À l’occasion de son 60ᵉ anniversaire, la Caisse Nationale de Prévoyance Sociale (CNPS) a organisé, le 25 mars 2026 au CEFOD, une série d’activités marquées par des échanges francs sur les limites du système de protection sociale.
Lors de la cérémonie officielle, le président du Conseil d’administration, Bichara Doudoua, a reconnu les défis persistants auxquels l’institution est confrontée, tandis que la directrice générale, Rozy Mamaï, a appelé à une réforme en profondeur pour étendre la couverture sociale, notamment aux travailleurs du secteur informel.
Au cœur des discussions, plusieurs insuffisances ont été relevées par les participants, notamment les lenteurs administratives, l’accès difficile aux cartes d’assurés et la faiblesse des prestations sociales. Les allocations familiales, jugées en décalage avec le coût de la vie, ont suscité de nombreuses réactions.
Par ailleurs, la question du financement du système demeure préoccupante. Les experts pointent du doigt le travail non déclaré et la sous-déclaration des salaires, appelant à des mesures urgentes pour renforcer les contrôles, moderniser les outils de gestion et restaurer la confiance des usagers.
Créée en 1966, la CNPS, pilier de la protection sociale au Tchad, se trouve aujourd’hui à un tournant. Entre bilan et perspectives, l’institution est appelée à se réinventer pour répondre efficacement aux réalités socio-économiques du pays.




