Tchad : Nomination à l’ONAMA et à l’ATPE

Au terme des décrets n° 1115 et 117 du 31 juillet 2019 porte nomination des chefs de stations provinciales de l’Office national des médias et de l’audiovisuel (ONAMA) et à l’agence tchadienne de presse et d’édition (ATPE). 
Nomination à l’OAMA
Les agents de l’ONAMA dont les noms suivent sont nommés aux postes de responsabilité ci-après dans les stations provinciales : 

Station provinciale d’Abéché :

Chef de station : Ahmat Daoud Adam

Station provinciale d’Adré :

Chef de station : Abakar Issa Moustapha

Station provinciale d’Am Djarass :

Chef de station: Hassan Lami

Station provinciale d’Am Timan :

Chef de station : Abbo Kasser 

Station provinciale d’Ati :

Chef de station : Gomita Justin 

Station provinciale de Bardaï :

Chef de station : Youssouf Gorou 

Station provinciale de Biltine :

Chef de station : Senoussi Ben Abdelaziz Ahmat 

Station provinciale de Bol :

Chef de station : Ibam Mbomi  

Station provinciale de Bongor :

Chef de station : Remadji Ourion

Station provinciale de Doba :

Chef de station : Garat Tao Amian :

Station provinciale de Fada :

Chef de station : Mahamat Toukoumi 

Station provinciale de Faya :

Chef de station : Ahmat Djemil 

Station provinciale de Goz Beida :

Chef de station : Mahamat Haroun Abougrene 

Station provinciale de Kélo :

Chef de station : Ousman Sebi

Station provinciale de Koumra :

Chef de station : Fadoul Ahmat Dallah 

Station provinciale de Kiabé :

Chef de station : Bini Gana Ouya 

Station provinciale de Laï :

Chef de station : Youssouf Djambaye 

Station provinciale de Mao :

Chef de station : Ahmat Malloum Daouda

Station provinciale de Massakory :

Chef de station : Oumar Idriss 

Station provinciale de Massénya :

Chef de station : Mahamat Boukar Ngari :

Station provinciale de Mongo :

Chef de station : Abdramane Adoum 

Station provinciale de Moundou :

Chef de station : Hassan Boukar

Station provinciale de Moussoro :

Chef de station : Saleh Mahamat Zene 

Station provinciale de Pala :

Chef de station : Djimet Vansou 

Station provinciale de Sarh :

Chef de station : Issa Kari Mandeko

Nomination à l’ATPE

Le décret n° 1117 du 31 juillet 2019 porte nomme deux agents de l’ATPE à des postes de responsabilité.

Direction de l’information 

Sous-directeur des nouvelles : Salahadine Mahamat Sabour 

Direction de l’édition 

Directeur : Ladjal Kallix

Tchad : La CLTT tire l’attention du gouvernement sur le respect de l’accord du 26 octobre 2018.

La CLTT a dans un point de presse tenu le samedi 27 juillet à la bourse de travail constate qu’après les échos des réunions hebdomadaires sur les régies financières, l’économie du Tchad entraine de trouver une embellie mais le gouvernement ne fait rien pour améliorer les conditions de vie des travailleurs du secteur public.

A cet effet, elle demande au gouvernement d’annuler purement et simplement le décret n°687, le rétablissement intégral des AGS en y renonçant à la coupe de 35% et la levée du gel des effets financiers des avancements et des reclassements.

Elle exige par ailleurs au gouvernement de verser immédiatement les droits sociaux des travailleurs et travailleuses des institutions dissoutes et/ou fusionnées telles que l’ex-primature, le collège de contrôle et de surveillance des ressources pétrolières.

Le versement immédiat des indemnités de départ à la retraite ainsi que le capital de décès aux ayants-droits, le versement des droits sociaux des agents des ceintures vertes et de prendre en charge les contractuels des services publics.

D’après la CLTT, le processus de l’assainissement du ficher de  la solde et l’audit des diplômes comportent beaucoup d’irrégularité. Pour elle, des graves manquements dans le paiement des indemnités de craie et des indemnités pour cherté de vie, des doubles empois les agents nommés par décret et relevés continuent à percevoir les indemnités liées à cette fonction, les agents retraités ou décédés certains sont toujours actifs et des agents fictifs, sont selon la CLTT des agents qui perçoivent indument des salaires.

