Une journée scientifique sur la recherche en santé et développement au Tchad

Le Centre de Support en Santé Internationale (CSSI) organise depuis ce matin 30 janvier 2019 à l’hôtel Hilton de N’Djamena sa première journée scientifique sur le thème : la santé, recherche et enjeux majeurs de développement.  C’est le ministre de l’enseignement supérieur de la recherche et de l’innovation Dr David Houdeïngar qui a lancé les travaux en présence des chercheurs en système de santé, des partenaires, ainsi que des responsables dudit centre.

Placée sous le thème : la santé, recherche et enjeux majeurs de développement, cette journée scientifique vise à informer le grand public sur les activités et les recherches en santé pendant dix (10) d’exercice au Tchad.

Selon le Directeur du Centre de Support en Santé Internationale (CSSI) Dr Daugla Doumagoum Moto, cette initiative va permettre au CSSI d’informer le public sur ce qu’il fait dans le domaine de santé et jeter les bases pour la recherche en santé et développement au Tchad.   Un regard rétrospectif sera fait sur les différentes activités réalisées en dix (10) ans, des critiques ne seront pas aussi perdues de vue, a-t-il indiqué.

Le Directeur de l’Institut Tropical et de Santé Publique Suisse (SWISS TPH), Dr Juoq Utzinges souligne pour sa part l’apport de son institution en matière de santé, formation et le développement au Tchad. « La recherche peut faire une contribution très importante au développement » souligne-t-il. « Ici il est question de la recherche scientifique donc pas de politique. Ce qui est bien avec la recherche c’est qu’il n’y a pas de barrière », ajoute-t-il.

A cette occasion le message du Président du Conseil d’administration a été lu par le Pr Jakob Zinsstag. Un témoignage du parcours du Pr Marcel Tanner qui présente les nouveaux défis auxquels CSSI doit affronter pour les prochaines années. Dans son message le professeur se dit satisfait de la collaboration entre les autorités tchadiennes avant de relever que son institution se donne plus de responsabilité de l’amélioration de la santé humaine et animale gage de tout développement.

En officialisant la cérémonie, le ministre de l’enseignement supérieur de la recherche et de l’innovation Dr David Houdeïngar, a déclaré que la recherche est une problématique transversale à toutes les questions de développement, facteur de toutes les connaissances et créateur de connaissances ainsi que la recherche de tous les agendas internationaux, nationaux et régionaux.

Le Centre de Support en Santé Internationale est une organisation non gouvernementale tchadienne qui a pour mission d’appuyer les Etats de la Sous-région dans la mise en œuvre de programme de santé publique en vue de l’amélioration des indicateurs de santé humaine et animale dans l’optique de l’atteinte des objectifs du développement durable. Durant d’activités au Tchad CSSI a pu former des cadres en santé, appuyer les structures de santé dans quatre provinces du Tchad.

 

Davos: l’Afrique donne un boost au libre-échange au moment où les barrières mondiales se durcissent

Une nouvelle zone de libre-échange africaine pourrait bien naître dans quelques semaines lorsque les derniers pays ratifieront un accord signé l’an dernier. Le plan visant à augmenter de moitié le commerce intra-africain a retenu l’attention de beaucoup à Davos cette année.

Quand vous demandez à Tony Elumelu si l’Afrique profiterait du libre-échange, l’entrepreneur et philanthrope nigérian n’a pas à réfléchir longtemps : “Si nous examinons d’autres régions du monde, le commerce interrégional nous a beaucoup aidés. Pour nous développer en Afrique, nous devons accepter cette réalité”, a-t-il déclaré à Deutsche Welle (DW) en marge du Forum économique mondial de Davos. “Nous devons développer et élargir le marché. Nous devons également intégrer l’Afrique à travers le commerce”.

Il pourrait ne pas avoir à attendre beaucoup plus longtemps pour voir cela se réaliser. L’année dernière, 49 pays africains ont signé l’accord pour une Zone de Libre-échange Continentale (ZLEC), censé mettre fin aux droits de douane sur la plupart des biens et aux autres obstacles au commerce.

