Goukouni Allatchi Tchoubougou, un administrateur au service de l’Ennedi-Ouest

Depuis sa nomination, le 21 janvier 2025, au poste de Délégué général du gouvernement auprès de la province de l’Ennedi-Ouest, Goukouni Allatchi Tchoubougou s’est progressivement fait une place dans le paysage administratif provincial. Son style : la rigueur, la présence sur le terrain et une certaine exigence dans le fonctionnement des services publics.

Dans l’exercice de ses responsabilités, l’administrateur accorde une importance particulière à la discipline professionnelle. Présence au poste, ponctualité, assiduité et continuité du service public sont autant de principes qu’il entend voir respectés au sein de l’administration provinciale.

Mais au-delà de la discipline, c’est surtout une méthode de travail qui caractérise son action. Goukouni Allatchi Tchoubougou privilégie les faits aux rumeurs, le terrain aux suppositions et le travail aux considérations personnelles. Pour lui, une décision administrative doit reposer sur une connaissance réelle des situations et des réalités locales.

Cette approche prend tout son sens dans l’Ennedi-Ouest, une province vaste, aux réalités géographiques et sociales particulières. Administrer un tel territoire suppose de connaître les préoccupations des populations, de maintenir le contact avec les responsables locaux et de veiller à la présence effective de l’État.

Son parcours à la tête de la province est ainsi marqué par une volonté de renforcer l’autorité administrative tout en maintenant une proximité avec les citoyens. Une équation qui exige à la fois fermeté, écoute et sens des responsabilités.

Ses collaborateurs et observateurs de l’administration provinciale relèvent notamment son attachement au travail et à l’impartialité. Il cherche à éviter les décisions dictées par les relations personnelles ou les « on-dit », privilégiant une appréciation directe des dossiers et des situations.

Pour autant, comme toute responsabilité publique, son action reste appelée à être évaluée sur la durée et surtout à travers les résultats obtenus. La rigueur administrative ne prend pleinement son sens que lorsqu’elle se traduit par une amélioration concrète du service rendu aux populations.

À l’Ennedi-Ouest, Goukouni Allatchi Tchoubougou poursuit ainsi son mandat avec une ligne de conduite qui se veut claire : faire du travail, de la discipline, de l’impartialité et du service public les fondements de son action administrative.

RGPH-3 : l’INSEED honore le préfet de Léré pour son engagement

Léré, 8 août 2026 — Au terme des opérations du troisième Recensement général de la population et de l’habitat (RGPH-3), l’Institut national de la statistique, des études économiques et démographiques (INSEED) a distingué, ce samedi à Léré, le préfet Djiddа Djibrine Hissein Greinky.

Président de la commission départementale du RGPH-3 à Léré, le préfet a reçu une attestation de reconnaissance en récompense de son engagement et de sa contribution au bon déroulement des opérations de recensement dans le département.

Recevant cette distinction, Djiddа Djibrine Hissein Greinky a salué le travail accompli par les équipes de l’INSEED, en mettant en avant leur disponibilité, leur engagement et les efforts déployés sur le terrain.

Les opérations du RGPH-3 sont désormais achevées dans l’ensemble du département de Léré. Leur réussite repose sur la mobilisation des agents recenseurs, l’implication des autorités locales et la collaboration des populations.

Tchad : Wakit Tama Section politique appelle à la vigilance face au projet de retrait du Statut de Rome

Wakit Tama Section politique réagit à la déclaration de la Présidence de l’Assemblée des États Parties au Statut de Rome, publiée le 7 août 2026, concernant la volonté du pouvoir tchadien de retirer le Tchad du Statut de Rome.

Dans un communiqué signé par son Coordonnateur national, Zakaria Adam Zakaria, l’organisation affirme apporter son « plein et entier soutien » à cette déclaration et considère le projet de retrait comme un signal politique d’une « extrême gravité ».

