Revue de presse : L’armée nationale tchadienne compte environ 450 Généraux

« La cohabitation à l’épreuve des médias sociaux ». Bien qu’apprécier pour ce qu’ils permettent une communication de masse plus rapide et plus accessible, les réseaux sociaux peuvent contribuer à mettre à mal la cohabitation nationale tant prônée, si leur utilisation ne comporte pas de limites. Nous informe La Voix avant d’ajouter que les preuves de ce qu’ils convient d’appeler les écarts sociaux, qu’il en fallait, à travers les pages et groupes qui jonchent Face book. Les publications n’y sont soumises à aucune restriction, ni légale, ni morale. Le journal souhaite qu’en plus de sensibilisation pour une utilisation plus responsable, pacifique et citoyenne, disséminer des lois qui répriment les publications mettent en mal la cohésion sociale serait dissuasif.

Le même journal nous informe qu’après cinq ans, enfin « la loi sur la concurrence appliquée ». Une loi qui vise, entre autres, à instaurer le principe de la liberté des prix afin d’assurer la transparence et la loyauté des transactions commerciales, organiser et promouvoir la libre concurrence et définir les règles de sa protection afin de stimuler l’efficience économique et améliorer le bien être des consommateurs.

Le Visionnaire écrit de son côté, mise en application des décisions. « Ces mesures classées dans les oubliettes ». De l’idée de la réglementation de la vie publique, nombres de mesures et décisions ont été prises à différentes échelles, par les autorités tchadiennes. De la décision interdisant l’utilisation des emballages en plastiques dans la ville de N’Djamena au respect des heures de travail dans les services publics en passant par le respect des feux de signalisation routière aussi que de l’interdiction du port de la burqa et du couteau ou toute armes par des personnes  ne procédant pas l’autorisation, la réglementation des parades lors des mariages, etc. Sont les mesures louables mais qui ne sont malheureusement pas appliquées.

« La gazomania », titre la Une de L’observateur. La fièvre qui s’est emparée des N’Djaménoises, depuis la pénurie du gaz domestiques dans la capitale, s’est  mue en une gazomanie. C’est une obsession à l’échelle nationale. Tout le monde est concerné sans exclusivité. Face à l’incapacité du gouvernement à juguler cette pénurie, la colère gronde et le gaz commence par devenir un élément fédérateur de tous les mécontents de la République. Cette crise du gaz butane risque de se transformer en une bombe sociale qui nous éclatera à la figure. Mahamat Nour Ahmed Ibedou cri dans les colonnes de Le Visionnaire, « Le spectacle est insoutenable ». Il est vrai que les manifestations qui ont fait partir les dictateurs ont toujours été des manifestions spontanées. Nous allons voir jusqu’à quel degré ce peuple arrivera à supporter cet enfer qu’il est en train de vire dans sa chaire, conclu-t-il.

« Distribution des grades dans l’armée. Deby est-il dans une logique de revanche ? » S’interroge Abba Garde. Sur environ 450 généraux que compte l’armée nationale tchadienne, 282 sont ressortissants du Borkou Ennedi Tibesti. Une armée qui compte en son sein plus de 70% d’officiers avec un traitement salarial misérable. Il n’y a aucune crainte d’affirmer qu’il s’agit d’une gestion sur fond de revanche, sauf que cette revanche est tout sauf réfléchie pour un régime qui ne compte sur la force pour son maintien au pouvoir.

 

KITA Ezéchiel

La 14ème Conférence des Chefs d’Etat de la CEMAC

Ce dimanche 24 mars 2019, à N’Djamena, les Chefs d’Etat et de gouvernement de la Commission Economique et Monétaire de l’Afrique Centrale (CEMAC) se sont réunis pour statuer sur la situation socioéconomique et sécuritaire de la Sous-région.

Cette rencontre est placée sous le thème : « Redynamiser l’Intégration Régionale et Restaurer la Sécurité en zone CEMAC pour le Renforcement des Reformes Economiques ». Depuis 2014 avec la chute du prix du baril de pétrole, l’économie de l’Afrique centrale a été fortement touchée.

A cet effet, ce sommet se déroule au moment où les Etats se remettent peu à peu d’une crise économique des plus sévères. Les circonstances extrêmes critiques ayant prévalu suite à la chute brutale du cours du pétrole survenue en 2014, a impacté les comptes publics internes et extérieurs de la CEMAC, fortement détériorés et le taux de couverture extérieur de la monnaie avait reculé.

