A.C.CM : une Assemblée Générale placée sous le signe de l’avenir

L’Action pour le Changement de Comportement et de Mentalité (A.C.CM) a tenu, ce mardi 3 février 2026, son Assemblée Générale au restaurant Gallery « Times », dans le quartier Amriguebé de N’Djaména, autour du thème : « Ensemble, construisons l’avenir de l’A.C.CM ».

La rencontre s’est déroulée sous la présidence du Coordonnateur de la plateforme, M. Outhman Abderaman Hamdan, assisté du Secrétaire général, M. Ouya Malato, en présence des membres de la plateforme.

Cette Assemblée Générale a permis de dresser le bilan des activités menées, d’examiner les projets inscrits pour l’année 2026 et d’adopter des orientations stratégiques destinées à renforcer la gouvernance et la pérennité de l’organisation.

Les participants ont également réaffirmé leur engagement en faveur du changement de comportement et de mentalité, un axe jugé essentiel pour le développement social et la cohésion communautaire.

Société :Le gouvernement réaffirme l’interdiction des boissons alcoolisées frelatées

Le ministère du Commerce et de l’Industrie a de nouveau attiré l’attention du public sur l’interdiction stricte des boissons alcoolisées frelatées en République du Tchad. Cette mesure concerne l’importation, la fabrication, la détention, la circulation, la vente et la consommation de ces produits.

Selon les autorités, cette interdiction, fondée sur le décret n°2835 du 5 septembre 2022, vise à préserver la santé des populations et à lutter contre le commerce illicite. Le non-respect de cette réglementation expose les contrevenants à des sanctions pénales prévues par les textes en vigueur.

Le ministère a également instruit les services compétents à renforcer les contrôles sur toute l’étendue du territoire national afin d’assurer l’application effective du décret.

Éditorial : La perpétuation des conflits intercommunautaires au Tchad

Selon le célèbre philosophe Thomas Hobbes, à l’état de nature, « l’homme est un loup pour l’homme ». Dans cet état de jungle où règne l’injustice sociale, le plus fort domine le plus faible. C’est dans ce sens que Spinoza affirmait : « tous les poissons ont le droit de nager dans le même fleuve, mais les gros poissons avalent les petits ».

Face à cet état caractérisé par le non-respect de la vie humaine, l’humanité a quitté l’état de nature pour entrer dans un état civil, où règne la justice de Dieu. Pourtant, dans le Tchad d’aujourd’hui, ces célèbres citations conservent toute leur pertinence, tant certaines communautés continuent d’utiliser les armes à feu et les armes blanches pour résoudre leurs différends.
Le conflit intercommunautaire qui a éclaté le 04 novembre 2025, autour d’un puits, faisant 33 morts dans la localité de Dibébé (Ngoura), illustre ces tueries perpétrées au Tchad.

Face à cette situation préoccupante, qui met en péril la cohabitation pacifique et le vivre-ensemble, certains pointent du doigt la mauvaise gestion des conflits par certaines autorités administratives locales. Selon eux, ces autorités prennent parfois parti dans la résolution des litiges communautaires, souvent liés aux problèmes fonciers.

Dès lors, pour trouver des solutions idoines à ces querelles communautaires, les autorités de la cinquième République doivent redoubler d’efforts afin de mettre fin à ces conflits qui endeuillent la Nation tchadienne.

Signataire : Djonyabo Yefta
Directeur de publication : Ahmat Mahamat Ahmat
Rédaction : contact@tachad.com
Contact : 66458210

Religion : Le nouveau bureau exécutif du Conseil National des Affaires Islamiques du Tchad, inclusif mais sous vigilance

Le Conseil Supérieur des Affaires Islamiques (CSAI) a été transformé en Conseil National des Affaires Islamiques (CNAI), avec l’installation d’un nouveau bureau exécutif dirigé par Cheikh Abdadayim Abdallah Ousmane.

Élu président par consensus, Cheikh Ousmane, ancien vice-président et secrétaire général du CSAI, apporte expérience et continuité à cette institution en pleine réorganisation. Le bureau, composé de 43 membres, rassemble désormais toutes les confréries islamiques du pays, Tidjanites, Sunnites et autres courants, dans un effort manifeste d’inclusivité et de représentativité.

Selon les théologiens, cette ouverture est un signal positif pour la cohésion religieuse au Tchad, mais elle appelle également à la vigilance : le succès de ce bureau dépendra de la pureté de ses intentions, notamment pour éviter que certains responsables n’utilisent l’aide destinée aux personnes vulnérables à des fins personnelles.
Le CNAI est appelé à promouvoir un discours religieux modéré, jouer un rôle de médiation sociale et contribuer à la stabilité nationale.

