Société : Rareté des mangues au Sud du Tchad

Comme d’habitude, tous les ans, la partie sud du Tchad en ces mois de mars, avril et mai, les mangues sont en abondance. Mais cette année, c’est tout à fait le contraire.

De Bongor à Sarh en passant par Kélo, Moundou, Doba, Bébédja et Koumra, les feuilles ont pris la place des mangues. Les manguiers qui d’autres fois, les branches ne supportaient pas les fruits, d’autres cédaient par la suite, sont restés à l’état normal c’est-à-dire les feuilles bien vertes. Quelques rares qui produisent ne sont pas de bonne qualité. « Cette année, les mangues ne sont pas comme les années précédentes. C’est rare de trouver les mangues de bonne qualité. En cette période, nous nous nourrissons plus avec les mangues », se lamente un jardinier rencontré dans son verger.

« Sur les marchés, pour trouver une bonne mangue, il faut débourser 50 à 100 FCFA pourtant les années passées avec 50 CFA tu peux trouver 4 à 5 mangues », crie un consommateur à l entrée du petit marché de Yalnasse/Sarh.

Cela est dû au manque de pluie ? Non, répond un producteur. Chaque chose à son temps. « Je me souviens, en 2008, il a beaucoup produit et l’année suivante, il y avait la carence. C’est chaque dix (10) que le phénomène revient », nous renseigne Djimasra dans son jardin.

Il faut noter que dans la plus part des  zones de production, les mangues constituent en cette période une source importante de revenu pour ces  populations.

 

 

Edito : De la duperie aux promesses

En ce mois de mars, unique en son genre, pour les femmes en général et la femme tchadienne en particulier, le Chef de l’Etat, Idriss Déby Itno a fait un discours de vérité voilée en tout genre au côté de la première dame, le 8 mars dernier à la Place de la nation.

Un discours aussi unique en son genre que l’on peut qualifier de leçons, de rapprochement, d’apaisement, de culte de la personnalité, de promesses… « Vous avez devant vous, un fervent défenseur de la femme et je le dis tout haut à qui veut m’entendre. Il s’agit ici pour le Tchad et pour le gouvernement surtout et l’ensemble des institutions de la République de mettre en œuvre l’ensemble des textes, décrets, ordonnances, lois que nous avons promulgué ». Cela fait combien des années ? Où était-il ? Est-ce, un réveil tardif ?

« Mes sœurs, mes filles, 2019 est une année électorale. Vous ne devez pas attendre pour prendre votre place légitime. Moi, je vous soutien. En ce qui me concerne, celles qui peuvent jouer ce rôle et peuvent être utiles pour le pays de se présenter sans crainte. Nous allons les soutenir ». Le Président de la République aurait dû se rappeler des femmes « inutiles » comme Djibergui Rosine Amane et les inspecteurs et contrôleurs de l’Inspection général d’Etat (Ige) à qui, il a froidement limogé.

« A l’édition 2020, l’Etat mettra un budget pour l’achat de pagne ou fabriquera ou achètera. Ça ne doit pas être un souci. Nous ferons les nécessaires pour que la femme tchadienne ait un sourire. C’est important. Ce n’est pas le gaz butane pour la cuisson du repas qui doit vous énerver. Ça reviendra et vous aurez moins cher ». Cette partie du discours peut complexe est en désaccord avec la réalité actuelle où la femme fait le pied de nez pour préparer à ses enfants. Ignorer le problème actuel et supposer des alternatives futures est inadmissible. C’est de l’illusion. Penser aux souffrances actuelles est le premier combat que le Président devrait entreprendre. Se réserver derrière un discours n’est pas prometteur pour la population.

Les promesses sont des promesses mais, les tenir qui sont difficiles. D’abord le gaz butane et 2020 viendra après Monsieur le Président.

 

Une assemblée générale des magistrats en vue

Dans un communiqué de presse du 11 mars 2019, signé de son secrétaire général, Djonga Arafi, le Bureau Exécutif du Syndicat des magistrats du Tchad (SMT) convie tous les magistrats à une assemble générale, le jeudi 14 mars 2019 dans la salle d’audience du Palais de justice de N’Djamena, à 9 heures précises.