La CLTT, interpelle le président de la République, garant de l’application du protocole  d’accord du 26 octobre 2018 entre le gouvernement et les organisations syndicales d’intervenir personnellement dans le but de trouver une solution à cette situation qui pourrait impacter sérieusement la paix sociale. « Qui dit social, dit travailleurs et travailleuses », a indiqué le secrétaire général de la CLTT, Brahim Ben Saïd.

Santé : L’OMS fait un don des équipements biomédicaux pour la santé maternelle et infantile

L’organisation mondiale de la santé (OMS) a fait un don de kits et matériels biomédicaux d’une valeur de 357 956 382 francs CFA au ministère de la santé publique le mercredi 31 juillet 2019.

Ce sont des équipements pour améliorer la gestion de la santé de reproduction, des mannequins de formation SONU, des équipements et de matériels biomédicaux pour la mise en œuvre du projet de renforcement des services de santé maternelle et infantile, service de communication (radios Hand-Sets) afin d’assurer la surveillance épidémiologique intégrée au ministère de la santé publique.

L’acquisition de ces équipements  vient va permettre au ministère de la santé d’appuyer le niveau opérationnel du système de santé dans les provinces du Batha, Guéra, la Tandjilé, Logone Oriental et le Mandoul.

Au total 15 formations sanitaires de ces provinces sont visées dont 13 hôpitaux de districts et 02 hôpitaux régionaux. Soit une population de 3 200 000 habitant environ  un quart (1/4) de la population nationale.

Pour le représentant intérimaire de l’organisation mondiale de la santé (OMS), Dr Amadou Mouctar Diallo cette action de l’OMS à double sens. Elle vise à réduire les taux élevés de la mortalité maternelle et infantile et assurer la couverture géographique des interventions clés pour la santé de la mère et de l’enfant.

En réceptionnant les matériels, le ministre de la santé, Aziz Mahamat Saleh se dit satisfait et a rassuré que ces kits et matériels seront acheminés dans les provinces bénéficières dans un bref délai pour sa mise en exécution. « Nous nous réjouissons de recevoir ces kits et matériels pour renforcer la santé maternelle et infantile et baisser sensiblement le taux de décès maternel et néonatal », s’est-il réjouit.

Pour le ministre, il faut mettre du paquet pour faire changer les données. Il a demandé par ailleurs aux autres partenaires d’appuyer ce projet pour pouvoir renforcer le dispositif sanitaire dans les provinces cibles.

La bonne utilisation de ces matériels

Visite des équipements au dépôt centrale du ministère de la santé publique Ph/Tachad.com

Aux utilisateurs de ces kits et matériels, Aziz Mahamat Saleh ministre de la santé les demande d’en faire un bon usage et surtout que c’est un don qui vient des partenaires. Il a ajouté que toutes les facilités doivent être assurées pour permettre aux femmes d’avoir accès et que ça ne soit pas des éléments qui puissent faire l’objet d’une facturation supplémentaire.

« J’invite le service de matériels à déployer dans un plus bref délai tous ces matériels parce que les besoins sont là et les besoins sont importants. Je demande à ce qu’il y ait un suivi rapproché de l’utilisation à travers les délégations qui doivent rendre compte aux autorités sur place », a ordonné Aziz Mahamat Saleh ministre de la santé publique.

L’ANSICE sensibilise la jeunesse sur la délinquance numérique

L’agence nationale de sécurité informatique et de certificat électronique (ANSICE) sensibilise les utilisateurs des réseaux sur les traces numériques. C’est à travers un séminaire de sensibilisation sur les enjeux et les défis des réseaux sociaux.

Une sensibilisation qui vise à informer la population sur la protection des données à caractère personnel de manière générale et en particulier la protection de la vie privée et des libertés dans le cyberspace, et c’est dans le sens de susciter une plus grande adhésion à la politique gouvernementale de lutte contre la cybercriminalité au Tchad.

Pour le Directeur de l’agence nationale de sécurité informatique et de certificat électronique (ANSICE), Mahamat Awar Neïssa ce séminaire intervient au moment où les cas d’impostures, d’insultes, d’abus, de fausses accusations et d’escroqueries sur les réseaux sociaux ont atteint un niveau alarmant.

« Il est évident que les réseaux sociaux au Tchad sont devenus le moteur du détachement des membres de notre société et de nos normes culturelles », a-t-il indique le DG, Mahamat Aware Neïssa

Mahamat Aware Neïssa, directeur général de l’ANSICE a saisie cette occasion pour exhorter les jeunes à être vigilants quant à l’utilisation des réseaux sociaux : Facebook, whatsApp, imo et autres. Car, tous ce que, ces jeunes partagent et publient dans ces réseaux laissent des traces et façonnent ainsi une identité numérique.

