Tchad : 4 militaires et un journaliste tués par une mine après une attaque de Boko Haram

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Quatre militaires tchadiens et un journaliste de la télévision nationale ont été tués samedi dans l’explosion de leur véhicule sur une mine dans l’est du Tchad, alors qu’ils se rendaient sur une position de l’armée attaquée par le groupe jihadiste nigérian Boko Haram, a-t-on appris dimanche de sources sécuritaires.

“Cette délégation de l’armée tchadienne se rendait à Ngounboua (Lac Tchad), où dans la nuit des éléments de Boko Haram avaient attaqué une position de l’armée, faisant au moins un mort de notre côté”, a déclaré à l’AFP une source sécuritaire.

Au cours de cette attaque, 23 combattants de Boko Haram ont été tués, a-t-on ajouté de même source, confirmant un bilan donné par le porte parole de l’armée tchadienne, le colonel Azem Bermandoa, à la télévision nationale tchadienne.

Une délégation d’officiels de l’armée tchadienne, accompagnée d’un journaliste de la télévision nationale, s’est alors rendue sur les lieux de l’attaque “pour remonter le moral des troupes” et en chemin “leur convoi a explosé” sur une mine, a déclaré à l’AFP le secrétaire général de la province du Lac Tchad, Dimouya Soiapebé.

“Il est fréquent que les terroristes placent des engins explosifs sur les routes menant aux positions qu’ils ont attaquées”, a-t-il ajouté.

La région du lac Tchad est le théâtre d’un regain d’attaques du groupe jihadiste nigérian depuis juin 2018: au moins huit attaques de Boko Haram ont eu lieu en territoire tchadien.

Fin mars, 23 soldats tchadiens avaient été tués dans l’attaque d’une base avancée sur la rive nord-est du lac.

L’insurrection de Boko Haram, qui a débuté en 2009 dans le nord-est du Nigeria, a fait plus de 27.000 morts et 1,8 million de déplacés dans ce pays, et a gagné le Niger, le Tchad et le Cameroun voisins.

Depuis 2015, les pays de la région luttent contre Boko Haram au sein de la Force multinationale mixte (FMM), une coalition régionale engagée dans la région du lac Tchad avec l’aide de comités de vigilance composés de citoyens locaux.

(AFP)

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