des actions vigoureuses pour la mise en œuvre de ladite politique commune ».

Par rapport au financement de la communauté, la conférence des Chefs d’Etat a appelé les Ministres des Finances à une stricte application du mécanisme autonome de financement de la communauté et de précéder, au plus tard le 31 décembre 2019, l’apurement de l’intégralité des arriérés dus au 31 décembre 2018 par les Etats, tout en recommandant une amélioration de la gouvernance au niveau de l’ensemble des institutions communautaire.

Abordant la même question sur le financement, le Chef de l’Etat tchadien, Idriss Deby Itno par ailleurs président sortant en exercice de la CEMAC dans son mot du clôture réplique qu’à la prochaine de la conférence des Chefs d’Etat si les Ministres des Finances n’ont pas couverts les arrières, « soit ils partent en prison ceux ou eux qui partent en prison », insiste Idriss Deby.

La quinzième session ordinaire de la Conférence des Chefs d’Etat de la CEMAC se tiendra à Yaoundé, République du Cameroun, sous la Présidence en exercice,   Paul BIYA, Président de la République du Cameroun.

TITIME – TITIME : LES CONTES DE MON OASIS LOINTAINE, LE SECOND LIVRE DE BRAHIM BOKORI YOUSSOUBO

Paru dans les mêmes éditions du Net en France, titimé – titimé est un recueil des contes présenté par l’auteur Brahim Bokori Youssoubo.

Ce recueil rassemble plusieurs contes, qui vous font voyager du Sahara à la Savane africaine. Vous verrez sur une lecture approfondie de ses contes l’un après l’autre, qu’on a le sentiment de vivre réellement l’histoire. Des animaux sauvages prennent l’intelligence de la pensée humaine. Les animaux présentés, pensent comme des humains. Et surtout, la puissance du lion du désert en tant que roi de la jungle envers d’autres animaux et celle du venin de scorpion. Les tactiques des lions à la conquête de leurs territoires perdus. L’intelligence de la gazelle, les services de l’hyène affamée et l’amitié entre le dromadaire et les girafes.

Bref, ce recueil des contes typique vient appuyer son premier livre intitulé « un nomade en ville », faisant ainsi la lumière sur le Sahara et surtout de la littérature africaine à travers les contes de l’Afrique subsaharienne.

Il faut rappeler que Brahim Bokori Youssoubo est un littéraire de formation et spécialisé dans le BTP. Il a travaillé dans plusieurs domaines, surtout dans les usines agro-alimentaires et les travaux publics, son métier de base. Et il initie actuellement un projet d’avenir : « montage d’une entreprise éducative pour tous et à moindre coût et en écosystème en Afrique ». Et il est récemment diplômé en Développement Durable de l’Institut de la Francophonie pour le Développement Durable (IFDD) basé au Québec (Canada) et en Compétences Clés Langue Anglaise de l’AFORMAC-Auvergne-Rhône-Alpes. Il vit en Europe et membre de LDH (Ligue des Droits de l’Homme)

UN NOMADE EN VILLE : L’ANECDOTE D’UN JEUNE BERGER DU SAHARA

« Un nomade en ville » est un roman de Brahim Bokori Youssoubo, paru aux éditions du Net en France et fut l’une de ses deux œuvres ayant vu le jour en l’espace de trois (3) ans.

Ce livre expose la vie d’un jeune berger du Sahara, qui s’émigre vers la ville où il se reconvertit dans les ventes du natron et par la suite, des bétails et des marchandises. Très peu de temps, il se marie, et avec sa femme, ils ont 5 enfants dont 2 meurent suite à la famine liée à la sécheresse et à la guerre. Ensuite, il s’en va dans la capitale pour tenter sa chance. La richesse l’inonde et il oublie sa femme et ses enfants. Ces enfants le suivent là-bas. Et par la suite, l’un de ses fils devient brillant à l’école, décroche son baccalauréat quelques années plus tard et part par la suite en Europe par la voix terrestre, en traversant le Sahara et la méditerranée, pour tenter sa chance lui aussi à son tour.

Brahim Bokori Youssoubo est un littéraire de formation et spécialisé dans le BTP. Il a travaillé dans plusieurs domaines, surtout dans les usines agro-alimentaires et les travaux publics, son métier de base. Et il initie actuellement un projet d’avenir : « montage d’une entreprise éducative pour tous et à moindre coût et en écosystème en Afrique ». Et il est récemment diplômé en Développement Durable de l’Institut de la Francophonie pour le Développement Durable (IFDD) basé au Québec (Canada) et en Compétences Clés Langue Anglaise de l’AFORMAC-Auvergne-Rhône-Alpes. Il vit en Europe et membre de LDH (Ligue des Droits de l’Homme)

« Titimé-Titimé » est son second livre

CEMAC : Paul Biya succède à Idriss Deby

A l’issue de la 14ème Conférence des chefs d’Etat de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (Cémac), tenue ce dimanche 24 mars 2019 à N’Djamena, le président de la République du Cameroun, Paul Biya, a été désigné par ses pairs pour présider aux destinées de l’institution communautaire. Il succède ainsi au président tchadien, Idriss Deby Itno, qui a dirigé pendant deux ans la Cémac, en tant que président en exercice de la Conférence des chefs d’Etat. A noter que le chef de l’Etat camerounais, Paul Biya était représenté aux travaux de la 14ème Conférence des chefs d’Etat par son premier ministre.