Tchad: L’entreprise criminelle QNET extorque plus de 91 millions aux Tchadiens


Abdelkérim Souleymane Chérif, directeur de l’Agence nationale des investigations financières (Anif) et Youssouf Tom, procureur de la République ont animé un point de presse conjoint pour appeler les Tchadiens à la vigilance face à l’entreprise QNET, présentée comme une entreprise criminelle de par le monde.


Depuis près de quatre ans et à la faveur de la crise économique que traverse le Tchad, l’organisation criminelle connue sous le nom de QNET a fait son apparition dans le pays et par le biais de ses représentants a pu extorquer frauduleusement 91 764 329 francs Cfa aux Tchadiens notamment aux couches vulnérables. Selon Abdelkérim Souleymane Chérif, directeur national de l’Anif, en 2008 aux Etats-Unis d’Amérique, le scandale financier autour de Bernard Madoff, surnommé « légende de Wall Street » et célèbre escroc qui a été arrêté et condamné à 150 ans de prison est à mettre à l’actif de l’entreprise QNET qui se fait appeler sous les noms Quest Net, Golden Quest, Gold Quest, Qnet Services, Darby. Questaynet. Com et Qi Limited. « QNET est une entreprise criminelle dont les pratiques sont interdites dans bon nombre des pays au rang desquels les Etats-Unis d’Amérique, le Canada, le Rwanda, le Ghana, le Nigéria, l’Afrique du Sud et la majorité des pays africains. Et pour cause, dans tous ces pays, elle a fait d’innombrables victimes et fragilisé davantage les ménages les plus précaires », informe le directeur national de l’Anif.


Mode opératoire de QNET


Pour Abdelkérim Souleyman Chérif, QNET commercialise des produits tout à fait ordinaire mais qu’il présente, grâce à un marketing agressif comme des produits miracles. « Il s’agit plus souvent des produits axés sur le bien-être, notamment les soins de beauté, la gestion du poids, la nutrition, les soins personnels, les soins à domicile, les articles de luxe, les accessoires de mode, etc. ». Et le directeur de l’Agence nationale des investigations financières (Anif) d’indiquer que dans un premier temps, les adhérents ne déboursent pas plus de 500 mille francs Cfa pour l’acquisition de l’un de ces produits. Ensuite, ajoute-t-il, pour espérer toucher des primes importantes, le nouveau venu sera obligé de trouver, à son corps défendant, au minimum deux adhérents sous peine de voir son investissement tomber dans l’eau. A cet effet, …

Lire l’intégralité ici

L’entreprise criminelle QNET extorque plus de 91 millions aux Tchadienshttp://www.lepaystchad.com/8469/

Posted by Le Pays on Wednesday, July 31, 2019

Tchad: Le 2e vice-président de l’Assemblée Nationale s’est éteint

M. Mamadou Kourtou, le 2ème Vice-président de l’Assemblée Nationale, est décédé hier 29Juillet 2019 au Maroc.

Il est député du pari RDP (Rassemblement pour la Démocratie et le Progrès). Le décès est survenu le 29 Juillet à Rabat au Maroc suite de maladie. Sa dépouille sera rapatriée à N’Djamena ce 30 juillet 2019.

Il faut noté que Mamadou Kourtou est l’un des piliers de son parti politique, avait été élu pour la circonscription du 8e arrondissement de la ville de N’Djamena, Paix à son âme !

Mahamat Mahamout Issa Terda 

ENA : les préparatifs du 55e anniversaire sont enclenchés

Tenue ce matin dans la salle de conférence du Ministère des affaires étrangères, l’assemblée extraordinaire de l’association des énarques du Tchad a permis de faire la mise au point sur leurs projets avenirs et notamment le 55e anniversaire.