Wakit Tama estime qu’un éventuel retrait ne saurait remettre en cause les préoccupations liées aux violations présumées des droits humains au Tchad. L’organisation cite notamment les événements du 20 octobre 2022, l’assassinat de l’opposant Yaya Dillo et d’autres faits dont elle demande que les responsabilités soient établies.

Le mouvement dénonce également ce qu’il qualifie de restrictions croissantes de l’espace politique et civique, évoquant notamment l’emprisonnement ou l’exil de certains opposants, ainsi que les difficultés rencontrées par des organisations politiques, de la société civile et des médias indépendants.

Sur le plan judiciaire, Zakaria Adam Zakaria appelle la Cour pénale internationale (CPI), dans le respect de ses procédures et de sa compétence, à examiner les éléments disponibles et à prendre les mesures qu’elle jugera appropriées si les conditions juridiques sont réunies.

Wakit Tama demande également que soient examinées les allégations relatives à un éventuel soutien du pouvoir tchadien aux Forces de soutien rapide (FSR) au Soudan, accusées par plusieurs rapports internationaux de graves violations du droit international.

L’organisation affirme enfin sa disponibilité à coopérer avec la CPI et toute autre instance judiciaire compétente afin de contribuer à l’établissement des faits et à l’identification des responsabilités.

Pour Wakit Tama Section politique, le retrait d’un traité international ne saurait être assimilé à une amnistie ou à une garantie d’impunité.

Zakaria Adam Zakaria
Coordonnateur national de Wakit Tama Section politique

Politique : le RPC lance l’opération de dépôt des demandes de cartes d’adhésion

Le Parti Réveil Panafricain pour le Changement (RPC) a lancé, ce samedi 8 août 2026, au siège du parti, l’opération de dépôt des demandes de cartes d’adhésion.

La cérémonie, présidée par le président national du RPC, Gassim Chérif Mahamat, a été l’occasion de rappeler les valeurs et les orientations politiques défendues par la formation.

Cette opération vise à permettre aux citoyens partageant la vision du parti de formaliser leur adhésion et d’intégrer officiellement ses rangs.

Allié de la majorité présidentielle, le RPC se présente comme une formation panafricaniste engagée en faveur de la construction d’un espace économique africain commun et du renforcement des institutions panafricaines.

8 août 1987 : le Tchad reprend Aouzou aux forces libyennes

8 août 1987. En pleine guerre tchado-libyenne, les Forces armées nationales tchadiennes (FANT) lancent une offensive contre les positions libyennes et reprennent la localité d’Aouzou, située dans l’extrême nord du Tchad.

Occupée par la Libye depuis 1973, la bande d’Aouzou constitue alors un enjeu territorial majeur entre N’Djamena et Tripoli. La reprise de la localité par les forces tchadiennes représente un important succès militaire face aux troupes libyennes dirigées par Mouammar Kadhafi.

Selon le bilan communiqué à l’époque par les autorités tchadiennes, les affrontements auraient fait jusqu’à 650 morts dans les rangs libyens, 17 morts du côté tchadien et 157 prisonniers libyens. Ces données, fournies par la partie tchadienne, sont toutefois à mettre en perspective, les estimations des pertes variant selon les sources.

La reconquête d’Aouzou constitue ainsi l’un des épisodes marquants de la guerre tchado-libyenne et reste associée à une étape importante de l’histoire militaire contemporaine du Tchad.

Photo : Lieutenant Abdelkerim Chérif, Directeur du S.I.O.C.A.

Mohammed Abba Al-Amine Mohammed

Enfants en situation de rue : l’Association Dakouna Espoir interpelle les pouvoirs publics

L’Association Dakouna Espoir (ADE) lance un appel urgent aux pouvoirs publics et aux partenaires en faveur des enfants en situation de rue. Lors d’une conférence de presse, l’organisation a alerté sur les difficultés auxquelles elle fait face et appelé à un accompagnement institutionnel pour poursuivre ses activités de réinsertion.

Depuis plus de dix ans, l’ADE œuvre à l’accueil, la prise en charge, la scolarisation et la réinsertion sociale et familiale des enfants vulnérables. Selon l’association, plus de 786 enfants ont déjà été réinsérés en famille, tandis que 167 enfants et jeunes sont aujourd’hui autonomes et pris en charge. Le centre accueille actuellement 50 enfants scolarisés.