L’accord entrera en vigueur lorsque 22 pays l’auront ratifié. Avec seulement sept autres pays pour atteindre ce nombre, ce ne sera peut-être qu’une question de semaines. Ainsi, à l’époque où d’autres érigent encore des barrières commerciales, les dirigeants du continent se rapprochent de la création de la plus grande zone de libre-échange depuis la création de l’Organisation mondiale du commerce.

Cela créerait un marché avec un PIB combiné d’environ 3 000 milliards de dollars et, selon l’Union Africaine (UA), stimulerait le commerce intra-africain de 52%. À mesure que les entreprises auront la possibilité de pénétrer de nouveaux marchés, le chômage devrait diminuer et la production économique, augmenter. Et les effets à long terme pourraient être encore plus importants.

 Créer de la valeur, attirer des investisseurs

“Les pays qui commercialisent des matières premières sont ceux qui sont pauvres. Ceux qui commercialisent par contre des produits à valeur ajoutée sont ceux qui sont riches”, a expliqué Akinwumi Adesina, Président de la Banque Africaine de Développement (BAD). Mais comme les économies africaines pourront coopérer plus étroitement, il espère que les entreprises créeront des chaînes de valeur plus élaborées pour mettre sur le marché des produits de meilleure qualité.

En outre, il considère la ZLEC comme une grande opportunité d’attirer les investisseurs. “L’Afrique est ouverte aux affaires, les opportunités sont là”, a-t-il déclaré. “Quand vous regardez l’Afrique, pensez à la population, pensez à la classe moyenne, pensez aux énormes opportunités d’investir au-delà des frontières”.

Les investissements interviendraient à un moment crucial où l’on estime les besoins de l’Afrique à environ 100 milliards de dollars (88 milliards d’euros) uniquement pour les projets d’infrastructure.

Il faut faire réussir les 99%

Cependant, si l’avenir économique semble prometteur, il est évident qu’il y a des défis que les gouvernements doivent relever. Winifred Byanyima, Président d’Oxfam International, a mis en garde les dirigeants contre ce à quoi pourrait conduire une mondialisation débridée.

“Nous avons des pays plus riches, des entreprises plus riches et des personnes plus riches bénéficiant de la libéralisation du commerce et de nombreux autres, laissés pour compte”, a-t-elle déclaré. La question de savoir si les Africains à faible revenu bénéficieront également de la ZLEC dépendra des mesures de réussite mises en œuvre par les personnes responsables. “La mesure la plus importante est la création d’emplois de qualité pour les jeunes et pour les femmes”. »

Une nouvelle ère – aussi pour le Nigeria?

Malgré ces mises en garde, l’euphorie suscitée par la ZLEC est grande. L’Afrique a entre ses mains la clef de l’avènement d’une nouvelle ère économique; et certains n’y voient que cela, un début. Bernard Gautier de la société d’investissement française Wendel, par exemple, a déjà appelé à une intégration encore plus poussée au moyen de monnaies communes.

Et Tony Elumelu préconise non seulement de laisser les marchandises circuler librement. “Nous devons avoir un passeport commun ou au moins simplifier la traversée des frontières pour que les gens puissent circuler librement en Afrique. Seuls les gens qui se déplacent librement peuvent commercer – et pas autrement”, a déclaré le milliardaire.

Pourquoi créer une ASSA-AC ?

Les Directeurs Généraux des membres de CEMAC ont répondus à quelques questions des journalistes sur l’ASSA-AC ce matin 29 janvier dans un hôtel de la place suite au lancement hier de la réunion du comité de Direction de l’ASSA-AC.

L’Agence de Supervision de la Sécurité Aérienne en Afrique Centrale en abrégé ASSA-AC a été créée par l’Acte Additionnel N°15/07/CEMAC du 25 avril 2007 et érigée en Institution Spécialisée en juillet 2012 par la Conférence des Chef d’Etat de la Communauté Economique et Monétaire de l’Afrique Centrale (CEMAC), est l’aboutissement du projet de Développement Coopératif de la Sécurité Opérationnelle et de la Continuité des Programmes de Navigabilité (COSCAP). Son siège est à N’Djamena au Tchad. Elle a commencé ces activités en 2012. La mission de l’ASSA-AC 

Cette nouvelle institution de CEMAC, sa mission principale est de contribuer au développement social et économique des Etats membres de la CEMAC en améliorant dans tous les Etats membres la sécurité et l’efficacité du transport aérien. En définissant et établissant des processus de régulation harmonisés et appliqués relativement à la certification et la supervision des transporteurs aériens, des organismes de maintenance et de formation ainsi que les aéroports internationaux.

