Au terme des décrets n° 1115 et 117 du 31 juillet 2019 porte nomination des chefs de stations provinciales de l’Office national des médias et de l’audiovisuel (ONAMA) et à l’agence tchadienne de presse et d’édition (ATPE). Nomination à l’OAMA Les agents de l’ONAMA dont les noms suivent sont nommés aux postes de responsabilité ci-après dans les stations provinciales :
Station provinciale d’Abéché :
Chef
de station : Ahmat Daoud Adam
Station provinciale d’Adré :
Chef
de station : Abakar Issa Moustapha
Station provinciale d’Am Djarass :
Chef
de station: Hassan Lami
Station provinciale d’Am Timan :
Chef
de station : Abbo Kasser
Station provinciale d’Ati :
Chef
de station : Gomita Justin
Station provinciale de Bardaï :
Chef
de station : Youssouf Gorou
Station provinciale de Biltine :
Chef
de station : Senoussi Ben Abdelaziz Ahmat
Station provinciale de Bol :
Chef
de station : Ibam Mbomi
Station provinciale de Bongor :
Chef
de station : Remadji Ourion
Station provinciale de Doba :
Chef
de station : Garat Tao Amian :
Station provinciale de Fada :
Chef
de station : Mahamat Toukoumi
Station provinciale de Faya :
Chef
de station : Ahmat Djemil
Station provinciale de Goz Beida :
Chef
de station : Mahamat Haroun Abougrene
Station provinciale de Kélo :
Chef
de station : Ousman Sebi
Station provinciale de Koumra :
Chef
de station : Fadoul Ahmat Dallah
Station provinciale de Kiabé :
Chef
de station : Bini Gana Ouya
Station provinciale de Laï :
Chef
de station : Youssouf Djambaye
Station provinciale de Mao :
Chef
de station : Ahmat Malloum Daouda
Station provinciale de Massakory :
Chef
de station : Oumar Idriss
Station provinciale de Massénya :
Chef
de station : Mahamat Boukar Ngari :
Station provinciale de Mongo :
Chef
de station : Abdramane Adoum
Station provinciale de Moundou :
Chef
de station : Hassan Boukar
Station provinciale de Moussoro :
Chef
de station : Saleh Mahamat Zene
Station provinciale de Pala :
Chef
de station : Djimet Vansou
Station provinciale de Sarh :
Chef
de station : Issa Kari Mandeko
Nomination
à l’ATPE
Le décret n° 1117 du 31 juillet 2019 porte nomme deux
agents de l’ATPE à des postes de responsabilité.
Direction de l’information
Sous-directeur des nouvelles : Salahadine Mahamat
Sabour
La CLTT a dans un point de presse tenu le samedi 27 juillet à la bourse de travail constate qu’après les échos des réunions hebdomadaires sur les régies financières, l’économie du Tchad entraine de trouver une embellie mais le gouvernement ne fait rien pour améliorer les conditions de vie des travailleurs du secteur public.
A cet effet, elle demande au gouvernement d’annuler purement et simplement le décret n°687, le rétablissement intégral des AGS en y renonçant à la coupe de 35% et la levée du gel des effets financiers des avancements et des reclassements.
Elle
exige par ailleurs au gouvernement de verser immédiatement les droits sociaux
des travailleurs et travailleuses des institutions dissoutes et/ou fusionnées
telles que l’ex-primature, le collège de contrôle et de surveillance des
ressources pétrolières.
Le
versement immédiat des indemnités de départ à la retraite ainsi que le capital
de décès aux ayants-droits, le versement des droits sociaux des agents des
ceintures vertes et de prendre en charge les contractuels des services publics.
D’après
la CLTT, le processus de l’assainissement du ficher de la solde et l’audit des diplômes comportent
beaucoup d’irrégularité. Pour elle, des graves manquements dans le paiement des
indemnités de craie et des indemnités pour cherté de vie, des doubles empois
les agents nommés par décret et relevés continuent à percevoir les indemnités
liées à cette fonction, les agents retraités ou décédés certains sont toujours
actifs et des agents fictifs, sont selon la CLTT des agents qui perçoivent
indument des salaires.