Mais l’organisation affirme se trouver aujourd’hui dans une situation critique. Parmi ses principales difficultés figure l’absence d’un terrain propre. L’ADE indique avoir introduit, depuis février 2021, une demande officielle d’attribution de terrain auprès du ministère chargé de l’Aménagement du territoire et de l’Urbanisme. Malgré les démarches administratives engagées, aucune suite favorable n’aurait été donnée à ce jour. Le centre fonctionne ainsi dans une maison louée, actuellement mise en vente.

L’association déplore également l’absence d’un appui matériel ou financier du ministère de la Solidarité nationale et de l’Action sociale, malgré une demande introduite en juillet 2025 et plusieurs relances. Elle affirme par ailleurs que son plan d’action pour 2026, déposé auprès de plusieurs institutions, n’a pas encore reçu de réponse.

L’ADE revient également sur la réception de ses enfants par le Chef de l’État en décembre 2025, qu’elle présente comme un moment porteur d’espoir. Selon l’organisation, son dossier aurait ensuite été transmis au ministère de la Solidarité nationale et de l’Action sociale, mais aucune réponse concrète n’aurait été enregistrée depuis plusieurs mois.

Face à cette situation, l’association demande notamment l’attribution urgente d’un terrain adapté, une dotation budgétaire pour le fonctionnement du centre, des moyens roulants pour ses activités de terrain ainsi qu’une reconnaissance formelle de l’ADE comme partenaire de l’État dans le domaine de la protection de l’enfance.

L’ADE appelle également les entreprises, les partenaires privés ainsi que la communauté nationale et internationale à soutenir ses actions. L’association souligne que les besoins restent importants et souhaite étendre son intervention au-delà de N’Djaména, vers les enfants vulnérables du Tchad profond.

Malgré les difficultés financières et institutionnelles évoquées, l’Association Dakouna Espoir assure qu’elle entend poursuivre son engagement auprès des enfants. « Ces enfants ont un nom. Ils ont un avenir. Agissons maintenant », conclut son président fondateur, Aleva Ndavogo Jude, dit Dakouna.

La ministre de la Justice participe à une session extraordinaire de la CEEAC consacrée à la Vision 2050

La ministre de la Justice, Garde des Sceaux et chargée des Droits humains, Ndolenodji Alixe Naimbaye, a présidé, ce vendredi 7 août 2026 par visioconférence, la 5ᵉ session extraordinaire du segment des ministres de la Justice du Comité technique spécialisé Justice et Affaires juridiques (CTSJAJ) de la Communauté économique des États de l’Afrique centrale (CEEAC).

Cette rencontre a réuni les représentants de plusieurs États membres de la CEEAC, notamment l’Angola, le Burundi, le Cameroun, la République démocratique du Congo, le Gabon, la Guinée équatoriale et le Tchad.

Les travaux ont porté sur l’examen de la Vision de la CEEAC à l’horizon 2050, accompagnée de son projet de décision d’approbation, ainsi que sur le Plan stratégique indicatif à moyen terme 2026-2030 et son projet de décision.

À l’issue des échanges, les ministres ont adopté à l’unanimité les deux textes, marquant une étape importante dans le processus de planification stratégique et d’intégration régionale de la CEEAC.

Le ministre Haliki Choua Mahamat expose les défis et ambitions du numérique au CESCE

Le ministre des Télécommunications, de l’Économie numérique et de la Digitalisation, Haliki Choua Mahamat, a présenté ce vendredi 7 août 2026 l’état des lieux du secteur des télécommunications et du numérique au Tchad, à l’occasion de la deuxième session ordinaire du Conseil Économique, Social, Culturel et Environnemental (CESCE), consacrée à la transformation numérique.