D’après le Pr Daniel Ona Ondo, président de la commission de la CEMAC, « la faible diversification de nos économies ayant été mise en relief comme un des facteurs majeurs de la fragilité de nos économies, c’est pourquoi les Chefs d’Etat ont également décidé des réformes économiques pour promouvoir la résilience des économies de la sous-région. »

Il a également souligné que c’est depuis 15 mois environ, qu’ils ont été à la tête de la commission de la CEMAC donc « il serait présomptueux de notre part de faire un bilan de notre action à la tête de l’institution. Comme dit un proverbe de chez nous, « Le sanglier n’a pas besoin de dire qu’il est bon. C’est ceux qui le mangent qui doivent l’apprécier » ».

Le président de la commission de la CEMAC appuie en outre que les initiatives en matières de relèvement économique et du développement que les chefs d’Etat vont décider au sortir de cette conférence, leurs succès ne peuvent se concevoir que dans un environnement qui consacre la paix, la stabilité des institutions et la sécurité des Etats de la Sous-région.

Le Chef de l’Etat tchadien, Idriss Deby Itno par ailleurs président en exercice de la CEMAC, a relevé le taux de croissance dans la sous-région de l’année 2017 qui est de 0.2% et 2018 à 1.5% contre 3.2% en 2019 et la projection en 2020 et 2021 avec un taux 3.5%.

Par rapport à la libre circulation des personnes et de biens dans la zone CEMAC, le Chef de l’Etat tchadien a souligné qu’elle ne pourrait être totale que si elle repose sur un socle sécuritaire coulé dans le béton d’une solidarité sous régionale encore plus réaffirmée.

Idriss Deby Itno oriente aussi que les pays de la CEMAC doivent toutefois renforcer la dynamique des réformes pour relancer fortement la croissance économique et offrir des meilleurs perspectives à leurs populations notamment les jeunes et les  femmes.  Les problèmes à long terme doivent désormais primer sur le court terme, « C’est pourquoi, nous devons renforcer les réformes pour soutenir la transformation structurelle de nos économies », a-t-il conclu.

La 33ème session ordinaire du Conseil des Ministres de l’UEAC s’est achevée hier à N’Djamena

Les travaux de la 33ème session ordinaire du Conseil des Ministres de l’Union Economique et Monétaire d’Afrique Centrale (UEAC), démarrées le 5 février dernier à Malabo, se sont achevés tard, hier, vendredi 22 Mars 2019, en ouverture des assises de N’Djamena à l’hôtel Radisson Blu.

Les experts des six pays membres de l’UEAC qui composent le Comité Inter-Etats ont entamé, mercredi 6 Février 2019 dernier, l’examen des dossiers décisifs pour l’accélération de l’intégration dans la sous-région, à  savoir le budget 2019 de la Commission tel que réaménagé, le règlement intérieur du Comité Inter-Etats, les règles d’organisation et de fonctionnement du Conseil des ministres, la liquidation de la Cour de Justice de la CEMAC en cessation d’activités depuis peu et l’adoption d’un nouveau code douanier pour les six Etats Membres, indique une note d’information de l’organisation.

Le président du Conseil des Ministres, Issa Doubragne a fait une déclaration à la presse en fin des travaux. « Nous vous en transmettons les rushes ci-dessous. En vous précisant qu’ils sont libres de droit et que vous pourrez en faire l’usage qui vous  convient », a-t-il déclaré.

La totalité des points inscrits à l’ordre du jour des travaux a été abordé au cours d’une journée à la fois marathon et historique.

Le délestage continue au palais du 15 janvier

A l’occasion de la 1ère édition du Salon de l’Emploi et des Métiers, lancé ce samedi 23 mars 2019 au palais du 15 janvier, en plein discours de la ministre de la formation professionnelle et des petits métiers, madame Madjidian Padja Ruth, le courant a été coupé.

L’histoire du délestage au palais du 15 janvier n’est pas nouvelle mais cela est entré dans les habitudes. A plusieurs reprises, la coupure d’électricité a eu lieu devant des chefs d’Etat, lors du Salon International de la Technologie de l’Information et de la Communication (SITIC), et du salon de l’Emploi, etc.

L’on se demande pourquoi, c’est en pleine cérémonie qu’il y a coupure d’électricité ? Pourtant on peut prendre des précautions pour que ces phénomènes s’arrêtent surtout en présence des autorités.

Les organisateurs du Salon de l’Emploi et des Métiers affirment avoir donné deux fûts de gasoil pour cette cérémonie.