La
CLTT, interpelle le président de la République, garant de l’application du
protocole d’accord du 26 octobre 2018
entre le gouvernement et les organisations syndicales d’intervenir
personnellement dans le but de trouver une solution à cette situation qui
pourrait impacter sérieusement la paix sociale. « Qui dit social, dit travailleurs et travailleuses », a
indiqué le secrétaire général de la CLTT, Brahim Ben Saïd.
L’organisation mondialede la santé (OMS) a fait un don de kits et matériels biomédicaux d’une valeur de 357 956 382 francs CFA au ministère de la santé publique le mercredi 31 juillet 2019.
Ce
sont des équipements pour améliorer la gestion de la santé de reproduction, des
mannequins de formation SONU, des équipements et de matériels biomédicaux pour
la mise en œuvre du projet de renforcement des services de santé maternelle et
infantile, service de communication (radios Hand-Sets) afin d’assurer la surveillance
épidémiologique intégrée au ministère de la santé publique.
L’acquisition
de ces équipements vient va permettre au
ministère de la santé d’appuyer le niveau opérationnel du système de santé dans
les provinces du Batha, Guéra, la Tandjilé, Logone Oriental et le Mandoul.
Au
total 15 formations sanitaires de ces provinces sont visées dont 13 hôpitaux de
districts et 02 hôpitaux régionaux. Soit une population de 3 200 000
habitant environ un quart (1/4) de la
population nationale.
Pour
le représentant intérimaire de l’organisation mondiale de la santé (OMS), Dr
Amadou Mouctar Diallo cette action de l’OMS à double sens. Elle vise à réduire
les taux élevés de la mortalité maternelle et infantile et assurer la
couverture géographique des interventions clés pour la santé de la mère et de l’enfant.
En
réceptionnant les matériels, le ministre de la santé, Aziz Mahamat Saleh se dit
satisfait et a rassuré que ces kits et matériels seront acheminés dans les
provinces bénéficières dans un bref délai pour sa mise en exécution. « Nous nous réjouissons de recevoir ces
kits et matériels pour renforcer la santé maternelle et infantile et baisser
sensiblement le taux de décès maternel et néonatal », s’est-il réjouit.
Pour
le ministre, il faut mettre du paquet pour faire changer les données. Il a
demandé par ailleurs aux autres partenaires d’appuyer ce projet pour pouvoir
renforcer le dispositif sanitaire dans les provinces cibles.
La bonne utilisation de ces matériels
Visite des équipements au dépôt centrale du ministère de la santé publique Ph/Tachad.com
Aux
utilisateurs de ces kits et matériels, Aziz Mahamat Saleh ministre de la santé
les demande d’en faire un bon usage et surtout que c’est un don qui vient des
partenaires. Il a ajouté que toutes les facilités doivent être assurées pour
permettre aux femmes d’avoir accès et que ça ne soit pas des éléments qui
puissent faire l’objet d’une facturation supplémentaire.
« J’invite le service de
matériels à déployer dans un plus bref délai tous ces matériels parce que les
besoins sont là et les besoins sont importants. Je demande à ce qu’il y ait un
suivi rapproché de l’utilisation à travers les délégations qui doivent rendre
compte aux autorités sur place », a ordonné Aziz Mahamat Saleh ministre de la santé
publique.
L’agence nationale de sécurité informatique et de certificat électronique (ANSICE) sensibilise les utilisateurs des réseaux sur les traces numériques. C’est à travers un séminaire de sensibilisation sur les enjeux et les défis des réseaux sociaux.
Une
sensibilisation qui vise à informer la population sur la protection des données
à caractère personnel de manière générale et en particulier la protection de la
vie privée et des libertés dans le cyberspace, et c’est dans le sens de
susciter une plus grande adhésion à la politique gouvernementale de lutte
contre la cybercriminalité au Tchad.
Pour
le Directeur de l’agence nationale de sécurité informatique et de certificat
électronique (ANSICE), Mahamat Awar Neïssa ce séminaire intervient au moment où
les cas d’impostures, d’insultes, d’abus, de fausses accusations et
d’escroqueries sur les réseaux sociaux ont atteint un niveau alarmant.
« Il est évident que les
réseaux sociaux au Tchad sont devenus le moteur du détachement des membres de
notre société et de nos normes culturelles », a-t-il indique le DG, Mahamat
Aware Neïssa
Mahamat Aware Neïssa, directeur général de l’ANSICE a saisie cette occasion pour exhorter les jeunes à être vigilants quant à l’utilisation des réseaux sociaux : Facebook, whatsApp, imo et autres. Car, tous ce que, ces jeunes partagent et publient dans ces réseaux laissent des traces et façonnent ainsi une identité numérique.