Compte tenu de l’importance des sujets à débattre, la présence de tous est recommandé, précise le document.

L’écrivain Bernard Dadié s’en est allé !

Le célèbre écrivain ivoirien Bernard Adou Koffi Binlin Dadié, plus connu sous son nom d’auteur, Bernard Dadié est décédé le samedi dernier à l’âge de 103 ans. Cet ancien ministre de la Culture et compagnon de lutte d’Houphouët-Boigny au PDCI (alors le principal parti anti-colonial), est l’auteur de plusieurs livres dont Climbié, Pagne Noir, Légendes africaines, etc. Lauréat du Grand prix littéraire d’Afrique noire, Dadié avait été annoncé à plusieurs reprises pour mort. En novembre 2018, sa famille avait fait un démenti suite à des rumeurs persistantes.

Pour les Ivoiriens comme de nombreux Africains, il s’appelait Bernard Dadié. Mais son vrai nom est Bernard Adou Koffi Binlin Dadié, fils de Gabriel Dadié qui fut lui aussi ministre et compagnon de la première heure d’Houphouët.

Bernard Dadié a abordé tous les genres littéraires : poésie, roman, chroniques, contes traditionnels et, surtout, théâtre.

« Ecrire est, pour moi, un désir d’écarter les ténèbres, un désir d’ouvrir à chacun des fenêtres sur le monde », avait déclaré l’écrivain, en recevant, en 2016, le premier prix Jaime Torres Bodet de l’Unesco.

Né en 1916 à Assinie (Sud-Est de la Côte d’Ivoire), il se fait connaître dès 1934 avec une pièce de théâtre satirique, « Les Villes ».

En 1950, il publie un recueil de poèmes engagés, « Afrique debout ! » qui dénonce les relations de domination entre Blancs et Noirs dans l’Afrique coloniale.

Son autobiographie romancée, « Climbié », parue en 1952, est, sans doute, son oeuvre la plus célèbre, également, très critique vis-à-vis du colonialisme. En 1980, son roman « Les jambes du fils de Dieu » (1980) remporte, aussi, un franc succès.

Bernard Dadié a reçu, deux fois, le grand prix littéraire d’Afrique noire avec « Patron de New York » (1965) et « La ville où nul ne meurt » (1968).

Homme engagé, Bernard Dadié fut, aussi, journaliste, homme politique et militant pour l’indépendance de la Côte d’Ivoire (colonie française jusqu’en 1960).

 

 

 

 

Afrique : En Éthiopie un Boeing 737 d’Ethiopian Airlines s’est écrasé, aucun survivant

L’avion Ethiopian Airlines qui a, à son bord 157 personnes s’est écrasé ce dimanche 10 mars au sud d’Addis Abéba la capitale Ethiopienne faisant la liaison entre Addis Abeba et Nairobi après son décollage.

« Nous confirmons que notre vol ET 302 d’Addis Abeba à Nairobi a été impliqué dans un accident aujourd’hui », avait déclaré la compagnie dans un communiqué un peu plus tôt dans la matinée. « On pense qu’il y avait 149 passagers et huit membres d’équipage à bord mais nous sommes actuellement en train de confirmer les détails du manifeste des passagers de ce vol », avait-elle ajouté.

L’appareil avait décollé à 8h38 (06h38 GMT) de l’aéroport international Bole d’Addis Abeba et « perdu le contact » six minutes plus tard, selon la même source. Le Boeing survolait alors la ville de Bishoftu, au sud de la capitale éthiopienne.

Dans un Twitte, le Cabinet du Premier ministre d’Éthiopie exprime « Au nom du gouvernement et du peuple éthiopiens, le Cabinet du Premier ministre tient à exprimer ses plus sincères condoléances aux familles de ceux qui ont perdu leurs proches à bord du Boeing 737 d’Ethiopian Airlines lors d’un vol régulier à destination de Nairobi (Kenya) ce matin ».