Les missions qui sont dédiées à l’ASSA-AC sont celles d’élaborer les textes règlementaires communautaires, assurer la mise en œuvre, former et qualifier les inspecteurs, assister les Etats membres de la CEMAC.

Le But de l’ASSA-AC

L’ASSA-AC se fixe comme but de rehausser le niveau de sécurité et d’efficacité de la navigation aérienne dans la sous-région. Elle se donne la responsabilité de traiter d’une façon unifiée toutes les questions de certification des transporteurs aériens et des inspecteurs techniques dans la sous-région. C’est un cadre qui facilite une approche coordonnée et partagée de l’utilisation de l’expertise technique relative à la supervision de la sécurité mise à la disposition des autorités de l’aviation civile des Etats membres afin d’éviter toute duplication des efforts et s’assurer que ces autorités tirent un maximum d’avantages des ressources mises à leur disposition.

A travers l’ASSA-AC, les connaissances des inspecteurs nationaux seront augmentées en leur fournissant une formation formelle et en cours d’emploi dans des fonctions techniques et des tâches relatives à leur emploi. Ce qui va les rendre efficace en effectuant les tâches de certification et de surveillance des transporteurs aériens régionaux pour le compte des administrations dont les capacités sont réduites, ou qui améliorent les capacités de supervision des autres autorités de l’aviation civile des Etats membres, jusqu’au niveau requis; et en établissant les dispositifs de certification et de supervision de la sécurité des aérodromes.

La rencontre du 28 au 31 janvier à Ndjamena

Est d’examiner un nouveau texte, des règlements de basse car les textes évoluent alors il faut réactualiser les anciens. Les travaux du 28 au 29 vont permettre aux assistances auprès des Etats pour aider à mettre un peu à l’ordre les textes de base.

Les ressources principales proviennent de redevance aéronautique et la contribution des Etats membres. Il y a également les ressources qui proviennent des projets, du Don et legs.

Enfin les conseils des ministres auront à adopter lors de la clôture de la réunion le nouveau règlement. Une fois les règlements adoptés par le conseil des ministres, ils ressortiront un règlement d’application.

Nécrologie : feu Mahamat Saleh Adoum Djérou, un grand défenseur de la liberté.

Décédé le 25 janvier 2019 en France, l’ambassadeur permanent du Tchad auprès de l’Unesco, Mahamat Saleh Adoum Djerou, est inhumé aujourd’hui au cimetière de Lamadji. A la place de la nation de N’Djamena ce matin, familles, collègues, camarades sont venus lui présenter les derniers hommages. C’est le président de la République du Tchad, Idriss Deby Itno qui, a officialisé les funérailles de l’homme qui fut l’un des premiers fondateurs du Mouvement patriotique du salut en avril 1989.
Qui est Mahamat Saleh Adoum Djerou ?
Né le 03 mars 1952 à Iriba au Tchad, feu Mahamat Saleh Saleh Adoum Djerou fut un homme de média avant de devenir homme politique avec le mouvement patriotique du salut (MPS.
« Si le MPS peut se targuer aujourd’hui avec fierté d’être un parti de masse, il serait incorrect de ne pas mentionner l’apport inestimable de M. Mahamat Saleh Adoum Djérou » a souligné le ministre des Affaires Etrangères, Mhamat Zene Chérif ce matin au cours de son oraison funèbre.
En 1972 Mahamat Saleh Adoum Djérou obtient une bourse d’étude en France à l’école française des Attachés de presse, section de Lyon.
En décembre 1976, il commença sa carrière en tant qu’attaché de presse à la présidence de la République du Tchad, puis nommé directeur de cabinet au ministère de l’Education nationale de 1979 à 1980.
De 1982 à 1989, il occupa le poste de directeur général des établissements Absounout «Librairie». Il fut nommé ensuite ministre de l’Intérieur et de la Sécurité de 1990 à 1991 ; puis ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire du Tchad en Libye de 1991 à 1992.
De retour du pays de guide libyen, le baministe va occuper successivement les postes de Conseiller spécial du président de la République de 1992 à 1999 ; Conseiller chargé de missions à la présidence de la République de 1999 à 2000 ; Secrétaire particulier du chef de l’Etat.