Abdelkérim Souleymane Chérif, directeur de l’Agence nationale des investigations financières (Anif) et Youssouf Tom, procureur de la République ont animé un point de presse conjoint pour appeler les Tchadiens à la vigilance face à l’entreprise QNET, présentée comme une entreprise criminelle de par le monde.
Depuis près de quatre ans et à la faveur de la crise économique que traverse le Tchad, l’organisation criminelle connue sous le nom de QNET a fait son apparition dans le pays et par le biais de ses représentants a pu extorquer frauduleusement 91 764 329 francs Cfa aux Tchadiens notamment aux couches vulnérables. Selon Abdelkérim Souleymane Chérif, directeur national de l’Anif, en 2008 aux Etats-Unis d’Amérique, le scandale financier autour de Bernard Madoff, surnommé « légende de Wall Street » et célèbre escroc qui a été arrêté et condamné à 150 ans de prison est à mettre à l’actif de l’entreprise QNET qui se fait appeler sous les noms Quest Net, Golden Quest, Gold Quest, Qnet Services, Darby. Questaynet. Com et Qi Limited. « QNET est une entreprise criminelle dont les pratiques sont interdites dans bon nombre des pays au rang desquels les Etats-Unis d’Amérique, le Canada, le Rwanda, le Ghana, le Nigéria, l’Afrique du Sud et la majorité des pays africains. Et pour cause, dans tous ces pays, elle a fait d’innombrables victimes et fragilisé davantage les ménages les plus précaires », informe le directeur national de l’Anif.
Mode opératoire de QNET
Pour Abdelkérim Souleyman Chérif, QNET commercialise des produits tout à fait ordinaire mais qu’il présente, grâce à un marketing agressif comme des produits miracles. « Il s’agit plus souvent des produits axés sur le bien-être, notamment les soins de beauté, la gestion du poids, la nutrition, les soins personnels, les soins à domicile, les articles de luxe, les accessoires de mode, etc. ». Et le directeur de l’Agence nationale des investigations financières (Anif) d’indiquer que dans un premier temps, les adhérents ne déboursent pas plus de 500 mille francs Cfa pour l’acquisition de l’un de ces produits. Ensuite, ajoute-t-il, pour espérer toucher des primes importantes, le nouveau venu sera obligé de trouver, à son corps défendant, au minimum deux adhérents sous peine de voir son investissement tomber dans l’eau. A cet effet, …
M. Mamadou Kourtou, le 2ème Vice-président de l’Assemblée Nationale, est décédé hier 29Juillet 2019 au Maroc.
Il est député du pari RDP (Rassemblement pour la Démocratie et le Progrès). Le décès est survenu le 29 Juillet à Rabat au Maroc suite de maladie. Sa dépouille sera rapatriée à N’Djamena ce 30 juillet 2019.
Il faut noté que Mamadou Kourtou est l’un des piliers de son parti politique, avait été élu pour la circonscription du 8e arrondissement de la ville de N’Djamena, Paix à son âme !
Tenue ce matin dans la salle de conférence du Ministère des affaires étrangères, l’assemblée extraordinaire de l’association des énarques du Tchad a permis de faire la mise au point sur leurs projets avenirs et notamment le 55e anniversaire.
Depuis 2013 soit 50 ans d’existence de l’ENA du Tchad, déjà 17 promotions des énarques sont formés par l’Ecole Nationale d’Administration et la plupart mettent déjà leur savoir-faire dans le service du pays. Ce forum des énarques tchadiens permettra de faire face à la marginalisation. Les ressortissants de l’ENA sont de moins en moins associés à la gestion de la chose publique, voilà une des raisons première qui leur amènera à un forum qui réunira tous les énarques tchadiens, très peu représentés dans les instances des décisions au sein de l’administration tchadienne. Placé sous le thème, « 1963 – 2018, l’ENA du Tchad, 55 ans au service de l’administration publique tchadienne, bilan, perspectives et refondation ». La commémoration de cet anniversaire aura pour but d’évaluer le parcours et les efforts consentis et projeter de nouvelles visions. Les 17, 18 et 19 Octobre dates prévisibles pour la tenue du 55e anniversaire et du forum
Plusieurs standings des startups ont pris d’assaut la terrasse de Wenaklabs dans la nuit d’hier 26 juillet 2019. Avec pour contextes majeurs les problèmes de l’innovation des NTIC (Nouvelles Technologies de l’Information et de la Communication).
