Santé : « Le Paludisme est la première urgence sanitaire dans notre pays »

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A souligné le Ministre de la Santé Publique Aziz Mahamat Saleh lors de la Journée Mondiale de Lutte contre le Paludisme, tenue hier 25 avril au palais du 15 janvier en présence du Ministre d’Etat, Ministre Secrétaire Général de la présidence de la République, Kalzeubé Payimi Deubet représentant le Chef de l’Etat Idriss Deby Itno.

Le paludisme représente une réelle menace pour une partie de l’humanité. En 2017, plus de 219 millions de personnes mortes de cette maladie. L’Afrique qui est le plus exposé concentre à lui seul plus de 92% de cas.

Selon l’OMS dans son Rapport 2018 consacré à ce fléau, « les données concernant la période 2015-2017 ne révèlent aucun progrès significatif vers une diminution du nombre de cas de paludisme dans le monde ». Par ailleurs, cette institution confirme que les deux (2) objectifs essentiels de la Stratégie technique mondiale de lutte contre le paludisme 2016-2030 : réduire les cas et les décès dus au paludisme d’au moins 40 % d’ici à 2020, ne seront pas atteint.

Pour le Ministre d’Etat, Ministre Secrétaire Général de la présidence de la République, Kalzeubé Payimi Deubet affirmant qu’aucune personne ne doit mourir à cause du palu. « Nous affirmons avec force et conviction que personne ne doit aujourd’hui mourir du paludisme du moment où des médicaments efficaces existent et sont gratuitement. J’exhorte les autorités administratives, traditionnelles et religieuses à s’abonner à cette importante tâche de sensibilisation pour le strict de ces différentes mesures dont l’impact doit être mensuellement évolué », lance-t-il.

Les efforts sont louables et convaincants

Au Tchad, en 2018, les formations sanitaires ont enregistré entre trois (3) et quatre (4) décès d’enfants de moins de 5 ans par jour, à cause du paludisme, alors que 12% des femmes enceintes ont perdu la vie suite à cette maladie.

Le Ministre de la Santé Publique Aziz Mahamat Saleh « malgré cela, les efforts dans le domaine de la prise en charge sont louables puisque 95% des cas de paludisme simple suspectés ont fait l’objet d’un test de confirmation biologique. En matière de prévention, nous sommes aussi satisfaits car le nombre de femmes enceintes qui reçoivent les comprimés de médicaments à titre préventif est en hausse, tout comme celui des enfants de 3 à 59 mois qui, durant la période de haute transmission de cette maladie, bénéficient de la chimio-prévention du paludisme saisonnier », a-t-il souligné.

Il a ensuite montré la méthode du Traitement Préventif Intermittent « cette méthode est destinée aux femmes enceintes. Son importance n’est plus à démontrer. Il s’agit de leur remettre gratuitement, à partir du troisième trimestre et mensuellement, trois comprimés devant les protéger contre le paludisme. En 2018, plus de quatre cent mille (400.000) des femmes enceintes en ont bénéficié. Cette stratégie a donné un résultat probant puisque nos formations sanitaires n’ont rapporté que vingt-sept (27) décès de femmes enceintes du au paludisme sur les deux cent dix-sept (217) cas d’hospitalisation à cause du paludisme ».

Le Traitement Préventif Intermittent seul ne suffit pas, il est conseillé de dormir sous une moustiquaire imprégnée d’insecticide à longue durée d’action. Ces moustiquaires doivent être distribuées aux femmes enceintes qui vont à la Consultation prénatale, et aux enfants de 0 à 11 mois venus à la vaccination.

L’Organisation Mondiale pour la Santé (OMS) lance dans les jours avenir le premier vaccin contre le paludisme au monde. C’est un programme pilote à grande échelle appelé le premier vaccin antipaludique au monde a débuté au MALAWI. Le Vaccin RTSS entraine le système immunitaire pour attaquer le parasite du paludisme qui se transmet par les piqûres des moustiques.

 

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