Depuis 2013 soit 50 ans d’existence de l’ENA du Tchad, déjà 17 promotions des énarques sont formés par l’Ecole Nationale d’Administration et la plupart mettent déjà leur savoir-faire dans le service du pays.
Ce forum des énarques tchadiens permettra de faire face à la marginalisation. Les ressortissants de l’ENA sont de moins en moins associés à la gestion de la chose publique, voilà une des raisons première qui leur amènera à un forum qui réunira tous les énarques tchadiens, très peu représentés dans les instances des décisions au sein de l’administration tchadienne.
Placé sous le thème, « 1963 – 2018, l’ENA du Tchad, 55 ans au service de l’administration publique tchadienne, bilan, perspectives et refondation ». La commémoration de cet anniversaire aura pour but d’évaluer le parcours et les efforts consentis et projeter de nouvelles visions.
Les 17, 18 et 19 Octobre dates prévisibles pour la tenue du 55e anniversaire et du forum

Wenaklabs continu d’accompagner les entrepreneurs et porteurs de projets après 5 ans dans le service de l’innovation ouverte

Plusieurs standings des startups ont pris d’assaut la terrasse de Wenaklabs dans la nuit d’hier 26 juillet 2019. Avec pour contextes majeurs les problèmes de l’innovation des NTIC (Nouvelles Technologies de l’Information et de la Communication).


Depuis 2014, cet espace de vie conviviale a permis à plusieurs jeunes promoteurs et/ou porteurs de projets de mettre sur pied leurs startups ici au Tchad. Un tour dans les stands nous permet de découvrir ces startups innovantes.
Des services traiteurs, les ventes des produits cosmétiques le e-restauration, dans le renforcement des capacités sur l’éducation et l’encadrement des enfants faibles à l’école et des chaines de restaurations rapides ainsi que les énergies renouvelables. Il est possible de remédier à bon nombre de problèmes. Raison pour laquelle, par le simple constat que seulement 6,4% de la population tchadienne a accès à l’électricité, cela a incité les jeunes à mettre sur pied kouran jabo qui vient compléter et faire profiter à la population à moindre coût.


Akhbar bébé par contre met sur pied une application mobile qui permet de déclarer un nouveau-né. Sachant que près de 500 000 jeunes bébés qui naissent n’ont pas d’acte de naissance, pour eux, il faut impérativement cet outil qui est le téléphone mobile et qui demeure l’ami proche de l’homme permettre à de résoudre ce problème. Kari Dari vient incuber dans le programme le marathon du sahel avec la production des produits cosmétique à partir de beurs de karité.

Alors que Taleta vient renforcer le niveau des élèves en leur offrant une chance de réussir, N’djamena food quant à lui offre un partenariat fort avec une chaine de restaurant rapide.

Littérature : Dobian Assingar publie, « Tchad, notre bel enfer »

Le centre de formation et d’études pour le développement (CEFOD) a servit un cadre de présentation d’un ouvrage littéraire intitulé « Tchad, notre bel enfer ». Edité aux éditions Toumaï, ce chronique paru en juin 2019 est pour l’auteur une manière de dénoncer les violations des droits humains depuis l’indépendance du Tchad en 1960 jusqu’à nos jours avec le régime de Deby.

L’activiste et défenseur des droits humains Dobian Assingar, à travers son ouvrage « Tchad, notre bel enfer », dénonce les dérives des différents régimes politiques qui se sont succédés depuis 1960 avec le premier président de la République François Ngarta jusqu’au régime de Deby avec la démocratie et la liberté. La violation massive des droits humains, la culture de l’impunité… sont au tant des maux décriés par l’auteur dans cet ouvrage de 502 pages subdivisé en 7 chapitres.

Après un bref rappel des régimes politiques, Dobian Assingar met un accent particulier sur le rôle permanent de la France, de la Libye et du Soudan dans les différents conflits meurtriers du Tchad de l’indépendance à nos jours.

Pour Dobian Assingar, les massacres dont sont victimes les populations tchadiennes depuis l’ère de la démocratie sont des actions accompagnées, installées et conseillées par la DGSE française. Dépassent très loin le cadre de crime contre l’humanité. « Les cimes et autres tragédies, les tchadiens vivent ces horreurs au quotidien dans leur corps, dans leur âme et dans leur conscience », souligne l’auteur Dobian Assingar.

« TCHAD, notre bel enfer » de Dobian Assingar Ph/Tachad.com

« Tchad, notre bel enfer », vient conseiller aux tchadiens que d’après tout, le Tchad reste un patrimoine commun. C’est pourquoi l’auteur s’interroge à l’épilogue de son ouvrage en ce terme « de profite les crimes au Tchad ? ». Pourquoi fuir devant nos responsabilités en laissant dernière nous ce patrimoine commun que nous aimons de toutes nos forces et de tous nos cœurs ? »

« Que nous vivions un enfer ou pas, le devoir nous impose de résister. Résister pour apporter notre contribution à la construction de notre pays, aux côtés bien sur de ceux qui nous persécutent et font de nous des sans-droits dans notre pays », martèle-t-il ?