Depuis 2014, cet espace de vie conviviale a permis à plusieurs jeunes promoteurs et/ou porteurs de projets de mettre sur pied leurs startups ici au Tchad. Un tour dans les stands nous permet de découvrir ces startups innovantes. Des services traiteurs, les ventes des produits cosmétiques le e-restauration, dans le renforcement des capacités sur l’éducation et l’encadrement des enfants faibles à l’école et des chaines de restaurations rapides ainsi que les énergies renouvelables. Il est possible de remédier à bon nombre de problèmes. Raison pour laquelle, par le simple constat que seulement 6,4% de la population tchadienne a accès à l’électricité, cela a incité les jeunes à mettre sur pied kouran jabo qui vient compléter et faire profiter à la population à moindre coût.
Akhbar bébé par contre met sur pied une application mobile qui permet de déclarer un nouveau-né. Sachant que près de 500 000 jeunes bébés qui naissent n’ont pas d’acte de naissance, pour eux, il faut impérativement cet outil qui est le téléphone mobile et qui demeure l’ami proche de l’homme permettre à de résoudre ce problème. Kari Dari vient incuber dans le programme le marathon du sahel avec la production des produits cosmétique à partir de beurs de karité.
Alors que Taleta vient renforcer le niveau des élèves en leur offrant une chance de réussir, N’djamena food quant à lui offre un partenariat fort avec une chaine de restaurant rapide.
Le centre de formation et d’études pour le
développement (CEFOD) a servit un cadre de présentation d’un ouvrage littéraire
intitulé « Tchad, notre bel enfer ». Edité aux éditions Toumaï, ce
chronique paru en juin 2019 est pour l’auteur une manière de dénoncer les
violations des droits humains depuis l’indépendance du Tchad en 1960 jusqu’à
nos jours avec le régime de Deby.
L’activiste
et défenseur des droits humains Dobian Assingar, à travers son ouvrage
« Tchad, notre bel enfer », dénonce les dérives des différents
régimes politiques qui se sont succédés depuis 1960 avec le premier président
de la République François Ngarta jusqu’au régime de Deby avec la démocratie et
la liberté. La violation massive des droits humains, la culture de l’impunité… sont
au tant des maux décriés par l’auteur dans cet ouvrage de 502 pages subdivisé
en 7 chapitres.
Après
un bref rappel des régimes politiques, Dobian Assingar met un accent
particulier sur le rôle permanent de la France, de la Libye et du Soudan dans
les différents conflits meurtriers du Tchad de l’indépendance à nos jours.
Pour Dobian Assingar, les massacres dont sont victimes les populations tchadiennes depuis l’ère de la démocratie sont des actions accompagnées, installées et conseillées par la DGSE française. Dépassent très loin le cadre de crime contre l’humanité. « Les cimes et autres tragédies, les tchadiens vivent ces horreurs au quotidien dans leur corps, dans leur âme et dans leur conscience », souligne l’auteur Dobian Assingar.
« TCHAD, notre bel enfer » de Dobian Assingar Ph/Tachad.com
« Tchad, notre bel enfer », vient conseiller aux tchadiens que d’après tout, le Tchad reste un patrimoine commun. C’est pourquoi l’auteur s’interroge à l’épilogue de son ouvrage en ce terme « de profite les crimes au Tchad ? ». Pourquoi fuir devant nos responsabilités en laissant dernière nous ce patrimoine commun que nous aimons de toutes nos forces et de tous nos cœurs ? »
« Que nous vivions un enfer
ou pas, le devoir nous impose de résister. Résister pour apporter notre
contribution à la construction de notre pays, aux côtés bien sur de ceux qui
nous persécutent et font de nous des sans-droits dans notre pays », martèle-t-il ?
Qui est Bobain Assingar ?
