Douanes tchadiennes : un parcours salué et un engagement de terrain reconnu

Alors que certaines critiques circulent ces derniers jours au sujet de la Direction de la surveillance et de la répression de la fraude douanière, plusieurs voix s’élèvent pour défendre le parcours et l’engagement du Général de Brigade Saleh Abakar Annour, alias « Salaï toc toc ».

Présenté par ses soutiens comme un cadre expérimenté de l’administration douanière, le Général Saleh Abakar Annour aurait suivi plusieurs formations spécialisées dans son domaine et reçu des distinctions de la part d’institutions de la CEMAC pour sa rigueur professionnelle et son engagement dans la lutte contre la fraude.

Sur le terrain, plusieurs hommes d’affaires et opérateurs économiques mettent également en avant sa disponibilité, sa fermeté dans l’application des règles et sa présence régulière aux côtés des équipes opérationnelles.

Pour ses défenseurs, cette implication témoigne d’un responsable proche des réalités du terrain et déterminé à faire respecter la réglementation.
Son parcours est aussi marqué, rappellent ses proches, par son engagement lors des événements du 8 février 2008.

À cette période particulièrement difficile de l’histoire du Tchad, il figurait parmi les éléments engagés aux côtés d’autres forces pour défendre les institutions et préserver l’autorité de l’État.
Concernant son grade, ses soutiens rappellent qu’il est Général de Brigade en vertu d’un décret, mettant ainsi en doute les insinuations présentant cette promotion comme le résultat d’un quelconque favoritisme.

Pour ceux qui suivent son parcours, les critiques actuelles pourraient notamment s’expliquer par sa rigueur dans l’exercice de ses fonctions et son refus de céder à certaines pressions. Ses défenseurs estiment que cette fermeté peut susciter des mécontentements chez ceux dont les intérêts sont contrariés par le renforcement des contrôles douaniers.

Ils décrivent ainsi un responsable rigoureux, expérimenté, déterminé et fortement engagé sur le terrain, dont le parcours serait davantage marqué par le service de l’État que par les accusations relayées à son encontre.

Dans ce contexte, ses soutiens appellent à la prudence et à la vérification des faits avant tout jugement définitif. Pour eux, le débat sur la gestion douanière doit porter sur des éléments vérifiables et sur les résultats obtenus dans la lutte contre la fraude.

Le Général Saleh Abakar Annour reste ainsi présenté par ses défenseurs comme un homme de terrain, attaché à la discipline et à l’autorité de l’État, qui entend poursuivre sa mission malgré les critiques et les controverses.

RGPH-3, retrait de la CPI et libération des opposants : le RPD salue les initiatives du Chef de l’État

Le Rassemblement des Partis de Droit (RPD) a exprimé sa satisfaction à l’issue de la collecte des données du troisième Recensement général de la population et de l’habitat (RGPH-3), saluant une opération marquée, selon lui, par une forte mobilisation nationale et un dispositif sécuritaire efficace.

Dans un message relatif à son point de presse, le RPD félicite les autorités pour la conduite de l’opération, qui aurait atteint un taux de couverture de plus de 104 %. Le regroupement politique met notamment en avant le déploiement des forces de défense et de sécurité, l’acheminement des équipements numériques dans les 23 provinces ainsi que la mobilisation des populations.

Le RPD souligne également la dimension technologique de cette opération, présentée comme le premier recensement entièrement numérique de l’histoire du Tchad. Selon le regroupement, les données recueillies auprès de plus de 4,3 millions de ménages devraient contribuer à une meilleure planification des politiques publiques, notamment dans les secteurs de l’éducation, de la santé et des infrastructures.

Sur le plan politique, le RPD salue également la décision annoncée le 27 juillet 2026 concernant le retrait du Tchad du Statut de Rome instituant la Cour pénale internationale (CPI). Le regroupement estime que les juridictions nationales et africaines disposent des capacités nécessaires pour lutter contre l’impunité et considère cette décision comme un acte de souveraineté.

Enfin, le RPD se félicite de l’annonce relative à la libération des opposants politiques. Il qualifie cette initiative d’« acte hautement responsable et unificateur », estimant qu’elle pourrait contribuer à une évolution significative du paysage politique national.

À travers ces différentes prises de position, le RPD réaffirme ainsi son soutien aux initiatives du Chef de l’État et appelle à la consolidation de la paix, de l’unité nationale et du développement du Tchad.

