A l’ouverture du forum
Tchad-Numérique, le ministre des Postes, des Nouvelles technologies de
l’information et de la communication, Dr. Idriss Saleh Bachar, a indiqué dans
son discours de circonstance que les secteurs des postes et des
télécommunications tchadiens sont dotés Un arsenal juridique.
Le forum Tchad-numérique est un moment de faire la rétrospective
des 20 années après le processus de restructuration du secteur des postes et
des télécommunications au Tchad. Pour Dr Idriss Saleh Bachar, ministre des
postes, ce secteur joue un rôle non négligeable les NTIC et contribue
efficacement à la croissance de l’économie nationale et de lutte contre la
pauvreté.
Selon lui, la restructuration du secteur des postes en 1998 a
permis la libéralisation du marché des télécommunications avec comme
conséquence majeure l’arrivée de deux grands opérateurs privés de téléphonie
mobile cellulaire (Airtel et Tigo), ainsi que 18 des Fournisseurs d’Accès
Internet (FAI).
Des progrès réalisés
Le ministre Dr. Idriss Saleh Bachar souligne que, entre 2014 et
2015, neuf lois relatives au secteur des postes et des communication
électroniques ont été adoptées, notamment sur la création de l’Agence de
Développement des Technologies de l’Information et de la Communication
(ADETIC), la régulation des communications électroniques et des activités
postales, la création de l’Ecole Nationale Supérieure des Technologies de
l’Information et de la Communication (ENASTIC), les transactions électroniques,
la protection des données à caractère personnel, la cyber sécurité et la lutte
contre la cybercriminalité, ainsi que la création de l’Agence Nationale de
Sécurité Informatique et de Certification Electronique (ANSICE).
La mise en œuvre un programme de réalisation des centres
communautaires multimédias dans les 23 provinces du pays et dont les trois
premiers ont déjà été réalisés à Mongo, Abéché et Amdjarass ; octroyé la
licence 3G et 4G aux opérateurs en vue de la fourniture de l’Internet haut
débit ainsi que d’autres nouveaux services ; mis en place de l’observatoire du
marché des télécommunications au Tchad ; et inauguré la fibre optique segment
Komé – N’Djaména sur une longueur de 930 km. Et l’inauguration de la fibre
optique N’Djaména-Adré d’une longueur de 1047 km annoncée au cours de ce Forum.
« Ces efforts ont permis d’enregistrer une croissance des
utilisateurs de 165.598 dans la première décennie à plus de 2,2 millions en
2018, une hausse du taux de pénétration de la téléphonie mobile cellulaire qui
a atteint 46% en 2018 et un taux de couverture de la population de 85% »,
précise-t-il avant de dire qu’« au
regard de la dynamique positive qui caractérise les différents secteurs
économiques de notre pays, le domaine des communications électroniques est
assurément celui qui a connu une évolution fulgurante au cours des vingt
dernières années », renchérit-il
Les défis
Le ministre déplore que malgré de nouvelles offres et
services fournis depuis 1998, un domaine comme « le secteur postal qui
assumait jadis de nobles missions, est resté figé dans ses startings blocs, du
fait d’un certain nombre de contingences. « Le secteur postal n’a pas
connu un développement harmonieux du fait d’une mutation très rapide de
l’environnement et du fait de l’absence de politiques postales et ainsi que de
l’inadaptation du cadre législatif qui n’était pas en cohérence avec certaines
nécessités de l’heure, tout ceci ayant occasionné l’intrusion du secteur
informel dans ses activités », ajoute-t-il.
Pourtant selon Dr Idriss Saleh Bachar le secteur postal doit
opérer une véritable mue pour jouer un rôle significatif dans le développement
socio-économique en facilitant la communication et la distribution des biens et
services, de même que l’accès à un service universel, spécialement aux
populations rurales.
« Cependant, la mise
en place du dispositif de régulation des activités postales et la mise en œuvre
du programme 2019 de relance de la poste redonnent de l’espoir, notamment avec
la création envisagée d’une banque postale », rassure-t-il.