Un
maitre jack. Dobian Assingar a suivit plusieurs formations dans des différents
domaines. Comptable de formation, l’auteur est tutélaire d’un DSSE au Centre d’Etudes financières, Economiques
et Comptables de Paris, d’un diplôme de Pilotage obtenu à l’école de Pilotage de
Dijon Longvic et de plusieurs certificats en gestion-comptable, en journalisme,
en passation des marchés et en justice internationale.
Comme
défenseur des droits de l’homme, Dobian Assingra fut président de la Ligue
tchadienne des droits de l’homme (LTDH), vice-président de la fédération
internationale des ligues des droits de l’homme (FIDH) et actuellement
président d’honneur de la LTDH et le délégué permanent de la FIDH auprès de la
CEMAC. Il fut aussi le tout premier directeur de la radio FM Liberté et a
dirigé l’administration financière de l’office national pour le développement
rural (ONDR) avant d’aller en retraite.
Le Gouverneur de la Banque des Etats de l’Afrique Centrale (BEAC) Abbas Mahamat Tolli a présidé hier 25 juillet la 11ème réunion annuelle de concertation du Président de la Commission Bancaire de l’Afrique Centrale, avec la profession bancaire et financière la CEMAC.
Cette réunion est selon le gouverneur une opportunité
d’échanger des points de vue sur divers thèmes se rapportant aux cadres tant
réglementaire qu’opérationnel de l’exercice des activités liées au renforcement
du système bancaire de la zone.
Abbas Mahamat Tolli relève qu’au cours du premier
trimestre 2019, le ralentissement de l’activité économique mondiale observé au
second semestre 2018 s’est poursuivi, dans un contexte marqué par la
persistance des tensions commerciales entre les Etats-Unis et la Chine, la
baisse de la confiance des entreprises et des consommateurs, la chute des
échanges et de l’investissement, en particulier en Chine et en Europe, et les
incertitudes entourant l’action des pouvoirs publics dans la plupart des
grandes économies.
« D’après les estimations du FMI, la croissance économique mondiale
s’établirait à 3,3 % en 2019 et 3,6 % en 2020, contre 3,6 % en 2018, soutenue
essentiellement par la vigueur des pays émergents et en développement, en
particulier la Chine et l’Inde », a-t-il indiqué.
Au niveau sous-régional, l’activité économique des pays membres tirerait profit en 2019 de l’augmentation de la production pétrolière et du dynamisme du secteur non pétrolier, conjugués avec la poursuite des réformes macroéconomiques et structurelles par les Etats de la Sous-région. Le taux de croissance
Pour Abbas M.T., le taux de croissance s’établirait à 3,0 % contre 1,6 % en 2018 ; les tensions inflationnistes resteraient maîtrisées à 2,5 % ; et le solde budgétaire, base engagement, hors dons, se situerait à 0,4 % du PIB. « Par ailleurs, en dépit du creusement du solde extérieur courant à -6,1 % du PIB en 2019, après -3,4 % du PIB en 2018, le taux de couverture extérieure de la monnaie s’élèverait à 68,6 % en 2019, contre 61,3 %, et les réserves officielles couvriraient 3,3 mois d’importations de biens et services », a-t-il précisé. Tout en ajoutant qu’au niveau du système bancaire, les indicateurs d’activité et de performance, bien qu’en régression depuis quatre (4) ans, amorcent une nette reprise, avec une hausse du total bilan de 7,36 % au 31 mai 2019, par rapport à son niveau un an plus tôt. « Il en est de même des dépôts de la clientèle, qui augmentent de 7,26 %. Les crédits bruts, a contrario, sont quasiment stables. L’excédent de trésorerie qui en découle est en forte augmentation de 35,31%, en rapport avec le rapatriement significatif des avoirs extérieurs », a renseigné le gouverneur de la BEAC, Abbas M.T.
« Toutefois, à la même date,
la qualité du portefeuille de crédits demeure préoccupante. Les créances
immobilisées se sont accrues de 30,26 %, tandis que les créances douteuses sont
en augmentation de 9,38 % ».
Le produit net bancaire (PNB) de l’ensemble des 51 banques
Le produit net bancaire (PNB) de l’ensemble des 51 banques en activité dans la CEMAC (en dehors des banques en liquidation) a augmenté de 5,05 % sur la base des données provisoires. Quant au résultat net, il est en hausse de 3,53 %. Et sur plan prudentiel, sur les 51 banques en activité, seules 26 banques disposent de fonds propres nets suffisants, contre 27 un an auparavant, pour respecter l’ensemble des normes prudentielles assises sur cet agrégat.