APRÈS DEUX ANNÉES, LE TCHAD A BESOIN D’UN NOUVEAU SOUFFLE.

À la veille du 11 août, le Président de la République, le Maréchal Mahamat Idriss Deby Itno s’adressera à la Nation. Nous écouterons son message avec attention et responsabilité. Mais au-delà des discours, il est aussi de notre devoir, en tant qu’acteurs politiques, de regarder la situation du pays avec lucidité et de contribuer au débat national.

Le gouvernement actuel a déjà deux années d’exercice. Deux années durant lesquelles le pays a connu des décisions importantes, mais aussi des difficultés persistantes et des frustrations qui ne peuvent être ignorées. En deux ans, beaucoup de promesses ont été entendues, mais les résultats attendus par les Tchadiens restent encore insuffisants. Il ne s’agit pas de nier ce qui a été fait, mais de reconnaître honnêtement ce qui ne fonctionne pas afin de pouvoir le corriger.

Nous ne sommes pas dans l’opposition pour souhaiter l’échec du gouvernement ou du Président de la République. Nous voulons la réussite du Tchad. Et pour qu’un gouvernement réussisse, le Président a besoin autour de lui de personnes capables de lui dire la vérité. Pas uniquement de ceux qui applaudissent, mais aussi de ceux qui savent dire : « Monsieur le Président, ici ça ne marche pas. Il faut revoir cette décision. Il faut changer cette méthode. » Une gouvernance solide ne se construit pas avec des « béni-oui-oui », mais avec des hommes et des femmes capables de conseiller, de proposer et, lorsque cela est nécessaire, de dire non.

C’est pourquoi nous estimons que les responsables politiques et les acteurs du GCAP – Groupe de Concertation des Acteurs Politiques actuellement détenus, ainsi que les autres personnes détenues dans le contexte des crises politiques récentes, doivent pouvoir retrouver leur liberté, dans le respect du droit, et reprendre leur place dans le débat national. Leur place est dans la construction du pays, pas en prison. Le Président a besoin de toutes les compétences, de toutes les sensibilités et de toutes les forces capables de contribuer à l’unité, à la cohésion et au développement du Tchad.

Si nous voulons réellement tourner la page des divisions, il faut créer les conditions d’un dialogue politique sincère. Libérer la parole, restaurer la confiance et associer davantage les forces politiques et sociales à la construction nationale ne seraient pas des signes de faiblesse. Ce seraient des actes de responsabilité et de leadership.

À l’occasion de ce 11 août, notre message n’est donc pas celui d’une opposition qui souhaite l’échec du pouvoir. C’est celui d’une opposition qui veut contribuer à la réussite du pays : reconnaître ce qui fonctionne, corriger ce qui ne fonctionne pas et avoir le courage de changer lorsque le changement devient nécessaire.

Notre Pays n’a pas besoin de querelles permanentes, mais de responsabilité, de dialogue, de justice, de transparence et de résultats.

Nous pouvons être dans l’opposition et rester profondément attachés à la réussite de notre pays. Parce que le Tchad est au-dessus de nos appartenances politiques.

À deux années d’exercice de ce gouvernement, le moment est venu de faire le bilan, d’écouter les critiques constructives et surtout de passer des discours aux actes.

Le changement que les Tchadiens attendent doit maintenant se traduire dans la gouvernance.

𝐕𝐚𝐥𝐢𝐝𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐭𝐞𝐜𝐡𝐧𝐢𝐪𝐮𝐞 𝐝𝐮 𝐂𝐚𝐝𝐫𝐞 𝐜𝐮𝐫𝐫𝐢𝐜𝐮𝐥𝐚𝐢𝐫𝐞 𝐜𝐨𝐧𝐭𝐢𝐧𝐞𝐧𝐭𝐚𝐥 𝐚𝐟𝐫𝐢𝐜𝐚𝐢𝐧 𝐚̀ 𝐖𝐢𝐧𝐝𝐡𝐨𝐞𝐤

Le ministre namibien de l’Éducation, des Arts et des Sports, Dino Ballotti, a ouvert ce mardi 11 août 2026, à Windhoek, une conférence continentale consacrée à la validation technique du Cadre curriculaire continental africain (ACCF).

Organisée conjointement par l’Union africaine et l’African Curriculum Association (ACA), présidée par le Tchadien Dr Ali Kore Aboubakr, la rencontre rassemble des responsables des curricula de plusieurs pays africains, des partenaires du secteur de l’éducation ainsi que des experts en sciences de l’éducation.