En avril 1989, il fut porte-parole de l’Action du 1er avril (mouvement politique de l’époque). En 1990, Mahamat Saleh Adoum Djérou devient successivement commissaire à l’information et à la propagande de l’Action du 1er avril devenu, Mouvement patriotique du Salut (MPS) parti au pouvoir, puis responsable du journal «Le Patriote», organe du parti au pouvoir. De 1992 à 1993, il est chargé de la mobilisation et de la sensibilisation du MPS. Il occupa ensuite le poste de secrétaire national chargé de mobilisation et de la sensibilisation du MPS de 1993-1999. En 2008, l’homme fut élu secrétaire général du MPS.
Mahamat Saleh Adoum Djérou a reçu plusieurs distinctions honorifiques de chevalier de la légion d’Honneur en 1991, d’officier de la légion d’honneur en 2004, et de commandeur de l’ordre national du Tchad en 2008.

De 2002 à 2004, il assume la fonction du ministre du Commerce, de l’Industrie et de l’Artisanat. De 2004 à 2008, il devient directeur adjoint de cabinet civil du président de la République. En 2007, il est élevé au rang d’ambassadeur de la République du Tchad.
Depuis 2009, Mahamat Saleh Adoum Djérou fut l’ambassadeur, délégué permanent du Tchad auprès de l’Unesco.
Il a été décoré à titre posthume par le chef de l’Etat, Idriss Deby Itno ce matin avant d’etre inhumé au cimetière de Lamadi. L’ambassadeur était marié et père de 13 enfants.
« Ainsi l’homme s’en est allé pour son dernier voyage » !

LA SANTE INFANTILE AU TCHAD : IMPACT LOCAL DES CONFLITS ARMES

Les épisodes des conflits armés au Tchad ont enregistré entre 2005 – 2010 de nombreuses pertes de vie et des blessés à hauteur de 70 000, ainsi que 200 000 déplacés selon Human Rights Watch 2011. Ces conflits armés ont affecté les couches les plus vulnérables et surtout les mères et les enfants de moins de 5 ans.

Depuis 2015, après des conflits armés, les indicateurs du retard de croissance, d’émancipation et d’insuffisance pondérale ont majoritairement baissés. Pourtant, le gouvernement tchadien a implémenté de nombreuses reformes visant à améliorer la politique de la santé sur l’ensemble du territoire. Particulièrement dans le secteur de la santé infantile, les conséquences néfastes des conflits ont permis au gouvernement tchadien d’instaurer la politique de gratuité de soins de santé visant les femmes et les enfants de 0 à 5 ans.

Il est possible de penser que les insuffisances de ces politiques se justifient par le manque d’évidences sur l’impact local des conflits armés. Alors que le Tchad est déterminé à atteindre les objectifs de développement durable à l’horizon 2030, il demeure indispensable pour le gouvernement d’orienter ses politiques de santé en général et celles ciblant les enfants de 0 à 5 ans vers une structure adéquate pour la cause des mères et enfants.

Des enquêtes démographiques et de santé montrent que l’impact local du conflit armé est estimé à partir d’un modèle de régression linéaire dont la véritable à expliquer est l’indicateur anthropométriques retenu, et la principale véritable d’intérêt est l’exposition de l’enfant au conflit armé. Le manque d’accès a l’utilisation des soins de santé par les mères et le manque des visites des structures sanitaires, des accouchements assistés par des professionnels

TCHAD : Concert de soutien aux femmes souffrantes du Cancer

En prélude, de son concert de soutien en faveur des Femmes victimes du cancer qui aura   lieu le 1er février à l’hôtel Radisson Blu et à L’Hôpital de Guinabor II. L’artiste musicien tchadien Djim Radé s’est entretenu avec les hommes de médias à l’hôtel Radisson Blu hier 28 janvier à N’Djamena pour informer le public de cet événement.