Les participants au séminaire de la COBAC N’djamena 2019 Ph/Tachad.com
Des sanctions pécuniaires applicables aux personnes morales et physiques
assujetties à la COBAC.
Sur cette question, le gouverneur de la BEAC, Abbas MT
a insisté sur l’adoption des sanctions pécuniaires applicables aux personnes
morales et physiques assujetties à la COBAC.
Au regard de l’augmentation du nombre
d’établissements en infraction, la persistance et la récurrence presque
cyclique de certains manquements ainsi que les délais relativement longs pour
rétablir la conformité à l’égard de la réglementation en vigueur, ont conduit
le superviseur à légiférer sur cette matière. « Sur cette base, de nouvelles dispositions permettront de
renforcer le régime des sanctions disciplinaires en augmentant « le coût de la
non-conformité », afin de contraindre plus efficacement les établissements à se
conformer en permanence à la réglementation », insiste Abbas MT.
La COBAC a quant à elle entrepris des réformes sur
plusieurs textes réglementaires notamment sur la protection des consommateurs,
les normes de gestion et de reporting sur base consolidée suivant le
référentiel IFRS, ainsi que les modalités d’intervention et l’opérabilité du
FOGADAC.
Elle a continué de suivre avec vigilance la qualité
des portefeuilles et les expositions des banques dans une conjoncture pleine de
risques. La commission (COBAC) continuera de veiller à l’application de la
réglementation tout en respectant le droit à la défense des établissements de
crédit.
« En tout état de cause, la COBAC fera preuve de fermeté vis-à-vis
des récidivistes. J’en appelle donc au devoir de responsabilité et
d’exemplarité de tous les dirigeants des établissements de crédit dans la CEMAC », a lancé le premier responsable de la BEAC, Abbas MT.
« Crise et
fonds propres des établissements de crédit de la CEMAC La réglementation
des fonds propres exige que les établissements de crédit disposent, en quantité
et en qualité, de fonds propres en rapport avec le niveau de risques encourus.
Or, les turbulences de ces dernières années, consécutives à l’effondrement des
cours des matières premières dont le pétrole, marquée par une contraction du
PIB de l’ensemble des Etats membres de la CEMAC, ont eu pour effet une
dégradation de la qualité du portefeuille et des performances des banques, avec
des conséquences délétères sur leurs fonds propres.
« La cybercriminalité dans les établissements de crédit de la CEMAC ».
Le développement des réseaux de communication, la
généralisation d’internet, de même que l’accès facilité aux informations
sensibles au sein des entreprises, ont suscité l’émergence d’un cyber espace où
l’industrie bancaire est particulièrement exposée.
En effet, de par son activité de collecte de
ressources et d’offre de moyens de paiement, le secteur bancaire est une cible
privilégiée de la cybercriminalité. « Dans
le cas particulier de la CEMAC, l’impact de ce phénomène est croissant et de
plus en plus préoccupant, comme en témoignent la multiplication des pertes
opérationnelles enregistrées par certaines banques de la sous-région », a fait
constater le gouverneur.
« Les diligences relatives à la lutte contre le blanchiment des capitaux
et le financement du terrorisme dans la nouvelle réglementation des changes».
Cette thématique est d’une importance capitale avec
les opérations devl’extérieur, représentent une importante proportion du PNB
agrégé des banques de la CEMAC. La base peu diversifiée et le caractère
extraverti des économies de la sous-région placent les relations bancaires au
cœur du dispositif de couverture des importations et des transferts. Or les
contrôles de la COBAC ont mis en évidence des manquements récurrents et graves
dans l’exécution de ces opérations, plus particulièrement dans le domaine de la
lutte contre le blanchiment des capitaux et le financement du terrorisme.
« Par ailleurs, le laxisme observé jadis dans l’application de
l’ancienne réglementation des changes a mis en lumière des comportements
déviants, privilégiant l’objectif de rentabilité au mépris de l’impératif de
conformité. Il est donc judicieux que nous fassions un focus sur les diligences
requises de LAB/FT, prévues notamment dans la nouvelle réglementation des
changes », rassuré Abbas MT.
Ces échanges au cours de cette rencontre visent la
stabilité bancaire et financière dans la CEMAC.