Cette rencontre vise à examiner et à valider les orientations techniques d’un cadre curriculaire continental destiné à favoriser davantage de cohérence, de qualité et de pertinence dans les systèmes éducatifs africains.

Les travaux, qui réunissent plusieurs acteurs et spécialistes du secteur éducatif, se poursuivront jusqu’au jeudi 13 août 2026.

Zakouma : Cyril Pelissier, un acteur engagé dans la préservation de la biodiversité

Am-Timan — Le travail de Cyril Pelissier, Directeur du Grand Écosystème Fonctionnel de Zakouma (GEFZ), est salué pour son implication dans la conservation du patrimoine naturel tchadien.

À son arrivée à l’aérodrome d’Am-Timan, un accueil chaleureux lui a été réservé, témoignant de la reconnaissance suscitée par son engagement en faveur du Parc national de Zakouma et de sa biodiversité.

Depuis plusieurs années, les efforts déployés dans le cadre de la gestion du parc ont permis d’améliorer la protection de la faune et de renforcer la lutte contre le braconnage. La conservation s’appuie également sur une meilleure gestion des ressources naturelles et sur l’implication des communautés vivant autour de l’aire protégée.

Parmi les résultats mis en avant figurent notamment l’évolution favorable des populations d’éléphants et la protection des girafes de Kordofan, une espèce emblématique de l’écosystème de Zakouma.

La question de l’accès à l’eau demeure par ailleurs déterminante durant la saison sèche. Les forages aménagés dans différentes zones du parc ont contribué à assurer l’abreuvement de la faune, réduisant les risques liés au manque d’eau.

Ces actions participent progressivement à la restauration de l’équilibre écologique du parc et à la préservation de ses habitats naturels. Elles illustrent également l’importance d’une collaboration étroite entre les responsables de la conservation, les autorités tchadiennes, les communautés locales et les partenaires techniques.

À travers son engagement, Cyril Pelissier contribue à cette dynamique aux côtés des équipes d’African Parks, gestionnaire du parc. Une implication qui lui vaut aujourd’hui des témoignages de reconnaissance pour sa contribution à la protection de l’un des espaces naturels les plus remarquables du Tchad.

Au-delà de la personne de Cyril Pelissier, cet hommage met en lumière le travail quotidien des équipes mobilisées pour faire de Zakouma un espace où la protection de la biodiversité et le développement durable peuvent progresser de concert.

🇹🇩 Indépendance : Wakit Tama critique la gouvernance du Tchad et appelle à une refondation de l’État

À la veille de la célébration du 66e anniversaire de l’indépendance du Tchad, la Coalition des actions citoyennes Wakit Tama, Section politique, a rendu public un message adressé au peuple tchadien. Dans cette déclaration, l’organisation dresse un bilan sévère de la gouvernance du pays depuis son accession à la souveraineté nationale.

Sous la signature de son Coordonnateur national, Zakaria Adam Zakaria, Wakit Tama estime que six décennies après l’indépendance, le Tchad reste confronté à de profondes difficultés dans plusieurs secteurs, notamment l’accès à l’eau potable, à l’électricité, aux soins de santé, à l’emploi et aux services sociaux de base.

L’organisation met également en cause la gestion des ressources naturelles, notamment le pétrole et les minerais. Elle dénonce une répartition qu’elle juge insuffisamment équitable des richesses nationales et appelle à une gestion transparente des ressources, placée sous le contrôle d’institutions républicaines et démocratiques.

Sur le plan politique, Wakit Tama porte de lourdes critiques contre le système de gouvernance actuel. Elle dénonce notamment la restriction de l’espace civique, les arrestations d’opposants, les limitations imposées aux manifestations ainsi que les mesures prises contre certaines organisations de la société civile.

La Section politique de Wakit Tama revient également sur la suspension de ses activités par les autorités et affirme que cette décision, ainsi que celles visant d’autres organisations, constitue une volonté de réduire au silence les voix contestataires.

L’organisation appelle par ailleurs les différentes composantes de la société tchadienne à dépasser les clivages régionaux et communautaires afin de construire, selon elle, un « large front national » en faveur de la démocratie, de l’État de droit et de la bonne gouvernance.

Tout en affirmant que son combat ne vise aucune communauté, Wakit Tama déclare s’opposer à ce qu’elle présente comme un système de concentration du pouvoir et des richesses. Elle insiste sur le principe selon lequel les ressources naturelles appartiennent à l’ensemble du peuple tchadien.