Selon, Djim Radé suite à son histoire personnelle et plusieurs visites a L’Hôpital de Guinabor II, qui lui a permis d’initier ce concept d’accompagnement et de soutien aux personnes vulnérables. C’est dans cette vision qu’il projette l’organisation du concert en faveur des femmes malades du cancer a-t-il confirmé.

Pour Djim Radé c’est événement ne pas seulement un concert de musique mais acte pour sauver des vies et donner de l’espoir aux femmes malades du cancer .C’est aussi pour soutenir l’action publique à travers une collecte de fonds et une mobilisation pour une cause juste et louable.

Même si l’artiste Djim cherche à redonner du courage aux personnes vivant avec le cancer, les éléments déclencheurs dudit se trouvent dans le vécu. « les choses lues et entendues sur la cause et les souffrances des malades du cancer, la méconnaissance même de la maladie ,manque d’information et l’accès aux tests dépistages, problème de prise en charge ,l’absence de centres adéquats pour les malades de cancer et la vulnérabilité des malades face au cout des soins et d’accompagnement des malades » sont entre autres les problèmes qui ont motivé Djim.

Le choix de L’Hôpital   de Guinabor n’est pas anodin. Les multiples descentes de l’artiste Djim Radé au centre hospitalier dédit quartier et l’engagement de la direction de L’Hôpital pour la cause des malades du cancer est une preuve conséquente de la convenance de cet hôpital.

AHMAT MAHAMT AHMAT

Fonds Français Muskoka : Financement au Tchad, 28 110 537€ entre 2012 et 2018

La problématique de la santé maternelle, néonatale et infantile était au centre d’un déjeuner de presse tenu ce matin à l’ hôtel La Résidence de N’Djamena. Un déjeuner au cours duquel les informations sur la situation de la mortalité maternelle, néonatales et infantile au Tchad ainsi que la présentation sur les réalisations du Fonds Français Muskoka (FFM) ont été partagées avec les hommes de médias et les partenaires techniques et financiers du système des nations-unies, intervenant dans le secteur de santé au Tchad.

Malgré les efforts réalisés par des différents acteurs impliqués pour l’amélioration de la santé des mères et enfants, cette problématique demeure l’une des plus grandes préoccupations pour les décideurs et les gouvernants. Pour corolaire la prévalence des maladies transmissibles, le déficit du système de santé en infrastructures, équipements appropriés, médicaments et autres intrants et en ressources humaines ainsi que les pratiques sanitaires non appropriées continuent de peser les chances de survie et de développement des nombreuses femmes et leurs progénitures.

Selon la situation de la santé maternelle néonatale et infantile présentée par le ministère de la santé publique, la mortalité maternelle entre 2014 et 2015 est passée de 1 099 décès en 2004 à 860 décès pour 100 000 naissances vivantes, le taux de mortalité infantile de 102 décès en 2004 à 72 décès pour 100 000 naissances vivantes et le taux de mortalité infanto-juvénile de 191 décès à 133 décès pour 100 000 naissances vivantes. Une nette amélioration en ces dernières années selon le ministère de la santé mais il faut noter que ces taux restent alarmants.

Une situation qui ne laisse indifférents les partenaires du système de santé au Tchad d’où l’intervention du Fonds Français Muskoka (FFM) en 2010 a donné un coup d’accélérateur dans l’atteinte des objectifs. En 2011 l’Agence Française de Développement (AFD) ainsi que l’organisation mondiale de la santé (OMS), le Fonds des Nations-Unies pour la Population (UNFPA), l’Onu femmes et Unicef ont travaillé conjointement avec le ministère de la santé pour la mise en œuvre des activités financées par le FFM pour les questions de la santé maternelle, néonatale et infanto-juvénile et la planification familiale, la santé sexuelle et de la reproduction des jeunes et adolescents.

De 2012 à 2018, l’appui du FFM a permis au secteur de santé d’améliorer les qualités des offres de services de soins de santé maternelle, néonatale, infanto-juvénile et la santé des jeunes et adolescents.

