Société : Les révisions de la raffinerie, cause la rareté de gaz butane

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Il y a de cela quelques semaines, les révisions des machines de la raffinerie de Djarmaya ont débutés. Ces révisions ne sont pas sans conséquences malgré que les autorités en charge ont pris de dispositions pour éviter la pénurie de gaz butane à N’Djamena et ses environnants. Après un passage dans certaines stations et point de recharge de quelques quartiers de la ville, le constat est amer.

De la station-service Total de Gassi dans le 7èmearrondissement à la station de Sabangali dans le 3ème arrondissement en passant par Walia, pont à double, Total de Ndjari et Diguel, le gaz foyer se raréfie. Des marrées humaines se dressent tous les jours vers les 05 heures du matin à 11 heures voire 13 heures devant les stations et boutiques dans l’attente de bouteille (3, 6 et 12 kilos grammes) de gaz foyer. « Je ne comprend pas pourquoi il n’y a pas de gaz ? Le gouvernement a promis de subventionner le gaz pour que tous les foyers en bénéficient mais ce qui passe ici, c’est plus quel e calvaire », nous confie Madji, une enseignante à la station-service Total du pont à double voix. A  quelques mètres de là, vers le rond point gazelle, Haroun dit qu’il a fait le tour pendant trois (3) jours avec sa bouteille de gaz-com mais en vain. « Je suis obligé d’acheter une autre à la station Total pour ma femme. C’est grave si tu n’as pas de l’argent »,se lamente-t-il.

A Walia dans le 9ème arrondissement, les consommateurs nous confirment qu’à chaque fois, c’est les bouteilles Total qu’ils trouvent mais les autres bouteilles sont un peu rares. « Moi j’ai trois (3) bouteilles de gaz-com, mais je n’en trouve pas. Pour préparer je suis obligée de détruire une patrie de mon hangar », souligne Larguegui Sola.

Les gérants des stations de leur côté disent que la quantité qui sort de la raffinerie ne suffisent pas d’alimenter normalement toute la ville de N’Djamena. C’est pourquoi la distribution est difficile.

Le malheur des uns fait le bonheur des autres

Des profito-situationnistes ont saisi cette occasion de révision pour arnaquer les populations. A Ambatta, Boutalbagar et le marché d’Abena où nous nous sommes passés, les sacs de bouse et dôme ont connu une hausse. Les sacs de bouse qui coutaient entre 300 à 450 Fcfa sont passés à 750 et 800 Fcfa et un sac de dôme est passé de 2500 Fcfa à 4000 et 4500 Fcfa.

Des sources concordantes de l’autorité, de régulation du secteur pétrolier aval du Tchad (ARSAT) nous renseigne qu’en cette période, la production est moins par rapport en temps normal. Toutefois, il y a des citernes qui sont importés en complément.

En attendant que les révisions ne finissent, la population doit prendre son mal en patience et être prudent en dénonçant tout individu et commerçant véreux qui augmentent allègrement les prix de recharge.

 

 

 

 

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