Pour les observateurs, la réforme du bureau exécutif représente une opportunité pour renforcer la crédibilité et l’influence positive de l’institution au sein de la société tchadienne, à condition que l’éthique et la transparence restent au cœur de ses actions.

Digitalisation des douanes : 20 cadres formés avec le soutien de l’UE

Vingt cadres de la Direction Générale des Douanes et Droits Indirects ont été formés sur le système SYDONIA World, grâce à l’appui financier de la Délégation de l’Union européenne au Tchad.
Pendant huit jours, les participants ont été outillés sur des modules essentiels, allant de la configuration du système à la comptabilité en passant par la gestion des manifestes et des déclarations. Cette initiative vise à améliorer l’utilisation du système informatique, corriger les mauvaises pratiques et prévenir les anomalies.

Pour l’administration douanière, cette formation traduit son engagement dans la modernisation et la digitalisation de ses procédures, tout en saluant le soutien constant de l’Union européenne.

Am Timan : 30 motos remises aux Forces de Défense et de Sécurité

Trente motos ont été officiellement remises à Am Timan aux Forces de Défense et de Sécurité par le Général Ismat Issakha Acheikh, Délégué général du Gouvernement auprès de la province du Salamat, dans le cadre du renforcement du dispositif sécuritaire. Cette dotation, offerte par le Maréchal Mahamat Idriss Déby Itno, Président de la République, vise à améliorer la mobilité opérationnelle des forces et à renforcer les patrouilles de jour comme de nuit. Une seconde vague de remise est annoncée pour les zones à forte couverture forestière, afin de consolider davantage la sécurité et la protection des populations et de leurs biens.

Rappel | Attaque de N’Djaména des 2 et 3 février 2008 : groupes rebelles et conséquences humaines

L’attaque armée menée contre N’Djaména les 2 et 3 février 2008 a été conduite par une coalition de mouvements rebelles tchadiens opposés au régime du président Idriss Déby Itno. Cette offensive d’envergure a plongé la capitale dans de violents affrontements, paralysant la ville pendant près de quarante-huit heures.

Au cœur de cette coalition figurait l’Union des Forces pour la Démocratie et le Développement (UFDD), dirigée par Mahamat Nouri, considérée comme la principale force politico-militaire de l’offensive. À ses côtés, le Rassemblement des Forces pour le Changement (RFC), conduit par Timan Erdimi, a joué un rôle majeur dans la progression des colonnes rebelles jusqu’au centre de la capitale.

La coalition comprenait également l’UFDD-Fondamentale (UFDD-F), menée par Abdelwahid Aboud Mackaye, ainsi que la Concorde Nationale du Tchad (CNT), sous le commandement de Hassan Saleh Al-Djinedi. Bien que poursuivant un objectif commun, ces mouvements demeuraient hétérogènes sur les plans politique et stratégique, sans véritable commandement unifié.

Les combats ont entraîné une grave crise humanitaire. Selon des estimations d’organisations humanitaires et de sources concordantes, des dizaines de milliers d’habitants de N’Djaména ont été déplacés, trouvant refuge dans les quartiers périphériques, les zones rurales environnantes ou au Cameroun voisin, notamment à Kousséri.

Les affrontements ont également causé de lourdes pertes humaines, avec plusieurs centaines de morts et de nombreux blessés, civils et combattants confondus, bien qu’aucun bilan officiel consolidé n’ait été rendu public.

Par ailleurs, les événements ont été marqués par des cas de disparitions signalés dans les jours suivant l’attaque. Le cas le plus emblématique reste celui de Dr Ibni Oumar Mahamat Saleh, figure de l’opposition politique, arrêté à son domicile le 3 février 2008 et porté disparu depuis lors, suscitant une vive émotion nationale et internationale.

L’offensive a finalement été repoussée par les forces gouvernementales, entraînant un renforcement durable du dispositif sécuritaire. Dix-huit ans après, les événements de février 2008 demeurent un épisode douloureux et marquant de l’histoire politico-militaire récente du Tchad, encore présent dans la mémoire collective.

#Politique : Les députés du 8ᵉ arrondissement clôturent un mois d’écoute citoyenne

Les députés du 8ᵉ arrondissement de N’Djamena ont achevé ce samedi 31 janvier 2026 un mois d’écoute citoyenne, initié dans le but de renforcer le dialogue entre institutions et populations locales.

