Sécurité : Chasser les commissaires illettrés ?

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Lors de la visite d’inspection du ministre de l’Administration du territoire, de la Sécurité publique et de la Gouvernance locale, Mahamat Abali Salah, dans  les commissariats de N’Djamena, mardi 11 juin, des mesures ont été prises afin d’appliquer la justice.

« …Nous avons instruit les commissariats pour que désormais, dans trois jours, tous les commissaires de la ville de N’Djamena soient des commissaires lettrés, des gens qui savent lire et appliquer la justice », a-t-il soufflé. 

La visite a commencé par le Commissariat de sécurité publique n°7 (CSP7). Selon le ministre, Mahamat Abali Salah, le choix sur ce commissariat se justifie par les derniers événements du 25 mai où le jeune homme, Yaya Awad, est mort après avoir subi des coups et blessures mortels lors d’un interrogatoire. 

D’après le ministre de la sécurité, « c’est très bizarre qu’un commissaire, censé appliquer la loi, ne sache pas lire. Ces mesures seront appliquées d’ici le début de la semaine prochaine pour que nous ayons des gens qui savent lire et appliquer la justice ».

Les commissaires sont selon le ministre des gens chargés de coordonner diverses opérations, notamment pour le maintien de l’ordre public. Ils doivent en principe avoir de bonnes connaissances juridiques et pénales, des compétences en management pour la gestion d’équipe, et savoir faire preuve d’autorité et de diplomatie.

Des mesures s’imposent contre les commissaires illettrés

Les mesures du ministre emportera certainement certains commissaires illettrés mais pour combien de temps ? Des gens habilités à appliquer la loi à l’aveuglette seront-ils prêts à céder leur place ? Par comment ces commissaires véreux seront-ils remplacés ?

Même si le ministre de l’Administration du territoire, de la Sécurité publique et de la Gouvernance locale, Mahamat Abali Salah, a su coordonner les actions contre Boko haram dans le lac, le terrain de N’Djamena est une autre réalité.

En rappel, en début du mois de mai, un jeune homme, Richard Mbeiguedem, est mort au Commissariat de sécurité publique n°6 de N’Djamena dans des conditions mystérieuses. Une situation qui a provoqué des altercations aux abords du commissariat jusqu’au jour de son enterrement.

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1 COMMENTAIRE

  1. On peut construire le developpement avec les hommes aussi instruits et eveilles.les propos du ministre de l amenagement sont bon.mais pour restructuré l administration il s avere un sacrifice vain.car c est un mecanisme instauré par le politique.nous avons des DG illetrés,des prefets,des maires voire des ministres illétrés

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