À l’occasion de la fête de l’Indépendance, l’organisation appelle enfin les citoyens à œuvrer pour un État fondé sur l’égalité, la justice sociale, la transparence, les libertés fondamentales et la bonne gouvernance.

La déclaration s’achève par un appel à l’unité nationale : « Le Tchad est plus grand qu’une famille. Le Tchad est plus grand qu’un clan. Le Tchad est plus grand que tout dirigeant. »

⚖️ Justice : la ministre Ndolenodji Alixe Naimbaye en visite à la Police judiciaire

N’Djamena, 10 août 2026 — La ministre de la Justice, Garde des Sceaux, chargée des Droits humains, Ndolenodji Alixe Naimbaye, a effectué ce lundi une visite de travail à la Coordination générale de la Police judiciaire.

Accompagnée du Secrétaire général du ministère, du Procureur général près la Cour d’appel, du Procureur de la République ainsi que de plusieurs responsables de son département, la ministre est venue s’enquérir du fonctionnement et de l’organisation de la Police judiciaire, maillon essentiel de la chaîne pénale.

Accueillie par le Coordinateur général, Mahamat Idriss, la ministre a visité les différents services et locaux avant d’échanger directement avec les agents sur leurs conditions de travail et les difficultés rencontrées dans l’exercice de leurs missions.

Au cours des échanges, le Coordinateur général a salué cette démarche de proximité et remercié la ministre pour son engagement. Il a notamment soulevé trois préoccupations majeures : l’absence d’un siège propre à la Police judiciaire, l’insuffisance des effectifs et l’attente de l’adoption de la loi portant statut des agents de la Police judiciaire.

Cette visite de terrain s’inscrit dans la dynamique engagée par le ministère de la Justice pour renforcer le suivi, l’accompagnement et les capacités des institutions judiciaires et pénitentiaires, avec pour objectif de contribuer à une justice plus efficace et plus proche des citoyens.

🇹🇩 Province du Lac : la FAO consulte les autorités sur les priorités de développement

Le Délégué Général du Gouvernement auprès de la Province du Lac, le Général Saleh Haggar Tidjani, a reçu ce lundi 10 août 2026 une délégation de la FAO conduite par son Représentant au Tchad, Aristide Ongone Obame.

Cette rencontre s’inscrit dans le cadre d’une mission de terrain destinée à évaluer les interventions de la FAO, recueillir les préoccupations des autorités et des bénéficiaires, et identifier les priorités pour les prochains projets.

Les échanges ont notamment porté sur l’agriculture, l’élevage, la pêche, la sécurité alimentaire, la nutrition, l’emploi des jeunes et l’accompagnement des populations déplacées. Face à la faiblesse de la pluviométrie, les autorités ont plaidé pour le renforcement des intrants, de l’appui technique et de l’aménagement des périmètres agricoles.

Le Général Saleh Haggar Tidjani a également insisté sur la nécessité de privilégier les investissements productifs et la création de chaînes de valeur locales, afin de favoriser l’autonomisation des populations et de réduire leur dépendance à l’assistance humanitaire.

La FAO a, pour sa part, présenté l’approche « Cash Plus », qui combine transferts monétaires, intrants agricoles, outils et accompagnement technique pour soutenir durablement les moyens de subsistance.

La mission se poursuivra par des rencontres avec les services techniques et les bénéficiaires, ainsi que par des visites de réalisations à Bol et Bagasola.

Des organisations internationales de défense des droits humains alertent sur les libertés de religion et d’expression en Corée du Sud

SÉOUL, Corée du Sud, 7 août 2026 — Human Rights Without Frontiers (HRWF), en collaboration avec CAP Liberté de Conscience (CAP LC), qui bénéficie du statut consultatif auprès du Conseil économique et social des Nations Unies (ECOSOC), ainsi que FOREF, CESNUR et Bitter Winter, ont organisé le 7 août une conférence de presse au Seoul Foreign Correspondents’ Club consacrée à la liberté de religion ou de conviction et à la liberté d’expression en Corée du Sud.

Les participants ont notamment exprimé leurs préoccupations concernant le traitement de responsables religieux âgés placés en détention provisoire, en soulevant des questions relatives à la proportionnalité des mesures prises, aux considérations humanitaires et au respect des garanties d’une procédure régulière.