Santé : Les travailleurs de l’hôpital de la mère et de l’enfant revendiquent une meilleure condition de travail

Le syndicat des travailleurs des agents des affaires sociales et de la santé du (SYNTASS) a convoqué une assemblée générale, réunissant les travailleurs de l’hôpital de la mère et de l’enfant, le samedi 09 mars à la bourse de travail pour la revendication de leurs meilleures conditions de travail. 

« C’est depuis 2007 à nos jours, que ces travailleurs revendiquent leur droit. Plusieurs points à revendiquer : la meilleure prise en charge des malades, les conditions de travail, la réhabilitation du conseilleur, Aché Mahamat Nour qui a été suspendue illégalement, le reversement de 15 mois de primes de garde et carburant à la dame Aché Younouss et l’implication de représentants des travailleurs dans la prise de décision au conseil de discipline… », explique Moustapha Tchari Mahamat, le secrétaire général de la cellule syndicale de l’hôpital de la mère et de l’enfant.

A signaler que le 11 février dernier, un sit in a été organisé au sein de l’hôpital mais sans gain de cause.

Culture : Waouw pose ses valises à N’Djamena

La fondatrice de Waouw (Women All Over the Universal World) ou (Femme du monde entier), Christelle Mahop ou Miss Mahaop a animé une conférence de presse, hier samedi 9 mars à Radisson Blu de N’Djamena pour expliquer aux journalistes comment l’initiative est née et continue d’œuvrer.

Selon la fondatrice, le concept Waouw est né, il y a de cela quelques année avec le soutien de Amobé. «L’idée pour moi, c’était de rassembler, mettre en place une plateforme d’unité de rassemblement dans un monde ou il y a beaucoup de clivages : appartenance religieuse, ethnique, couleur de peau, classe sociale. Et c’est pour éradiquer tous ces fléaux qui nous dépassent que Waouw a vu le jour», a expliqué Miss Mahop.

Les deux premières éditions étaient passées à Paris sous la houlette de Pape Dioup, la 3ème édition au Bénin compte tenu de l’engouement de l’Afrique et aujourd’hui au Tchad, précisément à N’Djamena pour la 4ème édition.

Critères de sélection

Pour être une candidate Waouw, il faut être une femme et avoir un projet qui existe déjà, peu importe l’âge. La grille de notation, c’est l’innovation, l’impact collectif, le vecteur social, la prise de parole en public c’est-à-dire savoir défendre son projet.

Dans les lots de l’ambassadrice de l’élection Waouw, il y aura un billet d’avion offert (si elle est en Afrique, sinon en Europe, la destination sera en Afrique), une tournée médiatique en France avec des médias (France 24, TV5, Ibiznews et les médias partenaires). Et si, l’ambition de l’ambassadrice est ailleurs, Waouw va l’accompagner dans son projet.

Pour Christelle, Waouw est en sorte un accompagnement pour les femmes porteur de projet et c’est de les aider dans la visibilité, la communication, médias, réseaux et diffuser dans les grandes chaînes de télévisions panafricaines et dans les grandes capitales africaines. « C’est un concours qui valorise les actions des femmes », a-t-elle précisé.

« C’est l’occasion de mettre en lumière ce que les femmes sont capables de faire », a déclaré Philomène, candidate à cette élection Waouw.

L’élection Waouw est prévue pour le samedi 16 mars 2019 à 19 heures à Radisson Blu et va opposer 4 femmes porteur de projet.

En attendant le jour J, bonne chance à toutes !

 

Média : Une session de rattrapage aux journalistes arabophones

La Haute Autorité des Média et de l’Audiovisuelle (HAMA) communique sur la connaissance et la compréhension de ces textes de base. C’est au cour d’une opération de rattrapage d’échanges sur les lois 20, 31 et 32 avec les journalistes arabophones, le samedi 09 mars à la Maison des Médias de N’Djamena.