L’ambassadeur de France au Tchad Philippe Lacoste, de dire que c’est dans un contexte où la santé des mères et enfants demeure préoccupante que le FFM a offert des opportunités pour le renforcement les structures publiques en formation et financement des projets durant huit (8) années d’exercices. Le chemin pour le Tchad reste grand pour l’atteinte des objectifs pour le développement durable 3 (bonne santé et bien-être).

Répondant aux questions des journalistes sur la question du projet de la loi 006/PR/2002 portant la promotion de la santé de reproduction que son décret d’application tarde depuis 16 ans à voir le jour, le ministre de la santé Aziz Mahamat Saleh a souligné que cette loi renferme plusieurs des problématiques, c’est pourquoi, elle est mise sur la table du président de la République et ne tardera pas à voir le jour.

Le ministre a martelé aussi sur la problématique de la gratuité de soin, l’affectation des personnels dans les provinces, le recrutement par contrat de performance des agents de santé dans les zones de responsabilité et des consultations prénatales pour l’année 2019.

 

 

 

Tchad: Pourquoi les élections législatives et communales ne peuvent être organisées en mai 2019 ?

Pourquoi les élections législatives et communales ne peuvent être organisées en mai 2019 ?

Le gouvernement tient à organiser les élections législatives et communales en mai 2019 et le président français, Emmanuel Macron a même recommandé. Mais plusieurs facteurs empêchent la tenue de ces élections :

1- l’ordonnance N° 47 portant création des unités administratives qui devrait remplacer l’ancien découpage administratif (région devient province et autres changements ) conformément à la nouvelle constitution, n’a été ratifiée par l’assemblée nationale. Par conséquent l’ancienne loi sur le découpage administratif reste en vigueur. Sans nouvelle loi, pas de nouvelle loi électorale donc pas d’élections législatives et communales.
Le gouvernement peut- il d’ici mars, préparer un nouveau projet de loi sur les unités administratives et soumettre au vote de l’assemblée nationale par une session extraordinaire afin de préparer la révision de la loi électorale, la révision des listes électorales et in fine organiser les élections législatives et communales en mai 2019 ? La réponse est non techniquement, juridiquement…!

Mais pourquoi l’ordonnance N°47 portant création des unités administratives n’a pas été ratifiée par l’assemblée nationale à temps dans le délai constitutionnel de 3 mois avec les autres (une vingtaine ) ordonnances ratifiées ?
Est ce une négligence du gouvernement qui n’a pas envoyé à temps le projet de ratification de l’ordonnance à l’assemblée nationale ou bien cette dernière n’a pas ratifiée faute de calendrier, des activités ou de fin de session ? Ou c’est une manoeuvre politique du gouvernement de retarder les élections législatives et communales en mai tout en laissant croire que celles ci seront organisées en mai ?

2- la mise en place d’une nouvelle CENI paritaire n’est pas encore mise en place jusqu’à fin janvier 2019 donc sans CENI à moins de 4 mois des dates des élections législatives et communales ;

3- il n’existe pas une nouvelle ou la révision de la loi électorale pour répondre aux nouvelles réalités de découpage administratif issu d’une loi nouvelle loi en conformité aux dispositions de la nouvelle constitution. La révision de la loi électorale doit se faire après la ratification de l’ordonnance sur le découpage administratif, laquelle est frappée de caducité ;

4- les toilettages des listes électorales sont nécessaires pour refléter l’évolution des citoyens en âge de voter et supprimer les cas de morts, déplacés….

5- un nouveau chronogramme électoral doit être réalisé par la nouvelle CENI qui n’est pas encore mise en place ;

6- peut-on mobiliser 70 milliards de FCFA y compris avec le concours des partenaires d’ici mars ou avril pour la tenue des élections législatives et communales ? La réponse est non si toutes dispositions institutionnelles, juridiques, administratives et politiques ne seront pas prises et mises en place. Or celles ci sont en retard suivant le délai de moi de Mai.

Kebir Mahamat Abdoulaye 

 

Les experts de sécurité aérienne en Afrique Centrale en réunion ordinaire au Tchad

L’Agence de Supervision de la Sécurité Aérienne en Afrique Centrale (ASSAC-AC) a organise sa 3ème réunion ordinaire du Comité de Direction ce lundi 28 janvier dans un hôtel de la place à N’Djamena.