Les organisations ont appelé les autorités sud-coréennes à réexaminer la détention de Lee Man-hee, président de Shincheonji, âgé de 95 ans, et à veiller à ce que les mesures juridiques et administratives prises à l’égard des minorités religieuses demeurent neutres, proportionnées et conformes aux obligations internationales de la Corée du Sud en matière de droits humains. Elles ont également évoqué le cas de Mme Hak-ja Han Moon, âgée de 83 ans, de la Fédération des familles.

Des préoccupations plus larges concernant la liberté religieuse

Selon les participants, les questions soulevées lors de la conférence s’inscrivent dans un contexte plus large de préoccupations relatives à la liberté de religion ou de conviction en Corée du Sud.

Les organisations ont notamment évoqué la situation de l’Église Segero à Busan, qui aurait continué à faire l’objet de harcèlement et d’une surveillance officielle même après la libération du pasteur Son Hyun-bo.

D’autres questions ont également été abordées, notamment celles liées à l’objection de conscience, à l’opposition publique à un projet de mosquée à Daegu et aux conditions d’exercice de la liberté religieuse dans les établissements d’enseignement.

HRWF a rappelé avoir documenté, au cours des dernières décennies, l’emprisonnement de centaines de Témoins de Jéhovah en Corée du Sud pour objection de conscience. Bien qu’un service civil alternatif ait par la suite été instauré, ses détracteurs estiment que celui-ci conserve un caractère punitif plutôt que de constituer une véritable alternative respectueuse des droits fondamentaux. Ils soulignent notamment que sa durée de 36 mois dans des établissements pénitentiaires représente le double de celle du service militaire régulier.

« Les droits fondamentaux doivent s’appliquer à tous de manière égale »

En ouverture de la conférence, Hans Noot, directeur adjoint de HRWF, a déclaré que les questions abordées « se trouvent au cœur de la société démocratique ».

Il a averti que lorsque des communautés religieuses sont stigmatisées, que les rassemblements pacifiques sont restreints et que la dissidence est considérée comme un problème à contenir, les conséquences « vont bien au-delà d’un seul groupe ou d’un seul cas ».

Hans Noot a également précisé que la conférence ne visait pas à défendre une théologie ou un mouvement religieux particulier, mais à « défendre un principe : les droits fondamentaux doivent s’appliquer à tous de manière égale ».

La détention provisoire d’une personne âgée de 95 ans au regard du droit international

Thierry Valle, président de CAP Liberté de Conscience, a abordé la légalité de la détention du président Lee au regard du droit international.

Faisant référence à la ratification par la Corée du Sud du Pacte international relatif aux droits civils et politiques en 1990 et de la Convention contre la torture en 1995, il s’est interrogé sur la compatibilité du placement en détention provisoire d’une personne âgée de 95 ans avec les obligations internationales du pays.

Il a souligné que la présomption d’innocence devait prévaloir sur toute présomption de culpabilité.

Il a également rappelé qu’il existe, dans les pays démocratiques, des mesures alternatives plus proportionnées et plus humaines permettant de respecter à la fois la présomption d’innocence et la dignité humaine.

À titre de précédents, il a notamment cité la libération sous caution du cardinal Joseph Zen en 2022 à Hong Kong, ainsi que la décision du Vietnam de placer le patriarche bouddhiste Thich Quang Do en résidence surveillée plutôt que de le maintenir en prison.

Une analyse juridique sur la nécessité de la détention provisoire

Michael Langhans, directeur exécutif de FOREF Allemagne, a présenté une analyse juridique portant sur la nécessité de maintenir le président Lee en détention provisoire, alors que les éléments de preuve disponibles seraient déjà suffisants pour permettre une mise en accusation.

Il a également soulevé la question de savoir si ces éléments avaient été recueillis de manière neutre, plutôt que dans le cadre d’un récit présentant la communauté du prévenu comme une « secte » ou un « culte ».

Selon lui, cette affaire soulève une question plus large pour les législateurs : les mesures destinées à protéger l’intégrité des élections peuvent-elles être appliquées sans porter atteinte au droit à la liberté de religion, garanti par la Constitution sud-coréenne et par le droit international ?

Les conséquences internationales pour les minorités religieuses

Márk Nemes, directeur adjoint du CESNUR, a évoqué les effets de la persécution persistante et ses conséquences possibles pour les minorités religieuses.