Du 1ᵉʳ au 31 janvier, la tournée a parcouru les 13 quartiers de l’arrondissement sous le thème « Cohabitation pacifique et vivre-ensemble ». Les députés, accompagnés des élus locaux et cadres communaux, ont échangé directement avec les habitants sur les questions sociales, économiques, sécuritaires et infrastructurelles, recensant leurs préoccupations et identifiant des solutions concrètes.

Dans son discours de clôture, Mme Mariam Djimet Ibet, 3ᵉ Vice-présidente de l’Assemblée nationale, a souligné que le vivre-ensemble ne se résume pas à un slogan, mais repose sur l’écoute, le respect mutuel et la mise en œuvre équitable des règles communes. « La cohabitation pacifique commence par l’écoute. Être attentif aux préoccupations des citoyens permet de prévenir de nombreuses tensions », a-t-elle insisté.

Plusieurs engagements concrets ont été annoncés pour répondre aux doléances locales : curage précoce des caniveaux, nivellement et remblayage des rues, sécurisation des bassins et gestion moderne des déchets. Les préoccupations sectorielles, notamment sur l’accès à l’eau potable, la couverture sanitaire, l’éclairage public, l’éducation, l’emploi des jeunes et les litiges fonciers, seront transmises aux ministères compétents.

La cérémonie de clôture a rassemblé députés, sénateurs, hauts cadres et personnalités ressources, et a été marquée par la remise de certificats de reconnaissance. Les habitants ont également exprimé leurs remerciements au Président de la République, Mahamat Idriss Déby Itno, pour son attention aux préoccupations citoyennes et à la gouvernance de proximité.
Cette initiative aura permis de rapprocher les institutions des citoyens et de poser les bases d’un vivre-ensemble durable au cœur du 8ᵉ arrondissement de N’Djamena.

N’Djaména : un conflit foncier familial dégénère en double meurtre

Le journal Tchad.com a mené des investigations afin d’établir avec précision les circonstances du double meurtre survenu à N’Djaména.

Selon des sources proches des victimes, un différend foncier opposait des cousins, originaires de la province du Chari-Baguirmi. L’un d’eux aurait procédé à la vente d’une parcelle de terrain alors qu’il ne disposait d’aucun droit légitime de propriété. Informés de cette situation, ses cousins lui auraient demandé d’annuler la transaction, rappelant que la vente de terres est formellement interdite par le Sultan du Chari-Baguirmi.

Face à son refus, les parties ont été conduites, en l’absence du Sultan, devant l’instance coutumière chargée du règlement des différends. À l’issue du procès, l’auteur présumé a été contraint d’annuler la vente et de rembourser les acheteurs, décision consignée dans un procès-verbal.

Cependant, après la fin de la séance, alors que les personnes présentes étaient installées sur des nattes et se préparaient à passer la nuit, le mis en cause aurait feint de se rendre à la douche. Il serait ensuite revenu armé d’un couteau, avec lequel il a poignardé deux de ses frères, qu’il tenait pour responsables de l’annulation de la vente foncière.
L’un des deux a perdu la vie sur place, tandis que le second, grièvement blessé, a été évacué vers un hôpital de la capitale, où il a succombé à ses blessures.

Contrairement aux informations relayées sur les réseaux sociaux, il ne s’agit pas d’une altercation collective, mais d’un acte criminel isolé, survenu à l’issue d’un règlement coutumier lié à un conflit foncier familial.

Hadj 2026 : Le Président de l’ORGEP en inspection des camps tchadiens à Mina

Le Général Idriss Dokony Adiker, Président de l’Organe de Régulation de la Gestion du Pèlerinage (ORGEP), a effectué une visite de terrain aux camps destinés aux pèlerins tchadiens à Mina, dans le cadre de sa mission de supervision au Royaume d’Arabie Saoudite.

Accompagné du Consul Général du Tchad à Djeddah, M. Salahadine Mahamat, et du représentant de la société « Rihlat et Manafea », partenaire chargé des services, le Général a vérifié l’avancement des préparatifs et la conformité des installations aux standards requis.

L’inspection a porté sur plusieurs points essentiels : l’aménagement des espaces, la qualité des services de restauration et de climatisation, ainsi que la coordination logistique afin de garantir un accueil optimal aux pèlerins dès l’arrivée des premiers convois.

Dans ses échanges, le Président de l’ORGEP a souligné que cette démarche répond aux directives des autorités tchadiennes pour assurer une prise en charge exemplaire des fidèles. Il a également salué l’engagement du partenaire « Rihlat et Manafea » et le soutien du Royaume d’Arabie Saoudite dans l’organisation du Hadj 2026.