L’objectif est d’améliorer la sécurité du transport aérien dans les Etats membres et atteindre les objectifs prescrits par la déclaration d’Abuja sur la sécurité aérienne en Afrique.

Pour le président du Comité de Direction de l’ASSAC-AC, François Alexandre Kiapo explique l’objectif à atteindre « l’ASSAC-AC doit disposer d’une législation appropriée, des règlements techniques communautaires et assurer leur mise en œuvre harmonisée, former et qualifier les inspecteurs et personnel technique des administrations des aviations civiles nationales en vue de l’amélioration du niveau de sécurité dans les Etats. Assister également les Etats membres dans certaines tâches de supervision et de certification. Enfin accompagner dans la mise en œuvre des règlements communautaires et nationaux ».

Rappelons que la mission d’Agence de Supervision de la Sécurité Aérienne en Afrique Centrale (ASSAC-AC) est de superviser la sécurité aérienne.

En rappelant la vision de la Communauté Economique et Monétaire de l’Afrique Centrale (CEMAC) pour l’horizon 2025 qui est susceptible d’apporter une solution au problème qui gangrène la sous région, le directeur Général de l’Autorité de l’Aviation Civile (ADAC), Yamiri Doumngar Ganda a souligné que « cette vision à pour objectif d’avoir un espace intégré et émergeant où règne la solidarité, la sécurité et la bonne gouvernance au service du développement humain ».

Le programme économique régional qui soutient cette vision, s’appuie entre autres sur le secteur du transport en général et le transport aérien en particulier, moteur d’intégration, de développement économique et de rapprochement des peuples. C’est pourquoi, l’industrie du transport aérien doit être mise à nouveau à travers les actions de supervision des administrations de l’aviation civile avec l’appui de l’ASSA-AC, a ajouté le Directeur Général.

Les experts en réunion à N’Djamena auront, à examiner point par point toutes les questions qui, sont déjà examinées lors de la réunion de Douala tenu du 02 au 04 octobre 2018 au Cameroun.

 

SANTE : PADS lance son projet d’appui aux districts sanitaires au Tchad

Lancement du projet de planification du programme d’appui aux districts sanitaires du Tchad deuxième phase, le ministère de la santé publique à organisé du 24 au 25 janvier 2019 conjointement avec la coopération suisse, un atelier a l’intention des institutions étatiques, partenaires techniques financiers et autorités provinciales et locales.

C’est dans ce contexte que la coordination du PADS2 a organisé l’atelier de lancement et de planification des activités pour la première année afin d’assurer une bonne coordination et la mise en œuvre des activités, l’implication de tous les partenaires est nécessaire.

Pour Mahamat Hamid Ahmat Directeur Général du ministère de la santé publique ce projet vise à renforcer la gouvernance du système de santé pour améliorer la santé materno-infantile, la couverture sanitaire universelle et la prévention des épidémies.

le PADS vient soutenir les efforts du ministère en charge de la santé, tout comme il contribuera à relever les plateaux techniques et la qualité de soins, en veillant à favoriser un accès équitable aux services de santé pour les populations prioritaires à l’exemple des femmes, des enfants et des populations marginalisées a-t-il soutenu.

Selon, le directeur général du ministère de la Santé Publique, le programme PADS est considéré par le ministère comme un programme modèle au regard des réalisations obtenues, démontrées par l’évaluation externe de la première phase qui vient de se terminer 2014-2018. Il poursuit qu’à travers ce programme qui, couvre une population plus de 1 millions d’habitants, le programme entend améliorer les performances du système de santé tchadien en développant un modèle de gouvernance d’appui aux districts sanitaires  qui puisse servir d’exemple pour le reste  du pays.

La 2ème phase du PADS a débuté officiellement le 1er novembre 2018, avec la confirmation de l’accord de financement le même jour par la DDC. Cette planification annuelle et le démarrage   effectif de la 2ème phase consécutive concerne deux provinces du Tchad notamment le Moyen-Chari et le Batha.

AHMAT MAHAMT AHMAT