Comme disait un adage africain : « mieux vaut prévenir de guérir ».

Tchad : Le Salon de l’emploi et des métiers

Le salon de l’emploi et des métiers est lancé ce matin 23 mars 2019 au Palais du 15 janvier de N’Djamena. C’est une initiative de l’association FREE DOM en partenariat avec les entreprises publiques et privées pour donner l’opportunité aux jeunes chercheurs d’emplois.

Plus de 15 000 jeunes seront formés dans le domaine de la recherche d’emploi. Cinq d’embauches directes offertes et plus de 116 stages dans les différentes entreprises partenaire à cette initiative.

Un salon qui s’inscrit dans la dynamique de la recherche des solutions à la crise de l’emploi. Ce salon se veut offrir un cadre pouvant permettre aux jeunes en quête d’emploi de déposer leur curriculum vitae dans les différentes entreprises soit pour les offres d’emplois, stages, formations et accompagnement.

« Le défi de la jeunesse est l’emploi, il est impératif de trouver de solutions à la problématique de l’emploi des jeunes », souligne la présidente de l’association Free Dom, Mme Riana Adam Saleh avant de dire que le salon mettra sur place des ateliers sur les techniques de recherche d’emploi, comment écrire son curriculum vitae et sa lettre de motivation, entretien d’embauche, créer son propre emploi, élaborer son business plan, développer des partenaires.

Représentant la première dame, le ministre de la formation professionnelle et des petits métiers, Mme Madjidian Padja Ruth a souligné qu’il important de penser  à la promotion de l’emploi. « Dans le contexte actuel l’entrepreneuriat constitue un maillon indispensable de l’insertion socioéconomique des jeunes », indique le ministre avant d’encourager les jeunes au travail, à la créativité, à  s’assumer d’avantage de courage pour jouer le pleine rôle qui est de leur dans la logique du plan national de développement (PND).

L’association s’engage à travers ce salon d’emploi et des métiers d’accompagner les jeunes dans la recherche d’emploi, de les former et orientation dans les techniques d’entretien d’embauche, rédaction des curriculum vitae et lettre de motivation et comment développer les partenaires.

 

 

AFRIQUE CENTRALE : CEBEVIRHA à la recherche de financement

La Commission Economique du Bétail de la Viande et des Ressources Halieutiques (CEBEVIRHA) a organisé, hier 22 mars Radisson Blu Hôtel, une cérémonie de lancement officiel des activités de mobilisation des ressources pour le financement de son plan stratégique 2015-2015, placée sous le haut patronage du président  de la commission de la CEMAC.

L’objectif de cette table ronde vise l’amélioration de la production  de la pèche continentale et l’accroissement de la production aquacole, en vue de contribuer à la sécurité alimentaire et de réduire la pauvreté au niveau des communautés des pécheurs  et aquaculteurs, dans le cadre d’une gestion durable de ressources et d’une meilleure protection des écosystèmes aquatiques.

Dans son intervention, le secrétaire exécutif de la CEBEVIRAH, Pedro Bayen Ayingono, la CEBEVIRAH a pour mission de contribuer au développement durable, harmonisé et  équilibré   des secteurs de l’élevage, de l’élevage, des industries animales, des pêches et de l’aquaculture, ainsi qu’a l’accroissement des échanges en vue de permettre aux membres d’optimiser les productions nécessaires a l’atteinte de la sécurité alimentaire et à la réduction de la pauvreté des populations sous-région.

En matière d’échange inter-états des produits animaux et halieutiques, le constat est amer. Les échanges des productions animales des pays producteurs qui devaient alimenter les pays côtiers sont aujourd’hui insignifiant, de même, les échanges des productions halieutiques des pays côtiers vers les régions continentales de la CEMAC sont quasiment nuls a-t-il souligné.

Pour le président de la commission de la CEMAC, Pr Daniel Ona ondo, l’insuffisance des investissements dans les domaines de l’agriculture, d’élevage de la pêche et de l’aquaculture participe certainement au ralentissement des activités économiques des pays de la zone CEMAC. Il poursuit que, la croissance économique réelle dans l’espace CEMAC devrait se situer à 1,6% en 2019. Le chômage demeure  très élevé avec une moyenne de 23,12% dans la sous-région, l’insertion socioéconomique des populations défavorisées, comme  les ruraux, les jeunes et les femmes est difficile, ce qui fragilise encore davantage le tissu social.