Après la journée de sensibilisation et d’information du mardi 12 février dernier au Centre d’Etudes et de Formation pour le Développement (CEFOD), une journée qui a réunie des directeurs de publications des différents organes de presse, des responsables des organisations faitières, des chefs des partis politiques, des journalistes et les associations de la société civile. C’est autour des journalistes  arabophones et de la ligue des journalistes arabophones qu’est dédiée la journée du samedi pour les échanges.

« C’est une session de rattrapage aux journalistes de la langue arabe, car le 12 février passé au CEFOD, il n’y a avait pas des questions posées par les arabophones. Ce n’est pas une discrimination. Notre rencontre est d’échanger sur les trois lois (20, 31 et 32) respectivement portant le régime de la communication audiovisuelle, la presse écrite et presse électronique, les attributions, organisation et fonctionnement de la Hama », a-t-il souligné.

Après avoir expliquer de longue à large sur les lois 20, 31 et 32, tout en faisant la différence entre l’ancienne loi et la nouvelle, les journalistes arabophones ont souligné que l’application de ces lois est une prise en otage de la presse.

Politique : Les nouveaux membres de l’UJR/UNDR sont installés

Après le 5ème congrès ordinaire qui s’est tenu du 15 au 16 février dernier, qui a vu naitre ses membres, ces derniers sont installés solennellement, hier samedi 9 mars 2019 au siège de l’UNDR à Chagoua dans le 7ème arrondissement de N’Djamena.

Il s’agit au total de 32 membres dont 7 filles et 25 jeunes hommes issus de tout le Tchad qui ont reçu cet honneur.

Le nouveau président de l’UJR/UNDR (Union des jeunes pour le renouveau/Union nationale pour le développement et le renouveau), député à l’hémicycle, Djibrine Adoum Katir a demandé à ses camarades du parti de travailler main dans la main afin de relever les défis. Il a invité aussi, les femmes du parti à s’impliquer davantage dans la politique. Puis, a appelé tous les jeunes tchadiens de l’intérieur tout comme de l’extérieur à s’adhérer à la culture de la paix pour construire le Tchad.

Le grand absent à cette cérémonie d’installation est le président-fondateur de l’UNDR par ailleurs, chef de file de l’opposition, Saleh Kebzabo, représenté par son 1er vice-président du parti, Célestin Topona qui a prodigué beaucoup de conseils aux nouveaux membres de l’UJR/UNDR pour faire face aux contraintes des adversités et menaces. Il a demandé aux membres sympathisants de soutenir ces jeunes à œuvrer pour le parti avant de lancer en ces termes « Le salut du Tchad viendra de l’UNDR ».

YaliEnRose : une campagne de sensibilisation sur les cancers de la femme

L’association Yali Chad a lancé sa compagne de lutte contre les cancers de la femme, ce matin à l’amphithéâtre de la faculté des sciences humaines de l’hôpital de la mère et de l’enfant.

Cette campagne vient à point nommé s’ingérée dans la suite logique commémorant la semaine nationale de la femme. Et les femmes étaient à l’honneur, avec la présence de la Miss Tchad 2019 qui portait également cette problématique au cœur de son projet de société, ainsi des médecins spécialisés dans le domaine.

Une femme dépistée = une vie sauvée. C’est sur ce slogan que Yali Chad a initié YaliEnRose, un concept qui surgit dans le même élan de la lutte contre le cancer. Cette association qui mène cette lutte depuis fort longtemps se dit déjà prête pour dire non à cette maladie, qui prend de l’ampleur depuis 5 ans au Tchad. Ce lancement a été animé par des conférences débats sur des thèmes clés : le cancer de col de l’utérus, le cancer de sein. Qui, pour eux reste un problème de tous et non celui des filles uniquement, précisant ainsi des risques de contracter cette maladie qui sont directement liés à des rapports sexuels à forte fréquence et avec plusieurs partenaires ainsi que les mauvaises hygiènes.

Il faut rappeler que cette maladie fait un nombre important de décès dans le monde avec 3500 décès par an et le Tchad n’en fait pas exception avec 2500 décès sur tout type de cancer.