Tchad : la société tchadienne des eaux a licencié 190 agents

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La Société Tchadienne des Eaux (STE) a licencié plus de 190 agents toutes catégories confondues. Le motif évoqué est des difficultés économiques à l’origine aussi d’une baisse des chiffres d’affaire. .
Selon des sources internes, l’autre cause de ce débarquement presque collectif est l’effondrement du marché, des fluctuations plus ou moins normales et à un ralentissement notoire des abonnés.
« La baisse du chiffre d’affaires sur plusieurs années consécutives et détérioration spectaculaire du résultat. Les résultats déficitaires corroborés par un résultat d’exploitation négative et la perte de clients. La diminution notable des résultats du chiffre d’affaires dans un contexte de crise économique généralisée. Déficit correspondant à une variation de résultat très important l’année précédent le licenciement de certains salariés, suivi d’une très légère amélioration des résultats qui a suivi en raison de la suppression de poste et la réorganisation par l‘adoption d’un nouvel organigramme. Des pertes ayant entrainé la chute des capitaux propres devenus inférieur au capital social avec comme potentielle conséquence la déclaration de la faillite etc », entre autres, des raisons que nous avons tiré des documents liés aux licenciements de ces agents.
Par contre, selon les délégués du personnel, toutes ces raisons sont montées de toutes pièces ajoutant que, les chiffres d’affaire de la STE n’ont jamais cessé de croitre année après année depuis la création de la Société en 2011. Selon le document, avec l’application de la nouvelle grille tarifaire en 2018, la facturation de la STE est passée du simple au triple. Dans leur réponse adressée à la direction générale, les délégués du personnel ont décrié la mauvaise gestion des ressources financières allouées à ladite société. D’après les délégués du personnel, depuis l’arrivée de la directrice à la tête de ladite Société, la direction n’a consenti aucun effort ni sacrifice que dans ses avantages lors des révisions successives des primes et indemnités.
« La direction a augmenté le salaire a 1 500 000FCFA ; responsabilité 400 000 FCFA, logement 350 000 FCFA, domesticité 300 000 FCFA, carburant 698 000 FCFA ; téléphone 135 000 FCFA et les frais d’internet supplémentaires 120 000 FCFA, soit une moyenne mensuelle de 3 383 000 FCFA », peut-on lire dans un document remis par les délégués.
Les délégués du personnel regrettent que, « cette somme est capable de payer le salaire mensuel de 23 agents d’exécution avec un salaire mensuel moyen de 150 000 FCFA ». les délégués des agents licenciés estiment qu’il y a « des manquements managériaux notoires successifs constatés çà et là depuis trois ans qui ont contribué à enfoncer la STE dans l’ornière actuelle ». D’autres maux qui ont plongé la STE selon les délégués, sont entre autres, le non respect des textes dans l’attribution des marchés, l’achat abusif des matériels et matériaux, le recrutement sans besoin des nouveaux agents (140 en 2016).
« La Direction Générale a fait une proposition pour licencier 190 agents soit 50,93% de l’effectif global. Nous avons la ferme conviction qu’avec les 183 agents restants, la STE serait incapable d’assurer sa mission qui est de donner de l’eau potable à la population dans les 18 villes desservies dont la capitale N’Djamena», ont indiqué les délégués du personnel, qui regrettent une mauvaise foi estimant que, la direction chercherait à recruter d’autres personnes après leurs licenciements.

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