Violation de Droits de l’Homme : Soupçonné avoir volé un bœuf, il est mis au soleil du matin au soir

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Cela s’est passé du 24 au 27 mars dernier dans le village de Bernin (appelé arabe Bir Allah), dans le Dar Modogo, une localité situé environ 60km d’Ati, qu’un jeune homme avait été soupçonné d’avoir volé un bœuf du Sultan de la localité et les forces de l’ordre l’ont ligoté, et ils l’ont mis au soleil du matin au soir.

Comme montre la photo, le jeune Dari Tibek est resté depuis presque un mois sans mouvement. Dari Tibek est parti pour assisté à un mariage avec ces amis dans un village de la localité. « Après le mariage j’ai passé la nuit chez Hamadi Wal Soumaine. Il y a les gens du Sultan de Modogo disent qui ont perdu un bœuf et qu’ils ont suit les traces de ces veaux jusqu’à chez Soumaine. Ils sont appelés le Sultan pour lui dire, et le Sultan a envoyé un véhicule pour nous amener chez lui au village de Bernin. Le lendemain le sultan a appelé les forces de l’ordre d’Ati », explique-t-il.

« Lorsque les forces de l’ordre sont venus, ils m’ont dit qu’ils veulent une arme à feu et un cheval. La question de bœuf, ils n’ont pas demandé. J’ai répondu que j’avais un cheval mais pas une arme à feu, je suis venu pour un cas de mariage. Et Hamadi est notre magasinier de mil. Je voudrai prendre un sac pour partir », poursuit-il.

Après m’avoir menotté devant le sultan « dès qu’on a franchi le cantonnant, ils sont détaché la menotte et m’ont attaché la corde sur mes mains et mes pieds. C’était vers 11h. A quelque kilomètre d’Ati, il y avait un marché hebdomadaire où ils sont arrêtés. Là, j’étais resté sous le soleil sur leur Toyota jusqu’ à 15h. Quand ils ont détaché la corde, je n’arrive plus à bouger. Ils ont amenés un agent de santé pour me faire la perfusion et quelques pansements », ajoute Dari.

Voyant l’état de Dari, ses bourreaux l’ont offert une somme de soixante mille de franc (60 000 FCFA) pour ses soins mais les parents de victime ont refusé car la situation de Dari reste indemne sans amélioration.

Transféré à A N’Djamena, les parents de Dari Tibek demandent que les auteurs soient arrêtés et jugés de leur acte.

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