Devant les conseillers du CESCE, réunis sous la présidence du Dr Ing. Ahmat Mbodou Mahamat, le ministre a insisté sur l’importance du numérique comme levier de développement, affirmant que « si nous ne pensons pas au numérique, nous allons rater le train du développement ».

Au cours de son exposé, il a souligné que le principal défi du Tchad demeure son absence d’accès direct aux câbles sous-marins, un frein au développement d’un internet performant. Il a toutefois mis en avant les investissements engagés par le gouvernement, notamment la réalisation de 4 310 km de fibre optique, avec 2 100 km supplémentaires en cours de déploiement.

Le ministre a également annoncé la mise en service de deux Data Centers à N’Djamena afin de renforcer la souveraineté numérique du pays, ainsi que la construction prochaine d’un troisième centre dédié au ministère des Finances.

S’agissant de la réduction de la fracture numérique, il a indiqué qu’un projet soutenu par la Banque mondiale permettra de couvrir 500 localités non desservies grâce au déploiement des réseaux mobiles 2G, 3G et 4G. Il a aussi précisé que 48 institutions publiques, dont plusieurs ministères et universités, sont déjà connectées à la fibre optique dans le cadre de la digitalisation de l’administration.

Abordant l’intelligence artificielle, Haliki Choua Mahamat l’a qualifiée de « révolution numérique » appelée à transformer les administrations, les économies et les services publics, estimant que le Tchad ne peut rester en marge de cette évolution.

La présentation, saluée par les membres du CESCE, s’est achevée par une séance d’échanges au cours de laquelle le ministre a répondu aux préoccupations des conseillers sur les enjeux de la transformation numérique au Tchad.

Crise à la FIFA : l’UEFA maintient la pression sur Gianni Infantino

L’Union des associations européennes de football (UEFA) a confirmé, jeudi, le maintien de son boycott des Coupes du monde, malgré l’abandon par la FIFA de son projet controversé d’ouverture des droits commerciaux à des investisseurs privés.

Pour l’instance européenne, ce retrait ne suffit pas à dissiper les inquiétudes. Elle exige désormais des garanties fermes afin que « de telles tentatives de défigurer le football » ne puissent plus se reproduire.

Cette position prolonge les tensions entre l’UEFA et la FIFA, alors que le président Gianni Infantino demeure sous pression après la vive controverse suscitée par ce projet commercial.

CESCE : l’économie numérique et l’intelligence artificielle au cœur des travaux de la deuxième session ordinaire

Le Conseil Économique, Social, Culturel et Environnemental (CESCE) a consacré, ce jeudi 6 août 2026, une nouvelle séquence de sa deuxième session ordinaire à l’examen des enjeux de l’économie numérique au Tchad. À cette occasion, les Conseillers de la République ont échangé avec le Dr Boukar Michel, ancien ministre des Postes, de l’Économie numérique et de la Digitalisation, également auteur de l’ouvrage L’économie numérique au Tchad.

En présence du président du CESCE, Dr-Ing Ahmat Mbodou Mahamat, le conférencier a dressé un état des lieux du secteur, rappelant que l’économie numérique dépasse le seul cadre des technologies de l’information et de la communication pour irriguer l’ensemble des activités économiques, administratives et commerciales à travers l’usage des outils numériques.

Le Dr Boukar Michel a par ailleurs mis en lumière les perspectives offertes par l’intelligence artificielle, estimant qu’elle constitue un levier stratégique pour accélérer le développement du pays, notamment dans les domaines de la recherche, de l’agriculture, de la gouvernance et des services publics. Il a invité le CESCE à formuler des recommandations susceptibles d’accompagner l’émergence d’un écosystème numérique performant.

Les échanges ont été marqués par de nombreuses interventions des Conseillers de la République, portant principalement sur la protection des données, la cybersécurité, la confiance numérique et l’encadrement du développement des applications d’intelligence artificielle.

À l’issue de la rencontre, le président du CESCE a salué la qualité de la communication et la pertinence des analyses présentées, soulignant qu’elles contribueront à enrichir les recommandations que l’institution adressera aux pouvoirs publics en matière de transformation numérique.