Issa Doubragne,  président du conseil des ministres de l’UAEC et ministre de l’économie, du plan et du développement qui a présidé ladite cérémonie a salué cette initiative qui, selon lui va contribuer  à la création des emplois et réduire la pauvreté.

Ahmat Mahamat Ahmat

 

 

GRACTCHAD lance ses activités

Le groupe de réflexion sur l’avenir et la construction du Tchad (GRACTCHAD) a lancé officiellement ses activités avec le thème « La promotion de la citoyenneté et de la paix : Gage d’une émergence réussie », ce samedi 23 mars 2019 au Centre culturel Al-Mouna de N’Djamena.

Le GRACTCHAD est une association créée par un mouvement estudiantin tchadien au Cameroun, courant 2006-2007. Ce dernier avait pour mission de bâtir un citoyen model et une masse critique pour contribuer une fois de retour, au développement du pays.

« Le GRACTCHAD est donc né de la prise de conscience, du rôle et de la place du citoyen dans le processus de développement de notre pays », a expliqué le secrétaire général de GRACTCHAD, Ateib Mahamat Senoussi.

« Le GRACTCHAD est ouvert à tous ceux qui aiment contribuer positivement pour le développement de notre pays. Nous sommes une organisation de la société civile qui a pour ambition d’amener les tchadiens à changer le pays par des actions positives et constructives que nous croyons. Nous sommes des thinks thanks, tchadiens qui veulent servir leur pays par des actions positives aidant nos autorités nationales et locales aux réalisations de leurs politiques publiques. Mais aussi, la société civile à être des acteurs responsable pour contribuer à l’émergence du Tchad », a soutenu le président de GRACTCHAD, Ahmat Haroun Larry.

Des échanges avec questions-réponses, contributions et propositions ont animés ce lancement.

 

Voici comment le dépôt à l’ANATS se termine

Avec un nombre aussi important des candidats au recrutement à l’Agence nationale des titres sécurisés (ANATS), la clôture de ce 22 mars prévue pour 15 heures 30 minutes se termine ainsi : la réception des dossiers s’est faite sur les barbelés, au-dessus du mur.

Politique : Le Député Djribrine Adoum Katir renonce à l’UNDR

Dans une lettre adressée à la représentation nationale au palais de la démocratie de Gassi, ce 22 mars 2019, le député de l’Union nationale pour la démocratie et le renouveau (UNDR) et président de l’UJR/UNDR Djribrine Adoum Katir a démissionné de son parti.

C’est à l’ouverture de la plénière devant les députés que Djribrine Adoum Katir a fait lire sa lettre de démission par le président de l’Assemblée nationale, Haroun Kabadi et perd son titre de député.

Dans sa lettre de démission, le désormais ex-député de l’UNDR a fait mention de son ralliement au Mouvement Patriotique du Salut (MPS), le parti de la majorité présidentielle.

Un revirement brusque

A peine un mois, après le 5ème congrès ordinaire de l’Union des jeunes pour le renouveau/Union nationale pour la démocratie et le renouveau (UJR/UNDR) en février dernier et l’installation des membres qui avait eu lieu le 9 mars 2019, un membre quitte le navire. Aussitôt installé président exécutif de l’UJR/UNDR, Djribrine Adoum Katir rallie le MPS. Un revirement brusque…

 

Tchad : Boko Haram fait 23 morts dans le Lac-Tchad

Une base militaire de l’armée tchadienne a été victime d’une attaque de la secte Boko Haram, dans la nuit de jeudi à vendredi dans la ville de Dangdala dans le Lac-Tchad.

Selon une source citée à l’AFP, « Aux environs d’une heure du matin, des éléments de Boko Haram ont attaqué la position de l’armée tchadienne, tuant 23 militaires »,

Des insurgés islamistes du groupe Boko Haram ont tué au moins 23 soldats tchadiens au cours de la nuit de jeudi à vendredi, a aussi appris l’agence Reuters auprès de deux sources proches des services de sécurité tchadienne.

Les assaillants seraient venus du Niger voisin, a indiqué l’une de ces sources. Il s’agirait, si l’information est officialisée, de l’attaque la plus meurtrière menée en territoire tchadien par les insurgés de Boko Haram.

Les assaillants sont venus du Niger pour attaquer la position tchadienne située sur la rive nord-est du lac Tchad, a précisé cette source à l’AFP.

Il s’agit de l’une des attaques les plus meurtrières pour l’armée tchadienne depuis le début des attaques de Boko Haram