Qui est Bobain Assingar ?

Un maitre jack. Dobian Assingar a suivit plusieurs formations dans des différents domaines. Comptable de formation, l’auteur est tutélaire d’un   DSSE au Centre d’Etudes financières, Economiques et Comptables de Paris, d’un diplôme de Pilotage obtenu à l’école de Pilotage de Dijon Longvic et de plusieurs certificats en gestion-comptable, en journalisme, en passation des marchés et en justice internationale.

Comme défenseur des droits de l’homme, Dobian Assingra fut président de la Ligue tchadienne des droits de l’homme (LTDH), vice-président de la fédération internationale des ligues des droits de l’homme (FIDH) et actuellement président d’honneur de la LTDH et le délégué permanent de la FIDH auprès de la CEMAC. Il fut aussi le tout premier directeur de la radio FM Liberté et a dirigé l’administration financière de l’office national pour le développement rural (ONDR) avant d’aller en retraite.    

CEMAC : Le taux de croissance économique , 3,3 % en 2019 et 3,6 % en 2020, contre 3,6 % en 2018

Le Gouverneur de la Banque des Etats de l’Afrique Centrale (BEAC) Abbas Mahamat Tolli a présidé hier 25 juillet la 11ème réunion annuelle de concertation du Président de la Commission Bancaire de l’Afrique Centrale, avec la profession bancaire et financière la CEMAC.

Cette réunion est selon le gouverneur une opportunité d’échanger des points de vue sur divers thèmes se rapportant aux cadres tant réglementaire qu’opérationnel de l’exercice des activités liées au renforcement du système bancaire de la zone.  

Abbas Mahamat Tolli relève qu’au cours du premier trimestre 2019, le ralentissement de l’activité économique mondiale observé au second semestre 2018 s’est poursuivi, dans un contexte marqué par la persistance des tensions commerciales entre les Etats-Unis et la Chine, la baisse de la confiance des entreprises et des consommateurs, la chute des échanges et de l’investissement, en particulier en Chine et en Europe, et les incertitudes entourant l’action des pouvoirs publics dans la plupart des grandes économies. 

« D’après les estimations du FMI, la croissance économique mondiale s’établirait à 3,3 % en 2019 et 3,6 % en 2020, contre 3,6 % en 2018, soutenue essentiellement par la vigueur des pays émergents et en développement, en particulier la Chine et l’Inde », a-t-il indiqué. 

Au niveau sous-régional, l’activité économique des pays membres tirerait profit en 2019 de l’augmentation de la production pétrolière et du dynamisme du secteur non pétrolier, conjugués avec la poursuite des réformes macroéconomiques et structurelles par les Etats de la Sous-région.
Le taux de croissance

Pour Abbas M.T., le taux de croissance s’établirait à 3,0 % contre 1,6 % en 2018 ; les tensions inflationnistes resteraient maîtrisées à 2,5 % ; et le solde budgétaire, base engagement, hors dons, se situerait à 0,4 % du PIB. « Par ailleurs, en dépit du creusement du solde extérieur courant à -6,1 % du PIB en 2019, après -3,4 % du PIB en 2018, le taux de couverture extérieure de la monnaie s’élèverait à 68,6 % en 2019, contre 61,3 %, et les réserves officielles couvriraient 3,3 mois d’importations de biens et services », a-t-il précisé. Tout en ajoutant qu’au niveau du système bancaire, les indicateurs d’activité et de performance, bien qu’en régression depuis quatre (4) ans, amorcent une nette reprise, avec une hausse du total bilan de 7,36 % au 31 mai 2019, par rapport à son niveau un an plus tôt. « Il en est de même des dépôts de la clientèle, qui augmentent de 7,26 %. Les crédits bruts, a contrario, sont quasiment stables. L’excédent de trésorerie qui en découle est en forte augmentation de 35,31%, en rapport avec le rapatriement significatif des avoirs extérieurs », a renseigné le gouverneur de la BEAC, Abbas M.T. 

 « Toutefois, à la même date, la qualité du portefeuille de crédits demeure préoccupante. Les créances immobilisées se sont accrues de 30,26 %, tandis que les créances douteuses sont en augmentation de 9,38 % ».