Il a mentionné trois études universitaires récentes menées au sein de certaines congrégations de Shincheonji en Europe, en Argentine et en Australie. Selon lui, ces études ont toutes constaté une augmentation préoccupante de l’hostilité envers ce mouvement religieux, pourtant présenté comme pacifique et coopératif.

Il a souligné que Shincheonji n’est pas simplement une Église minoritaire sud-coréenne, mais un mouvement religieux mondial comptant des communautés dans de nombreux pays.

Selon lui, les mesures prises contre Shincheonji en Corée du Sud peuvent également avoir des répercussions sur les fidèles vivant à l’étranger. Leurs libertés d’exprimer et de pratiquer leur foi, consacrées notamment par les articles 18 et 19 du Pacte international relatif aux droits civils et politiques, constituent des droits fondamentaux qui doivent être pris en considération dans le cadre de la procédure actuelle.

« La Corée du Sud a franchi une ligne inquiétante »

Massimo Introvigne, directeur général du CESNUR et rédacteur en chef de Bitter Winter, a déclaré que la Corée du Sud « avait franchi une ligne inquiétante » en arrêtant le président Lee.

Il a estimé que les normes internationales, notamment les Règles Nelson Mandela, devraient conduire à privilégier une assignation à résidence plutôt qu’un emprisonnement dans le cas d’une personne âgée de 95 ans accusée d’une infraction non violente.

Il a également considéré que les accusations, liées à la participation politique de membres d’une minorité religieuse, « semblent juridiquement et conceptuellement disproportionnées ».

Selon lui, cette affaire s’inscrit dans un contexte plus large de pression exercée contre les minorités religieuses en Corée du Sud.

Appel aux autorités sud-coréennes et à la communauté internationale

À l’issue de la conférence, les organisations participantes ont appelé les autorités sud-coréennes, les médias et la communauté internationale à examiner attentivement ces développements sous l’angle du respect de la procédure régulière, du principe de proportionnalité et de l’égalité de protection des droits fondamentaux.

Elles ont également mis à disposition des documents supplémentaires afin de soutenir la poursuite des travaux de documentation et de reportage sur ces questions.

À la fin de la conférence de presse, les universitaires et experts présents ont signé une lettre officielle appelant le Gouvernement de la République de Corée à libérer immédiatement le président Lee de sa détention.

Tchad-Défense : le Général Abdraman Youssouf Mery, un parcours marqué par l’engagement et la distinction

Le Général de corps d’armée Abdraman Youssouf Mery est l’une des figures de l’appareil sécuritaire tchadien dont le parcours est marqué par l’expérience opérationnelle, le commandement et la coopération militaire internationale. Écrivain et Chevalier de l’Ordre national du Tchad, il s’est notamment illustré dans le domaine des forces spéciales et de la lutte contre le terrorisme.

Au cours de sa carrière, le Général Abdraman Youssouf Mery a occupé plusieurs responsabilités dans le dispositif sécuritaire national. Son expérience du terrain et sa connaissance des opérations spéciales lui ont permis de se distinguer dans la conduite de missions complexes, dans un contexte sécuritaire marqué par la montée des menaces terroristes dans le Sahel.

Son parcours a également été marqué par une reconnaissance internationale. Il a notamment été invité à Tampa, en Floride, aux États-Unis, à l’occasion d’une rencontre réunissant des responsables des forces spéciales de plusieurs dizaines de pays. La rencontre était placée sous l’égide de l’amiral William H. McRaven, alors commandant de l’United States Special Operations Command (USSOCOM).

À cette occasion, le Général Abdraman Youssouf Mery a été distingué par l’AFRICOM. Cette reconnaissance constitue un temps fort de son parcours militaire et témoigne de la place occupée par le Tchad dans les mécanismes de coopération sécuritaire internationale.

Au-delà des distinctions, l’officier est décrit comme un militaire attaché à la discipline, à la rigueur et au sens du devoir. Son parcours s’inscrit dans une longue expérience au service des forces armées tchadiennes et de la lutte contre les menaces sécuritaires auxquelles le pays et la région sont confrontés.

Polyglotte, le Général Abdraman Youssouf Mery maîtrise notamment le français, l’anglais et l’arabe littéraire. Cette ouverture linguistique accompagne son expérience dans les cadres de coopération militaire internationale.

À travers son parcours, ses responsabilités et les distinctions reçues au cours de sa carrière, le Général Abdraman Youssouf Mery apparaît comme un officier dont l’expérience s’est construite au croisement du commandement opérationnel, de la coopération internationale et du service de l’État.