Le produit net bancaire (PNB) de l’ensemble des 51 banques

Le produit net bancaire (PNB) de l’ensemble des 51 banques en activité dans la CEMAC (en dehors des banques en liquidation) a augmenté de 5,05 % sur la base des données provisoires. Quant au résultat net, il est en hausse de 3,53 %. Et sur plan prudentiel, sur les 51 banques en activité, seules 26 banques disposent de fonds propres nets suffisants, contre 27 un an auparavant, pour respecter l’ensemble des normes prudentielles assises sur cet agrégat. 

Les participants au séminaire de la COBAC N’djamena 2019 Ph/Tachad.com

Des sanctions pécuniaires applicables aux personnes morales et physiques assujetties à la COBAC.

Sur cette question, le gouverneur de la BEAC, Abbas MT a insisté sur l’adoption des sanctions pécuniaires applicables aux personnes morales et physiques assujetties à la COBAC.

Au regard de l’augmentation du nombre d’établissements en infraction, la persistance et la récurrence presque cyclique de certains manquements ainsi que les délais relativement longs pour rétablir la conformité à l’égard de la réglementation en vigueur, ont conduit le superviseur à légiférer sur cette matière. « Sur cette base, de nouvelles dispositions permettront de renforcer le régime des sanctions disciplinaires en augmentant « le coût de la non-conformité », afin de contraindre plus efficacement les établissements à se conformer en permanence à la réglementation », insiste Abbas MT.

La COBAC a quant à elle entrepris des réformes sur plusieurs textes réglementaires notamment sur la protection des consommateurs, les normes de gestion et de reporting sur base consolidée suivant le référentiel IFRS, ainsi que les modalités d’intervention et l’opérabilité du FOGADAC. 

Elle a continué de suivre avec vigilance la qualité des portefeuilles et les expositions des banques dans une conjoncture pleine de risques. La commission (COBAC) continuera de veiller à l’application de la réglementation tout en respectant le droit à la défense des établissements de crédit.

« En tout état de cause, la COBAC fera preuve de fermeté vis-à-vis des récidivistes. J’en appelle donc au devoir de responsabilité et d’exemplarité de tous les dirigeants des établissements de crédit dans la CEMAC », a lancé le premier responsable de la BEAC, Abbas MT.

« Crise et fonds propres des établissements de crédit de la CEMAC La réglementation des fonds propres exige que les établissements de crédit disposent, en quantité et en qualité, de fonds propres en rapport avec le niveau de risques encourus. Or, les turbulences de ces dernières années, consécutives à l’effondrement des cours des matières premières dont le pétrole, marquée par une contraction du PIB de l’ensemble des Etats membres de la CEMAC, ont eu pour effet une dégradation de la qualité du portefeuille et des performances des banques, avec des conséquences délétères sur leurs fonds propres.

« La cybercriminalité dans les établissements de crédit de la CEMAC ».

Le développement des réseaux de communication, la généralisation d’internet, de même que l’accès facilité aux informations sensibles au sein des entreprises, ont suscité l’émergence d’un cyber espace où l’industrie bancaire est particulièrement exposée.

En effet, de par son activité de collecte de ressources et d’offre de moyens de paiement, le secteur bancaire est une cible privilégiée de la cybercriminalité. « Dans le cas particulier de la CEMAC, l’impact de ce phénomène est croissant et de plus en plus préoccupant, comme en témoignent la multiplication des pertes opérationnelles enregistrées par certaines banques de la sous-région », a fait constater le gouverneur.

« Les diligences relatives à la lutte contre le blanchiment des capitaux et le financement du terrorisme dans la nouvelle réglementation des changes».

Cette thématique est d’une importance capitale avec les opérations devl’extérieur, représentent une importante proportion du PNB agrégé des banques de la CEMAC. La base peu diversifiée et le caractère extraverti des économies de la sous-région placent les relations bancaires au cœur du dispositif de couverture des importations et des transferts. Or les contrôles de la COBAC ont mis en évidence des manquements récurrents et graves dans l’exécution de ces opérations, plus particulièrement dans le domaine de la lutte contre le blanchiment des capitaux et le financement du terrorisme.

« Par ailleurs, le laxisme observé jadis dans l’application de l’ancienne réglementation des changes a mis en lumière des comportements déviants, privilégiant l’objectif de rentabilité au mépris de l’impératif de conformité. Il est donc judicieux que nous fassions un focus sur les diligences requises de LAB/FT, prévues notamment dans la nouvelle réglementation des changes », rassuré Abbas MT.

Ces échanges au cours de cette rencontre visent la stabilité bancaire et financière dans la CEMAC.